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Vivre avec un cocaïnomane
Je vis avec un homme depuis 4 ans 1/2.
En début d'année il a commencé à changer, à devenir distant et agressif. Il a pu par le passé être colérique mais ça passe puis il présentait ses excuses et reconnaissait ses torts. Classique : un couple a des haut et des bas. Rien d'alarmant même si sous la colère il pouvait être tranchant.
Là, après m'avoir fait vivre l'enfer pendant 2 mois avec des paroles agressives blessantes et un délire paranoïaque sur le fait que je le trompe, que je lui cache quelque chose, que la maison ne lui convient plus ... il finit par m'annoncer qu'il a en fait un pb de cocaïne.
Ce pb aurait commencé vers le mois de mars, période à laquelle j'avais arrêté de fumer et une surcharge de travail. Un client de son travail lui en aurai proposé et il se serait laissé tenté parce que je ne m'occupais pas assez de lui.
Bon ! Ma foi, le pb est que moi je suis absolument réfractaire aux drogues. J'ai donc eu une réaction virulente en lui demandant expressément d'arrêter. Il a dit ok. Mais je lui en ai voulu et je lui en veux toujours non pas parce qu il est addict mais parce qu'il me l'a caché et qu'il m'a fait tourner en bourrique pendant 2 mois.
Il a arrêté, nous sommes partis en vacances. Là il avait des sautes d'humeur et se rabattait sur l'alcool, ce qui le rendait désagréable. Puis nous sommes rentrés et la rebelote la coke.
Voilà, alors moi ce qui m'alarme c'est qu il consomme seul dans sa voiture de manière hasardeuse, ce peut être tôt le matin, dans l'am.... ça n a aucun sens. Il m'a dit récemment qu'il n'était plus maître de sa consommation, qu'il se sentait comme un toxico. J'ai proposé de l'accompagner au centre de désintoxication. Il pense que ça sert à rien, que c'est juste une passade, qu'il peut s'arrêter seul ... Deuxième sonnette d'alarme dans ma tête.
Maintenant nous en sommes arrivés au point où il me parle mal en permanence, il est blessant, son manque de respect n'a d'égal que sa méchanceté. Je lui ai donc dit qu'on allait sûrement finir par se séparer à ce rythme mais j'ai l'impression qu'il s'en fout pas mal. Je lui dis que ça vient de la coke ce comportement il me dit que non, que c'est moi qui génère ça. Je l'énerve quand je lui pose une question, quand je lui parle il me dit que ça l'intéresse pas....
Donc la coke peut elle faire changer quelqu'un au point qu on ne puisse plus le reconnaître? Au point qu'il renonce à tous nos projets ?
Avant de me répondre sachez qu il a eu une enfance bercée par les violences verbales et parfois physiques avec une addiction au joint qu'il a sevrée seul à l'arrivé de son fils il y a 7 ans. Il a arrêter de fumer depuis un an et demi, sans aide, du jour au lendemain. Comment puis-je l'aider ? Je l'aime, je ne peux pas me résoudre à l'abandonner à son triste piège.
Merci de m avoir lu.
22 réponses
Profil supprimé - 10/09/2017 à 21h48
Je suis dans la même situation je vis avec un homme consolateur depuis dix ans, nous avons 4 jeunes enfants il a entamé 3 fois un suivi mais sans suite, lors des vacances il ne console pas et est normal je le retrouve mais la c est la rentrée et c est reparti... je ne supporte plus les sautes d humeur les dépenses les crises et les disputes devant les enfants... comment vivre avec eux sans se détruire soi même?
Profil supprimé - 15/09/2017 à 20h04
Bonjour,
Je me retouve également dans ce que vous racontez. Mais que faire ? Selon lui ce n'est pas grave, j'exagère et me fais des idées. Pire, c'est moi qui serais renfermée.
Ça + les enfants + le travail je suis fatiguée. Comment gerez-vous ça ? Avez-vous des solutions ?
