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Mes enfants se droguent

Par Profil supprimé

Bonsoir,
ce soir j'ai un ras le bol, un coup de déprime terrible. J'ai 3 enfants dont 2 qui se droguent : l'ainée avec des médicaments et le 2ème avec de l'héroîne. j'ai fait tous les médecins possibles, j'ai essayé de communiquer : sans succès (qu'on arrête de dire qu'il faut causer, c'est du pipeau) ça fait presque 20 ans que ça dure entre l'ainée et le second, et malgré tous les sacrifices : je ne cesse de payer pour eux (dettes, loyer, etc...) rien n'y fait, ils sont violents, me mentent et me prennent pour une idiote. Pourtant je suis qq d'équilibrée et dans mon travail très appréciée pour ma force de caractère. Mon fils est revenu habiter chez moi pour se soigner : ça fait 2 ans qu'il est sous méthadone, il a fait une formation et travaille en intérim. je reconnais qu'il s'est battu, mais il a aussi écarté tout le monde autour de nous : mon compagnon est parti, son petit frère aussi et a préféré aller habiter chez son père. j'ai décidé il y a 2 mois de déménager et de l'installer dans un studio car son caractère devenait impossible. ca fait le 3ème mois et déjà il a des dettes de drogues (donc il a replongé) il me dit que c'était que 2 fois parce qu'il paniquait à l'idée d'affronter la vie, mais hier il m'a appelé pour aller payer ses dettes. j'ai dit non je ne pouvais pas et depuis plus de nouvelles. j'ai peur bien sur et là c'est moi qui panique car je sais ce que font les dealers quand on ne paye pas. J'ai 55 ans j'ai élevé mes enfants seule, j'ai affronté l'addiction des 2 premiers avec la violence j'ai tjs assumé, mais là je craque, je ne peux plus avancer et personne pour m'aider ni parler, j'ai envie de crier et je voudrais que tout s'arrête, je ne vis que pour le bonheur de mes enfants et je me rends compte que c'est désespéré. s'il y a une mère présente, svp donnez moi des conseils merci

54 réponses


Profil supprimé - 29/09/2011 à 07h32

bonjour tristesse,

Je suis moi aussi maman d'un fils qui noie ses faiblesses dans l'alcool et dans la drogue... Je commence le combat pour la drogue aujourd'hui, ou plutôt contre. J'ai pris contact avec un centre, avec l'accord de mon fils, qui dit vouloir s'en sortir, qui pleure tout le temps, en disant qu'il est un bon à rien, et qui souffre beaucoup.

Je suis terriblement triste en lisant votre message, en ressentant votre peine, et votre solitude.

Mais, même si c'est extrêmement douloureux pour nous, aussi bien dans notre coeur, que dans esprit, c'est un calvaire pour eux. Un calvaire qu'ils semblent avoir choisi, mais qu'ils n'ont pas choisi. La société d'aujourd'hui est un éternel danger pour nos enfants. Bien peu s'en sortent indemnes. Il faut que nous autres mamans, nous restions confiantes pour eux. Il le faut car nous sommes le seul tuteur qu'il leur reste. Leur seule racine, car bien souvent les papas sont démissionnaires, leur seule soutien, la seule présence qu'ils acceptent, et dont ils ont besoin.

J'essaie de voir ces jeunes, mon fils en faisant partie, comme des petits enfants qui ont dévalé un escalier en prenant des risques, et qui ne savent plus remonter. La pente est si raide. Bien sûr, on peut leur dire, tu n'avais qu'à pas...... oui, mais après....?

Il faut que vous gardiez courage, que vous continuiez à vous battre comme vous le faites depuis tant d'années...
Ne pensez pas à demain, faites le au jour le jour; à chaque jour suffit sa peine. Demain est un autre jour.

Continuez à leur donnez votre amour, ça finira par porter ses fruits. Il y a toujours un rayon de soleil dans une journée, si petit soit il.... Il faut le chercher, il faut le voir, il faut s'en nourrir... pour pouvoir le redistribuer à ceux que l'on aime.

Vous êtes o combien seule, oui,.... Et pourtant nous sommes o combien nombreuses.....

Gardez courage, et transmettez leur mon soutien, que bien sûr je vous envoie à vous, maman tristesse.

Profil supprimé - 29/09/2011 à 09h05

Bonjour tristesse et confiance,

Autant je peux parler de drogues, de toxicomanie, de toutes la cohorte des maux qui l'accompagne, autant il m'est très difficile de vous conseiller, car là-dessus, je n'y connais pas grand chose.

Moi, mes parents m'ont cassée, jetée, et si j'ai réussi à me reconstruire bout à bout, ce n'est vraiment pas grâce à eux !
J'ai eu la chance de tomber sur un psy formidable qui m'a énormément aidée. Sur un bon directeur de protection de l'enfance et sur une bonne famille d'accueil.
Et malgré tous mes efforts, et ces gens qui m'aidaient, je continuais à me droguer.
Il a fallu que je devienne mère à mon tour pour enfin "renaitre à moi-même". Et c'est là que tous mes efforts, mes rechutes même, tout ce que ces gens avaient semé au cour de ces années d'orage, c'est là que tout a pu servir et m'aider à ne pas retomber.

Vous avez raison, confiance, en disant qu'il faut garder espoir et confiance, pour les docteurs, ma réussite relevait du miracle, et pourtant ça fait quatorze ans que je n'ai pas touché de drogues dures.

Mais tristesse, je comprends qu'après toutes ces luttes, vous soyez fatiguée... Et deux enfants dans la drogue, comme c'est lourd...

Je vous souhaite des temps meilleurs à toutes deux

bluenaranja

Profil supprimé - 29/09/2011 à 09h12

Bonjour tristesse,

J'ai l'impression que vous passez à travers ce que le modérateur nomme un burn out, quand on a tout donné, et qu'il ne reste rien.
Il faut aussi penser à vous, prendre du recul, des vacances même. Est que vous avez un psy avec qui vous pouvez discuter de tout ça ? Quelqu'un justement qui ait une vision extérieure, et qui puisse vous aider à gérer tout ça.
Vous savez, aimer nos enfants, des fois, ça veut aussi dire les laisser se débrouiller.
Tout donner, c'est donner trop. Il faut aussi penser à vous. Vraiment.

Bon courage

bluenaranja

Profil supprimé - 29/09/2011 à 18h09

Bonsoir, vous avez vu juste, j'ai lutté tant que j'ai pu mais mon corps ne suit plus. J'épprouve une extrême fatigue et bien que je sois rongée par l'inquiétude depuis quelques jours je ne suis pas allée voir ni appelé mon fils car je sais qu'il va encore se plaindre, encore et encore en criant.
et je ne peux plus rien faire de plus pour lui.
Il m'en veut très certainement d'avoir déménagé et de l'avoir "mis" dans un appt indépendant bien que n'ayant pas bcp de moyens. J'espère seulement qu'il va s'en sortir ou du moins vivre au mieux avec son addiction. L'amour de sa mère se suffit pas, alors........ encore merci de m'avoir répondu, j'aurai bien des choses à dire mais là jevais me reposer encore 3 jours avant de reprendre le travail lundi et continuer le combat.

Profil supprimé - 29/09/2011 à 21h37

Bonjour

je pense, comme Bluenaranja, que tu dois t'accorder le droit de penser à toi, et aussi le droit de craquer. Personne n'est surhumain. Nous ne pouvons pas porter la toxicomanie de nos enfants à bout de bras, c'est une charge bien trop lourde. Vois-tu, moi je me fais beaucoup aider: entretiens avec un psychologue spécialisé, contacts avec une association familiale, RV avec ma généraliste ...
J'ai cherché, et trouvé les formes de soutien qui pour l'instant me conviennent le mieux. Sans ces aides, je sombrerais, grâce à elles, je régénère ma force au fur et à mesure, je me recharge en quelque sorte. Si tu en es à la phase "je craque" (perso, j'en ai traversé plusieurs!!!) autorise-toi aussi à craquer, mais entoure-toi du minimum de soins nécessaire, peut-être en commençant par ton médecin si tu as confiance en lui.

Je crois que la parole est importante si elle sert vraiment la communication.
Moi, je n'ai jamais perdu espoir en la parole, en la communication. Mais la communication, ce n'est pas si inné que ça, alors c'est souvent utile d'apprendre à communiquer - ... différemment parfois. En tout cas, c'est comme ça que je le ressens.

Voilà, le seul conseil que je me permettrais de te donner, c'est de te faire aider et de { {{prendre bien soin de toi}} }.
Tu dis une phrase qui, bien sûr, résonne fort dans mon coeur de mère: "je ne vis que pour le bonheur de mes enfants". Et je me dis: "vraiment? { {{que}} } pour le bonheur de mon enfant?
Non: je vis aussi pour moi, heureusement. C'est terrible quand mon enfant est malheureux, mais j'ai {{ {quand même} }} droit à mes moments de bonheur, de sérénité, d'espoir, car je vis moi aussi. Et puis, si je fais dépendre mon bonheur du sien, quelle charge pour lui!
Voilà, ce sont justes quelques pensées, et je sais trop combien elles sont à certains moments, dérisoires, abstraites, inutiles. Mais, quand même je crois qu'il est bon de les avoir quelque part en soi...

En tout cas, courage à toi comme j'essaie d'en garder. Amitiés.

Profil supprimé - 30/09/2011 à 12h06

Bonjour elorapal, merci pour ton message de soutien. c'est bien de pouvoir venir sur ce forum car il y a une dizaine d'années ça n'existait pas. oui c'est vrai je ne vis que pour leur bonheur et si je sais qu'ils ne vont pas bien je ne peux pas être heureuse. oui je sais qu'il faut se faire aider, j'ai vu une psy pendant qq tps qui m'a bcp soutenue mais elle revenait trop cher et je ne pouvais plus y aller, là comme mon fils avait un travail et que je lui avais trouvé un petit appt je pensais qu'il prendrait conscience qu'il devait se débrouiller : mais c'était compter sans son état : il panique et est tjs dans la galère, j'ai dû payer son dernier loyer, ses frais de voiture et aussi lui porter à manger (malgré son salaire d'intérimaire) il me raconte des bêtises sur ses dépenses. donc voilà, je ne peux pas retourner voir ma psy je suis tjs dans le rouge à la banque. Je ne sais pas comment vont se passer les prochains mois mais je ne les sent pas merveilleux car ça ne fait que 3 mois qu'il vit seul et déjà tant de problèmes. Ma fille ainée a coupé les ponts depuis longtemps et ne veut plus de contact avec moi, mon cadet de 17 ans est allé vivre chez son père et maintenant qu'il est ado, il vit sa "vie" je n'ai plus que celui du milieu qui demande tant et tant. Voilà merci à tous de m'avoir répondu bon courage à vous tous et toutes

Profil supprimé - 30/09/2011 à 14h47

Bonjour Tristesse22,

Je suis le modérateur de ces forums. Je vais aller dans le sens de ce que vous a dit Elorapal en vous invitant à prendre soin de vous avant tout.

Comme elle j'aimerais vous aider à prendre conscience que ne vivre {"que pour le bonheur de ses enfants"}, même si c'est une noble idée, est d'un poids trop lourd à porter pour eux ! Cela signifie que vous ne faites pas de distinction entre votre vie et la leur et - je vais être un peu dur - que vous n'arrivez pas à évoluer vous-même, à cesser d'être une maman poule pour devenir une mère et redevenir une femme à part entière.
A un certain moment de leur vie, nos enfants ont besoin, pour grandir et affronter la vie, de sentir qu'ils ont l'espace pour le faire, qu'ils peuvent faire des choix pour eux-mêmes sans que cela n'implique l'équilibre de leurs parents. S'ils n'ont pas cet espace - et cela peut être le cas lorsqu'un parent lie tout son "bien-être" à ce que font ses enfants - alors ils ne peuvent plus grandir et choisir ce qui est bien pour eux parce que c'est toujours recouvert par le parent qui a {besoin} d'eux.
Entendons-nous bien : il n'y a pas de "faute" de votre part et vous n'êtes pas responsable de l'usage de drogue de votre fils ! Cependant il est manifeste qu'en rendant inséparable de vous le destin de votre fils il est probable que vous contribuiez à l'empêcher d'affronter sa souffrance et de se prendre en main. En effet, actuellement, quoiqu'il fasse de "positif" (travailler, arrêter la drogue, etc.) il le fait quelque part pour vous aussi et non pour lui seul. Lorsqu'on est adulte c'est une position intenable et l'un des échappatoires peut en être, justement, de consommer de la drogue.

