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     CONSEIL     



Mercredi 3 août 2011, par HERVERA

Message :

Bonjour,

Je souhaite avoir des conseils pour arreter l’alcool car je pense que cela me rends completement fou et deprimé avec le temps. Je bois le soir 4 verres maison de whisky et des fois quelques bieres avant depuis une dizaine d’année. Je veux arréter tout seul avec l’aide de ma femme (je viens d’avoir une petite fille qui a 8 mois). Pouvez-vous me fournir des conseils.

P.S:J’ai des stresam comme caché sous la main(reste d’un ancien traitement).

Merci.


Actuellement, il y a 3 réponses consultables.
  • Sujet :  Re : CONSEIL
    Bonjour, Je suis le modérateur de ce forum. Pour le moment vous n’avez pas (...)
     

    posté le 17 août 2011  à  17h16 par Modérateur
    Bonjour,

    Je suis le modérateur de ce forum. Pour le moment vous n’avez pas reçu de réponse d’autres Internautes alors je me permets de vous faire quelques remarques.

    Il est globalement déconseillé d’arrêter l’alcool en dehors de tout avis et de toute surveillance médicale. Il est très déconseillé aussi d’avoir recours à un "auto-traitement". L’arrêt de l’alcool lorsqu’on est dépendant peut en effet générer des problèmes de santé et/ou psychologiques qui peuvent être graves. Je vous conseille donc au moins d’avoir l’appui de votre médecin traitant.

    Je comprends tout à fait que vous vouliez arrêter seul. Vous n’êtes pas le seul dans cette situation et c’est ce qu’on veut faire en général lorsqu’on essaye d’arrêter pour la première fois. D’ailleurs peut-être y arriverez-vous si vous n’êtes pas trop dépendant. Mais le plus dur à gérer ensuite sera de ne pas rechuter. En effet, après avoir été "alcoolique" l’abstinence d’alcool doit être totale, au moins pendant les premières années. Vous ne pourrez plus vous permettre "un verre ou deux" par-ci par-là au gré des fêtes et autres événements familiaux. Il va vous falloir du courage pour l’assumer, et notamment au yeux des autres (vous n’êtes pas obligé d’en donner la cause réelle).
    Si vous voulez réussir votre sevrage vous devez donc vous préparer mentalement à affronter ces situations difficiles où il peut sembler naturel de consommer de l’alcool et où on risque fort de vous en proposer. Il va vous falloir apprendre à dire "non". Repérez notamment tout ce qui, chez vous, déclenche l’envie de boire (lieux, personnes, moments de la journée) et évitez ce qui peut l’être. Pour ce qui ne peut pas être évité (par exemple "rentrer du travail stressé"), pensez à mettre en place des activités de diversion et à être au clair sur le fait que l’alcool ne sera plus pour vous dans ces moments-là.
    Pensez également à vous récompenser si vous réussissez à arrêter. Faites le point régulièrement sur les bonnes raisons que vous avez d’arrêter et essayez, à certains moments, de revenir sur ces bonnes raisons et de profiter des bénéfices que cela vous apporte. Vous aurez plus de chances si vous ne vivez pas l’arrêt de l’alcool "que" comme une contrainte mais aussi comme quelque chose dont vous tirez bénéfice.

    A tout moment vous pouvez traverser des moments de "crise" se caractérisant par une forte envie de reprendre de l’alcool. Dans ces moments-là raccrochez-vous aux autres et occupez-vous l’esprit à autre chose. Notamment, si vous sentez que vous allez craquer, nous vous invitons à nous appeler (Ecoute Alcool au 0 811 91 30 30) pour "en parler". Souvent ces moments de "craving" (c’est le terme anglais que l’on utiliser pour parler des ces fortes envies d’en reprendre) ne durent pas mais ils peuvent être réellement très intenses. Ils sont aussi provoqués par certaines difficultés de la vie : fatigue, contrariétés, stress… Parfois il peut être utile de repérer les facteurs conduisant à ces épisodes de "craving" et d’essayer d’agir dessus (se reposer/prendre des congés lorsqu’on est fatigué, etc.).
    Parfois également il y a une descente progressive vers la rechute, qui vient "à force de lutter contre l’envie de boire", c’est-à-dire par frustration. Si vous avez le sentiment d’être usé par vos résistances à boire, je vous conseille fortement d’en parler, de ne pas garder cela pour vous et de l’exprimer à vos proches ou à un psychologue ou, encore une fois, à un service comme le nôtre.

