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mon compagnon se drogue à l'excès

Par voyageuse

Bonjour à toutes et à tous.

J'ai 29 ans, je suis un couple depuis un an avec un garçon de 32 ans que j'aime profondément. Je l'ai rencontré en milieu festif, mais notre relation s'est ensuite créée sans lien particulier avec ce milieu, autour de valeurs saines et équilibrées, dans un quotidien simple et très riche (beaucoup d'échange, de la culture, de l'ouverture...). C'est un garçon que je percevais comme équilibré, actif, curieux, sain. Il y a en lui des choses que je n'imaginais pas compatibles avec la drogue : grande intelligence, réflexion, culture, sagesse, ouverture... Notre relation est très intense, il y a énormément d'amour et de respect de l'autre. Nous avons toujours beaucoup parlé, été dans l'honnêteté et la sincérité : je savais ainsi que mon copain prenait de temps à autre du LSD ou un peu de coke, parce qu'il aimait les effets que cela procurait, mais sans pour autant perdre le contrôle de lui-même. Je n'aimais pas trop ça, mais j'arrivais à le supporter car cela ne me donnait pas l'impression d'être grave ou de m'éloigner de lui. Nous avons basé notre relation sur une profonde confiance en l'autre et sur un respect de la liberté de chacun (je suis par exemple partie 3 mois en voyage sans lui cet hiver).

Je n'ai jamais touché à quoi que ce soit (même la cigarette) car je n'en ai jamais eu envie, mais j'évolue dans les milieux alternatifs et je suis donc "habituée" à avoir autour de moi des consommateurs de drogues, dans des limites raisonnables toutefois : juste un peu pour faire la fête, pas plus et surtout pas systématiquement. Ayant été en couple avec un autre garçon qui lui, était profondément englué dans l'univers de la drogue, je fuis ces personnes-là depuis. Je suis très mal à l'aise vis-à-vis d'une consommation excessive et surtout banalisée.

Quand je me suis aperçue que mon copain faisait la fête avec toujours le même réseau de copains, et que ces copains-là étaient des consommateurs réguliers voire dans l'excès, qu'ils trouvaient tous ça "normal", j'ai commencé à déchanter. Il a dans ce réseau des personnes qui font du trafic, et qui donc lui offrent systématiquement de consommer. Lui, "par convivialité", ne refuse jamais. J'ai commencé à réaliser que sa consommation était en réalité fréquente, qu'il était incapable de passer une soirée sans consommer puisqu'on lui proposait toujours quelque chose, et je me suis surtout aperçue que c'était excessif : il ne s'agit pas de passer une bonne soirée, mais de consommer durant trois ou quatre jours sans dormir, s'entrainant sans cesse à aller plus loin avec ses copains. Lui me dit "c'est pas ma vie, tu le sais, je n'ai pas besoin de ça", mais le fait est que la fête est une partie de sa vie, et que la fête est liée à ses potes... Et que donc il ne passe pas une soirée sans consommer.

Je me retrouve ainsi régulièrement dans un univers qui n'est pas le mien, un univers où on ne parle que de drogue, dans lequel je me sens très mal. J'ai commencé à ne plus aller dans ces soirées, à ne plus faire la fête avec lui car le malaise me submergeait. Évidemment, ça ne résout pas le problème et même sans être avec lui, je ne peux m'empêcher d’être très mal à la pensée de ce dans quoi il évolue.

Depuis un an, il a ainsi recommencé à fumer des joints, puis des clopes (alors qu'il avait arrêté depuis des années, en prenant le prétexte "fumeur un jour, fumeur toujours"blunk, en les partageant d'abord puis en en fumant même tout seul, a augmenté sa consommation de coke, s'est remis à prendre des drogues qu'il me disait détester (speed, kétamine) a passé un mois 1/2 cet été à "faire la fête" en non-stop et je viens de découvrir qu'il s'était même mis à dealer. Lui qui a été très actif dans le passé est presque devenu l'inverse : il n'a pas de projets, ne travaille plus, me dit "incapable de se projeter" et prenant "la vie comme elle vient". Je ne pense pas que ce soit uniquement lié à la drogue, mais il a radicalement changé de vie il y a 2 ans, passant d'une vie sédentaire et organisée à une vie sur la route. Je pense que tout ça est lié mais qu'il ne s'en aperçoit pas... La dernière fois que je l'ai vu, j'étais censée passer une semaine avec lui mais j'étais si mal de me retrouver dans cet univers que je suis partie loin de lui, loin de ça.