Votre fils a besoin de sentir que vous allez bien loin de lui. Pour y arriver vous avez besoin de faire un travail avec un psychologue et je vous engage à utiliser vos maigres ressources en priorité à cela. En payant le loyer ou les dettes de votre fils, en prenant sa place dans bien des domaines où c'est lui qui devrait "assurer" et "assumer", vous ne lui rendez aucun service. Au contraire vous l'empêchez d'affronter ses propres démons, d'aller au bout de ses difficultés et par là même d'acquérir l'autonomie qui lui serait nécessaire pour pouvoir se prendre en main.

Alors, comme vous l'a dit avec justesse Elorapal, prenez soin de vous avant tout. Ce n'est qu'après avoir retrouvé un semblant de forces et de joie de vivre votre propre vie, que vous serez alors capable d'aider utilement votre fils.

Allez, bon courage !

Le modérateur.

Profil supprimé - 01/10/2011 à 09h46

Bonjour Modérateur,
tout ce que vous dites me touche très sincèrement et je vous remercie de porter attention à mes messages.
bien sûr qu'il faut que je pense à moi, bien sûr qu'il faut que mes enfants se rendent indépendants, bien sûr qu'ils doivent vivre leurs joies, leurs angoisses, je comprends tout ça et dans l'absolu je dirai que vous avez raison, seulement, je l'ai fait il y a qq années et mon fils je l'ai mis dehors ne pouvant plus supporter ses excès devant son petit frère (il avait trouvé un sac plein Ecstasy en allant chercher une K7 dans la chambre du grand) et bien ça a été la descente aux enfers pendant les 4 années qui nous ont séparés, je l'ai repris pour qu'il se soigne, et remis dehors encore une fois (re descente aux enfers) cette fois je l'ai repris il y a presque 3 ans pour qu'il se soigne vraiment et il a fait bcp d'efforts. J'ai perdu bcp, je me suis isolée, j'ai travaillé et cette fois, j'ai pris la décision de lui trouver un studio (en me promettant de ne plus jamais le reprendre chez moi) mais voyez il commence à dépérir et à replonger!!!! je ne demande pas mieux que le laisser vivre de son côté, mais s'il fait le geste final (ma grosse hantise) pourrai-je ne pas me le reprocher. Les centres disent qu'il ne faut pas les abandonner, qu'ils ont besoin de leur famille, alors ??? la famille c'est moi, il n'y a personne d'autre!!! quoi qu'il en soit, je vous remercie tous pour vos messages de soutien et je vous souhaite un grand courage à tous.

Profil supprimé - 01/10/2011 à 09h53

Merci pour votre message, confiance, je vous ai répondu la dernière fois, mais j'ai dû faire une mauvaise manipulation et il n'est pas passé. Je suis touchée que vous preniez le tps de me répondre étant vous même dans la souffrance. Il y a qq années, je ne pensais pas bcp de bien de drogue info service parce que c'était peine perdue d'obtenir des réponses en tant que parent, mais je dois avouer que depuis le service a évolué et ce site nous permet de communiquer et de ne pas nous sentir seules, nous les mamans, et toutes les personnes qui sont confrontées à ce fléau qu'est la drogue. Encore merci confiance, à très bientôt sur ce forum pour me donner des nouvelles de votre fils

Profil supprimé - 01/10/2011 à 12h46

Re bonjour !

Le modérateur a raison, hélas... Je dis hélas car je suis moi-même maman d'un fils unique de 14 ans, mère célib, et j'ai arrêté la drogue et changé de vie pour lui.

J'ai compris très vite que, pour offrir à mon fils la vie la plus normale possible, il fallait que je fasse attention à ne pas lui faire porter ce poids trop lourd.
Il est le centre de mon univers, mais je fais tout pour qu'il ne "s'en rende pas compte".
En plus, ayant été battue et maltraitée durant mon enfance, je savais que je vo ulais l'élever sans taper.

J'ai gardé des enfants pendant trois ans, quand il en avait deux, ces enfants passaient avant lui, parce que c'était des filles, parce que j'étais payée pour m'occuper d'elles et aussi, beaucoup, parce que je savais que même s'il appréciait modérément, ayant l'habitude d'avoir sa maman pour lui tout seul, c'était important pour sa construction.
D'ailleurs il a gardé une relation particulière avec ces voisines.

J'ai tenu les limites et les punitions, même si c'était souvent dur.
Pour tenir, je me disais que, finalement, plus vite on montre à quelqu'un où sont les limites, moins il passe de temps à les chercher.
En amont, ces limites doivent être expliquées, mais en situation de crise, c'est la limite et point barre.

Je lui ai toujours dit que je préférais me charger de le punir, et de lui apprendre quelles étaient les limites à ne pas franchir, plutôt que ce soit la vie elle-même qui s'en charge.
Moi, au moins, je le fais avec amour, et avec des explications.

J'ai aussi pris du temps pour moi, en lui expliquant que j'en avais besoin, et que pendant ces moments là, il se débrouille seul. Il sait que quand je suis dans un livre, ou en train d'écrire, faut pas venir m'embêter à moins d'une urgence !

J'ai aussi tout fait pour qu'il fasse ses expériences lui-même, bonnes ou mauvaises, qu'il parte en colo, qu'il aille chez ma mère, chez son père, chez des amis, chez ses copains.
Qu'il soit un maximum dans la vie, tout en sachant que s'il arrive un truc, je suis là, derrière, en retrait.

Je pense que vous avez peur que vos enfants ne vous aiment plus, comme tous les parents, on se nourrit de cet amour !
Bizarrement, je n'en ai pas peur.
Enfin, dans l'absolu, oui, bien sûr, mais pas au quotidien.
Je l'ai toujours considéré comme un être distinct, comme un adulte en devenir, parce que j'ai trop souffert du : tu es Mon enfant, tu dois être ce que je veux, et pas autrement.

Et aussi, parce que je sais, pour l'avoir vécu, qu'on aime toujours ses parents, c'est un lien tellement fort !
Même après tout le mal qu'ils m'ont fait, je lutte pour enfermer l'amour que je ressens pour ma mère dans une petite boite bien fermée.

Vos enfants, quoiqu'ils en disent, vous aimeront toujours.
Et parfois, les aimer, c'est leur dire non. Même si ça fait mal, même si c'est dur.
Sérieusement, vous les aidez trop. Le modérateur a encore raison, allez voir un psy pour vous consolider, prendre du recul.

Et j'ai pu constater, auprès d'autres toxs - alors je ne vous jette pas la pierre hein !! je sais bien qu'on fait comme on peut - que les extrêmes sont néfastes. Trop aider peut être aussi nocif que ne pas aider du tout.

J'ai toujours su, même quand il était tout petit, qu'il faudrait que j'aille bien et que je sois forte, pour qu'il puisse faire sa crise d'ado comme tout le monde, et me renvoyer chier, et être pénible...

Par contre, je lui ai toujours dit que je l'avais élevé dans le respect, sans contraintes physiques, et qu'une des choses que je ne tolérerai pas serait qu'il soit violent, physiquement, envers moi.
Je me suis tellement fait taper dessus pour des conneries quand j'étais gamine, un coup de plus, de qui que ce soit, c'est niet.

Bon courage
bluenaranja

Profil supprimé - 03/10/2011 à 11h54

Bonjour bluenaranja,
j'ai bien compris votre message, mais je tiens à mettre certaines choses au point. certes j'en fait bcp pour mes enfants, mais je les ai tjs élevés dans le respect et la discipline. Je n'étais pas tout le tps derrière eux et je les ai laissé libres de faire leurs expériences tout en étant là en cas de besoin, mais voyez vous rien n'y a fait, qu'on écoute les enfants, qu'on les éduque, qu'on leur apprenne les valeurs ou qu'on les abandonne, pour certains cela donne exactement les mêmes résultats. La preuve est qu'ils me repprochent de n'avoir pas été là pour eux et de n'avoir jamais pu les écouter (alors qu'ils trouvaient que je les étouffais lorsque je les embrassais) Après c'est une question d'individu et de caractère qui est propre à chacun. Eux tiennent de leur père (absent, violent, caractériel....) Il n'y a pas d'école des parents, on fait ce qu'on peut, mais ça n'empêche pas l'inquiétude, la culpabilité. Je voudrais revenir en arrière et pouvoir revivre toute leur enfance pour leur éviter la dérive.
C'est très courageux à vous de vous en être sortie par amour de votre enfant : ma fille ainée ne l'a pas fait et ses 2 enfants sont en famille d'accueil car elle refuse que ce soit moi qui les garde.
merci pour votre message

Profil supprimé - 03/10/2011 à 17h19

Bonsoir !

Je voulais vous dire qu'il n'a jamais été dans mon intention de faire genre : moi je sais comment élever les enfants.
Au contraire, tant que tout va bien je touche du bois, car je sais trop bien combien le facteur chances - rencontres joue aussi ! Sans parler du charactère des enfants à la base...

Déjà, je me permettrais pas de prétendre savoir mieux que les autres, ensuite, mon fils a juste quatorze ans, donc vous voyez, pour l'instant, je fais de mon mieux et je croise les doigts !!

En fait j'ai juste pensé combien ç'avait été dur pour moi de le laisser, et j'ai énuméré toutes ces situations !

Après, je fais des remarques, peut être intempestives ! , comme je l'ai dit ailleurs, la seule chose qui me motive c'est d'écouter et d'essayer d'aider, parce que j'ai moi meme été beaucoup aidée.

Mais loin de moi l'idée de juger les gens, ou d'avoir l'impression de savoir mieux que les autres, ou autre.

Donc désolée si mon message a pu vous heurter, c'est vrai qu'en le relisant, il y a beaucoup de moi je fais ci moi je fais ça, mais c'était dans le sens c'est pas facile d'être mère, et j'essaie de faire ça et ça, et pas dans le sens voilà ce qu'il faut faire.

Perso, mes parents ont jamais rien fait pour moi, donc à la base, à chaque fois que je vois des parents s'investir, je me dis que les enfants ont de la chance.

Bonne soirée ! Et désolée encore d'avoir été maladroite.

bluenaranja

Profil supprimé - 03/10/2011 à 20h48

Je suis âgée de 20ans, j'ai stoppé toute consommation de cocaine (je ne consommais que ca) depuis bientot 5mois.
J'ai fais vivre l'enfer à ma mere. Je ne me suis pas mise à sa place une seule seconde. Je n'ai pas eu une vie facile, mais elle a tout fait pour me la faciliter, et comment lui ais-je rendu ? en faisant ca ? elle a eu beau tenter de me sortir de ça, en discutant calmement ect rien n'y a fait. Je sortais tous les soirs pour ne rentrer qu'au petit matin les yeux ronds comme des prunes, et elle savait tres bien que j'avais consommé. Elle ne savait plus quoi faire, ni dire. Je n'ai pas été violente avec elle, mais d'une agressivité dans les propos atroce. Je n'étais plus la même, plus son enfant. plus personne ne m'a reconnue. Meme pas moi. Moi qui disait toujours "je deteste les gens qui se drogue, jamais de la vie je ne ferais ça" et bien il ne faut jamais dire jamais. Hormis ma mere, personne n'a tenté de me faire arrêter. Sauf me dire "arrete tes conneries". Ma mere a été la seule là pour moi. Et pourtant ce n'est pas ça qui m'a empeché de continuer, je ne saurais dire reellement pk je suis tombée dans cette merde, beaucoup des frequentations, mais personne ne m'a mis un couteau sous la gorge pour le faire, j'étais bien contente de me défoncer les narines. jusqu'au jour ou j'ai fais une overdose. et qui a été la pour moi ? MAMAN. c'est elle qui a apeller les pompiers et qui a tenu ma main tout au long à l'hopital pendant que je luttais pour ne pas y rester. Si elle ne m'avait pas trouvée dans la cuisine entrain de claquer, je ne serais certainement plus là aujourd'hui. J'ai vécu les pires moments de ma vie. J'espere que vous n'en arriverez pas là, malheuresement et heureusement à la fois, pour moi ça à été le seul moyen de m'en sortir et d'arrêter. j'ai coupé les ponts avec tout ce beau petit monde. je n'en ai plus repris une seule fois, et je suis certaine de ne plus en reprendre une seule fois. appart du courage et de la patience, je pense que vous ne pouvez plus rien faire. Surtout ne payez plus rien pour eux, ni dettes, ni loyers, ni rien. C'est la pire chose que vous pouvez faire. Ils se diront sans doute, maman sera la pour eponger les dettes. donc forcement ils vont continuer. La volonté d'arrêter doit venir d'eux même, pas de vous. C'est malheureux à dire mais c'est ce qu'il faut comprendre. Un enorme bisou pour vous, et beaucoup de courage.

