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Volonté d'arrêter de fumer du cannabis

Par madame1985

Bonjour à tous,

Voila mon parcours : 28 ans et 14 ans de ma vie à fumer, soit la moitié de ma vie à me polluer le cerveau et la santé ! Mais là je suis motivée, il y a un an j'ai arrêté la cigarette et là vraiment motivée pour arrêter les joints.

C'est pas facile mais j'essaie : j'entame mon premier jour de sevrage et c'est compliqué tous ces automatismes, ces mauvaises habitudes qui nous gangrènent, c'est dur.

Dans mon travail personne ne s'en doute, j'en ai honte et malheureusement cela m'obsède, je m'en suis servie pour soigner mes maux profonds en se disant vaut mieux fumer un joint pour se détendre et puis un autre et puis l'engrenage cette dépendance qui nous consume, l'envie, le besoin on se dit qu'on est cool, on est juste défoncés. J'imagine pas si on mettait bout à bout tout l'argent dépensé je ferais surement le tour du monde !

Mais voilà j'ai l'impression que ça m'aide dans mes douleurs internes que dans ma solitude je suis moins seule, comment imaginer pour les autres que je sois si malheureuse et que dans mon malheur le cannabis est le seul palliatif que j'ai trouvé, c'est dur vraiment de se dire "merde je suis dépendante". Quand ça va pas je pense à ça, quand on est bien je pense à ça !!

On se crée des caches misères pour pas se rendre compte que la misère, je la crée seule et je suis si seule voilà mon problème je crève de douleur d'être incomprise j'ai honte d'être dépendante, honte d'être adulte de gérer tellement de choses au boulot et d'être si faible quand il s'agit de moi, de pas trouver la force de me porter vers la réussite. J'angoisse et le soir dans mon lit je fonds en larmes de craquer et de fumer, j'ai tellement besoin d'une nouvelle bouffée d'oxygène, JE VEUX ARRETER !

Mais je ne veux pas de traitement, pas de médicament, je veux affronter ça et me dire j'en sortirais entière, je ne m'alimente plus et même à des moments j'ai eu envie d'en finir parce que rien ne va. J'ai perdu mon travail (non pas à cause de mon addiction) et ça a été la goutte de trop dans mes angoisses. Moi qui a si peu confiance en moi je me suis retrouvée atterrée et malheureuse, sans emploi et dévastée d'être si empreinte à ça, d'en dépendre tellement.

Je ne sais pas quoi faire, j'ai besoin d'aide je veux vraiment arrêter mais j'ai besoin de soutien de savoir que quelqu'un me comprend, m'aide et m'encourage, c'est puérile et pourtant j'ai une si basse estime de moi que je n'y arrive pas. J'en arrive à me dire de toute façon ma vie c'est de la merde alors autant trouver le moyen qui raccourcira ma vie... Je pleure en moyenne deux fois par jour et je n'en peux plus de ce mal être permanent, j'ai besoin DE VOTRE AIDE.
Merci d'avance.

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3 réponses


ptiboudelia - 25/06/2013 à 11h01

pourquoi un refus catégorique de médicaments ?
avez vous consulté un médecin addictologue ?
dans quelle région êtes vous ?
lisez le livre "accro" du docteur kalila.

marcholi - 24/07/2013 à 02h42

bonjour,
si je me retrouve sur ce site c'est que moi aussi j'entreprends d'arrêter...

en parler c'est un sacré pas et tu peux être fière de dénoncer ta situation. essaie peut-être de voir un professionnel ou de participer à un groupe de parole, c'est super important de savoir que cette lutte n'est évidente pour personne

c'est vrai qu'on essaie de cacher la misère...alors dénonce cette misère essaie d'aller à la racine de ton mal

personnellement j'ai aggravé ma consommation ces 4 dernières années depuis la mort de mon père qui n'a pas voulu se faire soigner du cancer qui n'avait pourtant pas métastasé... j'ai pris conscience que je faisais une dépression post-traumatique.

et là je souhaiterais te parler de notre "identité" bafouée par le cannabis: c'est lui qui nous enlève toute ambition et estime de soi (il y a encore quelques temps je me regardais dans la glace en pensant "être abjecte"blunk.La déprime s'est immiscée lentement jusqu'à ce que j'en arrive à avoir des discussions avec moi-même en me focalisant sur le pire: un cercle infernal d'auto-dévalorisation.