Merci...
Moderateur - 21/09/2017 à 14h19
Bonjour Lalaland13,
Je vous invite à vous rapprocher d'un Centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Les professionnels des addictions vous aideront à comprendre l'addiction à la cocaïne, à lire ses comportements et à vous positionner pour essayer de favoriser le changement. Le simple fait que vous fassiez la démarche et lui en parliez peut l'interpeler et l'aider à réfléchir à ce qu'il fait. Les consultations en CSAPA sont gratuites et confidentielles.
Vous trouverez le CSAPA le plus proche dans notre rubrique "Adresses utiles" : http://www.drogues-info-service.fr/Adresses-utiles
La banalisation, le déni de la situation, l'accusation de l'autre sont des manières d'éloigner le problème de soi et de s'en déresponsabiliser. C'est assez commun chez les usagers dépendants malheureusement. Ne vous laissez pas démonter par cela car c'est dicté par sa dépendance.
Cordialement,
le modérateur.
Profil supprimé - 12/11/2017 à 19h36
Louis 33ans,
Je découvre que mon ami consomme tous les jours de la cocaïne et de l'alcool depuis 2 mois et demi.
J'en parle en soirée avec lui devant ses amis, pour faire part de ma peur.
Ses amis le rassurent, c'est une passade et il ne faut pas être traumatisé par l'image que les médias et les soignants donnent de la cocaïne. Nous maîtrisons.
Dès 18h en rentrant du bureau je le surprends dans la salle demain enfermé. Il en ressort la mâchoire démantibulée.
Je n'aime pas le rôle de flic qu'il m'impose. Je lui en parle.
Depuis maintenant 2 mois il est sous cocaïne tous les soirs et se couche alcoolisé à tituber dans l'appartement.
Il y a deux semaines il me vole de l'argent dans mon porte feuille. Il nie. En fin de mois dès son salaire de médecin crédité sur son compte il achète de la cocaïne. En fin de mois il n'a plus un centime et me demande de payer pour que nous puissions manger.
Je lui propose un rendez-vous chez chez une psychothérapeute de couple avec pour but de réussir à vivre ensemble sans mentionner ses addictions. Il sait déjà ce que je vais soulever en séance mais il accepte.
La semaine dernière il n'est pas rentré à l'appartement du weekend. Je le vois apparaitre dimanche midi maigre, gris, malade... "défoncé".
Je contacte une assistante sociale, amie de ma famille et personne de confiance. Je suis du même avis qu'elle : Je dois quitter l'appartement et lui lancer des perches pour que de lui-même veuille admettre ce qui lui arrive et qu'il veuille lui-même s'en sortir.
Lundi dernier nous voyons la Psychothérapeute pendant une heure ou mon ami a failli quitter la pièce à 3 reprises.
Enfin j'arrive à lui dire en face la douleur que j'ai depuis deux mois. La douleur des mensonges, de la colère, de la honte vis à vis de mes proches...
Enfin il dit devant nous qu'il en prends chaque jours depuis un mois et qu'il boit énormément.
Le lendemain je quitte l'appartement définitivement : il estime que j'ai été horrible avec lui et que la Psychothérapeute s'est alliée à moi pour lui faire porter le chapeau, pour l'accabler. Il est de nouveau sous l'emprise de l'alcool.
J'ai rendez-vous seul dans 10 jours avec un médecin d'un centre d'addiction pour tenter de comprendre que je ne peux plus rien pour lui.
Je l'aime, fort, je suis blessé, je n'arrive pas encore à admettre que c'est son comportement qui m'a blessé et je ne parviens pas à tenter de l'oublier.
"Ne me quite pas je te promets que je vais tout arrêter"...