Profil supprimé - 03/10/2011 à 21h40

bonjour Tristesse22,

l'une des choses les plus difficiles pour moi, c'est d'en finir avec les :"et si j'avais fait ci ou cela, si je n'avais pas...", de dépasser ce sentiment de culpabilité qui me taraude. Nous nous faisons tellement de mal en ressassant ce qui aurait {{ {pu} }} être, ce que nous aurions { {{dû}} } faire. Je commence à moins penser de cette façon. Oh, je ne dis pas que, dans les moments de désespoir, je ne me dis pas "pauvre idiote! tu n'as pas vu ceci, tu n'as pas anticipé cela, etc etc" jusqu'à m'en rendre malade. Je voudrais me gifler, je voudrais "tout effacer" et reprendre aux touts débuts. Mais: primo, c'est pas possible, deuxio: comment savons-nous si cela aurait changé les choses? et enfin: penser ainsi nous empoisonne, nous fait du mal, nous prend de l'énergie pour des choses plus constructives. Je ne sais pas pour toi, mais moi, je trouve que je souffre déjà assez comme ça: le quotidien à gérer, voir la souffrance de mon fils, l'angoisse pour l'avenir, la peur du pire... ça suffit pour que je rajoute pas, en plus, ce satané sentiment de culpabilité. J'ai fait de nombreuses erreurs, mais si je voulais toutes les supprimer afin de redonner à mon fils une enfance et une adolescence "parfaites" (?), alors c'est que je serais une mère Zéro Défaut-Zéro Erreur. Impossible. Comme tu le dis toi-même il y a plein de paramètres que nous ne maîtrisons pas. Heureusement.

Par contre aujourd'hui, je veux agir le mieux possible, et éviter les erreurs évitables. Pour ça, je me sers de ce que j'ai appris depuis et de l'aide des professionnels. Personnellement je n'arriverais pas à gérer tout ce qui entoure la toxicomanie de mon fils (son état de santé, mon moral et ma fatique, la communication, le quotidien, etc)si je ne bénéficiais pas du soutien de professionnels. Ils m'éclairent sur ce qui peut être bon pour lui, et sur ce qui peut être bon pour moi. Et je fais mes choix, j'agis comme je le sens, mais éclairée par ces points de vue extérieurs et compétents. Moi, je me suis adressée aux services externes de l'hôpital psychiatrique public de mon secteur de santé, et à l'association d'aide locale d'aide aux toxicomanes). J'y bénéficie gratuitement d'entretiens avec des professionnels. Si tu as l'énergie pour le faire, ça vaut le coup d'essayer. La liste d'attente est parfois longue, mais si tu décides de rechercher ce type de soutien, tu peux faire un peu de forcing, je pense que ta situation pourra être prise en compte.

Voilà, je voulais juste te faire part de ces pensées suite à ton dernier message. J'espère ne pas t'avoir heurtée d'une manière ou d'une autre.
Je souffre tellement aussi, mais tant que j'ai l'énergie, je tâcherai de vivre autre chose que ma souffrance, de m'aimer assez pour vouloir mon bien.
J'ai à peu près ton âge, et j'ai vécu toute ma vie en me considérant comme passant après les autres, et au fond, ne méritant pas le bonheur (inconsciemment la plupart du temps).
Maintenant, j'ai décidé que ma vie est très importante: elle ne sera peut-être pas "heureuse" (!?)mais en tout cas, j'y apporterai le plus grand soin.

Amitiés

Profil supprimé - 03/10/2011 à 21h53

comment ai-je pu oublier, en parlant de ce qui me permet aujourd'hui d'agir de la manière la plus adaptée possible, de nommer ce site lui-même, le modérateur et Bluenaranja? C'est réparé. Merci à tous.

Profil supprimé - 04/10/2011 à 08h32

Bonjour,

Merci infiniment pour avoir raconté votre histoire ici, dans cette discussion précisément. Quel chemin vous avez parcouru ! Bravo à vous, et à votre mère.

Cordialement,

Le modérateur.

Profil supprimé - 04/10/2011 à 08h36

Bonjour,

Chers contributeurs à ce fil de discussion, qui essayez de soutenir Tristesse qui nous a tous touchés, je vous adresse, en mon nom et en celui de Drogues Info Service, un immense MERCI pour votre investissement. Franchement je vous trouve formidables et je suis très touché par vos contributions.

Le modérateur.

Profil supprimé - 04/10/2011 à 09h13

Bravo ! Cela fait plaisir de voir des gens qui s'en sortent, et quel chemin accompli, toi et ta mère !
Un beau message d'espoir, dès le matin, ça fait du bien !!

blue

Profil supprimé - 04/10/2011 à 10h38

Bonjour Tristesse22,

C'est le modérateur de nouveau. Merci d'avoir, avec délicatesse, remis à sa place ce qui devait l'être et précisé ce que vous aviez essayé de faire par le passé. C'est avec beaucoup d'humilité que je dois essayer d'écrire des conseils et de donner un avis car, bien entendu, je ne suis surtout pas à votre place et j'ignore beaucoup de choses !

Je ne doute donc absolument pas des efforts sincères que vous avez fait par le passé et aujourd'hui encore. Je me permettrais juste de remarquer que ce n'est pas forcément parce qu'il y a une séparation de corps entre deux individus qu'il y a la séparation psychique nécessaire entre eux pour qu'ils s'autonomisent l'un de l'autre. Il y a mille moyens, y compris à 10 000 km de distance, pour exister continuellement pour l'autre. Ce que je note dans ce que vous écrivez c'est que vous parlez par exemple de "séparation" lorsque vous décrivez la période pendant laquelle il a vécu loin de vous. C'est un langage de couple. Ce que je note également c'est que le schéma qui a l'air de se jouer entre vous deux c'est vraiment "je ne peux pas vivre loin de toi et vice-versa". Lorsqu'il est loin, dites-vous, il "descend aux enfers". Mais lorsqu'il est prêt de vous est-il moins aux enfers ? Réussit-il à s'arrêter, à s'équilibrer ? Si oui comment ? Avec quelle action de votre part ? Cette action ne vous donne-t-elle pas le rôle de l'ultime sauveur de votre fils ? Comme s'il pouvait ne s'en sortir {que} par vous ou qu'il ne mourrait pas {que} grâce à vous... Est-ce cela, votre relation de couple avec lui ? Cela ne signifie-t-il pas que dans votre imaginaire commun il ne vit que grâce à vous et que par vous ?
Si les centres ont raison de souligner l'importance du soutien familial pour aider l'autre à s'en sortir, le "problème" ici est sans doute ce que vous dites : {"la famille c'est moi, il n'y a personne d'autre"}. Vraiment ? Ni son frère ni sa sœur, ni son père (où est-il ? c'est le grand absent), ni ses oncles et tantes, ni ses grand-parents s'ils sont toujours là ? Comment l'histoire s'est-elle déroulée dans votre famille pour en arriver là, à cette relation unique entre vous deux ? En tout cas il manque des personnes autour de vous deux pour faire "tiers", pour varier les relations familiales et ouvrir l'éventail des possibilités qui s'ouvrent à vous deux.

Je pose ces questions pour pointer le dysfonctionnement qui me semble exister. Je crois que vous avez rationnellement conscience de tout cela. Mais c'est véritablement en psychothérapie que vous pourrez dénouer ce qui doit l'être. En aucun cas je ne veux vous accuser de quelque chose et je note d'ailleurs que vous êtes la première victime de cette situation. Vous êtes autant dépendante du devenir de votre fils qu'il l'est de sa drogue. Vous payez le prix fort pour cette dépendance : épuisement, angoisse, ruine financière, isolement social, familial et amical... Quand allez-vous mettre une limite au prix élevé que vous devez payer pour cette dépendance à votre fils ? Qui peut vous aider à dire {"stop, j'ai le droit à ma vie aussi"} ? Qui sont vos alliés ? Vous demandez et souhaitez ardemment que votre fils mette fin à sa dépendance mais... et vous ? quand donc allez-vous mettre fin à la vôtre ?

A vous lire enfin, il m'est venu une idée de piste de soin pour votre fils. Je ne sais pas si cela a été essayé ou envisagé pour lui mais il me semble que cela pourrait être particulièrement approprié. En effet, dans la mesure où il semble ne pouvoir vivre seul pour le moment et où ses seuls liens affectifs valables semblent se résumer à ceux qu'il a avec vous, je crois qu'une famille d'accueil ou un centre thérapeutique communautaire correspondraient bien à sa situation. Il pourrait y tisser des liens d'amitié et y recevoir un soutien structurant qui l'aideraient à (ré-)apprendre à s'autonomiser et à vivre sa vie. La condition pour intégrer ces propositions thérapeutiques est en général d'être sevré, ce qui nécessite auparavant de passer de nouveau par le centre de soin en ambulatoire local pour faire le sevrage (ou mettre en place la substitution). C'est avec ce centre local aussi qu'il pourrait choisir au mieux l'après sevrage qui lui convient. Néanmoins notre rubrique "S'orienter" permet d'ores-et-déjà de trouver les coordonnées des centres thérapeutiques communautaires et les réseaux de famille d'accueil. Pour ce faire il faut utiliser le [formulaire de recherche avancée->http://www.drogues-info-service.f...p.php?page=recherche_stru&rech=d] et y sélectionner successivement, dans le champ {{"type de structure"}} : CSAPA-famille d'accueil ; Centre thérapeutique communautaire ; CSST-centre thérapeutique résidentiel et enfin CSST-réseau de famille d'accueil. Il ne faut pas entrer d'autre critère si vous désirez obtenir une liste exhaustive (il ne faut notamment pas entrer de critère géographique dans la mesure où il n'y a pas de telles structures partout).
Vous pouvez proposer cette démarche à votre fils mais elle doit être avant tout le choix de votre fils. Les délais d'attente avant d'obtenir une place peuvent être longs. J'espère sincèrement qu'il pourra être sensible à cette proposition.

Je vous prie de m'excuser si, encore une fois, j'ai pu paraître un peu dur vis-à-vis de votre situation ou si j'ai pu poser des questions qui semblent impliquer un jugement. Tel n'est pas mon intention et je sais que tout cela est extrêmement difficile et fatiguant pour vous et que vous faites d'immenses efforts. Je vous souhaite à nouveau bon courage !

Cordialement,

Le modérateur.