Nous avons beaucoup parlé, mais la communication est très difficile, nous n'arrivons pas à nous comprendre : je n'aime pas l'univers de la drogue, j'en suis loin, et lui le trouve complètement normal. Il me dit qu'il ne comprend pas ma position, car il ne fait de mal à personne et surtout pas à moi, puisqu'il garde le contrôle de lui-même, n'est pas agressif, etc... et qu'en conséquence il ne voit pas où est le mal dans son comportement. J'ai l'impression qu'il ne comprend pas le mal qu'il me fait et surtout qu'il se fait à lui-même. Cette attitude m'éloigne de la compréhension que j'ai de lui... Je pense qu'un comportement si excessif n'est pas le révélateur d'une personnalité harmonieuse et équilibrée mais il refuse de l'entendre et de se remettre en question...

J'en ai beaucoup parlé autour de moi, avec des amis consommateurs ou non-consommateurs, et l'avis est assez unanime pour dire que ce comportement n'est pas sain... Son attitude est presque schizophrène, dans le sens où lorsque nous sommes ensemble, il mange bio, ne se drogue pas, vit selon un rythme normal, mais que dès qu'il est avec ses potes, il vit dans l'excès. Il reste dans les même pensées mais dans des actes très différents.

Je souffre beaucoup de cette situation et notre dernière conversation s'est soldée par une décision de ne plus se voir un moment, le temps de réfléchir chacun de notre côté. Je ne sais pas comment lui faire comprendre qu'il a un problème avec la drogue, et que son attitude envers la drogue dépasse largement l'utilisation "festive" qu'il dit en faire. Malheureusement, ce garçon étant très entier et franc, il "refuse" de faire des efforts, au prétexte que cela nuirait à son intégrité et que faire des efforts pour moi le conduirait à avoir une attitude encore plus excessive en mon absence. Il dit qu'il ne veut pas me cacher cette partie de sa vie, pas me mentir : c'est honorable mais c'est trop dur à vivre pour moi. Moi, j'ai décidé que je ne voulais pas de la drogue dans ma vie, du moins pas en telle quantité. Je ne peux pas envisager de continuer à aimer un homme qui ne comprenne pas ma position là-dessus, qui est loin d'être irréfléchie et qui me semble "normale", de bon sens, qui me semble être "la bonne". Je suis prête à faire des concessions ou des efforts dans une certaine mesure, mais je ne sais pas si lui l'est. Je ne suis pas sûre qu'il y ait une solution car nous sommes chacun campés sur notre position mais j'avais juste besoin d'en parler ici...

Merci pour l'écoute !

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8 réponses


voyageuse - 07/09/2012 à 11h47

Bonjour à nouveau,

je m'auto-réponds... Juste pour dire que j'ai quitté ce garçon depuis. Son attitude et le discours qu'il avait par rapport à elle n'étaient plus supportables pour moi. J'ai senti que cela me blessait trop et que je ne pouvais pas l'accepter, que je ne VOULAIS pas l'accepter. J'ai donc choisi de me protéger et de certes perdre les belles choses de notre histoire, mais de me respecter avant tout, moi et mes valeurs profondes. Je ne veux pas me mentir...

Je sais que cette décision va me mener vers de plus belles choses, en tous cas des choses qui me correspondront plus, et je me sens sereine, sûre d'avoir pris la bonne décision et soulagée de savoir que je n'aurai plus de ça dans ma vie.

Merci et plein de courage à toutes celles et ceux qui en ont besoin.

