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10 informations sur le dépistage des drogues





Quelles drogues peut-on dépister et selon quelles méthodes, dans quelles circonstances, pour quels résultats, avec quelles conséquences ?
Les différentes réponses à ces questions forment l’essentiel de ce qu’il faut connaître du dépistage des drogues.

Comment dépiste-t-on les drogues ?

Chaque drogue consommée laisse dans l’organisme des traces qui peuvent être retrouvées, selon les cas, dans l’urine, le sang, l’air expiré, la salive, la sueur, les cheveux. On peut aussi retrouver des traces de ces produits dans le cerveau, mais il n’existe aucune technique de dépistage pour cela. Ces traces restent présentes bien au-delà de la période où les drogues ont produit leurs effets sur les sensations et les perceptions. Les tests de dépistage de drogues, licites ou illicites, permettent de constater et, éventuellement, de mesurer leur présence dans l’organisme. Selon les quantités consommées, selon les particularités de chacun et selon chaque produit, les tests permettent de retrouver ces traces pendant les minutes, les heures ou les semaines qui suivent la consommation.

Ces tests utilisent deux grands types de méthodes.

Les méthodes qualitatives détectent la présence ou l’absence de telle ou telle drogue dans l’organisme ; elles donnent un résultat "positif" ou "négatif".

Les méthodes quantitatives permettent de mesurer la quantité exacte de telle ou telle drogue dans l’organisme ; elles donnent un résultat exprimé en poids ou en volume parmi le milieu de prélèvement, par exemple en millilitre par litre. Toutes les méthodes ne donnent donc pas les mêmes indications. Ainsi, la mesure de l’alcoolémie dans l’air expiré avec un alcootest (le "ballon") n’a pas la même fiabilité qu’avec un éthylomètre ; d’ailleurs les résultats du premier n’ont de valeur que s’ils sont confirmés par le second, seul reconnu comme valable par le code de la route. De la même manière, si les méthodes de dépistage dans la salive, l’urine, le sang et l’air expiré offrent toutes des résultats fiables, celle qui porte sur les cheveux reste trop difficile à mettre en oeuvre pour être utilisée en pratique courante (dépistage routier ou au travail), et celle qui porte sur la sueur reste trop peu fiable.

Peut-on dépister toutes les drogues ?

On peut détecter dans l’organisme la plupart des drogues : alcool, héroïne et autres opiacés, cannabis, cocaïne, ecstasy et autres amphétamines. Mais certaines drogues sont plus difficiles à dépister parce que le délai pendant lequel on peut le faire est très bref : c’est le cas, par exemple, du LSD dont les traces disparaissent en quelques heures.

L’évolution des techniques scientifiques et l’apparition régulière de nouvelles drogues (notamment des drogues de synthèse) comme de nouveaux produits de dopage imposent une évolution et une adaptation régulière des techniques de dépistage.

Dans quelles circonstances un dépistage peut-il avoir lieu ?

Il existe un ensemble d’occasions où une personne peut être contrainte à un dépistage. Ainsi, tout conducteur peut être soumis à un test, par la police ou la gendarmerie, pour vérifier qu’il est en état de conduire. Les sportifs peuvent également, à tout moment, être dépistés, par leur fédération ou par le ministère des sports, afin de vérifier qu’ils respectent les règlements en vigueur. Par ailleurs, un juge d’instruction peut ordonner le dépistage de personnes impliquées dans des infractions, auteurs présumés ou victimes.

Enfin, un dépistage peut être prescrit par un médecin dans l’intérêt des personnes concernées. Ainsi, les personnes droguées à leur insu et victimes de vol ou d’agression sexuelle peuvent être prises en charge dans les services d’urgence.

Remarques : Le suivi médico-psychologique des personnes droguées à leur insu comprend l’orientation, à l’issue de l’hospitalisation, vers une association d’aide aux victimes du réseau INAVEM (Institut National d’Aide aux Victimes et Médiation) : 0 810 09 86 09. Références : Circulaire du 24 décembre 2002 relative à la prise en charge de personnes victimes de l’administration, à leur insu, de produits psychoactifs (n° DHOS/O2/DGS/2002/626).

Qui a accès aux résultats des tests ?

En dehors du médecin qui a prescrit l’analyse et du laboratoire qui l’a réalisée, seule la personne testée a le droit d’en connaître les résultats. Il existe cependant des exceptions : a) lorsque le dépistage est mené dans le cadre d’une instruction judiciaire ou qu’il s’agit d’un dépistage routier, le juge et les officiers de police judiciaire sont détenteurs de l’information ; b) lorsque la personne testée est mineure, les parents sont informés ; c) lorsqu’il s’agit d’un contrôle antidopage dans le cadre sportif, la fédération ou le club auquel le sportif est affilié est prévenu.

En aucun cas le responsable d’établissement scolaire, les parents d’une personne majeure ou un conjoint ne peuvent être destinataires des résultats d’un test de dépistage. Il en est de même pour l’employeur sauf dans le cas de dépistage de l’alcoolémie tel que décrit dans le chapitre "Le dépistage au travail".

Les tests indiquent-ils qu’on est sous l’effet d’une drogue ?

Oui et cela est bien mesuré avec l’alcool. Ce n’est pas encore le cas avec les stupéfiants.