Profil supprimé - 04/10/2011 à 11h32

oups!!! Normal, il fallait que je l'entende ou plutôt que je le lise : vous avez tout à fait raison dans ce que vous dites et je vais essayer de répondre : Mon fils a vécu avec moi tout simplement qu'il ne supporte personne, il est allé en co location ou dans des centres mais ça s'est tjs terminé très mal, il a tjs raison, il n'y a que lui qui fait bien etc..... il ne supportera donc absolument pas une famille d'accueil, il a 28 ans maintenant et est un adulte. Et puis il travaille (ce que je ne peux pas reprocher à mes enfants c'est leur manque de courage, ils ont tjs trouvé du travail, même s'ils ne s'y tiennent pas, ils ne restent pas innactifs) et puis ça fait 2 ans qu'il est sous méthadone et il arrivait en fin de traitement et plouf il a retrouvé ses copains d'avant et c'est reparti) peut être que ce n'est que passager c'est ce qu'il me dit : que les rechutes arrivent. et que c'est parce qu'il est en panique de l'avenir. Mais voyez vous je ne peux pas lui parler, il crie tout le tps ap moi, pas de communication.
Pour la famille, c'est très simple : son père est inexistant, il ne l'a jamais connu (bien que nous étions mariés, ce papa n'a jamais assumé ses enfants, il était aventurier et violent) mais j'étais très jeune lorsque je l'ai connu : 16 ans, donc...... Quant à sa soeur, il a coupé les ponts avec elle et ne veut pas la voir car il la traite de 'camée" c'est l'hopital qui se fout de la charité et puis mon petit dernier (que j'ai eu avec un autre homme) il a tout fait pour que le couple se sépare et il a réussi, il était tellement infecte que mon compagnon (le père de mon petit dernier) m'a dit c'est moi ou ton fils, bien sur j'ai choisi mon fils (il n'avait que 11 ans à l'époque) et bien mon petit est un enfant très gentil et le grand était jaloux, il lui a pourri la vie aussi pour qu'il quitte la maison et aille vivre chez son père, encore une fois réussi. Il est associable donc comment sa famille : gd parents, oncles, tantes, cousines, frère, soeur, peut l'aider puisqu'il rejette tout le monde. c'est pour ça que je dis que je suis la seule à le supporter et que je suis la seule qui reste. Bon voici une petite partie de ma vie que je vous ai racontée à tous. Ne croyez pas que je sois qq de triste car j'aime la vie et j'aime rire. c'est vrai que lorsque j'ai mis mon premier message, j'étais vraiment au bout de tout et c'est la première fois que ça m'arrive à ce point.
JE TIENS A TOUS VOUS REMERCIER CAR VOUS M AVEZ TOUS DONNE BIEN DU COURAGE POUR ME RELEVER CE FLEAU QUI ME RONGE JE N EN PARLE PAS TROP AUTOUR DE MOI CAR C EST DIFFICILE A COMPRENDRE POUR QQ QUI NE LE VIT PAS.
Je vais continuer à venir sur ce site et à vous tenir informé de la suite.
C'est vrai que je ne parle que de ce fils là mais ne croyez pas que je n'aime pas les autres : mon petit je l'adore c'est un enfant merveilleux, mon seul regret c'est de ne plus le voir bcp car il va avoir 18 ans, il me manque terriblement. Ma fille est aussi mon bébé et dans mon coeur elle restera tjs celle pour qui je me suis battue également (nous étions à l'étranger quand elle est née et je n'avais que 17 ans) c'est trop jeune. voila modérateur est ce que j'ai répondu à qq unes de vos interrogations ? encore merci pour tout. Ah oui je suis allée au CCST qui suit mon fils, mais on ne veut pas me recevoir si lui ne le veut pas!!!!!!! alors comment faire

Profil supprimé - 04/10/2011 à 11h41

Bonsoir Bluenaranja,
En aucun cas je n'ai été blessée par votre message et je comprends tout ce que vous avez voulu me faire entendre. Je tenais simplement à dire que quoi que nous fassions les autres eux n'entendront que ce qu'ils veulent bien entendre. Vous êtes jeune, votre fils a 14 ans et je vous souhaite plein de bonheur avec lui.
Je suis très certainement un peu "aigrie" je ne pensais pas utiliser cet adjectif ça fait peur, de ne pas partager avec mes enfants et..............petits enfants tous les petits bonheurs simples comme une discussion calme, une visite du dimanche ou une réunion de famille.
Je vous embrasse très fort et je vous dis encore merci de bien vouloir vous pencher sur mes messages

Profil supprimé - 04/10/2011 à 11h46

Bonjour Tomtat,
quel message d'espoir vous nous transmettez!!!! et quel gage d'amour pour votre mère. Vous avez été très courageuses toutes les 2 je vous souhaite plein de bonheur.
En ce qui me concerne, je pense qu'il est bien trop tard pour qu'ils s'en sortent tous les 2.: (mes enfants, ça fait trop longtemps qu'ils sont dépendants et il y a eu trop de tentatives d'arrêt et trop d'échecs) mais encore merci pour cette petite lumière que vous apportez grosse bise

Profil supprimé - 04/10/2011 à 18h30

Bjr à tous

- d'abord un merci (un merci de plus à cette liste déjà longue!). Je l'adresse à Tomtat. Ca nous fait du bien, et ça nous est utile d'avoir des "éclairages" différents.

- ensuite, Tristesse, ds un précédent message, tu parlais de reprise du travail et de reprise du "combat". Est-ce que néanmoins tu t'accordes un peu de temps pour toi? Essaie de ne pas faire l'impasse là-dessus.
Perso, je fais désormais attention de bien prendre soin de moi. Je me suis rendue compte que ça n'enlevait rien à personne!!!(au contraire)

amitiés.

Profil supprimé - 04/10/2011 à 22h50

Gage d'amour pour ma mere, oui, c'est le cas de le dire. Elle a toujours été LA dans les bons comme mauvais moments, et j'avoue que je lui en ai fais vivre des pires.
Pour ma part ce n'est pas avoir été courageuse d'avoir arrêter, c'est tout simplement un jour il faut se poser les bonnes questions. Bon ok je me drogue, beaucoup, même trop. On me dit que je suis trop dépendante pour arrêter seule, qu'il faut consulter blablabla..NON
Le psy va faire quoi de plus ? Hormis me droguer avec autre chose pour soit disant calmer la dépendance, et me dire c'est mal mademoiselle, il faut arrêter vous aller vous détruire. C'est ce que vous voulez ?NON alors arrêtez. Voila Rien, le psy ne sert à rien. Je n'ai meme pas pris la peine d'aller en voir un. La simple et unique question.
J'ai envie de finir ma vie comme ca ? Et peut etre d'en creuver ? NON, donc stop. Point ca c'est arrêter là. C'est une question de volonté et d'avenir pour le consommateur. Vos fils ont échoués à leur tentatives d'arrêt tout simplement car ils n'ont pas reellement envie de 100% d'arrêter. Quand on veut on peut. Il suffit juste de savoir si on veut rester dans la merde, ou construire un joli chemin. COURAGE.

Profil supprimé - 05/10/2011 à 11h31

Bravo, continuez sur cette voie et soyez heureuse, je vous le souhaite de tout coeur. Vous avez raison, je crois que quelque part, mes enfants aiment cette dépendance et ne veulent pas arrêter à 100% seulement à 50/60% d'ailleurs mon fils m'a dit qu'il aime trop la "défonce" pour s'en sortir indemme.

Profil supprimé - 05/10/2011 à 11h40

Je te remercie elorapal de te soucier de mon état.
Oui j'ai repris le travail, je ne dis pas que je suis en pleine forme, mais enfin ça peut aller.
En fait, je pars tôt le matin et je rentre tard le soir (j'habite assez loin du bureau) donc il ne me reste que peu de tps et j'essaie au max de me reposer, et puis vous avez été tous de bons conseils et j'essaie aussi de ne pas me "ronger" quand je pense aux enfants, mais je continue à les aider : j'ai déposé un sac de nourriture chez mon fils et pris son linge pour le laver, mais ça c'est tout simplement pour me sentir "utile" je pense et pour qu'il ne se sente pas abandoné. Je crois que j'en ai besoin.
Mais outre l'alimentaire, je refuse de donner de l'argent (un pas de plus) mais tu as raison s'occuper de soi ça n'enlève rien à personne. je vais essayer de suivre ton conseil.
bonne journée

Profil supprimé - 05/10/2011 à 18h55

NON, NON et non !!!!! "utile" mais n'importe quoi. "BONNICHE" je dirais. Désolée d'être si crue. mais punaise, c'est ça le role d'une mere ? Deposer un sac de bouffe à son gosse de peur qu'il n'en ai pas car il claque le peu d'argent qu'il a en drogue ? Laver son linge ? NON !!!!!!! ne serait-ce en arretant TOUTE AIDE vous allez être vraiment UTILE. si votre fils sait qu'il n'aura pas à manger s'il ne s'en occupe pas et qu'il n'aura pas de linge propre car maman ne le lave plus, ca lui occupera (tres peu mais c deja ca de gagner) l'esprit a se dire : comment vais je faire? et donc chercher une solution. un laps de temps il va commencer a comprendre qu'il commence a etre dans la merde. Vous n'êtes pas eternelle. Je touche du bois, mais si demain vous veniez à partir ? Il sera bel et bien obligé de se débrouiller!et de s'occupper un petit moment de sa SURVIE plutot que de sa DEFONCE !!!!!

Profil supprimé - 05/10/2011 à 20h33

Hello,

Je suis ravie de voir que tu as réussi à arrêter. Avec l'aide de ta mère, tu as réussi à trouver ta solution.

Là où j'ai un peu de mal, c'est la manière dont tu généralises : les psys ne servent à rien, pour arrêter, il faut de la volonté, ceux qui n'y arrivent pas n'en ont pas.

Il y a quasiment autant d'histoires de vie que de drogués, il y en a qui commencent pour faire la fête, d'autres parce qu'ils ont subi de grave sévices, enfin, il y en a toute une liste ! Cela dépend aussi des années passées à se droguer, du rapport au produit, etc...
Moi, la première fois que j'ai touché une drogue dure, c'est quand un taré qui passait m'a violée et fait fumer du crack.
Je t'explique même pas la volonté que j'avais de m'en sortir, quelque part, continuer sur la voie des drogues, c'était continuer le truc. Mais à chaque fois que j'arrêtais, les images défilaient en boucle dans ma tête, et je ne le supportais pas. J'arrêtais six mois, je trouvais du travail et quand tout allait bien, je me dégonflais comme un soufflé parce que justement, je ne supportais pas d'aller bien.

Et tout le monde n'a pas la chance d'avoir une mère comme la tienne !
Moi, j'avais personne, ma deuxième od, quand je me suis réveillée à l'hôpital, c'est mon psy qui était là. Il ne m'a jamais proposé de médocs et a été là pour moi, à chaque fois que j'en avais besoin.

Voilà, juste quelques pensée en vrac
Et surtout, bonne continuation

bluenaranja

Profil supprimé - 06/10/2011 à 08h44

Bonjour TOMTAT,

Je suis le modérateur de ce forum. Je vous remercie de votre contribution, que j'ai validé. Cependant je vous avoue que j'ai beaucoup hésité car le terme de "bonniche" que vous employez ainsi que le ton général de votre message sont particulièrement virulents. Je comprends votre intention sincère de faire passer un message mais attention tout de même à ce que vous dites et comment vous le dites.

En l'occurrence Tristesse fait beaucoup d'efforts pour essayer de faire avancer les choses. Elle a vécu beaucoup de choses difficiles et elle est toujours très préoccupée par la situation de son fils. Elle essaye sincèrement de ne plus autant le prendre en charge qu'auparavant, elle a compris je crois que cela pouvait être une erreur. Néanmoins c'est avant tout une mère qui a besoin de savoir que son fils, malgré ses problèmes, puisse manger et rester propre. Elle a toujours besoin de remplir a minima son rôle de maman et c'est tout à fait respectable. Votre propre mère est restée là dans les moments les plus difficiles pour vous et je peux tout à fait imaginer qu'elle n'aurait sans doute pas renoncé à ce rôle non plus si cela avait été nécessaire.