Profil supprimé - 15/11/2017 à 21h57
Bonsoir, je viens de découvrir que mon mari prends de la cocaïne je me retrouve dans vos message. Il.me dit que ça fait 3 mois qu il en prends. Il en a pris 7 fois d après lui. Il veut pas d aide il me dit qu il va arreter seul je ne le crois pas moi encore un mensonge pourriez vous me dire si on devient accroc a cette merde des la 1er prise je n y connais rien
Profil supprimé - 18/11/2017 à 08h46
Bonjour Chris62,
Nous nous retrouvons tous dans nos messages c'est vrai.
Aussi parce qu'il s'agit des conséquences de la prise de cocaïne, même à faible dose et dès le commencement.
C'est pourquoi pour s'en sortir c'est également très difficile pour tous les cocaïnomane (j'entends par là tous les preneurs de cocaïne) car même la personnalité de chacun n'y changera plus rien.
J'ai quitté l'appartement il y a deux semaines, et laissé mon ami seul face à la réalité des choses : "seul dans son problème". Depuis il est "perdu sans moi", sans "repères", "abandonné à son sort" et à "besoin de moi pour s'en sortir".
Certe, mais je constate surtout que depuis que je suis parti il parle de ce qui lui arrive et il en prend pleine conscience... Bien qu'il n'ai pas arrêté pour autant.
C'est très difficile pour moi de ne pas craquer... Je sais aussi que dans notre cas c'était la seule et dernière chance de sauver notre couple et dernière tentative pour qu'il commence un long travail pour s'en sortir.
Next step : selon moi il doit aller voir un adictologue et faire un gros travail sur lui-même. Cela je ne lui demanderai jamais, car venant de lui ce serait une grande chance de s'en sortir, alors que venant de moi ce serait mieux reculer pour mieux sauter. Certainement car mon ami est médecin et qu'il est parfaitement au fait des choses.
Mon conseil pour toi si je puis me permettre, sois ferme de toutes tes forces, ne lâche rien et ne laisse rien passer (ce qui est extrêmement difficile et dis toi que c'est aussi pour te protéger). Inconsciemment ils se mettent en danger et peut-être cherchent-ils une limite, de la sévérité, de la fermeté? Prends du temps pour toi et n'essaie pas de l'empêcher de quoi que ce soit. En revanche s'il continue, pose TES limites et tiens bon.
Je lui ai dit "la cocaïne et l'alcool ne sont pas négociables dans notre couple, je ne t'impose rien, mais si tu ne te sens pas d'arrêter complètement, avec de l'aide, je me retire de notre histoire".
Pour ma part j'ai quitté mon appartement car je ne dormais plus tant cela me perturbait et vis à vis de mon job je ne peux pas me permettre la moindre erreur. Depuis nous nous voyons tous les 3 ou 4 jours. Je suis reposé et me sens plus fort pour affronter ce cauchemar. Je me sens soulagé car je lui ai donné "l'énorme pierre" qui lui appartient en espérant qu'il puisse la déposer un jour et qu'à nouveau nous vivrons ensemble.
Prends soin de toi tu seras plus forte.
Bien à toi.
Louis.
Profil supprimé - 21/11/2017 à 07h11
Bonjour Louis,
Merci pour ton message qui m aide à ne pas me sentir coupable de ne pas avoir vu les choses avant. Je n arrive pas a l imaginer entrain de faire cela. Je lui ai mis aussi un ultimatum s il continue a prendre cette MERDE je le quitte avec les enfants.
Je lui ai dit que j avais gardée les preuves sachet + le petit bâtonnet pour la sniffée.
Ce qui va ce traduire par un divorce sans droit de garde pour les enfants.
Je pense qu il en a pris conscience enfin j espère.
Je m aime pas le rôle que je joue de flic ou d inspecteur columbo je cherche, je l observe, je fouille, j ai plus confiance en lui.
Il a des insomnies chaque nuit malgré qu il m en prend plus enfin ce qu il dit.
En vais suivre ton conseil vivre pour moi et prendre soin de moi et pas pour lui.
Dommage que l on ne puisse pas communiqué de vive voix. Nous aurions pu nous soutenir mutuellement.
