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Dépendance de mon conjoint au cannabis

Par vedderval

Bonjour Mon conjoint de 41 ans est dépendant au cannabis depuis ses 16 ans...sa consommation s était calmée durant les 5 premières années de notre relation (13 ans)puis il a eu un cancer et a repris de façon plus soutenue mais contrôlée...au décès de son père les choses ont empiré..puis un gros soucis au travail à fini de lancer sa degringolade en mars 2016...il m a quitté deux mois...puis est revenu plus mal qu avant son départ...il est conscient de sa dépendance et dit vouloir arrêter...mais seul .ne veut voir ni médecin ni psy ni addictologue...mais il n arrête pas...hier il a ajouté tramadol (soit disant pour mal de dos) et valium ...mais à 3h du matin il ne dormait pas.... Nous avons trois enfants, qui voient bien que leur père ne va pas bien...Lui même ne s aperçoit de rien quand je lui dis le soir qu il ne nous a pas adressé la parole de la journée....Il délaisse les enfants....rejette la faute sur moi, sur sa mère,..me dit avoir des idées noires, ne pas vouloir mourir mais qu il y va tout droit si on ne déménage pas mais ne fait rien pour enclencher ce déménagement...il dit aux autres que tout va bien....se montre presque normal.... Je ne sais plus quoi faire...je voudrais qu il décide de lui même de se faire soigner...aider....mais il est en totale parano....il n a confiance en personne dit il....même plus en moi qui ai toujours été là, qui ne l ai jamais abandonné....Que dois je faire pour qu il réagisse enfin? Merci pour vos témoignages....surtout d anciens addicts, ça m aiderait beaucoup.

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6 réponses


Hawaï - 28/07/2017 à 23h53

Bonjour,
Je tombe sur votre post au hasard, puisque désoeuvrée moi aussi, et j'ai le sentiment de vivre des choses similaires. Mon conjoint est passé au dessus du cannabis, malgré un arrêt durant nos 17 ans de mariage, mais soucis au travail, et d'autres petites choses, il a découvert autre chose, des amphétamines, qu'il se procure sans problème sur internet, inadmissible d'ailleurs mais ce n'est pas le sujet. Nous avons deux enfants, il y a deux ans j'ai demandé le divorce mais je me suis rétractée, par sentiment mais surtout mauvaise conscience de ne l'avoir pas aidé...mais depuis, il n'y a que des hauts mais surtout des bas...il est très colérique, persuadé qu'il est le seul à souffrir, que personne ne l'aide alors que je suis d'une patience incroyable, pas parfaite, mais je ne peux faire mieux pour qu'il s'en sorte...mais sa paranoïa, ses mensonges du coup ...son isolement également, des journées entières dans son bureau sans nous parler, des nuits souvent inexistantes...etc
Bref, je suis aussi perdu que vous, je ne sais plus quoi faire pour l'aider, qu'il arrête tout cdla puisqu'il n'est plus lui même mais surtout ce cercle vicieux, il en prend parce qu'il n'est pas bien mais refuse toute prise en charge, toute aide extérieure...je ne suis pas d'une grande aide pour vous apporter une solution mais juste mon grand soutien puisque je vis des choses sûrement similaires.
Bon courage à vous

Moderateur - 31/07/2017 à 17h10

Bonjour à toutes les deux,

Vous avez chacune un mari qui, nonobstant leurs symptômes particuliers, ont semble-t-il conscience de leur problème mais restent isolés et inactifs pour s'en sortir. Ils refusent d'être aidés.

Un moyen possible de lever ce blocage c'est de les mettre en contact avec les centres de soins par votre intermédiaire. Il ne s'agit pas de prendre rendez-vous pour eux à leur place. Il s'agit plutôt que vous, conjoints devant faire face à cette situation et ne sachant plus où vous en êtes, preniez rendez-vous pour vous, pour exposer votre problème et demander conseil.

Le fait de faire cette démarche met en actes que le malaise vous atteint aussi, qu'il y a des limites de franchies qui font que vous avez besoin d'aide. En demandant de l'aide vous facilitez qu'ils fassent à leur tour la démarche un peu plus tard, vous la rendez moins virtuelle et vous allez forcément les "déranger", les forcer à se poser quelques questions.

Autre point important : vous serez à même, en discutant avec les professionnels que vous rencontrerez, de parler à votre tour avec vos conjoints sur comment cela se passe dans un centre de soins. Vous trouverez sans doute des arguments concrets qui les convaincront peut-être.

Je vous invite donc à prendre contact avec un Centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) et de le leur faire savoir. Cela ne doit pas être un "secret". Les consultations y sont gratuites et confidentielles. Cela vous permettra de vider votre sac, de mettre à plat la situation et de recevoir des conseils vous permettant d'adopter des attitudes qui peuvent éventuellement favoriser le changement chez eux aussi.

Pour trouver le Csapa le plus proche de chez vous vous pouvez appeler notre ligne d'écoute tous les jours de 8h à 2h au 0 800 23 13 13 (appel gratuit) ou en utilisant notre rubrique adresses utiles : http://www.drogues-info-service.fr/Adresses-utiles

Il y a des choses à faire, même pour vous !

Cordialement,

le modérateur.

