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Rester avec mon compagnon malgré sa consommation de cannabis ?

Par Mala

Bonjour,

je suis avec mon compagnon depuis quatre ans environ. A notre rencontre, nous fumions tous les deux du cannabis. J'ai 27 ans il en a 24. J'ai commencé à 22 ans, lui a commencé à 13-14 ans...

J'ai appris à le connaitre à ce sujet, comment est-il arrivé à fumer autant, pourquoi, comment ça s'est passé en grandissant. Grosso merdo, il a commencé avec ses copains, il fréquentait beaucoup de lieu où la drogue était présente, et c'était pour lui, une bonne manière de créer du lien social.
Au fur et à mesure, il a appris à faire pousser lui-même son cannabis et de surcroît dans la maison de ses parents. Ils ont fini par prendre des mesures nécessaires pour surveiller sa consommation en lui faisant faire quotidiennement des tests urinaires pour savoir s'il fumait toujours (dans l'espoir qu'il arrête) ce qui l'a poussé inévitablement à tricher...

J'ai arrêté de fumer il y a un an et demi environs, comme la consommation de cannabis était bien plus élevé que la mienne (allant de 6 ou 7 joints par jour sans les compter en soirée) je me suis calée sur lui par mimétisme.
Au départ, j'avais déjà des réticences à l'idée de "zoner" quotidiennement devant des films, des jeux vidéos, ou à rien faire sauf végéter... je lui ai dit rapidement, on s'est forcé à bouger le plus possible sans excès, ceci dit c'était chez les potes fumeurs de canna ou en teuf... donc, nous fumions toujours autant.
Il y a un peu plus d'un an, j'ai commencé à ressentir des excès de paranoïa de ma part, ayant essayé (ou m'étant dit) plusieurs fois d'arrêter les années précédentes, j'ai fini pour ma santé mentale à tenir un décompte de 21jours sans aucune prise de cannabis... le sevrage (m'est avis) dur encore, mais au départ, c'était l'enfer.

Ajouter à ça, que mon compagnon n'était pas décidé à arrêter de fumer, je me suis vu dans l'obligation de gérer aussi mes positions par rapport à lui pour qu'il cesse de fumer à côté de moi... et quand on partage le même lit, c'est trèèèèès compliqué de faire valoir soudainement sa position. Bref, c'était pour ma santé mentale, alors par des ronds de jambes et des engueulades en bonnes et dues formes, je l'ai fait céder.
Je pense d'ailleurs que c'est ça le problème, en tout cas qui me ronge... il est jeune ok, il a toujours évolué avec la fume ok, lui imposer une autre façon de faire d'un seul coup, c'est chaud pour lui ok... MAIS je ne me suis vraiment pas senti aidé à ce moment là, et j'ai toujours l'impression, ou vérifier par ses propos qu'il me rejette la responsabilité de sa liberté entravée. C'est gavant... je sais me montrer persuasive mais je me bats quotidiennement pour être comprise, ce qui me fait vriller doublement.

Ceci dit, l'arrêt de la fume m'a rendu l'esprit clair, ce que je n'avais pas avant... alors, c'est une très bonne chose.

Malheureusement, je ne supporte plus mon compagnon qui fume. En somme, quand j'étais gazée je pouvais être sur le même délire que lui, alors c'était sympa, et tolérable voire acceptable. Maintenant non.

Cerise sur le gâteau... un jour, il perd son permis pour consommation de drogue. 6 mois pour lui sans permis, 6 mois pour moi de soutien moral, mais aussi de prise de tête.

C'est là que ça devient intéressant... (merci de m'avoir lu jusque là !)
Après plusieurs mois à pleurer sur son sort que la vie est trop injuste, il a fini par comprendre avec mon aide, que c'était le game et que ça lui pendait au nez tôt ou tard, il le savait il s'en ventait, maintenant il faut assumer. Et pour positiver, il a toujours son permis, à deux points près il le perdait définitivement passons.
Alors deux ou trois mois après ce "drame" il décide (pour ses tests psychotechniques et examens sanguins d'arrêter) d'arrêter de fumer.

