Forums pour l'entourage

Vivre avec un cocainomane, les montagnes russes.

Par Minimo92

Bonsoir à tous,

Tout est dans le titre... J’ai besoin de vider mon sac car ce soir je veux être égoïste et je veux penser enfin à moi.

Je suis en couple depuis 8 ans avec une personne qui consomme de la cocaine. Je le savais depuis le début mais j’avais sous estimé le situation de mon compagnon et ce dans quoi j’allais m’embarquer. Je ne boit que très rarement, je ne me drogue pas, je ne fume.pas et je connaissais l’existence de cette drogue que par les films, donc ça restait très abstrait.
Au début, j’étais convaincu que sa conso était seulement festive... Qu’il gardait la maitrise. Mais la drogue n'est pas festive bien au contraire. Elle l’est peut être au début mais très rapidement la personne perd pieds.

Lorsque je me suis rendu compte de la place que la drogue prenait dans sa vie et de ce fait dans la mienne. J’ai été d’abord choquée, je me suis sentie trahie, comment la drogue peut passer avant moi? Je me suis sétie idiote de n’avoir rien vu aussi.
Malgré tout j’ai eu de l’espoir, en me disant que l’on pourrait surmonter ça ensemble et j’ai voulu combattre cette vicieuse de cocaïne avec lui. Je me suis dit que je pourrais le sauver de cette bête noire...

Mais, il y a toujours un mais... Aussi forts que nous soyons, nous, conjoints, parents et proches d’un être cher qui s’est fait prendre par ce poison, nous sommes avant tout des humains et on mérite aussi que l’on prenne soin de nous.
Comme je l’ai beaucoup lu sur ce forum nous ne pouvons pas sauver une personne qui ne veut pas, ou qui ne peut pas. Nous ne pouvons pas combattre l’addiction nous, pour ce cas la, ce n’est pas notre combat à nous. Ce n’est pas nous qui sommes sous emprise, à part peut être sous l’emprise de notre proche...

Pendant presque 3 ans, j’ai essayé de mettre en place des techniques, par ex il me passe sa carte bleu,... mais qd la cocaine est plus forte, cela est un échec. Quand le craving survient, on peut tout faire, si le mental, n’est pas, la drgoue prend le dessus. Et malheureusement dans mon cas, chaque fois il me faisait croire qu’il avait réduit ou mm arrêté et la vérité venait tjrs par arriver.

J’ai tout essayé, de supplier, poser des ultimatums, tenter d’être dans la comprehension, proposer de l’accompagner au CSAPA, (j’y suis mm allée seule en tant que proche) En fait c’etait devenu une obsession pour moi, je me renseignai des heures et des heures, regardai des reportages, écoutais des podcast, lire des témoignages sur ce site, afin d’essayer de comprendre l’adduction et trouver une solution, mais j'étais seule, lui de son côté, é réfléchissant, je ne sais pas ce qu’il faisait pour surmonter ça... Mais j.ai aussi piqué des tres grosses crises de nerfs, mélangée a des crises d’angoisses. Un cocktail explosif qui n’arrangeait en rien la situation. Avec toute mon obstination et ma volonté je n’avais pas les outils pour ça. Et puis ce n’est pas à moi de faire le plus gros travail. Je ne suis pas addict. Mais j’ai créé de la codependance.
Et pendant 3 ans j’ai juste sombré avec lui.