heureusement que j'ai beaucoup d'amour autour de moi, ce qui m'a aidée à refuser cette image qui me collais à la peau et qui bien sur avait des fondements (tout reporter au lendemain,être moins disponible pour ceux qu'on aime, ne plus être motivée...)

j'ai commencé à l'âge de 13 ans (fugueuse multirécidiviste) mais j'ai surtout plongé depuis une grave trahison à 18 ans(l'amour de ma vie avec ma meilleure amie). On tente toujours de compenser le sentiment de rejet et d'abandon..

accroche-toi et poursuis ton entreprise d'arrêter.vas-y méthodiquement et surtout, si tu replonges par exemple un week-end, ne te punis pas en fumant le reste de la semaine, ne le prends pas comme un échec, même si tu y as pris plaisir.

j'ai fumé comme une folle le week-end dernier c'est une lutte aussi pour moi mais je veux me réconcilier avec moi-même et me retrouver pleinement. J'ai arrêté auparavant pendant 6 ans et je t'assure qu'à ce moment-là même l'odeur d'une simple cigarette ma répugnait!

je te souhaite de retrouver ton identité, sache que tu es comme une pierre précieuse qui a juste besoin d'être dépoussiérée.Et cet éclat on le retrouve à travers nos relations: notre bienveillance envers ceux qu'on aime ou pourquoi pas une heure de bénévolat? pour se retrouver, rien de mieux que d'aller vers les autres!

bonne continuation dans tout ce que tu entreprends


stienba1987 - 15/10/2013 à 00h40

Bonsoir,


Moi je voudrais déjà réduire ma conso et surtout la contrôler!!
j'ai 26 ans je fume régulièrement du cannabis depuis l’âge de 15ans pendant longtemps cela ne m'a pas posé de problèmes.
En effet au lycée ou en étant étudiant il est beaucoup pus facile d'assumer sa consommation et on trouve facilement des relations pour partager un join ou autres soirées défonce.
Mais avec l'entrée dans le monde du travail on se rend vite compte qu'il n'est pas forcément bienvenu d'aborder le sujet. Pour ma part c'est à ce moment que je me suis vraiment rendu compte que le fait de consommer (beaucoup trop)régulièrement était en fait un véritable problème:
1*ma consommation n'a cessé d'augmenter avec l'arrivée d'un salaire régulier.
je vit chez mes parents et je n'ai aucune charge alors je ne manque pas d'argent mais en dépense beaucoup trop...(si je ne fumais pas j'aurais des tonnes d'argent de coté...)
2*la plupart de mes relations n’était liés qu'au cannabis en gros je n'avais quasiment que des partenaires de "fume"
3*je ressent une certaines honte vis à vis de mes collègues et me considère comme différent d'eux car dépendant à une drogue.

le plus dur et, je comprend ce que tu veux dire, c'est lorsqu’on arrêtes le cannabis on se rend compte parfois que l'on est en fait tristement seul, qu'on a aucune vraie relation amicale (en tout cas très peu) mis à part une ou deux forgée grâce au cannabis.
Le plus souvent on est parfaitement conscient de cet état de solitude mais je pense qu'on le comble en fumant et en dépensant toute notre énergie à se procurer du produit.(lorsque ton dealer te répond enfin l'horizon s’éclaircit...)

Pour parler de mon cas perso: suite à une rupture amoureuse assez douloureuse pour moi le cannabis a été salvateur...pendant quelques temps seulement, je me suis vite rendu compte d'une part que je trouvais ma vie triste et morose avec ou sans cannabis et d'autres part je ne prenais plus aucun plaisir à fumer (en tout cas pas le même qu'avant.
mais c'est surtout pour moi que je veux réussir à contrôler ma consommation, pour me prouver que je n'ai pas besoin de ça pour passer une soirée sereine après une journée de travail.
Après tout merde quoi!!! il y a des gens qui ne fument pas ne boivent pas et ne s'ennuient pas pour autant... alors pourquoi pas moi.
C'est vrai ça que font les gens normaux quand il rentre chez eux?? en tout cas ils ne fument pas 5 ou 6 pétards et ne s'en porte pas moins bien.
La semaine dernière je n'ai pas fumé du tout et j'ai eu d'horribles suées nocturnes, ce week end j'ai fumé comme un porc... mais ce soir il est 00h30 il me reste du cannabis de ce week end mais j'ai décidé que même si j'en avait à porté de main je n'y toucherait pas. Je vous avoue que j'en suis très fier et ça ça fait du bien...même si ce n'est qu'un petit pas. après on verra comment se passe la nuit happy

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