Modérateur_949 - 07/09/2012 à 12h46

Bonjour Voyageuse,

Je n'avais pas répondu à votre beau témoignage la première fois, sentant que vous étiez finalement très au clair avec vous-même et avec cette situation. Les événements se sont déroulés finalement avec une certaine logique et oui, je crois aussi que vous avez pris la bonne décision pour vous-même. C'est dommage évidemment mais votre ex-compagnon n'est pas prêt à entendre ce que vous vouliez lui dire. Il est jaloux de son indépendance même si, de fait, il est probablement "dépendant" à beaucoup de choses aussi.

La seule remarque que je voudrais faire est que j'espère que si un jour, réalisant où il en est et voulant s'en sortir, il vous demandait de l'aide, vous pourrez, en toute amitié, l'aider à se mettre en selle pour se faire soigner. Votre maturité, votre grande capacité d'analyse et de réflexion, votre tolérance aussi sont, il me semble, des atouts qui pourraient faire de vous un allié pour la réussite de son projet de s'en sortir.

Bonne route, Voyageuse !

Le modérateur.

voyageuse - 07/09/2012 à 21h01

Bonsoir,

c'est justement pour pouvoir continuer à avoir de l'amour pour lui, pour ce que j'ai aimé en lui, pour toutes ses qualités, que j'ai pris la décision de le quitter. La prise de conscience que j'ai eue et la vision que j'avais désormais de lui n'allait m'apporter qu'un ressenti de plus en plus négatif. J'ai donc décidé de le quitter, malgré mon amour pour lui, pour pouvoir rester dans des sentiments positifs à son égard. Je n'éprouve ni colère, ni haine, ni rancune, et je le lui ai bien dit. J'ai seulement en moi la grande la tristesse d'une très belle histoire qui se finit, mais qui si je n'y avais pas mis fin, serait devenue bien laide et nous aurait fait du mal à tous les deux... J'ai déjà vécu ça et cela m'a donné l'expérience et la force nécessaires pour cette fois-ci, ne pas recommencer la même erreur.

Je l'ai quitté en lui disant que j'accédais à sa requête : je l'acceptais tel qu'il était, mais que je ne pouvais pas continuer à l'aimer justement tel qu'il était, que c'était trop difficile à vivre pour moi et que je préférais donc arrêter là notre histoire. .. Pour pouvoir, chacun, vivre les choses dont nous avons envie et qui nous rendront heureux.

Donc oui, sans hésiter, si un jour il a besoin d'aide, qu'il est capable de le reconnaître et d'en demander, je serai là.

bluenaranja - 11/09/2012 à 10h15

Bonjour,



Merci pour ton très beau témoignage, je pense que d'avoir pris le temps d'expliquer ta démarche pourra aider d'autres personnes. Parfois il faut savoir dire stop, et ce n'est pas obligatoirement dans la violence et le déchirement.
Vraiment merci d'avoir posté, alors même qu'on ne t'avais pas répondu, c'est tout à fait ce genre de message, sincère, qui peut aider les autres.

Tu es arrivé au bout de ce que tu pouvais faire en tant que conjoint, même si c'est extrêmement difficile car tout n'est pas noir dans ton histoire. Je te souhaite plein de bonnes choses, merci vraiment d'être venue nous raconter ton histoire. D'ailleurs si jamais tu as besoin de "poser" les choses, d'écrire un peu, n'hésite pas.

bonne journée
blue

voyageuse - 11/09/2012 à 11h53

Bonjour,

merci du fond du coeur de ton message, blue... Si mon expérience peut être utile à qui que ce soit, j'en serai très heureuse. J'ai pu prendre cette décision "grâce à" des expériences similaires qui ont été bien plus longues, plus douloureuses et qui m'ont vraiment abîmée, mais qui m'ont permis de travailler sur moi-même et d'évoluer. Je sais aujourd'hui qu'une situation qui nous dérange profondément et nous fait souffrir ne changera pas facilement, surtout si la personne en face de nous n'en exprime pas le désir. Si la personne souhaite changer, la situation pourra évoluer, mais il faudra du temps. Il faut se sentir prêt/e à affronter ce temps-là, et à accompagner la personne dans son changement. Ce n'est pas facile : se remettre profondément en question, ça peut être très difficile et long, c'est une crise personnelle qui peut nous emmener très loin... Et donc loin de l'autre aussi. Gérer une profonde réflexion sur soi tout en étant dans une relation avec quelqu'un est compliqué : il faut continuer à vivre une relation humaine/amoureuse établie sur certaines bases, alors qu'on change. Les relations évolueront donc aussi, forcément. Ça peut être dur mais aussi très beau, on peut soudain découvrir des aspects inconnu de soi ou de l'autre, et il y a de très belles surprises ! Et puis parfois, tout simplement, nous ne sommes pas la personne capable d'accompagner le changement : soit parce que le problème est vraiment profond, soit parce que nous n'en avons pas la capacité ou la force, soit parce que l'autre n'est pas prêt/e à changer. Il faut savoir accepter cela aussi : même si on aime, même si on est prêt à des sacrifices, on ne peut pas tout prendre sur nos épaules. J'ai souvent vu sur ce forum le conseil de s'adresser à des professionnels et je ne peux qu'approuver.