J’ai développé de l’anxiété généralisée et la dépression s’installait peu à peu jusqu'à me mener à l’hôpital.
Et je suis partie de la maison... je suis retournée chez ma mere et apres 3 ans à essayer de m’occuper de lui, quelqu’un s’est enfin occupée de moi. J’ai essayé de me remettre sur pieds. Lui pendant ce temps il vivait de son côté, et me faisait une nouvelle fois croire qu’il faisait tout pour arrêter. Pendant presque 2 ans on s’est donné le temps, je reprenais des forces et confiance en nous. Notre relation s’améliorait, je n’avais plus la drogue au milieu de nous (mais je me suis rendue compte apres coup qu’elle etait toujours la), on bougeait beaucoup, j’ai vraiment eu un moment de repis et je croyais sincèrement que tout ça etait derrière nous.
Alors qd on a décidé que l’on pouvait revivre ensemble, je n’ai pas hésité... Enfin... Avec du recul j’avais tjrs une petite voix dans ma tête qui me disait attention!
Et j’ai très vite déchanté, cela fait 5 mois que nous vivons ensemble et ma vie est redevenue enfer. C’est pour ça que ce soir j’ai décidé de dire Stop!!! Après un énième mensonge, j’ai décidé de le mettre à la porte... je ne sais pas où il est, où il va dormir ce soir, mais peut être que cela va choquer, mais je ne veux pas le savoir, et je ne veux pas m’en inquiéter. Pas ce soir. Je me suis de trop nombreuse fois inquiétée de savoir où il était quand il disparaissaient des heures et des heures.
Et puis meme si je me sens très mal j’ai un peu de soulagement de me dire que j’ai repris le contrôle et j’ai enfin imposé mes limites.

En vrai, j’aurais tellement voulu écrire un message positif. J’aurais aimé que la fin soit une autre.
Mais ce tres long message est pour vous dire, à vous, qui vivez la même chose, de ne pas vous perdre. Ne perdez pas de nombreuses années. Vous êtes trop precieuses-eux pour ça. N’ayez pas peur, parce que vous êtes des personnes fortes. Votre force vient de votre bon cœur d’endurer une situation difficile par amour. Alors ne le brisez pas, gardez cette force pour vous et ne la perdez pas dans des combats qui ne vous appartiennent malheureusement pas. Surtout quand vos limites ne sont pas respectées.

Désolée si ce message va paraître tellement negatif et pessimiste pour ceux qui cherche du réconfort.
Et jspr très fort que d’autres connaîtront une finalité à l’addiction meilleure que mon expérience. Car personne ne mérite de vivre ce que l’on vit, autant en tant que proches mais surtout en tant qu’addict. Car je ne nie pas que la situation pour la personne touchée de l’addiction est plus dure que la notre et je ne veux faire aucunement passer pour une personne mauvaise.
Bien au contraire elle est malade.
Mais parfois comme pour d'autre maladie celle ci est plus forte.
Et si pour notre propre santé il faut lâcher prise. Ayant la force de le faire...
Après tout nous avons eu la force pour subir des choses difficiles donc nous aurons la force pour accomplir bien d’autres choses!

Merci de m’avoir lue. J’espere que je n’ai pas perdu trop de monde. Et merci d’avoir eu le courage de lire tout ça.

15 réponses


sorchanuala - 07/05/2025 à 09h34

Bonjour,

J'ose enfin sauter le pas et raconter mon histoire ici. Je suis dans la même situation. Lundi, j'ai mis fin à ma relation de bientôt 3 ans avec mon compagnon cocaïnomane. J'ai appris qu'il prenait de la coke après 6 mois de relations. A l'époque, nous ne vivions pas ensemble, donc je ne voyais rien.

En septembre, son ex a repris la maison et il est retourné vivre chez ses parents. Du coup, il vivait pratiquement chez moi. Et c'est là que j'ai vu que sa consommation n'était pas que festive, mais quotidienne. Et c'est là que j'ai compris qu'il était plus qu'accro, car il prend juste pour regarder la télévision. Il passe toute la nuit sans dormir et il boit de l'alcool pour gérer sa descente je suppose. Ne parlons pas de ses finances, il n'a plus rien dès le milieu du mois alors qu'il ne paie ni loyer, ni charge, ni voiture (il n'en a pas). Tout son salaire part dans la cocaïne.

Nos sorties (resto, boire un verre en terrasse, balade) étaient très rares puisqu'il n'avait jamais d'argent. Je l'aime tellement que j'ai accepté sa consommation tellement j'avais peur de le perdre.

