Rechercher sur le site :
Vous êtes ici : Accueil > Aider & être aidé > Des pistes pour arrêter > Le sevrage

Vos questions nos réponses
Drogues Info Service 0800231313, Ecoute Alcool 0811913030, Ecoute Cannabis 0811912020

Zoom - Zoom + Imprimer Envoyer par mail Enregistrer au format PDF

Le sevrage





Le sevrage se définit comme l’arrêt de la consommation de drogue (au sens large, incluant l’alcool les médicaments, le tabac) qui s’accompagne d’un ensemble de symptômes traduisant un état de manque (syndrome de sevrage). On parle de sevrage essentiellement au sujet de l’alcool ou de l’héroïne dans la mesure où l’arrêt de la consommation chez les patients alcoolo-dépendants comporte un risque mortel (en cas de delirium tremens et de crises convulsives), et celui de l’héroïne engendre des symptômes de manque intenses et douloureux, quoique non mortels.

La cure de sevrage

La cure de sevrage en addictologie est une prise en charge médicalisée, assurée gratuitement et anonymement par l’intermédiaire d’un centre spécialisé de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA).

Elle a lieu soit en ambulatoire (à domicile), soit en milieu hospitalier (dans une unité de soins en addictologie).

Elle a pour but de prévenir l’apparition des symptômes de manque et de parvenir à la disparition du besoin physique. Le sevrage s’entend cependant sur le long terme. Il s’agit de prendre en charge la personne dans sa globalité, tant au niveau psychologique que médical et social. Les soins associent donc différents intervenants, pour une prise en charge globale, selon les situations : médecins généralistes, alcoologues/addictologues, psychiatres, psychologues, infirmiers, assistants sociaux…

Le projet de soins implique la pleine adhésion du patient. Le but est de permettre à celui-ci de trouver ou de retrouver un nouvel équilibre de vie sans produits.

Les différentes cures de sevrage – ambulatoire ou hospitalier ?

Les raisons qui expliquent le choix entre sevrage ambulatoire et hospitalier sont multiples : maintien du lien avec un entourage soutenant ou au contraire éloignement d’un environnement peu favorable, poursuite des relations familiales et sociales favorables, rechutes antérieures, existence de pathologies associées (physiques ou psychiques) ou de syndrome de sevrage sévère mettant en jeu le pronostic vital…
  • Sevrage ambulatoire

Lorsque les conditions de vie et l’environnement du patient le permettent, le sevrage peut être réalisé en consultations ambulatoires, c’est-à-dire auprès du médecin du centre de soins sans hospitalisation. Il repose donc sur une bonne information du patient et sur le soutien et l’adhésion de ses proches. Ces conditions impliquent un suivi rapproché, en prévoyant, pour un sevrage court de voir le patient tous les deux ou trois jours, voire initialement tous les jours, pour adapter le traitement.

En ce qui concerne l’alcool, le traitement médical consiste généralement, en une réhydratation suffisante mais sans excès, une cure vitaminique et une prescription médicamenteuse (le plus souvent des médicaments contre l’angoisse qui réduisent l’intensité du syndrome de sevrage). Des consultations régulières avec le médecin et des visites infirmières à domicile garantissent le suivi médical.

Pour l’héroïne,, les traitements symptomatiques sont destinés à atténuer, et si possible faire disparaître, les manifestations du manque : antalgiques, spasmolytiques, antinauséeux, antidiarrhéiques, sédatifs et hypnotiques. La remise directe des médicaments en quantités limitées permet d’ajuster la posologie et de réduire les risques de mésusage (non respect des doses).

Une coordination entre le centre et le médecin traitant est souvent établie, avec l’accord du patient, afin d’assurer le suivi après la cure : consultation de contrôle quelques jours après, puis nouvelle consultation marquant la fin de sevrage et visant à poursuivre le projet.

  • Sevrage en milieu hospitalier

Aujourd’hui on voit se développer des services d’addictologie. Ils sont spécialisés dans l’accueil des patients dépendants et proposent, lors du sevrage une prise en charge globale comprenant le suivi médical mais aussi un accompagnement psychologique et parfois des activités thérapeutiques. La durée d’hospitalisation y est généralement de quelques semaines.

Après le sevrage…. prévenir la rechute

Les rechutes (reprises plus ou moins importantes de la consommation) sont fréquentes. Elles sont multiples et de gravité variable. Elles peuvent faciliter l’inscription de la personne dans une prise en charge globale et durable, dans la mesure où elles l’aident à prendre conscience de sa dépendance. Il est habituellement établi que le risque de rechutes est maximum dans les douze mois qui suivent le sevrage. Les chances de maintien de l’arrêt de la consommation sont d’autant plus grandes que le sevrage a été préparé en amont. Un projet de suivi soutenu durant le sevrage se doit d’envisager la possibilité de rechutes.

Pour trouver un lieu de sevrage proche de chez vous, entrez votre département. (Vous pourrez ensuite préciser le domaine alcoologie ou toxicomanie)


 


Dernière mise à jour le 4 mars 2014.
 

Dico des drogues

Rechercher une drogue :

En savoir plus

 
 

A la une

 ABC  DEF  GHI  JKL
 MNO  PQRS  TUV  WXYZ
 
Qui sommes nous ? | Informations légales | Lexique | Plan du site | Nous contacter | Identification | Inscription | Charte du site | Flux RSS RSS
7