Je pense toutefois que si on souffre véritablement d'une situation, surtout si l'on est la seule personne à en souffrir, on pourra certes s'y adapter mais dans la douleur. On subira cette situation, et ça ne fera de bien à personne : ni à soi-même, ni à l'autre, ni à la relation. Les choses pourriront lentement, avec des hauts et des bas, mais avec un fond de souffrance. Je sais que c'est brutal, mais je pense que parfois, il vaut mieux prendre une décision, un risque, plutôt que de laisser lentement pourrir les choses. De plus, bien souvent, on sent au fond de nous-même qu'il faut agir véritablement face à ces situations : pour nous protéger, pour nous respecter ou pour aider l'autre s'il/elle en exprime le désir. Reste à trouver en nous le courage et la force de prendre ce risque, et c'est parfois très difficile. Mais si on se laisse envahir par les problèmes de l'autre, c'est l'autre qu'on écoute et qu'on respecte, pas soi. C'est à lui (ou elle) qu'on se soumet. En prenant une vraie décision face à une situation douloureuse à laquelle il n'y a visiblement pas d'issue (ou alors une issue lointaine, incertaine, qu'on n'a pas la force d'attendre), on s'économise, on se respecte. C'est du temps "gagné" pour la reconstruction de soi-même et pour continuer ou recommencer une vie qui nous convienne et nous épanouisse...

Dans cette séparation, après avoir beaucoup réfléchi, j'ai décidé que je ne voulais pas me laisser guider par la peur (peur de perdre ce garçon, peur de me trahir, peur de revivre certaines situations, peur de ne pas retrouver quelqu'un avec qui je pourrais vivre un tel amour), mais par mes envies : envie de faire valoir mon point de vue, envie d'être fidèle à moi-même, envie d'autre chose dans ma vie, envie de réouvrir un champ des possibles plus adapté à ce que je suis profondément.. Envie de ne plus avoir peur !!

Je souhaite que chacun/e de nous trouve en soi la force de prendre les décisions qui lui correspondent profondément...

Modérateur_949 - 11/09/2012 à 16h55

Merci encore une fois, Voyageuse, pour ces lumineuses explications qui, Blue.. a raison, sont de nature à éclairer chaque personne confrontée à une telle situation.

Cordialement,

le modérateur.

bushman - 04/08/2014 à 12h57

Bonjour,

Je vous remercie chère voyageuse pour votre témoignage. J'ai l'impression que vous m'avez décris totalement dans l'attitude de votre compagnon, à l'exception près c'est que je n'ai jamais touché de drogues dures. Mon excès se situe essentiellement dans le cannabis.

J'ai un niveau de vie très sain, des idées et des valeurs très profondes, de plus en plus humaines. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir des moments, beaucoup de moments, surtout lorsque je suis seul de fumer par excès. Ma principale influence n'est pas mon entourage car je n'ai pas énormément de contacts dans la même situation que moi. Je travail, j'ai une vie assez sociable et suis ouvert d'esprit.

A vrai dire je trouve surtout le temps de combiner cette consommation excessive avec mes moments artistiques. Je créé beaucoup, mais je ne veux pas me retrouver dans une spirale infernale qui est celle là, qui au final ne correspond pas à mes vrais valeurs, du moins pas ainsi.