Lorsque je lui en parle, il me dit que oui il doit arrêter, mais il ne fait rien pour. Il ne veut pas aller voir quelqu'un, car pour lui il saurait arrêter seul. Malheureusement, ce n'est pas vrai. Il n'essaie même pas. Il rentre, me dit "j'ai pris" et moi, je le regarde se détruire sans rien faire. Mais, il est impossible de faire quoi que ce soit pour eux s'ils ne le décident pas eux-mêmes.

Soit dimanche soir, c'est la goutte qui a fait déborder le vase. Il a pris. A 5h du matin, il ne dormait toujours pas et était toujours en train de fumer et boire de l'alcool. Lundi, j'ai pris mon courage et je lui ai dit qu'on n'arrêtait tout. J'ai décidé de me sauver moi et de penser à moi. Je suis complètement anéantie, car je l'aime et ça fait tellement mal de voir qu'il ne veut même pas essayer d'arrêter pour moi. Comme tu dis Minimo92, c'est une maladie. Je dirai même que la cocaïne est sa vie, sa femme, sa maîtresse. Elle est plus forte que tout.

Voilà j'avais juste envie de vous écrire, car je ne suis pas bien du tout. Cela ne fait que deux jours, mais il me manque. J'essaie de me dire que le meilleur arrive, mais...

Cette drogue est une vraie saloperie...

Merci de m'avoir lue.

Profil supprimé - 07/05/2025 à 23h01

Je voudrais dire bonjour nos deux protagonistes qui sont au bout du rouleau et cela va sans dire, complétement compréhensible. au vu de ce que les personnes nous font part.

Je voudrais déjà saluer votre courage pour commencer, car cela étant déjà une preuve extreme d'amour et de compassion même si par la suite cela viendrait à se terminer pour x raisons. On est pas la pour juger mais pour accompagner déjà de une. donc aucunement pour envenimer les choses ou les abaisser de quelque maniere que ce soit. ce que vous vivez au jour le jour.

Tout cela étant clair je vais me permettre de réagir à vos questions surtout sans offenses à minimo92.

De ce que j"ai lu déjà bravo à toi, car malgré les embuches, mensonges et j'en passe tu demandes encore une fois même résignée ce qui est ton droit et tout le monde le comprend, tu demandes dans un dernier espoir de l'aide et surtout de comprendre peut etre ce comportement. Ce qui est loin d'être négatif et de l'aide donc on ne peut que te féliciter et te dire que si l'amour porte bien son nom, soit en fière.

Maintenant rentrons dans le vif du sujet, étant moi même un addict à la cocaine mais avec parcimonie si l'on veut, je ne boit pas, je ne me prends pas pour le maître du monde qui va revolutionner celui-ci en gros ça ne se voit pas. Mais ce n'est pas pour autant que cela ne détruit pas mes relations familliales, professionalles , financières et j'en passe car tout se rejoint, juste parfois à chacun sa personnalité. Moi je ne ments plus, mais 99,99 % des gens qui prennent mentent à leur entourage malheureusement et en même temps cela est tellement mal vu encore de nos jours bien que gentiment ça rentre dans les moeurs avec un regret et en même temps une moindre hypocrisie si l'on pourrait qualifier cette addiction comme tel.

Alors oui c'est moche de porter une personne avec cette adicction, oui il faut voir la réelle motivalition de celle-ci a vouloir arreter, oui il faut faire face aux recfhutes et surtout pour la personne si elle est vraie envers elle même la réelle raison de cette addiction et comment y remedier. Parfois c'est triste mais l"amour ne suffit pas, ou autre et parfois malgré les rechutes etc eh bien le mode et la frequence de consommation change malgré tout. une personne qui ne change pas ne veut pas signifier qu'elle ne vous aime pas, cela n'a rien à voir mais chacun est différent et parfois arrivent a vraiment se réconcilier peut etre avec un passé ou je ne sais quoi.

