Actualisation au 14 septembre 2012 sur les cas d’anthrax en Europe.
La Direction Générale de la Santé (DGS) nous informe aujourd’hui (14 septembre 2012) de la situation de l’épidémie d’anthrax chez des usagers injecteurs d’héroïne en Europe :
Compte tenu de la situation actuelle, la DGS considère que le danger de circulation d’une héroïne contaminée au bacille du charbon est toujours d’actualité, y compris en France. Les autorités européennes de veille sanitaire demeurent mobilisées pour la surveillance de ce risque.
Rappel des faits précédents et mise à disposition de documents relatifs à cette alerte :
Après "l’épidémie" d’anthrax chez des usagers injecteurs d’héroïne qui a eu lieu en 2009-2010 principalement en Écosse, mais aussi en Allemagne et en Angleterre, les autorités sanitaires européennes s’inquiètent de la possibilité d’une nouvelle flambée des cas d’anthrax chez les usagers injecteurs d’héroïne.
L’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) et l’European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction (EMCDDA) ont donc publié le 22 juin dernier une note en anglais d’évaluation rapide des risques sur cette question.
Nous avons réalisé une traduction partielle en français de ce document que nous mettons à votre disposition ci-dessous. Cette traduction est un résumé du document originel et ne se substitue pas à lui. Vous trouverez également à votre disposition le document originel en anglais.
Actualisation de la situation au 12 juillet 2012 :
Alors que la note conjointe de l’EMCDDA et de l’ECDC que nous avons traduite ne parlait que de 2 cas, la Direction Générale de la Santé (DGS) nous informe qu’il y a désormais 5 cas avérés d’anthrax chez des usagers d’héroïne dont 1 cas en France, dans la région Rhône-Alpes. Les autres cas se situent en Allemagne (3 cas dont 1 mortel) et au Danemark (1 cas mortel).
La Direction Générale de la Santé vient donc de publier une fiche d’alerte sur l’anthrax (maladie du charbon) que nous mettons ci-dessous à votre disposition. Nous encourageons les usagers d’héroïne à en prendre connaissance et à ne pas hésiter à aller consulter des services médicaux (urgences) s’ils se découvraient des symptômes pouvant évoquer cette maladie.
Nous invitons également les professionnels de santé à être particulièrement attentifs à la présence de tels symptômes chez des usagers d’héroïne. La DGS met à leur disposition deux documents pour le diagnostic, dont une fiche pratique d’aide à la décision (voir ci-dessous).