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Qui peut me renseigner ?

Par manoulaly

Je ne sais plus vers qui me tourner pour mon fils qui prend de l’héroïne. Il ne veut pas aller en cure et comme il est majeur je suis dépourvue, il est déjà suivi dans un centre mais ils ne font pas grand chose, doit-il aller voir un psy ou un psychothérapeute ? Enfin, si quelqu'un peut me renseigner je l'en remercie.

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1 réponse


Zastava - 29/04/2015 à 13h23

Bonjour,

J'ai 50 ans et un passé (révolu depuis 12 ans) d'héroïnomane. Aujourd'hui j'ai une vie "normale" ce qui signifie que je m'en suis sorti. Je pense néanmoins avoir été peu et mal conseillé. On vit, encore en 2015 dans un pays qui ne sait pas gérer l'addiction à l'héro correctement. C'est pourquoi j'ai décidé humblement de participer à la lutte et d'aider par exemple sur des forums, en partageant ma connaissance de ce fléau.

Bon courage tout d'abord, c'est un problème grave et compliqué à gérer mais on peut y arriver en se faisant aider (le principal concerné, et ses proches) et en laissant ses préjugés et sa naïveté au vestiaire.

Où en est votre fils ? quel est son profil, fait quoi dans la vie, depuis quand il se dope, il est suivi, prend un substitutif, etc ? Merci de me briefer un peu que j'aie une vue de la situation.

Pour la question que vous posez, je pense que la psychothérapie aide, mais elle n'est pas le nerf de la guerre, du moins tant que votre fils consomme. Quand on est accro, la drogue remplit votre vie et les journées se succèdent, rythmées par les impératifs de la consommation. C'est donc finalement tout un mode de vie qu'il faut revoir. S'éloigner physiquement du cadre dans lequel on a développé ces mauvaises habitudes, "se barrer ailleurs" en d'autres termes, est un élément important dans un premier temps, si il est envisageable.

Il faut ensuite faire remonter peu à peu une mayonnaise des petite plaisirs de la vie, pour constater que c'est finalement un soulagement de ne plus vivre pour par et avec la dope. Il est évident que cela ne peut pas se faire sans substitution. C'est à ce stade que l'aide psycho est importante.

Enfin, l'oisiveté étant la mère de tous les vices, il faut trouver quelque chose à faire de sa vie. Quelque chose qui va donner du plaisir et combler le plus vite possible le trou laissé par l'absence de drogue, question plaisir. Car on prend de la drogue, avant tout parce que c'est agréable et que cela donne une sensation de plaisir physique, et mental, en repoussant dans le noir tout les problèmes de la vie.

Voici ce que je peux vous dire dans un premier temps. Le parcours est complexe et on est en permanence à deux doigt de la rechute, mais je n'en vois pas vraiment d'autre. Le discours que je vous tiens est très générique, sans grande originalité, mais si sortir de la drogue est en théorie simple et possible, la pratique est très différente car on a avant tout besoin de force mentale, de volonté et d'optimisme qui sont précisément les trois premières victimes du produit.

Posez-moi toutes les questions qui vous viennent à l'esprit, j'y répondrai cash. En attendant, prenez soin de vous, armez-vous de force et de courage, et dites-vous que la lumière est toujours là.
happy / Zastava.

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