J'écris cela en étant moi même addict; par contre par exemple, je ne bois pas, ou rarement mais jamais îvre, je ne suis pas aggressif, j'ai un travail qui demande beaucoup, en clair ca ne se voit pas et pourtant j'ai 32 ans et je consomme depuis mes 18 ans. J'ai fait des vertes et des moins mures lol j'ai un gros casier judiciaire mais je n'en suis pas fière et à aucun moments. Ma vraie raison d'écrire à ce jour c'est l'appel au secour et/ou aussi une prise de position car cela détruit on ne peut pas l'enlever ce coté la même si la personne est bien.

En tout état de cause si tu veux échanger avec moi ce sera avec plaisir, que ce soit pour déverser ton énervement ou autre cela est le bienvenue, sincèrement.

Je synthéthise lol en clair j'ai un bon vécu sur la drogue sur les méfaits et aussi les beinfaits qui pousse un concommateur si l'on peut dire ça comme ca. Je t"invite à échanger avec moi si tu le souhaites. Ou qui le souhaite bien entendu.

Bien à vous.

Kampass - 09/05/2025 à 03h32

Bonsoir ????

Je suis ému par ton histoire et la justesse de tes paroles ????

Tu cherches clairement la limite ou sacrifiée 8ans de relation, sur l’autel de l’addiction.
T’es bienveillante et t’as pas craqué en le suivant depuis tout ce temps…
Il faut partir…
Part ma belle, c’est pas une vie à partager avec quelqu’un de non dépendant.
T’as fait des efforts, en vain.

Les enfants et la stabilité financière ne viendront jamais…

T’as l’ère d’une fille bien élevé, profite de ta vie et essaye pas de sauver tout le monde sur ton passage ❤️

Minimo92 - 15/09/2025 à 06h15

Bonjour, je remonte ce fil pour vous répondre très longtemps après désolée, je n’avais plus la force et j’étais perdue.
Depuis mai, j’ai recraqué, j’ai redonné une énième chance mais la relation s’est détériorée, sa conso pareille.
Et c’est la où on se dit, nous conjoint, conjointe, n’avons nous pas developper nous aussi une forme de depédance à l’autre?
Tu as raison Kompass, tes paroles sont à la fois dures à entendre mais sont tellement vraies! Et c’est dur de se faire à l’idée et de devoir renoncer, mais en vrai on renoncerait juste au néant et à quelque chose que l’on attends et qui ne viendra pas car cela ne dépend de nous mais de la personne en face.
C’est trop dur d’être lucide à ce point mais côtinuer à s’accrocher.
Sorchunaula, tu as bien été forte et j’espère que depuis tu n’as eu que du bon dans ta vie. Après ce qu’il t’a fait subit tu le mérites!!
Et il.y a un profil qui est maintenant supprimé j’aurais bien aimé discuté avec toi, merci de m’avoir proposé.

sorchanuala - 15/09/2025 à 09h34

Minimo92,

Beaucoup de courage à toi. C'est tellement difficile. Je l'ai repris quelques jours après mon poste, mais 1 mois après rebelotte. Et depuis, je suis enfin sereine. Je ne peux plus. Mes sentiments se sont éteints au fur et à mesure de mes déceptions. J'ai des messages de lui tous les jours, mais je suis sûre de moi. J'ai pris la meilleure des décisions. Il me fait croire qu'il a arrêté, mais je ne le crois pas du tout.

J'espère vraiment que tu arriveras à te détacher comme je l'ai fait. Ma vie avec lui pendant trois ans a été très dure. Angoisses sur angoisses. Là, je suis enfin en paix et je sais que le meilleur reste à venir.

Beaucoup de courage et force à toi. Ne te perds surtout pas...

Gros bisous.

Minimo92 - 15/09/2025 à 10h43

Sorchanuala,

Je suis très contente pour toi que tu aies pris cette décision qui est bénéfique pour toi.
Comme tu dis, le meilleur reste à venir et je te le souhaite!
Ton retour m'inspire et me pousse de plus en plus à sortir de cette spirale infernale.

Merci

sorchanuala - 15/09/2025 à 17h09

Minimo 92

Ce n'est pas facile du tout car le manque de lui est là et surtout il ne me lache pas. Mais j'ai accepté qu'il consomme chez moi. Pas devant moi évidemment puis au fur et à mesure je me suis dit ben il vient chez moi juste pour ça.