Je garde espoir courage a toi et a nous tous qui vivons la même situation.
Profil supprimé - 06/01/2019 à 14h53
Bonjour
Peux t on avoir de tes nouvelles Louis 75?
Ton compagnon a t il réussi à s en sortir.
Comme je l ai dit dans mon précédent post, je viens de quitter notre appartement.
J attends que mon compagnon se prenne en main seul, avec toute l aide qu il a organisé ( avec moi) ces derniers mois. Suivi ds un Csapa, travail en groupe, suivi chez un psychiatre de ville. Il est pleinement conscient de son problème, en parle parfois avec une très grande lucidité ms pour autant ne se saisi pas de tout ça pour arrêter radicalement.
Il est ds un sale état physique et mental. ( née perforé, douleurs de folie, perte de mémoire, trouble de l attention, hyper activité et angoisse), il nous bcp et fume la cigarette énormément.
Je l aime, fort. Ms je ne peux plus être témoins d une telle destruction. Cela fait 12 mois que ça dure. Six mois que les démarches sont engagées.
J ai rendez vous la semaine prochaine ds un csapa pour moi, enfin. Je suis épuisée nerveusement, perdue. Vidée.
Partir est très difficile. Mais je me sens soulagée de ne plus supporter. La rigueur et la fermeté de ma décision l incitera j espère abuser lui aussi de fermeté.
Courage
Profil supprimé - 10/06/2019 à 10h29
Bonjour,
Il y a une semaine, j’a compris que mon copain snifait de la cocaine dans la chambre de son fils de 6 ans (qu’on a un week-end sur 2), sur une étagère juste au dessus de ces jouets.
Je ressens tellement de choses à la fois, là déception, la douleur et plus encore. Il me dit que c’est juste depuis 2 semaines qu’il le fait et qu’il arrête tout de suite. Mais je ne peux plus le regarder de la même façon. Je le regarde se moucher souvent et jeter les mouchoirs couverts de sang et je n’ai aucune confiance en lui. On est ensemble depuis 2 ans. Il peut me faire confiance les yeux fermés. Mais il choisit de trahir ma confiance.
Je me retrouve dans vos messages.
Je vous remercie pour avoir partagé vos expériences.
Y’a t’il de l’espoir? Ou dois-je laisser tomber maintenant, avant qu’il me tire encore plus bas dans son trou noir?
Quelle est la suite de vos histoires? J’ai tellement besoin de Patel et avec quelqu’un, mais ce n’est pas qqchose qu’on partagerait avec les amis et la famille ...
Encore merci
Profil supprimé - 12/06/2019 à 20h10
Bonsoir , merci pour vos témoignages..je sais que ce n est pas évident de se livrer..je me retrouve aussi dans vos témoignages.. aujourd hui je ne sais plus quoi faire..réapprendre à faire confiance?quitter le bateau ?
Voilà bientôt 5 ans que je suis avec mon compagnon qui ne m a jamais caché qu' il était ancien toxicomane (héroïne )sevré.Au début de notre relation il fumait quelques joints (ce que je ne cautionnait pas )Mais a réussi à arrêter pour moi..nous avons eu notre 1er enfant et juin 2018 je tombe enceinte de mon second enfant et là je commence à trouver que son comportement change..distant..fuyant..et c est le début des mensonges...et en septembre après de nombreuses disputes je réussi à lui faire avouer et là c est la douche froide il prend de la cocaïne depuis 3 mois..je décide de mettre de la distance et nous vivons sous le même toit en collocation et c est l enfer..il plonge dans l alcool et recommence à fumer..très dure pour moi qui suis enceinte et assiste à tout ça..aucune aide..à la naissance de ma deuxième il promet de tout arrêter..encore une promesse..c est ce qu' il fait pour l alcool mais continue les joints..je suis lasse de tous ces mensonges..de ces promesses..je n arrive plus à lui faire confiance..ayant eu une maman alcoolique..J ai l impression de reproduire la même bataille..