Aujourd'hui j'ai décidé d'en parler parce que, et surtout, parce que j'ai rencontré quelqu'un avec qui je pourrais faire ma vie. Cette femme a exactement le même point de vue que vous, et les sentiments que l'on a sont aussi très forts. Naturellement on discute de tout, elle sait tout de moi, sauf que pour l'instant j'ai minimisé ma dépendance... Puisque l'excès est présent lorsque je suis seul. Je ne veux pas faire fuir cette personne qui compte désormais beaucoup pour moi, mais malheureusement d'un autre côté à un autre problème avec l'excès...en amour. Mais ceci est un autre sujet que je ne développerais pas.

J'aimerais avoir vos conseils sur ce que je pourrais faire pour m'en sortir et me libérer de cette dépendance qui nuit à moi et à mon entourage, socialement et physiquement.
Je suis très autonome, et ouvert d'esprit. Je me suis même mis à l'aromathérapie pour m'en sortir. Mais ce n'est pas suffisant!

A bon entendeur

Francis_987 - 22/08/2014 à 09h08

Bonjour,


Je ne consomme pas de drogue (en tout cas pas plus de 5 joints par an), ne fume pas, et suis même en train de me demander si je ne vais pas arrêter de boire, pas parce que je bois trop mais parce que je suis convaincu qu'il n'y a pas besoin d'être saoul pour s'amuser en soirée. Je te dis ça pour que tu saches que je n'ai aucun intérêt à défendre les gens qui prennent de la drogue.

Tu as l'air très honnête et ouverte, je te félicite pour ça. Cependant, quelque chose me gêne dans ton témoignage.

Tu dis : "Il ne voit pas où est le mal dans son comportement. J’ai l’impression qu’il ne comprend pas le mal qu’il me fait et surtout qu’il se fait à lui-même." Mais est-ce lui qui te fait du mal ou ta vision d'un consommateur de drogue qui te fait du mal ? Je veux dire, le regard que tu portes maintenant sur lui te fait du mal, et ce regard négatif est apparu à partir du moment où tu as su qu'il se droguait beaucoup, pas le moment où tu l'as vu. Or si une situation ne change pas (il se drogue mais reste la même personne quand il est avec toi), mais que tu ne deviens mal à l'aise qu'à partir du moment où tu prends conscience de son addiction, c'est que c'est ta vision du monde qui provoque ce malaise, et pas l'action de ton copain sur ce monde. Bon après, tu n'as sûrement pas envie de changer ta perception du monde ni ta morale, je le conçois et tu as donc bien fait de le quitter, si sa vie ne correspond plus à ce que tu veux accepter.

Pourquoi je te dis ça, parce que je trouve que, malgré l'ouverture d'esprit dont tu as l'air de disposer, ton argumentation est parfois un peu fermée et égocentrique.

Tu essaies beaucoup de faire passer ta position comme saine et évidente en portant sur ton mec un jugement négatif ("ce n'est pas sain", "un comportement si excessif n’est pas le révélateur d’une personnalité harmonieuse et équilibrée"blunk et en essayant de te mettre du bon côté, celui de la majorité ("ma position me semble normale", "j'en ai beaucoup parlé [...] et l'avis est assez unanime"blunk. Or, si je partage ta position sur la drogue et ton copain, je pense que cette façon de justifier ton choix n'est pas honnête . Peu importe la majorité, peu importe que sa vie ne rentre pas dans les valeurs normales de la société, ça on s'en fiche.

Ta conception du monde ne te permet pas d'être à l'aise avec quelqu'un dont tu sais qu'il se drogue beaucoup, cet argument suffit à justifier ta position, à partir du moment où :
1. tu assumes que le problème vient autant de toi que de lui (lui est responsable parce qu'il se drogue, tu es responsable parce que tu ne le supportes pas)
2. tu assumes tes convictions personnelles sans faire appel à la majorité ou au courant de pensée dominant pour te justifier.

Bon, j'imagine que mon commentaire est un peu relou mais j'avais besoin de mettre des mots sur ce que je ressentais a en lisant ton article, pour mettre mes idées au clair. Et puis, j'aime le débat happy

Allez, bonne journée, François

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