Depuis notre rupture il me dit des choses qu'il n'avait jamais dites. "Je t'aime. Je veux finir mes jours avec toi. Tu m'as ouvert les yeux... " mais c'est trop tard. Je ne peux plus. J'espère vraiment que tu arriveras à sortir de cet enfer. Moi c'est fait. Je suis tellement mieux maintenant Même s'il me manque je ne le veux plus. Plein de courage

Profil supprimé - 09/10/2025 à 17h29

Bonjour tout le monde.

Malheureusement la cocaïne du moment où en en prend elle nous transforme, que ça soit peu ou beaucoup, et je ne pense pas qu’une régulation de sa consommation soit possible.

Il m'a fallu 8 ans de soit disant régulation de ma consommation avant d'y sombrer totalement, elle finira toujours par gagner cest une certitude, et elle gagne mm le premier jour où on l'a consomme.

Pendant mes années de sois disant contrôle, je n'étais pas moi mm

Nerveux anxieux ailleurs impatient bipolaire et bien d'autre. Malheureusement on ne sent rend pas compte mais mnt que j'ai arrêté je m'en aperçois, et avoir une relation dans ces conditions sera un échec assurément.

Rien ne nous fera changer dans la plus part des cas, c'est un combat à mener seul avec des professionnels du moins pour les débuts disons un bon trimestre minimum si sans rechutes.

Car tout stresss qui soit familiale sociale ou au travail rendra l'envie d'en reprendre ingerable.

Je pense qu'il faut que l'on se retrouve avec nous mm que lon se calme et que lon oubli peu à peu toute ses envies qui foutent l'air toutes relations normales et bénéfiques quelles qu’elles l soit.

Emiliea - 19/03/2026 à 15h23

Bonjour à tous,

J'ai suis actuellement dans cette situation : partir ou rester.
Dans 13 jours, il doit faire une cure.
Je suis avec lui depuis presque 4 ans. J'étais au courant qu'il consommait et je l'avais prévenu que pour moi, il était hors de question de me mettre avec lui s'il continuait. Il m'a alors menti puis au bout de 6 mois, j'ai découvert qu'il n'avait jamais arrêté. Alors bien sûr il y a eu des ultimatums, des "je vais arrêter, je vais me soigner, je vois quelqu'un..." sans rien de réel.

En septembre, je pense avoir vécût le pire moment avec lui : je l'ai retrouver le lendemain matin, après être restée sans nouvelles pendant des heures de lui, dans sa voiture comme s'il était mort. Et s'en ait suivit des tas de moments de ce type. J'ai réussi à l'envoyer voir un médecin pour une hospitalisation, il a fait les rendez-vous avec sa soeur pour concrétiser la chose mais plus ça avance, plus je me dis qu'il n'ira jamais.

Je l'aime, je sais que c'est une bonne personne, gentil mais je n'y arrive plus. Mon quotidien est de surveiller et de ne penser qu'à ça toute la journée.

J'ai réellement envie de le quitter car je n'ai plus de vie. Je me dis que s'il ne va pas en cure ou s'il rechute je partirai mais franchir l'étape suivante est tellement difficile. J'ai l'impression que je vais l'abandonner, le laisser seul dans sa maladie. Je me sens coupable de penser à cette séparation mais quelle vie m'attend en restant avec lui ? Nous n'avons pas d'enfant ni maison.Nous habitons ensemble, nous sommes pacsés mais non il ne se rend pas compte que nous stagnons.. Des projets mais rien de concret à part le voir se détruire complètement.