Profil supprimé - 13/07/2019 à 21h38
Bonsoir à tous,
Je me retrouve dans tous vos témoignages..
Je suis en couple depuis 2 ans et ma compagne a consommé de la cocaine pendant de long mois. Je n’ai appris sa consommation régulière qu’après plus de 6 mois après sa première prise. Sentiment de trahison, difficultés à avoir confiance... J’avais remarqué un changement de comportement, des « cachoteries »..
Lorsque je l’ai appris, j’ai cru que tout mon monde s’effondrait, j’ai mis beaucoup de temps à passer outre. Je pense encore avoir du mal aujourd’hui (3 mois que je suis au courant).
Aujourd’hui ma compagne est en sevrage, seule, non sans mal, tout est décuplé, la fatigue (car insomnies), ses pensées, ses émotions. Je suis également consciente que je fais parfois les choses d’une mauvaise façon, mais j’avoue que je ne sais pas comment m’y prendre, entre mon travail, ma fatigue, puis vient la vie a la maison. Je ne sais comment gérer certaines crises, comment être ou ne pas être face à se sevrage, qui lui demande énormément d’énergie.
Je dois aussi dire que je suis à bout, que c’est difficile de voir la fatigue et la difficulté dans certains moments..
Pour ceux qui sont passés par la, comment avez vous fait ? Comment soutenez vous les soutenez ? Comment vous arrivez à vous préserver également ?
Courage à vous tous..
ReznikKovak - 12/08/2025 à 00h01
Bonjour.
J’ai été à la place de votre compagnon.
J’en suis sorti quand j’ai perdu beaucoup…
Il faut arriver à ce qu’il comprenne réellement son attitude, on ne se rend pas compte pendant…après chacun son caractère, certains réagiront à la compassion, d’autres lorsque c’est perdu, etc..ne laissez pas le temps passer en vous voilant la face, il peut être dangereux, on ne se rend pas compte de l’état dans lequel on est…
Je suis dispo pour aiguiller si besoin, je le dois bien quand je vois l’aide qu’on m’a apporté.
Nivuniconnu - 04/12/2025 à 04h57
Bonjour.
Il n’y a rien à attendre d’un toxicomane.
L’addiction fait partie de son quotidien. Nous à côté, nous sommes fades et pas fun du tout.
C’est toujours de la faute des autres et nous devons tout assumer avec le sourire et joliment maquiller.
Je quitte le navire après 3 ans d’épuisement à chercher des solutions, à prendre sur moi, à pleurer devant l’entrée de mon travail, à planquer l’espèce.
Il a enfin pris conscience de sa dépendance et commence à consulter un addictologue, encore une fois.
Il a déjà essayé d’arrêter sans succès. Je lui souhaite d’y arriver pour lui.
J’étais ouverte d’esprit et j’acceptais les drogues.
Je suis maintenant contre car ça crée le chaos dans le monde et dévaste les familles.
Profil supprimé - 13/12/2025 à 17h42
Bonjour,
Voilà bientôt 1 an que je vis avec un cocainoman, tout a commencé à nouvel an et depuis c’est l’horreur.
J’en peut plus de cette situation, les saut humeur, les crises, la double personnalité entre avant la prise et après.
Mon conjoint se renferme, en veut à la terre entière et surtout à moi. Apparemment je ne fais jamais de qu’il faut comme il le faut, je ne sais plus quoi faire, il devait aller dans un centre mais à la dernière minute il a annuler psk il étais en pleine descente complètement amorphe.
Depuis c’est tous les jours que j’entend que c’est la dernière fois qu’il prend, mais à chaque fois c’est la même histoire il pete les plomb et reconsomme.
Je ne sais plus comment agir, comment réagir, je suis fatigué entre le travail, la gestion de l’argent, et l’entretien de chez nous je suis épuisé, je me sent seule et incapable de l’aider. Je passe mon temps à mentir à toutes sa famille, au travail je doit afficher un sourire constant alors qu’au fond j’ai envie de m’effondrer.