Les trois premiers jours, c'est la grande déprime, qu'on encaisse ensemble main dans la main, il arrive à éviter ses potes fumeurs (à son grand désarroi) et tiens bon devant des gens qui fument devant lui .
Il dit qu'il re-fumera quand même après ses analyses.
Niveau comportement, je le trouve plus clair d'esprit, nos conversations sont agréables, j'ai la sensation qu'on est sur la même longueur d'ondes, et il est beaucoup plus motivé à entreprendre des activités. En somme, c'est une progression géniale !

Les résultats d'analyses urinaires tombent, il peut récupérer son permis, hop il se jette de nouveau sur la weed (ou le shit s'entend) cependant, il tente de ne pas reprendre la même conso' qu'avant, il a réduit à 3 ou 4 joints par jour, parfois quand je lui prends la tête (chose que je fais bien malgré moi dans l'idée où quand il a fumé il m'exaspère alors franche comme je suis, je m'empresse de lui dire) il arrive à en fumer qu'un le soir.

Comme il a la tendance à rejeter la responsabilité sur ma tronche et que j'étais tendance à être trop/très protectrice, alors je lui fous la pression pour qu'il arrête de nouveau... quand il avait l'esprit clair, on avait réussi à démêler le pourquoi de la fume. C'est une échappatoire au stress ambiant de la vie et de cette société avant tout mais pour le reste, je ne suis pas psychologue alors je ne m'avancerai pas ...
Ceci dit, ça me fait de la peine qu'à la maison il ait besoin de ça, je suis la seule personne qu'il voit au quotidien, un échappatoire de quoi concrètement, oui je le prends pour moi..

Récemment, il a du repasser un examen urinaire pour récupérer son permis définitif. Il a donc arrêté de fumer et rebelote les tests sont favorables, il a repris, mais cette fois-ci, il ne veut plus acheter.
Peut-être suis-je trop intransigeante, et que je lui fous un ultimatum malgré moi.
En gros, le sujet de la question est : je ne peux plus supporter quand il fume, je deviens agressive, peu sur de moi, face à un homme qui devient complètement débile, qui a un manque d'assurance énorme et qui me rejette pire toutes les responsabilités de son existence sur la gueule quand il fume... Alors, je lui ai dit que je me prenais une semaine pour voir l'évolution et décider si je reste si je suis capable de supporter mon état et son état, selon les décisions qu'il prendra lui aussi.

Je connais plus ou moins la suite quand il re-fume, là il veut modérer, mais j'avoue que je fais une prédiction à son désavantage en disant que dans un mois, il en sera à une conso quotidienne, qu'il aura de nouveau acheté . En fait, j'ai juste peur de retomber dans une spirale infernale, et j'ai pas envie de le quitter QUE pour ça.
Ca entache beaucoup notre relation amoureuse, ça nous éloigne vu qu'il va retrouver son monde à lui, et moi j'ai envie de me tenir à distance.
Je ne peux plus respirer de cannabis sans me sentir défoncée, ça me fait psychologiquement beaucoup de mal... en fait j'ai diabolisé cette drogue même si je trouvais qu'elle me rendait cooooool, relaxe, zen, mais le THC est trop important aujourd'hui, et destructeur !

On a discuté de fumer des herbes plus médicinales, et se focaliser sur le CBD qui a ces vertues relaxantes, mais qu'est-ce que c'est cher !!!! On a pas les moyens de se payer ce luxe... :/ On fume déjà de la cigarette, et voilà les prix exorbitants aujourd'hui !

Bon, j'ai écrit un roman, j'avais besoin de vos avis sincères et bienveillants. Merci de m'avoir lu et merci des conseils et réponses.

Mala

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