aide - 20/03/2026 à 11h15

bonjour je suis loin d'une relation amoureuse car je suis la maman de Benjamin dépendant à la cocaine depuis je ne sais pas mais peu importe. J'ai aujourd'hui besoin de dire car je pense réellement être au bout de quelque chose. Si il est difficile pour un couple de vivre ensemble avec une personne addict; Il l'est aussi pour une famille nous avons récupéré mon fils il y a deux ans et depuis il est à la maison. Je vous passe les hauts et les bas les soucis financiers le comportement asocial et surtout le désespoir dans lequel chaque fois je replonge. J'ai je pense beaucoup essayé je suis même allée à une réunion NA avec lui vendredi passé. Il a été admis dans un centre d'addictologie pendant 5 semaines mais il n'y est pas resté car il a consommé et que le programme était abstinence complète.
Je me rends compte que mon écrit n'est pas structuré certainement comme moi aujourd'hui!
Je ne sais plus quoi faire mon fils est dans son lit à longueur de journée il prend les cachets qu'il a eu en sortant du centre car il n'a plus d'argent pour sa dope. Je suis perdue partagée entre le fait de le mettre une bonne fois pour toute dehors et celle d'essayer mais quoi????je sais qu'il est malade et c'est ainsi. Mais à 64 ans bientôt je me dis aussi que je vis tout cela depuis en fait qu'il a 14 ans alcool, shit, et maintenant cocaine d'ailleurs à mon sens la pire.
Je sais que pour me préserver je dois prendre des décisions mais c'est difficile. Parfois je le hais pour ce qu'il me fait vire sans parler de sa soeur et de mon compagnon.Parfois je me dis que je ne peux le laisser et alors je ne pars plus, j'évite les vacances les temps trop longs sans surveillance, je gère son chien , ses dossiers administratifs......... enfin bref je pense que je suis côté énergie à 0, je suis de caractère positif chaque fois je cherche , je me dis que ça va le faire, je me dis qu'il faut lui faire confiance, je me dis que....... mais rien
merci pour cet espace cela fait du bien
je suis à la recherche de groupes de paroles car je pense que cela pourrait être bien

Matcol - 22/03/2026 à 00h25

Bonjour, je suis là maman, je sais depuis octobre 2025 que mon fils prend de la 3MMC, il vit juste dans l'appartement à côté du mien, je vois les moments où il en a prit car il reste éveillé 48h durant, parlant au téléphone non stop à des inconnus sur une application. Quand enfin il arrête ses prises, c'est parce que son corps est à bout, il vient alors chez moi en "crise d'angoisse, presque crise de nerfs" il est incapable de contrôler ses bras et jambes qui ont des soubressots.
J'ai perdu 10kilos depuis qu'il m'a dit avoir une addiction à la cocaïne ou à cette 3MMC.
J'ai très peur de me rendre malade car je le vis très mal.
Il m'a demandé il y a 15jours de contacter le CSAPA de Strasbourg, chose que j'ai faite, il devait se rendre à une 1ère consultation sans RDV le 19 mars 2026, et le soir avant il m'a dit qu'il pensait que ça ne lui servirait à rien d'avoir ce genre d'Aide ( il pensait que ce serait des RDV hebdomadaire à parler à un médecin ) et m'a dit qu'il ne voudrait pas faire de cure. Donc il n'y est pas allé.
Il a tenu 9 jours sans prendre, et voilà que hier soir il c'est de nouveau pas couché et là il entame sa 2eme nuit blanche.
Cette situation me ronge, j'ai 70ans je suis seule avec ce fléau avec lui. J'en ai parlé à sa sœur, à ma sœur pour pouvoir un peu en parler avec quelqu'un quand je n'en peux plus, mais elles sont comme moi dans le désarroi, essayant de me conseiller pour me soutenir ...
Ce soir, après avoir longtemps tenter de réagir gentiment avec mon fils, je lui ai fais 2/3 SMS lui disant que je n'étais plus là pour lui, que s'il voulait finir entre 4 planches je ne pourrai pas l'en empêcher et que s'il avait besoin d'aide il devrait chercher ailleurs que chez sa mère. Il m'a répondu avec un pouce levé !
Je vous remercie d'avoir lu ce mot, si vous voulez me répondre ça sera avec grand plaisir.

sorchanuala - 23/03/2026 à 09h33

Bonjour à tous,

Je vous souhaite vraiment beaucoup de courage. Il est très difficile pour un cocaïnomane de s'en passer. Je pense que c'est la pire des drogues, car elle joue sur le psychologique.