J’ai moi aussi déjà consommé mais de manière occasionnelle avant que tout cela ne se produise justement parce qu’on banalisais cela et aujourd’hui c’est aussi à moi que j’en veut d’avoir accepter ce genre de pratique.
Nivuniconnu - 15/12/2025 à 12h37
Bonjour,
Ce n’est et ce ne sera jamais de la faute des proches si l’addicte n’arrête pas de consommer.
Vous n’y êtes pour rien et je vous conseille d’en parler à des personnes dignes de confiance sous peine que vous pétiez les plombs.
J’en suis arrivée au point où je ne le supporte plus. Je l’ai même frappé alors qu’il m’avait insulté de salope devant 1 des enfants.
Maintenant, il consomme le matin dans le salon presque à la vue des enfants, qui fait ça ?
Les sautes d’humeur ne se calmeront pas, les problèmes d’argent vont s’aggraver.
Préservez vous !
L’addicte seul peut s’en sortir s’il en a l’envie, vous ne pouvez rien faire à sa place.
Faites des choses qui vous font plaisir, allez au bureau le + possible, voyez des personnes positives et parlez-en le + possible car c’est un problème qui concerne la famille entière.
Vous n’êtes pas seules à vivre cette situation et comme je vous comprends.
Tenez bon pour vous.
Emiliea - 12/01/2026 à 15h18
Bonjour à tous,
Je me permets de répondre dans ce fil car je vis actuellement la même chose.
Je suis en couple avec mon conjoint depuis 3 ans et demi. Il était déjà addict mais il m'avait dit qu'il avait arrêté. Je l'ai cru. Pendant 6 mois, je n'ai rien vu puis un soir, il disparait sans me donner de nouvelles et c'est là que j'ai compris. S'en est suivit des week-ends sans nouvelles, des conso tous les soirs, des traces retrouvées dans les toilettes, par terre etc...
2025 a été l'année la plus difficile. Il a complètement changé. Conso tous les soirs sauf le week-end mais descente le samedi (exécrable, méchant, envie de dormir, ne jamais sortir, aucun goût pour des activités communes...). Il y a bien entendu eu énormément de mensonges, de disparition. Pour exemple en septembre dernier, sans nouvelle depuis le vendredi soir, je l'ai retrouvé dans sa voiture le samedi matin seul, endormi avec une trace sur la cuisse. J'ai cru qu'il était mort.
Par la suite, il n'allait plus au travail tous les 15 jours, malade, pas bien, déprimé. Après un énième épisode, je l'ai envoyé par 2 fois chez un médecin : promesse de faire une cure, prise de sang. Encore une fois rien de tout cela. J'ai été obligé de l'accompagner pour sa prise de sang et reprendre un rdv chez son médecin. Cette fois-ci, le médecin se décide à contacter un hôpital pour un rdv avant une cure.
Je suis très épuisée de cette situation. Vivre avec un addict est très compliqué. Je subis ses descentes, ses moments de colères, ses fatigues et je n'ai rien avec lui. Nous n'avons plus de vie intime (car oui il faut en parler, la coke détruit la vie de couple). J'ai l'impression d'être une aidante.
Son rendez-vous est prévu la semaine prochaine. J'ai appelé l'hôpital et pas de place avant avril. Comment voulez-vous que ces personnes se soignent quand ils doivent attendre 2 mois avant d'être pris en charge ? Et surtout, quelles aides nous apporteront ils à nous les conjoint(e)s ? Je suis désemparée par tout ce système et je vous comprends vous qui subissez l'addiction de pleine face et qui ne savent plus comment faire. Nous ne sommes pas malades comme eux mais nous souffrons sonoramente de leur situation.
Courage à vous tous
Nivuniconnu - 18/01/2026 à 08h35
Bonjour,
Ne vous épuisez pas à vouloir sortir votre conjoint de son addiction. Préservez vous et préparez l’après pour vous seule.
