Le centre thérapeutique communautaire (CTC), appelé également communauté thérapeutique, est un lieu de soin avec un hébergement collectif.
La communauté thérapeutique est assimilée à une famille structurée, hiérarchisée et organisée. Chaque résident intègre un groupe avec un responsable à sa tête. Chaque groupe a la responsabilité de différentes tâches comme le nettoyage, la cuisine, le jardinage, l’entretien de la maison.
Le Centre thérapeutique communautaire peut accueillir jusqu’à 50 personnes.
Toute personne toxicomane majeure sevrée ou sous traitement de substitution.
Le programme thérapeutique dont l’objectif est l’autonomie de la personne est axé sur le soutien ou co-étayage entre les résidents (dynamique de groupe).
La structure est organisée autour d’une activité centrale à laquelle le résident est tenu de participer. Il est également assorti d’un travail qui permet l’acquisition d’une formation professionnelle et l’accès aux services sociaux (aide à la recherche d’un emploi ou d’un logement).
L’accès au CTC se fait à la demande de la personne sevrée ou sous traitement de substitution qui suit alors une procédure d’admission :
- évaluation de la motivation : l’objectif est de voir si oui ou non la personne répond aux critères d’admission propres à chaque CTC.
- phase d’intégration : la personne est mêlée au groupe pour un temps donné : elle participe aux activités et elle n’est pas autorisée à quitter le centre (courriers, téléphone et visites sont autorisés).
- phase d’implication : la personne est en résidence depuis plus de 30 jours. Elle peut quitter le centre mais accompagnée. Sa thérapie est effectuée dans une dynamique de groupe.
La durée de séjour initiale est d’un an renouvelable une fois.
L’équipe du CTC est pluridisciplinaire car composée de personnels médicaux et paramédicaux (médecin, psychiatre, diététicien, psychologue, infirmière), de personnels socio-éducatifs (éducateurs, éducateurs d’ateliers, assistante sociale).
On compte 4 communautés thérapeutiques réparties comme suit : 2 en Picardie, 2 en Aquitaine, 1 en Midi-Pyrénées et 1 en Languedoc-Roussillon.