Pour ma part, cela fait 9 mois que je l'ai quitté. Nous nous voyons encore de temps en temps (entre amis) et j'ai des messages de lui tous les jours. Il me dit qu'il a eu un électrochoc avec notre séparation et dit qu'il a arrêté. Bien évidemment, je ne le crois pas. Il a certes diminué, car je le vois dans son attitude, mais l'arrêt complet, je n'y crois pas. Il souhaiterait reprendre notre histoire, mais pour moi ce n'est plus possible. Je n'ai plus aucune confiance en lui et mes sentiments pour lui ont disparu. Je me sens bien mieux maintenant que je suis seule. Terminé les angoisses, le stress, etc.

J'espère vraiment que vos enfants s'en sortiront. Soyez toujours là pour eux, même si c'est très difficile.

Plein de courage et je vous embrasse.

aide - 23/03/2026 à 09h48

je comprends bien cette maman qui comme moi se sent bien impuissante- j'ai la chance que mon compagnon m'épaule et même si ce n'est pas son fils il est vraiment présent- j'ai aussi toujours été voir un psy quand j'en avais besoin quand il était trop lourd de porter tout cela seule- j'entends qu'il est difficile de se passer de cocaine et que c'est une maladie- mais alors que faire mon fils a repris le boulot ce matin après un arrêt maladie de trois mois- je ne sais combien de temps il y restera- je sens bien que son seul but est de trouver l'argent pour pouvoir acheter son produit- je sais aussi que c'est une obsession incontrôlable- mais je sais aussi que je dois poursuivre à ce qu'il reprenne un logement- car qu'est ce qui peut évoluer? il y a la prison , l'hopital ou la mort? c'est dur de se dire qu'il sera peut être dans un de ces trois cas rapidement si il part de chez nous- il est difficile de ne pas culpabiliser- mais cela fait finalement 24 ans d'accompagnement , de compréhension, de présence, d'amour.... pour finalement que la situation évolue crescendo- j'en viens à regretter le temps ou il n'y avait que la consommation d'herbe!
bon courage je cherche un groupe de parole sur Nantes si qq a une info merci

MH - 09/07/2026 à 09h16

Bonjour, à tous,
alors pour commencer, vos histoires me brisentle cœur, et le fait d’écrire sur ce forum à mon tour, me brise le cœur aussi…
Mais bon, je n’ai pas le choix, à mon tour de partager mon histoire.
Il y a trois ans, j’ai rencontré mon compagnon, il venait de perdre son fils dans un accident de voiture, une histoire absolument tragique. Nous créons une relation et notre histoire est belle, je sais qu’il fume les joints de temps en temps, et enfin rien d’ingérable.
Sa consommation semble maîtrisée, c’est OK pour moi.
Un jour, il m’avoue qu’il prend de la cocaïne une fois par an lors de rassemblement de motards. Je n’assiste pas à ses rassemblements donc honnêtement ça me passe au-dessus.
Je ne connais absolument rien à ce sujet, donc je ne maîtrise pas les enjeux les implications sur la santé, sur le comportement etc.
Et puis petit à petit, je constate qu’il a des sautes d’humeur. De plus en plus forte.s Il commence à avoir une attitude de jalousie extrême, de paranoïa complète.
À ses yeux, bien sûr que je le trompe avec la terre entière, avec mes collègues de travail, avec son meilleur ami, avec l’électricien, avec tout ce qui peut bouger…
Ça va de plus en plus mal.
Et il y a trois mois, il m’avoue un jour qu’il prend la cocaïne, mais quand je parle de cocaïne, c’est 20 traces par jour tous les jours depuis le décès de son fils…
Je n’avais rien vu
Et il m’avoue également qu’il m’a trompé avec une collaboratrice…
Tout ça s’accumule, devient complètement sordide, épouvantable. Je me rends compte qu’il se drogue sous mon toit, où vivent également mes enfants, notre cocon de protection… Je me rends compte également des mensonges qui se sont cumulés, j’ai vécu la violence verbale, j’ai vécu la jalousie et des scènes horribles, l’enfer…
À ma demande, il est allé voir un addictologue, j’étais avec lui mais l’addictologue a posé trois questions et lui a dit bon bah c’est OK si vous craquez venez me voir …
Franchement rien de concret
La situation est très très compliquée, parce qu’il m’a dit qu’il avait arrêté. Et effectivement il a arrêté pendant deux mois, mais ce week-end, de nouveau, il en a repris…
Il me dit que j’exagère parce qu’il n’a repris qu’une trace, mais pour moi reprendre une trace c’est replonger dans l’enfer qu’on a déjà vécu
Je suis perdue, je suis anéantie.
Avant j’étais solaire, je riais, j’avais des amis. Maintenant je ne vois plus personne, je suis triste, je suis inquiète, je n’ai plus confiance…

