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Après le sevrage





Le sevrage marque l’arrêt de la consommation et la fin de la dépendance physique à une drogue, à l’alcool ou à un médicament. Cette étape se déroule en quelques jours ou quelques semaines.

Toutefois, après parfois de longues années de consommation, il peut être difficile de reprendre sa vie après le sevrage. Vivre sans le produit, se projeter dans le futur, reprendre le travail, continuer la relation avec ses proches alors que beaucoup de choses ont changé, ne vont pas de soi.

Aussi il est fréquent de ressentir le besoin d’être encore accompagné dans les premières semaines, les premiers mois voire les premières années qui suivent le sevrage.

Cet accompagnement peut comprendre :

  • un suivi psychologique qui va permettre à la personne sevrée d’exprimer ses difficulté face à sa nouvelle vie sans produit, ses éventuelles angoisses. La rencontre avec un professionnel (psychothérapeute…) peut l’aider à comprendre ce qu’elle traverse, à prendre du recul.
  • un suivi socio-éducatif qui permet une aide dans les démarches administratives, des conseils en vue de la réinsertion de la personne, un accompagnement dans la remise à niveau scolaire ou la recherche d’un emploi.
  • un suivi médical qui consiste à prendre en charge les éventuels problèmes de santé associés à la consommation du produit et à améliorer l’état général de santé du patient (grâce à des soins dentaires par exemple).

L’accompagnement en ambulatoire

Cet accompagnement peut être assuré par les centres de soins (CSAPA ou CCAA pour l’alcool ou CSST pour les drogues) lors de consultations médicales, d’entretiens avec un psychologue ou un éducateur selon la nature du suivi. Ce type d’accompagnement après le sevrage s’adresse en priorité aux personnes déjà autonomes, correctement insérées ou bénéficiant d’un environnement favorable.

Les hébergements après le sevrage

Pour les personnes qui se sentent plus vulnérables il est possible de consolider le sevrage par un temps d’hébergement individuel ou collectif. Cette période de transition dans un milieu protégé, pouvant aller jusqu’à deux ans, consiste à consolider l’abstinence , à se reconstruire et à préparer le retour à une vie autonome.

Ce type d’accompagnement après le sevrage doit être préparé en amont de la cure de sevrage . En effet, les places sont peu nombreuses au regard de la demande et plus les démarches sont motivées et entreprises tôt, plus la demande a de chances d’aboutir. Il est toujours conseillé de se faire accompagné dans sa demande par un professionnel (médecin traitant, intervenant du centre de soin qui suit le sevrage).

En fonction de sa situation, de son degré d’autonomie et de ses souhaits on pourra s’orienter vers un hébergement collectif ou vers un hébergement individuel.

L’hébergement collectif

Dans le cadre d’un hébergement collectif, l’intégration au sein du groupe de résidents, la participation aux activités, l’implication dans le projet thérapeutique occupent une grande place. Chaque lieu a une approche spécifique (art-thérapie, sport, insertion par le travail…) Il est important de bien se renseigner sur l’approche du lieu d’hébergement auquel on adresse une demande.

Pour en savoir plus sur les lieux d’hébergement collectif, vous pouvez consulter nos fiches décrivant le centre thérapeutique résidentiel et le centre thérapeutique communautaire

L’hébergement individuel

Les hébergements individuels sont de deux types très différents : les appartements thérapeutiques et l’accueil au sein d’une famille.

  • Les appartements thérapeutiques s’adressent aux personnes déjà autonomes, capables d’organiser leur vie quotidienne après le changement important que représente le sevrage. Un suivi régulier à domicile et au centre de soin est assuré par un professionnel référent et une participation financière au loyer est généralement demandée.
  • Il est aussi possible d’être accueilli au sein d’une famille volontaire et formée. Cette forme d’hébergement permet de vivre dans un environnement convivial, au rythme d’une famille, de partager le quotidien et ainsi de retrouver des repères, de se reconstruire. Durant le séjour dans la famille, la personne est suivie régulièrement par des professionnels du centre de soin coordinateur.

Pour en savoir plus vous pouvez consulter nos fiches décrivant les appartements thérapeutiques et les familles d’accueil

Les groupes d’entraide

Enfin, l’aide après le sevrage, le soutien au fil du temps peuvent être apportés par les groupes d’entraide. Ces groupes rassemblent des personnes confrontées elles-mêmes à la dépendance à une drogue ou à l’alcool et qui se soutiennent dans l’abstinence.

Il existe généralement au moins un groupe par département qui se réunit régulièrement. Il est aussi possible d’être parrainé par un membre expérimenté que l’on pourra contacter dans les moments difficiles entre deux réunions.

En savoir plus sur les groupes d’entraide

L’orientation vers les lieux d’hébergement thérapeutique est nationale, aussi vous pouvez consulter la liste des structures en alcoologie ou en toxicomanie sans préciser de département.


 


Dernière mise à jour le 19 octobre 2009.
 

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