Consultez un psy pour en parler et vous déchargez émotionnellement. Parlez en à votre entourage et à tous ceux qui sont près à vous écouter, ne gardez pas SON problème pour vous.
Vous allez passer par toutes les étapes :
comprendre
expliquer
supporter
s’adapter
S’épuiser
S’énerver
douter
culpabiliser
S’il continue ses conneries, un jour vous serez capable de le quitter parce que ce n’est pas une vie, ce n’est pas normal.
Vous n’y êtes pour rien.
Quand un addict veut consommer ou veut tout arrêter c’est lui seul qui choisit et personne d’autre.
Vitamin23 - 15/02/2026 à 18h40
Bonjour à tous et merci pour vos messages.
Je vis une situation similaire. Je suis marrié depuis plus de 8 ans. Nous avons 2 enfants (5 et 2 ans). Il y a 4 ans mon mari m’a annoncé qu’il était addict à la cocaine. Il consommait en cachette depuis un moment car il savait mon aversion pour les drogues. J’avais vu son état se dégrader mais je mettais cela sur le compte de son terrain dépressif.
Après, ça a été la descente aux enfers. Il a commencé à se mutiler le visage ce qui a renforcé son isolement social déjà créé par la coke. Il est devenu irascible, ne dormait plus la nuit, a fini par perdre son boulot. Son suivi a été hachuré en fonction de sa motivation. Il a également déjà levé la main sur moi (3 fois).
Depuis un an, la situation s’est améliorée. Sa consommation s’est considérablement réduite. Cependant, il opère un transfert vers l’alcool. Il boit de plus en plus et ces dernières semaines, je l’ai retrouvé plusieurs fois bourré à 18h30 en rentrant du travail. Je suis épuisée. J’en peux plus et je pense de plus en plus à partir.
C’est tellement loin de la vie que j’avais imaginé. L’homme que j’ai épousé était beau, brillant (médecin), profondément attentionné et dévoué. Aujourd’hui, je ne le reconnais plus.
Je lis régulièrement les messages postés sur ce forum. C’est la première fois que j’écris ici. Cet alcoolisme émergent est vraiment la goutte d’eau de trop pour moi. Je n’arrive plus à y croire. En même temps, partir me terrorise : socialement, financièrement, vis-à-vis des enfants qui adorent leur père.
Babacool - 17/02/2026 à 19h36
Bonjour Vitamin23, je me reconnais dans votre témoignage. Mon conjoint aussi est beau, brillant et pourtant il vient de perdre son travail (infirmier) à cause de ses conso. Il a en plus de ça, d'énormes dettes professionnelles car il n'a pas géré du tout.
Nous aussi nous avons 3 enfants qui adorent leur père. C'est compliqué de différencier "l'homme" et "l'homme sous produit". Moi j'ai appris récemment avec la perte de son travail qu'il consommait depuis 2 ans. Il a aussi fait un malaise avec des convulsions sur son lieu de travail. Il y avait aussi eu des problématiques d'alcool dans le passé...
Je ne sais pas vous, mais je dors mal la nuit. J'ai toujours la boule au ventre quand je pense à lui, à notre avenir.
Pour l'instant, mon conjoint est en arrêt de travail mais nous n'avons pas encore touché ses indemnités journalières et ça commence à être dur. Par contre, il a une obligation de soin avec suivi psy et des contrôles réguliers donc je sais qu'il est complètement clean depuis 2 mois. Il est sous antidépresseurs et anxiolytiques, il débute une thérapie avec une psychologue du CSAPA et un psychiatre addicto. On avait fait une demande d'entrée en cure mais les délais sont ultra longs et ça lui aurait été déconseillé (je ne sais pas si c'est vrai), on lui aurait dit qu'il risquait de rencontrer des personnes mal intentionnées parmi les patients et qu'il risquait d'être confronté à des produits.