    Mais globalement je crois que le meilleur conseil que je puisse vous donner est tout de même de prendre contact avec un centre de soins spécialisé dans les dépendances et travaillant en ambulatoire, c’est-à-dire sur rendez-vous. Vous trouverez ces centres dans notre rubrique "S’orienter", que je mets en lien ci-dessous pour vous.
    Cela est particulièrement important car, comme vous le pressentez peut-être avec les conseils que je vous ai donné, réussir à arrêter se construit au jour le jour et nécessitera, à certains moments, de pouvoir être soutenu, écouté, conseillé. Votre compagne, si elle en a la force et si votre lien est fort, peut faire une grande partie de ce "boulot" par sa simple présence et par les dialogues que vous aurez avec elle. Mais bénéficier d’un soutien psychologique avisé n’est pas, dans ces situations, du luxe.

    En espérant avoir répondu à quelques unes de vos questions je vous souhaite un bon courage. Nous restons, à Drogues Info Service / Ecoute Alcool, à votre disposition pour "en parler".

    Cordialement,

    le modérateur.

    Voir en ligne : La rubrique "S’orienter"

  • Sujet :  Re : CONSEIL PAR ARRETER L’ALCOOL
    Bonjour et félicitation au jeune papa ;) Vous avez déjà le souhait d’arrêter (...)
     

    posté le 20 septembre 2011  à  13h29 par wen40100
    Bonjour et félicitation au jeune papa ;) Vous avez déjà le souhait d’arrêter l’alcool ce qui est primordial. Un enfant peut être une motivation suffisamment importante pour vous décider d’arrêter de consommer. Reste à faire un bilan de votre addiction, enclencher un sevrage (court) et un suivi (long et plus difficile) par un service d’addictologie avec lequel vous serez en confiance et qui vous encadrera tout le long de votre démarche. L’auto médication (stresam) n’est formellement déconseillé car l’aide médicamenteuse qui ne peut être décidée que par votre équipe de thérapeutes doit être rigoureusement choisie et encadrée (protocole), les risques d’aggraver votre déprime et/ou votre consommation d’alcool sont très grands. Un rendez-vous en hôpital dans un service spécialisé en addictions vous permettrai de faire un premier point sur votre situation et votre motivation.

  • Sujet :  Re : CONSEIL
    Bonjour, J ai 27 ans et un papa alcoolique depuis une dizaine d années. Il a toujours (...)
     

    posté le 22 septembre 2011  à  23h18 par mariemarsupie

    Bonjour, J ai 27 ans et un papa alcoolique depuis une dizaine d années. Il a toujours refusé avouer avoir un problème et cela a engendré une vie de famille infernale : violences physiques et verbales sur ma mère, repli sur lui, abandon de son rôle de père… Si vous n arrêtez pas pour vous, dites vous que vous le faites pour votre enfant, qui, je pense, compte plus que tout. Sa vie, son futur, son bonheur dépendent de vous, de votre présence à ses cotés, du modèle que vous serez forcément… Ne pratiquez pas d automédication, aller consulter un médecin, voire un psychiatre, qui saura vous orienter vers un traitement médicamenteux et un parcours psychologique adapté.

    Vous reconnaissez avoir un problème, le plus dur est fait, ne lâchez rien et résolvez le en prenant le temps nécessaire.

    Bon courage, dans l attente de vos nouvelles.


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