Anouki - 13/07/2026 à 11h16

Bonjour à tous et à équilibre,
Que de témoignages terribles à propos de cette addiction à la cocaïne... Tout d'abord bravo à tous, addict ou proche, pour votre force devant ce produit qui détruit tout...

Je suis moi même l'épouse d'un homme qui consomme de la cocaïne depuis 2 ou 3 ans. Je ne connais pas la date exacte, car je n'ai appris sa consommation que très récemment, car il a fait une surdose et j'ai dû l'emmener aux urgences car il était en état de délire paranoïaque et en tachycardie.
Depuis 3 ans il subit un état de stress post traumatique (par rapport à une enfance très douloureuse) avec des angoisses paralysantes, c'est en grande partie ce qui l'a poussé à consumer ce produit. Il voulait oublier et se sentir fort... Je voyais les angoisses et la dépression liées aux descentes de cocaïne, mais je pensais que c'était les conséquences de son trauma. Il me disait consommer de l'herbe, je pensais que l'argent partait la dedans mais à aucun moment je n'aurais pensé à un produit comme la cocaïne.

Je comprends tout ce que vous endurez Emilea et Minimo... L'angoisse est permanente, la culpabilité également car on ne sait jamais si nos actions et paroles les aident ou les poussent à consommer (lorsqu'on exprime un ras le bol et qu'on se lâche "contre" ce que l'on endure et que s'ensuit une nuit de surconso avec fin aux urgences, comment ne pas culpabiliser ?)

J'ai la chance pour ma part qu'il soit sorti du déni, et accepte de suivre une cure dans un CSAPA. il doit y aller mi août. En attendant c'est dur, j'ai très peur pour lui car il a fait récemment 2 grosse prise avec des délires qui ont duré parfois jusqu'à 24h...
Je ne pense pas du tout à le quitter pour le moment, pour plusieurs raisons, car il est très volontaire pour s'en sortir depuis que la vérité a éclaté et qu'il est sorti du déni. Puis que lorsqu'il arrive à ne pas consommer de plusieurs jours tout se passe très bien... Il a réussi à tenir 3 semaines sans produit, seul, en attendant son 1er rendez vous au CSAPA et ça a été une bouffe d'oxygène pour tout le monde.
Nous avons 2 enfants, c'est un très bon papa, il s'en occupe très bien. Nous avons besoin de lui dans la famille, mais de lui sans cette m**** qui lui retire toute son humanité et ses qualités.

Je vous souhaite à tous de trouver votre équilibre, partir ou rester, dans les 2 cas il faut beaucoup de courage ! Et lorsquil s'agit de notre enfant c'est d'autant plus complexe... On reste une maman pour la vie, c'est tellement difficile de voir les êtres que l'on aime le plus au monde se détruire à petit feu...
Faites vous aider, c'est important, pour ma part j'ai une thérapeute super qui m'aide beaucoup. Sans elle je n'aurais pas réussi à tenir depuis 4 ans où l'état de stress post traumatique et la cocaïne ont envahi notre vie.
Les groupes de paroles me font également beaucoup de bien, on se sent moins seule et épaulée.

Je vous envoie beaucoup d'énergie et de courage, surtout prenons soin de nous ❤️

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