Le GHB (acide gammahydroxybutyrique) est une drogue de synthèse aux propriétés sédatives et amnésiantes.
En France, il est utilisé en médecine pour le traitement de la narcolepsie et comme anesthésiant préopératoire ; il connaît depuis une vingtaine d’années une utilisation détournée à des fins non médicales.
Le GHB se présente sous forme de poudre blanche soluble ou de liquide incolore et inodore, il est alors conditionné dans de petites fioles en verre ou en plastique.
Appellations : liquid ecstasy
Depuis quelques années, le GHB est régulièrement présenté comme "la drogue du viol". En effet, sa forme et ses effets le rendent propice à une utilisation délictueuse (abus sexuel, vol, agression) : il peut être versé dans une boisson, sans en changer le goût ni l’aspect, à l’insu d’une personne.
Toutefois, les études sur les cas de « soumission chimique » en France estiment que le GHB reste peu utilisé à de telles fins.
Des sportifs utilisent parfois le GHB afin de stimuler leur développement musculaire (il facilite la libération d’hormone de croissance).
Durée des effets : Les effets se font ressentir 15 à 20 minutes après absorption et durent environ 1 heure.
Attention !, avec le GHB la marge entre les doses actives et le surdosage est faible, les effets secondaires, en fonction de leur intensité et de leur persistance, doivent alerter :
Un surdosage peut provoquer des nausées, des vomissements, des vertiges, une somnolence, une détresse respiratoire et une perte de connaissance qui peut aller jusqu’à un coma dont l’usager sort habituellement en quelques heures sans séquelles mais en ne gardant le plus souvent aucun souvenir de ce qui s’est passé après sa consommation. Toutefois, plusieurs cas de surdosages mortels (par arrêt respiratoire, chute de la tension artérielle, baisse de la température corporelle (hypothermie) et/ou convulsions) sont survenus lors d’usage associé avec de l’alcool ou d’autres drogues.
Autres risques :
Qu’il s’agisse d’une première fois, d’un usage occasionnel ou d’un usage régulier, compte tenu du risque de surdosage, consommer la plus petite quantité possible et proscrire la consommation de toute autre drogue et d’alcool.
En toute occasion mais plus particulièrement en « boîte de nuit », ne pas accepter de boisson de la part d’un inconnu et ne pas laisser son verre sans surveillance.
Les difficultés de détection du GHB tiennent à la fois à la rapidité de sa disparition dans l’organisme et au fait que le GHB est présent naturellement dans le corps humain. Au-delà de la période de temps indiquée, le taux retombera forcément sur un résultat inférieur à 10mg/l qui correspond à la présence normale de GHB dans l’organisme.