Qu'est ce que vous voulez dire quand vous dites qu'il s'est mutilé le visage ? A t'il perdu son titre de médecin définitivement ? Comment ça se passe avec les enfants ?
Je vous comprend à l'idée de partir : vendre notre maison, le laisser dans la merde au risque qu'il s'y noit encore plus, avoir sa déchéance sur la conscience...
Sita - 20/02/2026 à 11h23
Bonjour,
Tout d'abord merci à tous pour vos témoignages. Je m'y retrouve pas mal et ça me permet de confirmer que la drogue à la principale responsable de ce que je vis et que, bien que je ne sois pas sans défauts, je ne suis ni folle, ni la personne horrible qu'il veut me faire croire.
Je suis la compagne d'un addict à la cocaïne + alcool... (Il en consomme depuis 8 ans environ, au départ entre amis puis seul depuis environ deux ans...)
Nous avions des projets ensemble ( mariage, tour du monde, enfant...) après que nous ayons fait un merveilleux voyage d'un mois et demi où il n'a touché à rien et retrouvé un peu goût à la vie... (J'ai dû le trainer pour partir avec moi car il était au fond du trou et ne voulait pas) au final je ne l'ai jamais vu si heureux que là-bas mais il a rechuté en rentrant (environnement toxique, stress, pression) depuis quelques mois il n'a carrément plus envie de rien, il m'abandonne seule avec nos projets, comme si c'était mes projets personnel dans lequel j'aurais voulu l'embrigader. Il dit que je veux le contrôler, le manipuler, l'éloigner de certaines personnes, que je lui gâche la vie, qu'il reste avec moi par pitié, parfois même qu'il se drogue et boit à cause de moi... Bref des choses IGNOBLES.
Alors que c'était des projets qu'on avait à deux, où il se projetait (souvent quand il était sous cocaïne j'avoue mais pas que) ... Et que je suis tout sauf une personne malveillante et manipulatrice... Je patiente depuis plusieurs années pour pouvoir enfin faire ma vie avec lui, je fais tout pour qu'il puisse arrêter ses addictions, je suis présente, je donne beaucoup d'amour. Et ce tour du monde je sais que c'est ce qui va le sauver. Mais voilà parfois je ne supporte plus de me sentir rabaissée et attaquée injustement et je ne sais plus comment faire pour le faire reagir alors j'ai pu dire des choses blessantes aussi. J'ai aussi perdu sa confiance car j'ai parlé de ses addictions à sa famille car je cherchais de l'aide... (Au final je n'en ai pas vraiment eu)
J'ai l'impression que l'homme que j'aime s'est éteint, qu'il n'existe pas ou n'a peut-être jamais existé... Je suis perdue.
Il m'a quittée plus ou moins le 14 février... En me disant des choses ignobles par message audio. Je n'ai pas voulu en entendre plus j'ai pris mes distances et coupé contact. Il a essayé à plusieurs reprises de me recontacter (sans excuses) je n'ai pas répondu. Je suis arrivé à un point où je ne peux plus supporter tout ça, prendre mes distances est devenu de la survie car je commençais à m'éteindre et à perdre la raison moi aussi car il me faisait douter de moi.
En tout cas je vous souhaite beaucoup de courage à toutes et tous et j'espère que tout ira pour le mieux pour vous
Babacool - 21/02/2026 à 13h46
J'avais lu votre témoignage Sita. Au moins, il vous a rendu service. Parfois, il faut savoir laisser partir les gens avant d'être trop impliqué.
Une fois qu'on a des enfants, des crédits communs, des obligations l'un envers l'autre, c'est vraiment plus difficile.
Profil supprimé - 07/09/2017 à 08h26
bonjour,
je sais que ce post est plutôt vieux, mais s'il t'arrive d'y retourner....
que s'est t-il passé ensuite ?
je vis exactement la même chose et je n'en peux plus... je suis épuisée psychologiquement et je ne sais pas quoi faire !!!