Pam90 - 22/08/2017 à 01h57

Bonjour, je me permet de poster mon message j'ai 27ans et maman de 5 enfants je suis avec mon conjoint depuis 9ans cela fait depuis son adolescence qu'il fume du shit avant il avait pris d'autre drogue mais pas dépendant comme pour le shit en plus de sa il est dépressif je ne sais pas comment le prendre j'ai déjà essayé de parler avec lui mais j'ai pas l'impression qu'il prend conscience de son addiction je ne sais pas comment faire pour l'aider je l'aime vraiment mais si il fume pas il peu être violent avec moi pas avec mes enfants et aussi devenir parano cela me fait mal d'être impuissante face à son problème je me sens seule et perdue je garde la tête haute pour mes enfants mais c'est pas facile tout les jours
Merci pour votre aide et vos conseils

looole - 22/08/2017 à 12h13

Bonjour, je suis Laurent et j'ai 41 ans. Je fume depuis l'age de 17 Ans. J ' ai rencontré ma chérie en 2007. Je lui promettais sans cesse que j'allais arrêter. Tout le temps je reportais les échéances. Pour la naissance de notre fille en 2009 je lui avais fais la promesse. Je lui disais que de toute façon je pouvais arreter quand je voulais, et que fumer était un plaisir. Elle me demandait au moins par amour pour elle que jarrete. Elle en avait meme parlé à mon médecin traitant que je connais depuis une vingtaine d'année et qui ne m'en a jamais parlé. Meme à 41 ans, j'avais peur de la réaction de mes parents qu'ils apprennent le fait que je fume. Dans notre relation, plus rien n'allait. dès qu'il y avait un problème, (ou que je créais le problème) je me fumais une mèche. Du coup, enfermement total sur moi-meme. Dès que l'on a une idée négative, au lieu de la détruire, on la nourrit. On s'est séparés fin Juillet 2016. Puis nous nous sommes remis ensemble en cachette (par rapport à notre fille qui était devenue epileptique). Donc elle m'a laissée une seconde chance (ou plutot derniere). Je continuais à fumer. Le soir, la semaine ou je n'avais pas la garde de ma fille, je rentrais du boulot, je fumais sous la hotte, je mangeais un croque monsieur. Et rien d'autre. Je voulais parler à personne.Pas de TV allumé. Rien. Meme pas de délires en fumant. Pas de rire. Au continuait de se voir plusieurs fois par semaine. Le 14 avril 2017, je fais l'apéro chez elle. Et là, je vois qu'elle est au bout. Qu'elle ne va plus me supporter en tant que fumeur de H. Et la, je lui dits, ce soir quand rentrerais à la maison je ne fumerais pas. J'arrete. On est le 22 Aout et je tiens bon. Attention ce n'est pas facile loin de là. Je suis passé par plusieurs étapes. De l'euphorie dès les 1er jours de l'arret ( ca a du durer 1 mois ). Jusqu'à des angoisses à ce jour. Aujourd'hui, je vais chez un psy, une fois par semaine et mon médecin traitant m'a prescrit des anxiolitiques que je ne prends pas en continu. Mon seul regret, c'est de ne pas avoir arrété plus tot. Je m'aperçois que m'a fille a 8 ans et que je suis passé a coté de plein de choses. Mais iln'est pas trop tard pour se rattrapper. Tant qu'il y a de la vie, il y de l'espoir Mon regret est que mon médecin traitant ne m'en ai pas parlé. Désole pour mon témoignage pas trop clair...

vedderval - 22/08/2017 à 13h30

Merci loool pour votre témoignage...
Notre fille à 11 ans et sait que son père fume comme nos deux autres enfants respectifs de 15 et 13 ans...
Il est présent avec eux mais ce n est pas un bon exemple...

Il est conscient de son état mais pas des conséquences sur ses pensées que vous décrivez bien. Pensées négatives qui sont nourries par le shit..

Nous nous étions séparés, nous étions malheureux, il est revenu, j ai dit oui bien sûr, mais il fume toujours, et nous avons du mal à raccrocher les wagons comme on dit car il m a trompé avant de partir et moi j ai déconné un peu dans le tromper à son retour...

Il 'n a envie de rien sauf de faire du vélo pendant des heures...

Il dit être seul, mal le vivre mais refuse de voir des gens...

Il refuse catégoriquement l aide médicale....

Tout va mal et je ne sais pas comment le convaincre de se faire aider.....

Je l aime, on s aime mais rien ne prend le dessus sur cette m....

looole - 22/08/2017 à 15h46

a-t-il envie que ses enfants fument plus tard ? Comment être crédible vis à vis de ses enfants ? Je pense que vous devriez lui écrire des mots. Ecrire des mots. Et encore écrire des mots. Quand on est "dans la fumette", on interprète mal les choses. Donc les écrits peuvent aider. Mais il les faut répétitifs. Moi j'ai eu le déclic ( 24 ans aprés ). Soit il veut sans sortir et a de la chance de vous avoir à ses cotés. Soit il veut "couler" et vous le menacez de le quitter. Quels sont ses objectifs dans la vie ? Dans votre vie de couple ? Avec vos enfants ? Une errreur que j'ai fait, c'est de ne ma me faire aider dès le début. Il n'y a rien de honteux ! Aujourd'hui j'en parle librement, j'assume le fait d'avoir été fumeur, mais je veux passer à autre chose. Quand on arrëte de fumer, "la machine à reve refonctionne" Ca m'arrive de faire une dizaine de reve et/ou de cauchemar par nuit. Ma tete travaille 24/24h. C'est usant et fatiguant. Mais apparement, c'et normal. Il parait que cela dure en 6 mois et 1 an. Apres votre conjoint, peut me poser des questions. "L'AMOUR NE DONNE AUCUN DROIT SUR L'AUTRE, SEULEMENT LE DEVOIR DE LE RESPECTER"

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