En d'autres termes la situation "idéale" n'existe pas. Même si je comprends votre raisonnement, je crois que vous n'avez regardé que dans une direction, celle de ce qui serait bien d'après vous pour son fils. Vous devez aussi prendre en compte les besoins et la sensibilité de cette maman et je crois que vous auriez pu dire la même chose moins durement. Par ailleurs, si vous avez bien lu ses explications, son fils sait aussi faire preuve d'initiative et par exemple trouver des emplois. Il est donc aussi capable de s'occuper de lui dans un sens positif !

Encore une fois je vous remercie de contribuer à ces forums mais je vous en prie, essayez, sans vous censurer pour autant, de trouver un ton plus modéré pour dire ce que vous avez à dire.

Cordialement,

Le modérateur.

Profil supprimé - 06/10/2011 à 12h28

Bonjour !

Je voulais juste souligner le courage de ces mamans, ce n'est pas facile de dire, voilà, j'aime mon enfant, j'ai tout essayé et je n'y arrive pas. Rien que venir poster ici, c'est courageux.

Et depuis que je suis moi même devenue Maman je sais combien c'est difficile de concilier la théorie et la pratique !!!
Comme je l'ai dit plus haut, TomTat, ce n'est pas parce que tu as trouvé TA solution que c'est LA solution !

J'espère sincèrement que tu comprendras le point de vue du modérateur - que je partage entièrement - plus il y a de réponses diverses et variées, plus les gens peuvent piocher dedans, mais il y a la manière de le dire !

Tu n 'as pas eu besoin de psy parce que tu as une super maman, tant mieux pour toi, mais ce n'est pas parce que tu n'aimes pas les épinards qu'il faut aller dire aux autres que c'est dégueu et mauvais pour la santé !

Tristesse a eu le courage de se confier à tous, pas pour qu'on lui retourne ses confidences dans la figure !!
Empiler des certitudes les unes sur les autres, et juger les autres, ce n'est pas cela qui fera avancer le truc...

Et si j'ai bien appris une chose, de toutes mes années de galère - surtout avec la cc - c'est bien qu'il faut rester humble - c'est ma propre experience, ce sera sûrement différent pour toi et c'est tant mieux.
A chaque fois que je me suis cru plus forte qu'elle, elle m'a eue.

Bonne journée
bluenaranja

Profil supprimé - 06/10/2011 à 18h37

je n'ai pas dis ça dans l'intention de blesser tristesse, pas du tout, loin de là, c'est vrai que j'y ai été fort, sans doute car moi je ne suis pas une maman, que je ne suis pas dans sa situation, c'est vrai que peut etre ce n'est pas la bonne solution, mais je voulais juste lui faire un electrochoc car en la lisant j'ai eu l'impression qu'elle se sentait coupable, et egalement coupable de ne rien pouvoir faire pour aider son fils a arreter. je comprends vos retours vis a vis de mon message. alors tristesse si je vous ai blessée ce n'est vraiment pas du tout le but loin de là, et puis oui j'ai une mere super, je pense que tristesse l'est aussi, ce n'est pas car ma mere est superbe que j'ai arreté, c'est parce que j'en avais envie. voila happy j'espere sincerement que la situation va trouver une fin definitive !!!!

Profil supprimé - 06/10/2011 à 20h43

bonjour Tristesse,

je trouve ce que tu fais super. J'essaie de suivre la même voie: des coups de main, des attentions (le gâteau d'anniversaire, une remarque gentille, ...), pas d'argent, suffisamment de distance.

Je suis convaincue que c'est la bonne voie, peut-être d'ailleurs la seule viable.

Je continue à bien m'occuper de moi aussi. Et, chose "miraculeuse" pour moi (!) je ne culpabilise plus quand "j'oublie" de penser à lui, que "j'oublie" d'être triste et inquiète. "Miraculeusement", mon fils peut être malheureux sans que je le sois moi aussi 24 H sur 24H. (en fait, c'est pas miraculeux, c'est le fruit d'un travail sur moi-même en collaboration avec les psy). Et... ça a l'air de faire du bien à pas mal de monde autour de moi, y compris et en premier lieu à mon fils.

Alors, j'y crois à fond.

prends bien soin de toi.

Profil supprimé - 07/10/2011 à 09h00

Merci TomTat !
Tu es pleine de bonnes intentions, et c'est ce qui compte !
Moi aussi, des fois, je m'emballe !
C'est pour ça, maintenant, je lis et je prends le temps de "digérer" les mails, pour avoir du recul et tenter d'être le plus objective possible, et puis, dire les choses en douceur.
Souvent ces mamans sont déjà bradassées par la vie, critiqués par leurs proches - la drogue ça fait peur - alors ici au moins, que cela reste un endroit neutre où tout le monde puisse s'exprimer... en douceur... c'est déjà ça !

bonne journée !
blue

Profil supprimé - 07/10/2011 à 09h04

Coucou Elorapal !

Moi aussi, je pense que c'est la bonne voie ! Et je suis ravie de voir que vous êtes enfin un peu apaisée, des fois, il faut savoir lâcher prise pour prendre du recul et se reconstruire.
C'est tellement épuisant de s'occuper de toxs - je dis ça pour l'avoir été ! -

Bonne journée !!!
blue

Profil supprimé - 07/10/2011 à 16h04

Bonjour à tous, je suis venue hier lire les messages (c'est devenu un réconfort pour moi) bon bien évidement quand j'ai lu celui de tomtat c'était pas folichon mais je peux comprendre l'engouement de ses 20 ans........... quand on vieillit, on a plus de modération dans ses propos.
Mais oui je suis allée lui apporter un sac de courses comme je l'aurais fait pour n'importe qui dans le besoin, personne n'est à l'abri du besoin "d'où les resto du coeur malheureusement" oui je préfère qu'il se nourrisse, mais rassurez vous, il n'est pas aussi "mauvais" que ça dans son âme, sa bouffe il l'achète quand il peut et il fait aussi tout son ménage (il est propre) et méticuleux. Pour le linge, je ne vois pas pourquoi moi qui ai un lave linge, je ne le ferai pas (d'autres l'ont fait pour moi quand j'étais en panne) mais oui dans le fond j'ai bien compris tous vos messages et je pioche dans chacune de vos expériences pour "m'en sortir" au mieux,je ne sais pas s'il va s'en sortir et "grandir" et fonder une famille, le combat sera long et difficile mais au bout du bout je serai tjs une mère et une mère s'inquiète pour ses enfants. Merci à bluenaraja, elapora et modérateur

Profil supprimé - 08/10/2011 à 11h16

Coucou tristesse !

Moi, au contraire, je trouve ça bien, ça vous fait du bien, et au niveau symbolique, c'est beaucoup plus fort que de lui donner de l'argent pour sa came.
C'est lui montrer, par des actes, que quoiqu'il arrive vous restez sa mère.
Si l'occasion se présente, n'hésitez pas à mettre des mots dessus, lui dire voilà, je t'aime mais je ne cautionne pas ta prise de drogue, donc je fais tout ce que je peux. Sauf te donner de l'argent car on sait très bien où il ira.

Et moi qui ait vécu seule, sans aucune aide de mes parents, au contraire, même pas un paquet de nouilles en sept ans, ben, je peux pas dire que cela m'ait particulièrement aidé.

Comme les autres, j'ai mendié des invendus chez les commerçants, certains étaient adorables - un kebab me faisait crédit, une sandwicherie posait un sac devant la devanture avec les sandwiches du jour et le traiteur chic de la ville nous régalait de saumon et autres.
Mais devoir "mendier", cela ne fait pas du bien à l'âme.
D'autres nous traitaient comme des chiens galeux et préféraient imbiber leurs invendus de javel plutôt que de les donner...

Moi, ma mère, un truc entre dix, cela faisait quatre ans que je ne l'avais pas vue.
Je commençais à m'en sortir, je faisais un stage afpa de secretaire de direction bilingue, ça marchait bien sauf qu'au bout de six mois - le stage durait neuf mois j'ai recommencé à me shooter au skenan - un le matin un le soir, mais j'allais en cours.
J'ai vu le truc venir, comme d'hab, j'allais replonger et me retrouver à la "puta calle".

Alors je suis allée voir mon médecin, il me faisait un certif pour que je continue à toucher quelque chose - je n'avais pas l'âge du rmi -et je me faisais hospitaliser deux mois pour me remettre d'aplomb.

Et là, la secrétaire de l'afpa vient me voir en me disant :"voilà, n'en parlez pas, mais c'est tellement bizarre, fallait que je vous le dise. Votre mère vient de téléphoner pour dire que vous étiez une droguée, du coup, l'afpa refuse votre certificat et vous n'aurez droit à rien."

Là, j'ai craqué, retour à la rue et à la défonce à gogo.
A chaque fois que j'étais dans la m...., elle sortait de nulle part pour bien m'enfoncer la tête dedans...

Et pourtant, j'ai du lutter, je lutte encore pour "faire le deuil de ma mère", mais faire le deuil de ses parents quand ils sont là, bien vivants, ben, c'est pas facile !!!

Bonne journée à tous
bluenaranja

Profil supprimé - 08/10/2011 à 16h38

bonjour Tristesse

quand tu en as envie, viens donner des nouvelles. Moi, ça me fait plaisir. Je trouve aussi ce site d'un grand réconfort. Pas seulement pour les infos et conseils, mais {{ {surtout} }} en tant qu'espace d'échanges. L'anonymat nous permet d'être dans la sincérité. C'est quelque chose de précieux. Je crois l'avoir déjà exprimé: pour ma part, dialoguer dans ce forum m'aide bcp à prendre de la distance avec mes propres émotions (souvent, tellement fortes!), à voir plus clair en moi et donc, à agir plus sereinement et plus "efficacement".

Comme toi, bien sûr je suis inquiète quant à l'avenir de mon fils: connaîtra-t-il l'amour, construira-t-il un couple? trouvera-t-il un travail? pourra-t-il subvenir à ses besoins? aura-t-il une retraite décente? etc

(J'ai actuellement de grandes craintes pour sa santé, et pour sa sécurité , du fait de ses activités illégales). Donc, ça n'est pas facile.
Il me faut intégrer l'idée que sa vie, présente et future ne dépend pas de moi.
Je n'ai pas de pouvoir. J'ai juste la possibilité d'être là pour lui, avec lui, quand il a besoin, et ça c'est important. C'est même énorme. Je me mets à la place de mon fils, je me regarde comme si j'étais lui. Je me sentirais mieux si je sentais ma mère plus détachée de moi, suffisamment confiante en moi, et suffisamment confiante en la vie en général.

Je suis bien sûre que ton fils n'est pas "mauvais", tout au contraire!!!
Un psy m'a récemment posé cette question: "sur quoi, dans votre fils, pouvez-vous vous appuyer pour retrouver votre confiance en lui, et construire une relation différente?"
Le fait de réfléchir et de donner une réponse à cette question m'a permis d'appréhender les choses d'une façon positive, au lieu de rester toujours dans ce qu'il y a de plus négatif.
Je ne connais pas l'avenir mais quel qu'il soit, et a fortiori, s'il doit être difficile, je tâche d'en (re) construire les bases le plus solidement possible.

Porte-toi bien.
Amitiés à tous.
Blue, j'ai lu tes messages et y réponds très vite. Merci.

Profil supprimé - 12/10/2011 à 17h50

j'espere que le moral y est pour vous et que la fin du combat est proche !! pensées pour vous.

