Mon fils borderline ( suivi psychiatre et psychologue) est fragile et il consomme de la drogue il nie en permanence alors que nous sommes sûres à 100%.Même en lui montrant sachet de poudre ( cristaux blancs) il dit que ce n est pas à lui.Ca se voit qu il se drogue physiquement mais il nie, comment aider qqn qui edt autant dans le déni ? Il a 18 ans pour moi il se drogue depuis 1 an avant c était occasionnel la c'est devenu régulier 15 jours qu'il part rentre la nuit .J'ai encore essayé de lui en parler mais il est dans un deni totale Aujourd'hui cela a pris un tournant grave car sa grand mère m'a prouvé en montrant ses relevés sue récemment il lui a volé de l'argent des prélèvements plusieurs de 60€ x4 , 50€x2, 35€ C'est grave j'ai peur de lui car il est agressif et comment l'aider car il nie .Ce jour sa grand mère est venu me montrer qu il la volé je ne sais même pas comment lui en parler. Pouvez vous me conseiller sur comment l'aider et l?'attitude à tenir avec lui. M
Mise en ligne le 05/03/2026
Bonjour,
Nous comprenons votre impuissance. Vous avez bien fait de vous rapprocher de notre équipe afin de ne pas rester seul dans cette situation difficile.
Le déni est un mécanisme complexe. C'est comme si vous et votre garçon étiez dans deux réalités différentes. Vous aurez beau lui mettre toutes les preuves possibles sous le nez (comme la photo de son sachet), il trouvera des justifications ou des excuses, mêmes invraisemblables.
Tenter par tous les moyens de lui faire voir une réalité qui ne correspond pas à la sienne, et même si c'est pour son bien, risque vous éloigner l'un de l'autre: lui de se braquer, vous de vous épuiser. Peut-être n'est-il pas prêt à prendre conscience de son problème, ou n'est-il pas prêt à vous en parler. Quoi que vous fassiez, il n'est pas possible de l'obliger à avoir un déclic. Cela doit venir de lui, et il n'est pas possible d'anticiper ce qui va le créer, ni d'accélerer sa mise en place.
Votre fils trouve peut-être dans les consommations de drogue un moyen de soulager son mal-être, ou l'intensité de sa particularité psychiatrique. Envisager de vivre sans les drogues peut lui apparaître comme impensable, pour le moment.
La priorité à l'heure actuelle, c'est de maintenir le lien, en vous intéressant à lui, en proposant des choses à faire ensemble, par exemple. Il est probable qu'il ne saisisse pas ces opportunités, mais c'est aussi lui montrer que vous tenez à lui et que vous ne le lâchez pas.
En tant que parent, tout ce que vous pouvez faire, c'est de vous montrer à l'écoute et disponible pour lui, au moment où il sera prêt.
Cependant, cela ne signifie pas que vous pouvez tout tolérer. Son addiction et son déni n'excusent pas le vol d'argent. Nous vous encourageons à le questionner sur ces opérations bancaires, sans faire forcément le lien avec une consommation de drogues, mais en cherchant à comprendre l'origine de ce besoin d'argent. L'idée est de lui faire comprendre que la relation de confiance se dégrade, mais que vous souhaitez l'aider plutôt que le punir.
En parallèle, nous vous encourageons à protéger les finances de votre mère (en changeant les codes d'accès au compte et en mettant en place une double vérification en cas d'achat ou de prélèvements, par exemple).
Si vous le souhaitez, il vous est possible de bénéficier d'un accompagnement dans un centre d'addictologie. Cela vous permettrait d'être épaulé et guidé dans la posture à adopter avec votre fils. Le suivi y est gratuit et confidentiel. Nous ajoutons des adresses de Consultations Jeunes Consommateurs dans le 93. N'hésitez pas à prendre rendez-vous dans la ville la plus facile d'accès pour vous.
Vous pouvez également être soutenu par des proches qui traversent des choses similaires. Des groupes de parole existent pour les membres de l'entourage, que ce soit dans le cadre d'une particularité psychiatrique ou d'une addiction. Vous retrouverez les sites internet de l'UNAFAM et de Nar Anon en fin de réponse.
Nous espérons avoir pu vous apporter quelques pistes concrètes.
N'hésitez surtout pas à revenir vers notre équipe en cas de besoin. Notre ligne d'écoute est ouverte tous les jours sans exception: par téléphone entre 8h et 2h (au 0 800 23 13 13, appel anonyme et gratuit).
Nous vous envoyons tous nos encouragements pour la suite.
Bien cordialement.