On sait mesurer le rapport entre le taux d’alcoolémie et les modifications de l’état de conscience qu’il provoque (altération des réflexes, de la concentration, de la vigilance, etc.). En effet, de nombreuses études ont établi les quantités à partir desquelles la consommation avait des effets rendant, par exemple, inapte à la conduite automobile.

En ce qui concerne les stupéfiants (cannabis, cocaïne, héroïne, ecstasy, etc.), les techniques actuelles de dépistage ne permettent pas d’établir de lien entre la quantité de substance détectée dans l’organisme et son effet sur les comportements. Ainsi, un résultat urinaire positif au cannabis ne permet pas de savoir quand la personne testée en a consommé ni si elle est encore sous l’effet de cette consommation.

Les tests permettent-ils de savoir si une personne est dépendante ?

Non. Un test de dépistage permet, à un moment donné, de constater une consommation et éventuellement d’en mesurer l’importance. En aucun cas un test de dépistage ne peut faire la preuve qu’une personne est dépendante à une drogue.

Que signifie un résultat positif à un test ?

Un résultat « positif » signifie que le test pratiqué a décelé la présence de la drogue recherchée à un niveau plus élevé que le seuil de référence et, donc, que la personne testée a fait usage de la drogue identifiée. En dessous de ce seuil, le test est déclaré « négatif ». Les seuils de référence sont fixés par convention à la suite de travaux reconnus internationalement.

Peut-on être dépisté positif après inhalation passive de cannabis ?

Non. En cas d’inhalation passive de fumée de cannabis, il est peu probable que les tests de dépistage soient positifs car les taux de THC dans la salive, l’urine ou le sang restent en moyenne trop faibles pour être dépistés.

Toutefois, dans des conditions extrêmes (exposition très longue et continue à la fumée de cannabis dans une pièce close et non aérée…), en fonction du métabolisme de chacun, et si le dépistage a lieu immédiatement après l’inhalation, il peut être possible d’être dépisté positif. Mais cela reste très rare.

Peut-on se procurer des tests de dépistage dans le commerce ?

Oui, à la condition, pour les drogues illicites, de bénéficier d’une prescription médicale. Concernant l’alcool, les tests sont en vente libre. L’appareil le plus courant est l’éthylotest (communément appelé « alcootest ») qui mesure le taux d’alcoolémie dans l’air expiré. Des éthylotests sont en vente dans les pharmacies, les bureaux de tabac, certaines grandes surfaces et stations services à environ 1 euro pièce. Il est même conseillé par le code de la route d’en utiliser si l’on a consommé de l’alcool avant de prendre la route. Attention, dans ce cas, un résultat négatif n’est pas une preuve pouvant être opposée à un contrôle par les forces de police.

Peut-on, sans danger, fausser les résultats d’un dépistage ?

Non. Il n’existe pas de méthode sûre pour modifier les résultats d’un test de dépistage de drogues illicites. Si certaines « recettes » sont réputées modifier les résultats des analyses d’urine, leur efficacité n’est pas assurée et aucun produit n’est légalement en vente à cette fin. De plus, les produits conseillés peuvent avoir des effets toxiques sérieux. En ce qui concerne l’alcool, bien qu’il existe des procédés qui peuvent fausser les résultats d’un alcootest, il est essentiel de savoir, qu’au contraire de ce que prétendent les fabricants, ils ne réduisent aucunement les effets de l’alcool et font courir aux conducteurs des dangers d’autant plus grands qu’ils se croient en état de conduire.

Peut-on dépister les consommations de drogues de ses enfants ?

Oui, il est possible de demander à un médecin de prescrire et de procéder à un dépistage de drogues lorsque les enfants sont mineurs ; lorsqu’ils sont majeurs, leur consentement est nécessaire. Cependant, le dépistage ne peut pas être conseillé dans le cadre de la relation éducative car il donne plus d’importance à un résultat biologique qu’à l’échange et au dialogue. De plus il n’apprend rien aux parents sur les éventuelles difficultés que leur enfant peut rencontrer. Le meilleur moyen de savoir si son enfant consomme de la drogue reste de le lui demander. Il est le mieux placé pour le savoir et il n’a pas besoin de test pour cela. Si la période de l’adolescence ne facilite pas toujours le dialogue entre parents et enfants, elle le rend néanmoins indispensable car les jeunes ont besoin de pouvoir parler, d’être écoutés. Ils peuvent aussi entendre les inquiétudes de leurs parents à condition qu’elles ne s’expriment pas seulement sous l’angle de la colère, de la contrainte, de la critique, de la culpabilisation. Le rôle des parents et des éducateurs n’est pas d’organiser un contrôle policier de la famille ou des jeunes. Cela ne signifie pas qu’ils doivent attendre des signes de malaise grave ou de crise pour parler des consommations de drogues. L’usage de drogue, comme l’usage d’alcool, la découverte de la sexualité ou du scooter imposent aux parents de jouer un rôle éducatif nouveau. Ils doivent, notamment, devenir capable de parler du plaisir, de la responsabilité, de la loi. Ils doivent aussi s’interroger sur leurs propres attitudes. Sur ces sujets, l’éducation, à l’adolescence, devient un dialogue et non plus une simple expression de l’autorité parentale.


Chapitre suivant : Le dépistage des drogues au travail

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Dernière mise à jour le 23 octobre 2013.
 

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