Profil supprimé - 13/10/2011 à 11h18

Bonjour blue,
je viens de lire ton message et vraiment je suis extrêmement triste que tu aies pu subir tout cela. Je n'accepte pas qu'une mère puisse faire cela à son enfant. Qu'elle n'adhère pas ok et c'est normal, mais quelle laisse son enfant sans manger alors qu'un paquet de nouilles comme tu dis ce n'est pas le bout du monde et puis ce qui me choque c'est le fait qu'elle soit allée jusqu'à courcircuiter ton stage afpa, mais quelle honte!!!!! même si elle ne veut plus entendre parler de toi, au moins qu'elle te laisse faire ta vie sans interférer. Ma pauvre, je voudrais bien te donner le réconfort d'une mère si je le pouvais. De mon côté, c'est vrai que je ne suis pas venue depuis qq jours, mais j'étais très occupée par mon travail et le reste bien sur. J'essaie d'appliquer tous vos conseils et petit à petit je me surprends. car la dernière fois que je suis allée le voir, il a commencé à se plaindre et "brailler" et j'ai fait celle qui n'entendait pas. Bon là j'essaie de lui donner des conseils quand même pour gérer son budget, mais je ne sais pas si ça va porter ses fruits. je ne sais pas si un jour il va être responsable. En attendant j'ai décidé et ça ne va pas être facile de lui dire que son frère a aussi besoin de moi et en ce moment plus que lui (car malgré tout ce qu'on peut lui apporter ce n'est jamais assez) et que je ne veux plus entendre ses problèmes et que j'aimerai que lorsqu'il m'appelle c'est pour me demander : comment vas tu maman ? En tout cas blue je t'admire et j'espère que tu vas être heureuse avec ton enfant et surtout que jamais tu ne replongeras car c'est trop dur de s'en sortir je t'embrasse, à bientôt Tristesse

Profil supprimé - 13/10/2011 à 11h40

Bonjour Elaporal, merci pour tes réponses. Je suis tellement admirative de ta façon d'appréhender la situation. Moi même j'étais bcp mieux et détendue quand j'allais voir ma psy mais malheureusement financièrement pour l'instant je ne peux plus. Tu me dis que tu vas dans les centres pour être aidée par des professionnels ? oui c'est bien mais avec mes horaires de travail, je ne peux pas et puis comme je l'ai dis au modérateur, le centre ou va mon fils ne veut pas me recevoir sans son accord et bien sûr il ne l'a pas donné (enfin il a dit au départ que je pouvais être au courant de tout mais quans j'appelle, je fais office de "chieuse" je pense). bon je vais devoir vous laisser toutes car je dois reprendre le travail. Merci à toutes, je sens bcp moins de colère en moi depuis que je suis venue sur le site et que j'ai eu des réponses. Merci au modérateur qui a publié tous les messages même si qqfois les termes étaient "brut" c'est bien et c'est ce qui fait avancer.
A très bientôt

Profil supprimé - 14/10/2011 à 11h45

Bonjour TOMTAT,
merci pour ton message. le combat n'est jamais fini dans la vie, il y a seulement des périodes de "rémission" ce qui te permet de "souffler" un peu, prendre des forces pour recommencer à lutter, mais tu dois savoir ce que c'est dans ton combat contre la dépendance, c'est dur et je t'admire d'avoir réussi. Je suis qq d'optimiste dans l'âme ce qui me permet de rebondir après un gros coup de déprime. Mais me diras-tu je me mets la pression toute seule car si on y réfléchi je pourrai dire : j'ai mon boulot, mes enfants sont grands, j'ai fait ce qui me semblait bon pour eux, donc je peux m'occuper uniquement de moi et s'ils se détruisent c'est qu'ils l'ont choisi!!!!! ce serait si simple, il y a des mères comme ça, malheureusement ce n'est pas mon cas à chaque appel de mon fils je me dis : qu'est ce qui se passe encore et je suis angoissée à l'idée de répondre. Les derniers évènements sont les suivants : il a perdu ses clés de voiture donc il faut les refaire : 500 euros (car il faut reprogrammer tout le circuit de la voiture) entre tps on lui a prêté une petit moto qu'il s'est fait vandaliser cette nuit : là je ne sais pas combien ça va couter (il doit la rendre à son copain aujourd'hui) ,ce que je sais c'est que je vais devoir encore l'aider à vivre (bouffe et essence pour le mois pour aller travailler) bref dès que j'entends parler de lui c'est pour des catastrophes. Maintenant il me dit ne rien prendre autre que son traitement et avoir craqué 2 fois uniquement, mais je ne sais pas si c'est vrai. bon voilà encore un peu de plaintes pour vous mes chères amies du site qui êtes si présentes pour moi, surtout sans me juger c'est ce qui me touche. Je vous embrasse toutes et je vous dis à la semaine prochaine

Profil supprimé - 14/10/2011 à 19h54

Bonjour Tristesse22, bonjour à tous,

un mot pour Tomtat: j'espère que tu vas bien, que ta vie maintenant est plus légère et belle. J'ai relu tes premiers messages: cela fait plaisir à nos coeurs de mamans de voir que notre présence, notre soutien et notre aide peuvent être, avec le recul, reconnus et appréciés par nos enfants, sans leur faire peser de la culpabilité ou de la honte, juste comme les manifestations de notre amour et de notre attention (Est-ce que tu as pu exprimer cela à ta maman?)

Il n'empêche que, des fois, nos enfants nous "en font voir" tellement, que nous en avons marre (genre: "mais qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça? quand est-ce que ça finira donc?!...) Ce que tu dis, Tristesse, dans ta réponse à Tomtat, me fait me poser des questions. Jusqu'à quel point vais-je aider financièrement mon fils? quels sont les circonstances dans lesquelles j'accepte de l'aider, celles où je l'aide de bon coeur, celles où je me sens moralement obligée de l'aider, celles où je m'y refuse? Et à hauteur de combien? Quelle valeur a mon argent pour moi? quelle valeur a mon propre bien-être? Et plus généralement, lesquelles de mes interventions sont-elles vraiment des aides pour mon fils? Lesquelles sont inutiles, ou nocives?

C'est le type de questions que je peux poser lors des entretiens avec les soignants que je consulte en ce moment. Il ne répondent pas, mais moi je trouve la réponse avec leur aide (pas toujours tout de suite, ça c'est sûr!)

Si vraiment tu ne peux plus aller chez ta psy actuellement, quand même ne peux-tu trouver une structure qui puisse t'intégrer dans ses consultations à des horaires adéquats? J'imagine bien que tu as fait tes recherches et je ne veux pas insister bêtement, mais je trouve que c'est tellement aidant de parler avec un bon professionnel...

Je comprends un peu que le centre qui accueille ton fils ne puisse te recevoir. Il ne doit pas y avoir d'interférences entre sa prise en charge et ton suivi à toi. Ce serait mauvais pour tout le monde, pour le travail de l'équipe, pour ton fils, et pour toi. Peut-être qu'ils sont pas très diplomates quand ils te répondent, mais leur positionnement ne me semble pas anormal, au contraire.

Perso, j'ai eu des contacts assez étroits avec l'infirmière qui suit mon fils au service spécialisé de l'hôpital, et nous avons eu une consultation à trois. Donc dans la transparence. Mais depuis, je la "laisse tranquille" (!. C'est lui qu'elle suit, pas moi. Sauf circonstance extrême, je laisse l'équipe gérer. Je n'ai pas à tout savoir, je n'ai pas à m'immiscer. J'ai -enfin - compris que de cette façon, à la fois je respectais mon fils, et à la fois je me préservais.

Mes interlocuteurs à moi, sont d'une part un psychologue d'un centre - associatif - d'aide aux toxicomanes et entourage, d'autre part, un membre de l'équipe du CMP (centre médico-psychologique)dépendant de l'hôpital public du secteur.
Les horaires ne sont pas très arrangeants, je suis obligée de prendre sur mes congés pour les RV. C'est vrai que j'ai encore cette chance de disposer de mes congés à peu près librement, mais si c'était pas le cas, j'aurais tout tenté je pense: arrangement avec mon patron, congé maladie, je sais pas. Pour moi, ces entretiens, c'est vital.
Sans, je ne m'en sors pas, ou très mal.

Alors, tu vois, ma façon d'appréhender la situation, comme tu dis avec gentillesse, je la tiens bcp de l'aide efficace que m'ont apportée et m'apportent les psy.
Et tt ce que je lis ici, de toi, du modérateur, de Bluenaranja, de bien d'autres, dont Tomtat, m'aident à comprendre enfin comment vivre des choses essentielles qui m étaient naguère abstraites, virtuelles, comme: lâcher prise, renoncer, accepter, me respecter, respecter mon fils ...

Je t'admire beaucoup moi aussi. Je pense que nous sommes de bonnes mères, et que, considérant les difficultés que nous affrontons, seules, nous nous en sortons vraiment bien.
Je relis aussi certains messages de Bluenaranja où, Blue, tu nous confies -merci- un peu de ce qu'a été ton enfance. Nos enfants ont cette grande chance que nous les aimons, leur manifestons, et sommes prêt(e)s à les aider.

Vois-tu Blue, te lire m'a aussi permis de reviser certains de mes ressentis et de relativiser des situations. Je me croyais une mauvaise mère! Non, tout le contraire,j'ai fait des erreurs, c'est tout, comme tout un chacun. Tu m'as une fois parlé de mon sentiment de culpabilité, et bien, je ne le ressens plus.(c'est "magique"?!). De même, j'en ai longtemps voulu à ma mère -des raisons à moi ...-. Je me dis maintenant qu'elle m'a donné l'essentiel dans mon enfance: la sécurité et l'amour.

(c'est une des choses que j'apprécie sur ce forum, c'est ce sentiment que "nous nous tenons tous".

A tous courage et amitiés.

A bientôt.




Profil supprimé - 28/10/2011 à 21h14

bonsoir à tous !!!!! un bisou pour vous je pensais à vous, plus de message de tristesse depuis plusieurs jours. j'aime pas ca. jespere que tout va bien.
pour ma part le moral n'y est pas, diverses raisons. passé trop douloureux, trop lourd. souvenirs qui hantent. culpabilité? je ne sais pas. en tout cas trop dur pour moi d'entendre quelqu'un raconter ses explois de drogue, trop dur et trop fragile de regarder un documentaire un film sur la drogue. trop dur d'y penser. ca me ronge beaucoup en ce moment. les raisons du pk jai fais ca. je me sens terriblement seule. ayant coupé de tout ce monde de merde, je me retrouve assez seule car se faire de reels amis avec qui on a envie de passer du temps ben justement c'est long ca prend du temps. se reconstruire aussi. voila, trop de chose qui trote dans ma tete. ce foutu passé. ca me rend litteralement malade de me revoir entrain de me defoncer les narines de me revoir dans ce milieu ces gens ce monde malsain ou personne ne s'aime. dieu merci j'en suis sortie et je n'y retoucherais plus une seule fois je le sais pertinament mais vraiment trop present encore dans ma tete, pas le manque mais le mal etre d'avoir été comme ca. cette foutue merde m'a rendue dingue je crois. ca a déclanché chez moi des peurs immenses que j'ai du mal a calmer. je sature. je donnerais cher pour ne pas avoir connu ce monde isolé, ou au moins pour oublier. malheuresement on oubli jamais rien. désolée ca doit etre un écrit assez en vrac. ca sort en bordel. tristesse dites moi que tout va bien.

Profil supprimé - 30/10/2011 à 23h33

Bonjour Tomtat, bonjour à tous,

Il faudrait que tu puisse en discuter pour apaiser ces peurs que tu décris, et comprendre les "raisons du pk". Est-ce que tu vois un thérapeute?
Comme Bluenaranja, je prêche bcp pour la psychothérapie, parce que, par expérience, je sais que nos maux peuvent réellement être soignés par les mots.
La souffrance passée, les épreuves traversées ne s'oublient pas, mais avec le temps, et si on peut les mettre en paroles, elles se transforment, on ne les voit plus de la même façon. Le passé devient "lisible", et donc bien plus supportable.
En tout cas ne sois pas trop dure avec toi-même en ressassant ce que tu as vécu et pourquoi tu "as fait ça". Je ne veux pas dire "tâche de ne pas y penser", mais juste "sois suffisamment indulgente avec toi-même", c'est à dire ne te fais pas trop de reproches et accorde-toi le droit d'être bien désormais.
Et pour ça, des entretiens avec un psychologue me semblent vraiment utiles.(Mais c'est peut-être déjà ce que tu fais?)

Est-ce que tu as aussi des activités qui te fassent du bien? Comme tu le dis: se reconstruire c'est long, et se faire de vrais amis n'est pas tjrs facile. Ne te décourage pas, les choses mettront du temps à se mettre en place, mais reste confiante, persiste, même si rien n'est parfait au début.

