Je suis une mère seule d’un fils. De 22 ans qui consomme beaucoup de canabis et dont la pathologie de troubles de schizophrène est arrivée en 2004 6 ans après ses débuts de la maladie . Il est aussi Tdah , il oublie tout , n’a pas de mémoire pour les choses avenir , il m’accuse d’être la cause de ses pathologies , ruse avec moi pour me soutirer de l’argent , me vole aussi , se laisse aller . Ma vie est devenue un cauchemar, je n’ose pas en parler à mon entourage
Mise en ligne le 10/09/2026
Bonjour,
Nous sommes sensibles aux difficultés que nous lisons dans votre message.
Chez les personnes souffrant de troubles psychiatriques tels que la schizophrénie, la consommation de cannabis a toujours des conséquences négatives sur l’évolution du trouble : accélération de l’apparition des symptômes, augmentation de l’intensité des crises et reprises des consommations plus fréquentes suite à des tentatives d’arrêt.
Il arrive, lorsque le traitement n’est pas ou plus adapté, ou que les symptômes de la maladie soient trop incommodants, d’essayer de les apaiser avec des substances tels que le cannabis dont les effets peuvent donner l’illusion d’atténuer les émotions ou les variations d’humeur par exemple. Nous ne savons pas ce qu’il en est exactement pour votre fils mais le questionner sur le sujet et l’encourager à parler de ces difficultés potentielles avec les professionnels qui le suivent peut être aidant pour envisager de retrouver un équilibre.
Nous vous encourageons à ne pas rester seule face à cette situation. Nous comprenons que cela puisse être difficile d’en parler avec votre entourage mais il nous semble important que vous puissiez trouver du soutien.
Il est possible de prendre contact avec des professionnels de l’addictologie dans le cadre des Consultations Jeunes Consommateurs (CJC). Il s’agit de consultations pour les personnes de moins de 25 ans se sentant en difficulté avec une consommation ou souhaitant échanger sur le sujet avec un professionnel. Ces consultations sont également prévues pour les parents en difficultés face à la consommation de leur enfant et les conséquences qu’elle peut avoir sur la relation et le quotidien. Nous vous indiquons en bas de ce message des coordonnées de CJC si cette démarche vous intéresse. Ce sont des rendez-vous individuels, confidentiels et gratuits pouvant vous offrir un espace d’échange sur le sujet et un soutien psychologique. Vous pouvez vous y rendre avec ou sans votre fils, cela peut être aussi l’occasion de l’informer de l’existence de ces consultations s’il souhaite lui-même
Nous vous indiquons également les coordonnées de l’UNAFAM (Union Nationale des Amis et Familles de Malades Psychiques) dont une des missions est de proposer un soutien et un accompagnement aux personnes se trouvant en difficulté face à la maladie psychiques d’un proche. Leur service téléphonique peut vous permettre de vous informer sur leurs missions et organisation, et de vous orienter vers le point d’accueil de votre département.
Si vous souhaitez échanger davantage sur votre situation, n’hésitez pas à nous recontacter, nous sommes disponibles 7 jours sur 7 par téléphone de 8h à 2h au 0800 23 13 13 (appel anonyme et gratuit) ou par chat de 14h à minuit du lundi au vendredi et de 14h à 20h le samedi et le dimanche.
Bien à vous.