J'espère que je ne te parais pas trop "donneuse de conseils". J'ai moi aussi des hauts et des bas, mais je crois encore et toujours en ces choses: parler, se relier aux autres, prendre grand soin de soi.

Je t'embrasse. Donne des nouvelles.
J'espère moi aussi que Tristesse nous donnera des siennes.
Garde courage et confiance.
Elorapal

Profil supprimé - 31/10/2011 à 13h36

Bonjour petite tomtat, c'est vrai que je n'ai pas donné de nouvelles depuis un certain tps, mais je ne vous oublie pas et vous êtes toutes les 3 chères à mon coeur, seulement je ne savais plus comment rédiger mes messages pour ne pas être répétitive, je pense souvent à vous toutes et ce que j'aimerai c'est vous connaître mais je sais que ce site est anonyme, mais j'aurais aimé te prendre dans mes bras petite tomtat comme une maman le fait et te dire courage ma petite je sais que c'est dur, très dur. comme le dit mon fils, quand il est en panique, le seul lien qui le rassure c'est cette merde parce que c'est ce qu'il connait le mieux, mais oh combien destructrice. et ça fait mal d'entendre ça car j'ai envie de le secouer en lui disant : mais maman est là elle et elle ne te détruit pas, elle ne veut que voir un sourire sur ton visage, de la sérénité dans ta vie et de l'espoir dans ton âme, mais voilà comment arriver à surpasser ce poison????? que tu aies des angoisses par rapport à ton passé c'est normal, on oublie pas mais il faut être forte et laisser passer la douleur sur toi. tu vois c'est bête mais c'est comme les douleurs de l'accouchement : quand tu as les contractions il faut les laisser couler sur toi car tu ne peux rien faire d'autre, mais comme tu es avertie tu ne le ressens pas de la même façon. Là tu sais que tu auras des moments de déprime et de manque aussi, donc dis toi dans ces moments là et bien c'est normal, laissons les passer. Moi aussi je suis un peu "décousue" je lâche les mots comme ils viennent et j'espère que vous pourrez suivre le cours de ma conversation. Tu as mal quand tu regardes des films et des documentaires sur la drogue : encore normal, le contraire ne serait pas très sain, celà voudrait dire que tu n'as plus de sentiments et là tu pourrais penser que la bête noire a eu le dessus sur toi, donc quand tu es dans cet état là dis toi que c'est un passage obligé, tu ne peux pas renier ton passé, mais tu dois vivre avec, et avec le tps, il sera moins présent. Ee mon côté, j'ai bien peur que mon grand n'ait replongé un peu mais il travaille tjs et bcp il fait bcp d'heure, seule son humeur et son comportement très défaitiste et sa nervosité extrême me fait penser ça, je ne peux que l'écouter se plaindre puisque rien d'autre ne fait rien. J'ai compris que moi je ne pouvais rien, je suis triste aussi, j'ai des angoisses qui m'étouffent, mais j'essaie de sourire et même de rire, car j'ai tjs aimé la vie et trouvé tellement beau tout ce qu'elle nous apporte. Je t'embrasse, je ne t'oublie pas ni toi ni élaporal et blue et je pense que ta maman doit être très 'désorientée" en ce moment car elle ressent ton désaroi, peut être peux tu aller la voir et lui dire de te prendre dans ses bras ?

Profil supprimé - 01/11/2011 à 18h56


Bonjour à toutes (et tous)

quand je suis dans une angoisse profonde, souvent, je dors. Sommeil refuge, sommeil oubli. J'évite mon lit, je reste sur le canapé, j'allume la télé, je regarde jusqu'à épuisement, jusqu'à l'endormissement. Et en ce moment, je suis dans l'angoisse. Mon fils, qui devrait suivre un traitement après son hospitalisation, ne le fait pas. "J'attends" une prochaine crise.
Entendre certains mots, voir son visage sans joie, jamais, c'est comme des petits coups de poignard. Mais il faut construire de bons moments, de petits moments aussi bons que possible... cet après-midi, nous nous sommes promenés ensemble en forêt. Les couleurs de l'automne, c'est magnifique. J'ai fait très attention aux sujets de conversation, et finalement ça c'est bien passé. J'espère que ces petites choses l'aident en lui apportant un peu de détente. Tout est si difficile, si lourd, si délicat!

Tristesse, nous faisons comme nous pouvons, je sais que nous avons compris bien des choses, toi comme moi. La douleur reste là, mais en acceptant certaines choses, en renonçant à d'autres, nous nous rendons la vie un peu plus légère, ne trouves-tu pas?

Tomtat, je suis d'accord avec Tristesse, ce que tu ressens est douloureux, mais complètement normal. Laisse venir et passer "les contractions" (cette image me plaît bien)sans t'agripper, sans te focaliser.
Et n'oublie pas, si tu es très mal, que la médecine peut aussi t'aider. Est-ce que tu es suivie par ton généraliste, un centre de soins? Veux-tu nous en dire un peu plus sur comment est ta vie? est-ce que tu travailles, est-ce que tu étudies, as-tu des loisirs...?
Donne des nouvelles.

Je t'embrasse. De même que Tristesse et Blue.

Amitiés à toutes trois. A bientôt.

Elorapal

Profil supprimé - 01/11/2011 à 22h34

Coucou les filles, Tomtat Elorapal et tristesse,

Tomtat, c'est tout à fait normal de ressentir ça, même si c'est pas facile, mais comme disent si bien Tristesse et Elorapal, cela fait partie du processus.

Il y a plusieurs mois de ça, une connaissance m'a apporté un chaton - je ne savais pas du tout qu'elle tournait - et me dit, de but en blanc " j'ai du sken - morphine - t'en veux ?"
J'ai répondu non merci du tac au tac, aussi naturellement que pour un verre d'eau. Puis elle m'a dit " je peux me faire un rail " Mon fils était absent, fut un temps où des amis me laissaient tourner dans leur salle de bains, j'ai dit oui. En souvenir de ces amis, je pense.

Mais le meilleur, c'est que ça m'est tellement passé au dessus de la tête, il m'a fallu quinze jours pour réaliser - que je ne ressentais plus rien à dire non. Rien à voir de la drogue. Tellement rien que j'avais même pas réalisé !

Ceci dit, j'aime autant qu'elle reste loin de chez moi tant qu'elle est dedans, rapport à mon fils. Pas envie de voir les flics débarquer chez moi pour les conneries des autres. Trop contente que mon dossier soit aux archives depuis des années !!

Tomtat, il y a 14 ans je me piquais entre les doigts, je fantasmais sur les seringues et les perfs, je m'orientais dans ma ville par rapport aux pharmacies, depuis six ans, j'ai peur des piqures !!! Comme quand j'étais petite lol !
Il m'a fallu du temps, parce que sept ans d'IV, plus pas mal de traumatismes.

Tu es en train de renaître à toi même quelque part. C'est normal que tu tâtonnes pour savoir qui tu es.

Comme Eloparol, j'ai été beaucoup aidé par quelques psys, cinq en tout, pour tous les autres qui m'ont jetée, blessée, pas compris tout simplement. Mais cela valait le coup. Parce qu'ils m'ont guidée dans ma quête.

Il y a des choses qu'on ose à peine s'avouer à soi, des choses qu'on préférerait oublier, des choses qu'on n'ose pas dire à sa mère... Enfin, il me semble, je suis pas une pro des relations mère-fille !

Et surtout, ne vous interdisez pas d'écrire ici si vous en éprouvez le besoin ou l'envie. Même si c'est juste un exutoire, c'est déjà ça.

A bientôt j'espère
bluenaranja

Profil supprimé - 01/11/2011 à 23h13

Merci à vous 2 pour votre réponse. Alors premierement non je ne vois pas de psy, je n'arrive pas a franchir le cap, je me connais je sais que je m'en sors nettement mieux à l'écrit que à l'oral encore moins avec quelqu'un en face de moi, ca va me déroutée, je vais pleurer, je vais plus avoir aucun mot qui va sortir de ma bouche je vais me sentir observée traquée par cette personne face a moi c un peu comme si il ou elle me verrait nue. mais jy pense souvent. ensuite pour ton fils tristesse peut etre que son extreme nervosité est du a un arret total. le manque le sevrage blunk j'espere que c ca. pk tu ne lui demande pas s'il en prend tjrs ?
cette nuit jai fait un reve, enfin cauchemard, jetais face a une table de bar ronde haute et je venais de sniffer, il yavait des gens qui apparament etaient mes amis dans ce cauchemard, je ne lai connais pas dans la vrai vie. et jetais la et dans ma tete je disais merde keske tu viens de faire mais quelle conne tu va etre bien belle si tu te refais une overdose aller calme toi n'y pense pas ca va declancher des palpitations du coeur. voila c tout ce que je me rapelle. ct horrible de rever de ca. je pleure beaucoup trop en ce moment. la personne que je frequentai depuis 10mois et que j'aime enormement m'a tellement decue que j'en ai arreté la relation. j'en souffre, beaucoup trop. depuis 1mois je ne sors plus,hormis pour aller bosser, voila plus de sortie entre amis plus rien. ma maman le voit bien que je suis mal, je suis d'une extreme nervosité et tristesse. mon propre patron m'a envoyé un message hors travail en me disant "bonsoir je te trouve tres deprimée en ce moment tres melancolique.." mes larmes n'ont été que pire de me dire que mon propre patron le voit et que la personne qui cause cette immense tristesse n'a rien fait pour arranger ca. c'est horrible. ma nouvelle drogue enfin ca la tjrs été, c'est lamour. jai besoin de ca pr me sentir bien, pr avancer. et la pouf plus rien. il ne me rapelle meme pas alors qu'il disait tenir a moi je ne comprends pas je suis vraiment tres triste, tout ressort sur le tapis du coup mes angoisses mon passé mes peurs. merde fais chier voila. tristesse je ne sais pas si tu as un facebook ou une adresse e mail ou nous pouvons discuter toutes les 3. de gros bisous a vous, c'est le big bordel dans ma tete. je sature. rassurez vous malgré le reve que jai fais, pour tout lor du monde je ne retoucherais jamais a cette merde. meme en etant extremement malheureuse a cause de cette foutue rupture. bisouuuuu

Profil supprimé - 02/11/2011 à 13h15

Coucou tomtat, oh lala que de malheur sur cette terre, ma pauvre je vois tout ce que tu veux dire. Je ne peux pas dire que je le ressens car ce que je ressens c'est l'angoisse, la colère, l'impuissance de elaporal, mais en ce qui concerne la prise de drogue, le sevrage, le mal être, je ne peux que l'imaginer je le vois à travers mes enfants et ça fait si mal. Je dois te dire que j'essaie de m'informer de tous les effets de la drogue et de l'après drogue, mais que c'est vrai, je ne comprends pas la prise ou plutôt le commencement de la prise de drogue. Ca me met en colère car ce que je me dis c'est que nous avons porté, mis au monde des enfants en bonne santé, nous les avons élevés pour qu'ils restent en bonne santé et quand ils détruisent le bien le plus précieux qu'on leur a donné (la vie) alors là je suis......il n'y a même pas de mots pour le transcrire tellement ça fait mal. Maintenant en voyant et en écoutant tous ces jeunes qui se sont drogués, je ressens leur mal être et je voudrais les aider. Je suis certainement plus douée pour écouter et aider d'autres que mes enfants, tout d'abord parce qu'ils me cachent ce qu'ils font et qu'ils refusent le dialogue. Je pense qu'au fond d'eux ils ne veulent pas que je sache, mais je m'égare. Ma petite tomtat, tout ce que traverse, malheureusement c'est normal, tu es très sensible parce que tu sors de qq chose qui est terrible et il faut que tu retrouves ta force d'avant. Maintenant si ton "ami" t'a abandonné, et bien il n'était pas fait pour toi et finalement c'est mieux qu'il s'en aille maintenant plutôt qu'après une vie commune. Tu rencontreras la bonne personne en temps voulu et en attendant le mieux est de te préparer en prenant soin de toi. Prends des forces physiques et morales. quand on est "au bas" on se dit que jamais on ne remontera et quand ça va mieux on se dit 'qu'est ce que j'ai été bête d'être si triste pour ça!!!" si tu veux communiquer via adresse mail ou facebook en ce qui me concerne il n'y a pas de problème c'est au modérateur de te les transmettre s'il le souhaite. Bon je dois reprendre le travail mais avant je dois t'embrasser et te souhaiter un grand courage, allez "haut les coeurs" on va s'encourager les unes, les autres. quant à mon fils, je l'ai vu lundi soir et il ne va pas bien du tout. très déprimé, nerveux, limite agressif, donc ça m'a angoissée mais j'ai appliqué le précepte de elaporal : que je m'angoisse ou non ça ne changera rien au problème, je ne dis pas que je ne suis pas inquiète, mais j'ai eu un peu plus de recul qu'avant et c'est grâce à vous mes amies car je peux communiquer avec vous et c'est triste de dire que je me sens moins seule, car dans ce domaine, j'aurai préféré être la seule à qui ça arrive, ça voudrait dire que ce fléau est enrayé, ce qui est loin d'être le cas. elaporal, je vais te répondre ce soir, j'ai bcp de peine pour toi, je te comprends et je sais ce que tu vis. Je t'embrasse très fort, toi aussi petite tomtat et toi aussi blue quel courage tu as et tu as eu pour sortir de tout ça.

Profil supprimé - 02/11/2011 à 15h06

Bonjour Tristesse, bonjour Tomtat, bonjour à tous nos formidables contributeurs,

Je suis le modérateur. Je ne vais malheureusement pas répondre sur le fond de vos échanges parce que je n'en n'est pas le temps ni la disponibilité psychique actuellement (beaucoup de travail et peu de temps pour le faire). Je tiens cependant à vous remercier tous et toutes pour la qualité de vos échanges, le respect et le soutien que vous vous témoignez les uns envers les autres. Merci mille fois parce que c'est exactement ce que nous désirions en créant ces forums.

J'interviens ici pour faire le point sur la question de l'échange des e-mails personnels pour converser en direct.

Tout d'abord il n'y a aucune interdiction à ce que vous publiez, si vous le désirez, en clair, vos adresses e-mails dans vos contributions. Cependant je tiens vraiment à vous mettre en garde que ce qui devient public vous échappe et peut être capté par toute personne ou toute machine ("robots"blunk. Cela peut être la cause de "spams" dans vos boîtes aux lettres.

Si vous tenez à avoir des conversations privées entre vous, je peux effectivement vous les communiquer de manière privée si vous le désirez, si j'ai l'accord de toutes les personnes concernées. Pour ce faire vous n'avez qu'à poster un message sur ce forum me demandant de le faire (par exemple : "je vous remercie de bien vouloir communiquer mon adresse e-mail à telle ou telle personne"blunk. Je ne validerai pas votre message mais j'entrerai en contact par e-mail avec la personne désignée et avec vous pour vous communiquer les informations nécessaires.
Même si une fois mis en contact vos échanges ne concernent plus que vous, je resterai à votre disposition pour tout conseil et problème éventuel. Je tiens en effet à souligner aussi que l'engagement d'une conversation personnelle peut parfois amener à des débordements que vous ne désiriez pas et n'entrevoyiez pas forcément au début. Je ne doute pas des bonnes intentions des uns et des autres mais n'oubliez pas que la plupart d'entre vous êtes fragiles, peut-être vulnérables à des situations de détresse dans lesquelles vous vous identifiez.

Je comprends que ces forums puissent vous paraître parfois trop lents à cause de validations qui interviennent plusieurs heures après que vous avez posté. Je comprends tout à fait que vous puissiez regretter qu'il maintienne, par son anonymat, une distance entre vous que vous souhaitez briser. Cependant ce formalisme est aussi une sécurité pour vous, que vous enlevez si vous communiquez votre e-mail personnel.

Mais donc encore une fois je me plierai bien volontiers à vos demandes d'échange de mail, voire de publication dans les forums.

Enfin j'en profite pour évoquer une troisième possibilité qui est celle d'utiliser notre module de "chat" que nous n'utilisons pas actuellement. Ce module peut vous permettre d'avoir une conversation en direct entre vous, en notre présence (animation et modération des échanges). Nous pouvons peut-être essayer de créer ainsi des chats de groupe (2 personnes et plus) avec les personnes intéressées. Nous ne l'avons encore jamais fait ici mais nous pouvons tenter l'expérience si cela vous intéresse !

Cordialement.

Profil supprimé - 02/11/2011 à 15h21

Elaporal, je ne peux pas attendre ce soir pour te répondre car c'est tellement tout ce que je vis que s'en est terrible malheureusement. Oui moi aussi je fais comme toi, je me mets sur le canapé et je regarde la télé, ou alors, j'allume une bougie que j'ai pris dans une église et je fais une petite prière, j'ai la sensation que ça calme mes angoisses. Bon je ne suis pas "bondieuserie" ni pratiquante, mais on essaie tout et partout où je passe, je fais bruler un cierge pour les enfants "ça ne mange pas de pain" d'ailleurs je devrais avoir une "grosse remise" dans les églises avec tous les cierges que j'ai mis depuis une quinzaine d'années lol (ça c'est pour vous faire sourire) tu sais élaporal, tu as cette chance que ton fils se promène avec toi et passe qq moments avec toi, le mien jamais, il est d'ailleurs relativement très désagréable ainsi que sa soeur, rarement des mots gentils ne sortent de leurs bouches pour leur mère. Quel traitement doit suivre ton fils ? j'ai appris au fil des années que leur mal être vient aussi des médicaments qui agissent sur leurs cerveaux (enfin je ne suis pas médecin, mais c'est ce que j'ai vu) on remplace une drogue par une autre drogue. J'aimerai moi aussi vous rencontrer toutes les 3 ce serait un moment de communion et de réconfort pour nous toutes car si nous venons ici c'est que nous n'avons pas la compréhension et le soutien autour de nous.
Je vous embrasse toutes.
message pour le modérateur : merci de nous permettre de nous "épancher" et laisser sortir un peu de nos angoisses. je vous donne une adresse mail que je viens de crééer pour partager en dehors du site.A vous de voir si vous acceptez de la donner à mes 3 nouvelles amies. remarquez, peut être n'est ce pas très "sain" pour nous de communiquer et nous voir en dehors de ce site. c'est peut être parce que nous restons anonymes que nous pouvons nous lacher en disant toutes nos souffrances et nos angoisses.C'est vous le psy à vous de voir
voilà quand même : francedu22@gmail.com

Profil supprimé - 02/11/2011 à 15h39

Coucou les filles et le modo !

Trop bizarre ! C'est juste ce que j'allais demandais lol si on pouvait utiliser l'appli chat.

Mais c'est vrai qu'il y a des choses qu'on veut " garder" privées, ceci dit, je pense qu'il y a des gens qui lisent et ne postent pas, mais que cela aide d'une certaine manière.
Je sais que lire des témoignages sur le viol, sans oser poster, m'a énormément aidée, c'est pourquoi je pense que des échanges aussi humains et respectueux que ceux ci peuvent aussi aider.
Mais on a le droit aussi à une vie privée, hein !

Moi, j'aimerais bien parler avec vous toutes, mais seulement si vous en avez envie.
Bon, on m'a rien demandé, mais si Tomtat, tristesse ou Elorapal veulent mon adresse mail, le modo l'a et je suis ok. Je tape l'incrust hein !


Ensuite, tristesse, c'est bizarre, mais là où j'ai eu du courage, c'est les années de lutte qui ont précédé l'arrivée de mon fils, où je luttais " pour moi même", où tous les matins je me disais "à quoi ça sert tout ça", quand j'ai eu mon fils, tout est devenu d'une simplicité limpide !

Je savais pourquoi je me battais, pourquoi je devais lutter et devenir meilleure, d'ailleurs, le prénom de mon fils signifie Dieu élève, et pour moi, avoir un enfant "élève", montre la voie.
Donner un sens, savoir pourquoi on fait les choses, ça a tout changé pour moi.

Plus haut, tu parlais des douleurs de l'enfantement, et pour avoir vécu les deux, le manque est vachement plus violent psychologiquement. Même si le mal de bide y ressemble. Parce que c'est de la douleur " négative", la douleur pour la douleur, l'écho de ce qui se passe dans la tête.

Je sais pas comment dire... Quand on sait pourquoi on le fait, qu'on donne un sens à la douleur, ça change tout. Même si ta comparaison est tout à fait judicieuse, on revient à nous et au monde. Arrêter la came, c'est comme une renaissance.

D'ailleurs, avant la péridurale, mon accouchement a duré longtemps, je demande à la sage femme : " c'est quand les contractions qui font mal ?"
Elle éclate de rire et me dit " Mais vous êtes en plein dedans" et me montre les montagnes russes tracées sur le papier.
Cela reste une expérience tout à fait personnelle hein, la façon dont moi je l'ai vécu.

Bon je retourne à Pythagore...
Bonne journée
bluenaranja

Profil supprimé - 02/11/2011 à 21h35

bonjour à tous

en ce qui concerne le chat: je n'en ai pas l'habitude donc je me rends pas bien compte de comment ça risque de me "manger" du temps. A priori, je me sens plus à l'aise dans les échanges par mel, mais évidemment il y a l'avantage du direct-simultané. Je suis donc partante pour essayer.
Pour la messagerie, je vous demande un jours ou deux de réflexion avant d'accepter, et pour éventuellement créer une nouvelle adresse. Je tiens à bien vous dire qu'il ne s'agit pas du tout de méfiance et que je ressens moi aussi, au contraire, le désir de discuter avec vous de façon plus privée et plus rapide. Mais internet étant ce qu'il est, et étant ce que je suis (signe astro Balance, donc je pèse longuement le pour et le contre avant de décider!), bon, il me faut ce délai de réflexion! (Blue doit être ascendant Bélier, je pense!?)

Je vs embrasse toutes trois. Je n'ose pas embrasser le modo, qui est peut-être un vieux monsieur avec une très longue barbe, genre père Fouras!!?
Amitiés à tous.

Elorapal

Profil supprimé - 03/11/2011 à 07h53

Coucou Elorapal,

Tu as tout à fait raison de prendre le temps d'y réfléchir.
Perso, du temps, j'en ai puisque je suis à la cotorep et que tout va bien, donc, c'est sûr, c'est pas du tout les mêmes circonstances !

Le chat, à vrai dire, je n'en ai eu que sur un site dédié aux livres et à l'écriture, j'ai vécu des soirées passionnantes qui ont malheureusement trop fini en " ma femme dort à côté, tu veux passer en chat privé ?" etc, j'vous jure, c'est du vécu lol !

Donc ça a tourné court. Par contre, là, le modérateur nous propose une sorte de rendez vous, modéré, ou l'on pourra parler ensemble, genre on peut trouver une heure qui arrange tout le monde - le modo aussi bien sûr ! - et discuter, juste celles qui le veulent.
Après, c'est comme vous le sentez ! Vraiment, si réticences, mieux vaut ne pas le faire.

C'est bizarre, quand j'ai vu que tu étais d'octobre aussi, je me suis dit aaah elle est balance !
Ce qui correspond le mieux à mon caractère, c'est balance et le signe chinois du tigre, un mélange des deux !

Mais comme tu l'as si bien remarqué, je suis balance ascendant tout ou rien lol pleine de bonnes intentions, mais des fois, ça déborde un peu ! J'aime ou je déteste, je suis heureuse ou malheureuse, j'ai beaucoup de mal avec les "entre-deux", les demi-vérités, mais j'y travaille !
Et je dois avoir un sous sous ascendant "pieds dans le plat" mais j'y travaille aussi, enfin j'essaie.
Voilà, c'était la minute astro !

Bonne journée à tous et toutes
bluenaranja

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