Vivre avec un cocaïnomane
22 réponses
Bonjour à tous et merci pour vos messages.
Je vis une situation similaire. Je suis marrié depuis plus de 8 ans. Nous avons 2 enfants (5 et 2 ans). Il y a 4 ans mon mari m’a annoncé qu’il était addict à la cocaine. Il consommait en cachette depuis un moment car il savait mon aversion pour les drogues. J’avais vu son état se dégrader mais je mettais cela sur le compte de son terrain dépressif.
Après, ça a été la descente aux enfers. Il a commencé à se mutiler le visage ce qui a renforcé son isolement social déjà créé par la coke. Il est devenu irascible, ne dormait plus la nuit, a fini par perdre son boulot. Son suivi a été hachuré en fonction de sa motivation. Il a également déjà levé la main sur moi (3 fois).
Depuis un an, la situation s’est améliorée. Sa consommation s’est considérablement réduite. Cependant, il opère un transfert vers l’alcool. Il boit de plus en plus et ces dernières semaines, je l’ai retrouvé plusieurs fois bourré à 18h30 en rentrant du travail. Je suis épuisée. J’en peux plus et je pense de plus en plus à partir.
C’est tellement loin de la vie que j’avais imaginé. L’homme que j’ai épousé était beau, brillant (médecin), profondément attentionné et dévoué. Aujourd’hui, je ne le reconnais plus.
Je lis régulièrement les messages postés sur ce forum. C’est la première fois que j’écris ici. Cet alcoolisme émergent est vraiment la goutte d’eau de trop pour moi. Je n’arrive plus à y croire. En même temps, partir me terrorise : socialement, financièrement, vis-à-vis des enfants qui adorent leur père.
Bonjour Vitamin23, je me reconnais dans votre témoignage. Mon conjoint aussi est beau, brillant et pourtant il vient de perdre son travail (infirmier) à cause de ses conso. Il a en plus de ça, d'énormes dettes professionnelles car il n'a pas géré du tout.
Nous aussi nous avons 3 enfants qui adorent leur père. C'est compliqué de différencier "l'homme" et "l'homme sous produit". Moi j'ai appris récemment avec la perte de son travail qu'il consommait depuis 2 ans. Il a aussi fait un malaise avec des convulsions sur son lieu de travail. Il y avait aussi eu des problématiques d'alcool dans le passé...
Je ne sais pas vous, mais je dors mal la nuit. J'ai toujours la boule au ventre quand je pense à lui, à notre avenir.
Pour l'instant, mon conjoint est en arrêt de travail mais nous n'avons pas encore touché ses indemnités journalières et ça commence à être dur. Par contre, il a une obligation de soin avec suivi psy et des contrôles réguliers donc je sais qu'il est complètement clean depuis 2 mois. Il est sous antidépresseurs et anxiolytiques, il débute une thérapie avec une psychologue du CSAPA et un psychiatre addicto. On avait fait une demande d'entrée en cure mais les délais sont ultra longs et ça lui aurait été déconseillé (je ne sais pas si c'est vrai), on lui aurait dit qu'il risquait de rencontrer des personnes mal intentionnées parmi les patients et qu'il risquait d'être confronté à des produits.
Qu'est ce que vous voulez dire quand vous dites qu'il s'est mutilé le visage ? A t'il perdu son titre de médecin définitivement ? Comment ça se passe avec les enfants ?
Je vous comprend à l'idée de partir : vendre notre maison, le laisser dans la merde au risque qu'il s'y noit encore plus, avoir sa déchéance sur la conscience...
Bonjour,
Tout d'abord merci à tous pour vos témoignages. Je m'y retrouve pas mal et ça me permet de confirmer que la drogue à la principale responsable de ce que je vis et que, bien que je ne sois pas sans défauts, je ne suis ni folle, ni la personne horrible qu'il veut me faire croire.
Je suis la compagne d'un addict à la cocaïne + alcool... (Il en consomme depuis 8 ans environ, au départ entre amis puis seul depuis environ deux ans...)
Nous avions des projets ensemble ( mariage, tour du monde, enfant...) après que nous ayons fait un merveilleux voyage d'un mois et demi où il n'a touché à rien et retrouvé un peu goût à la vie... (J'ai dû le trainer pour partir avec moi car il était au fond du trou et ne voulait pas) au final je ne l'ai jamais vu si heureux que là-bas mais il a rechuté en rentrant (environnement toxique, stress, pression) depuis quelques mois il n'a carrément plus envie de rien, il m'abandonne seule avec nos projets, comme si c'était mes projets personnel dans lequel j'aurais voulu l'embrigader. Il dit que je veux le contrôler, le manipuler, l'éloigner de certaines personnes, que je lui gâche la vie, qu'il reste avec moi par pitié, parfois même qu'il se drogue et boit à cause de moi... Bref des choses IGNOBLES.
Alors que c'était des projets qu'on avait à deux, où il se projetait (souvent quand il était sous cocaïne j'avoue mais pas que) ... Et que je suis tout sauf une personne malveillante et manipulatrice... Je patiente depuis plusieurs années pour pouvoir enfin faire ma vie avec lui, je fais tout pour qu'il puisse arrêter ses addictions, je suis présente, je donne beaucoup d'amour. Et ce tour du monde je sais que c'est ce qui va le sauver. Mais voilà parfois je ne supporte plus de me sentir rabaissée et attaquée injustement et je ne sais plus comment faire pour le faire reagir alors j'ai pu dire des choses blessantes aussi. J'ai aussi perdu sa confiance car j'ai parlé de ses addictions à sa famille car je cherchais de l'aide... (Au final je n'en ai pas vraiment eu)
J'ai l'impression que l'homme que j'aime s'est éteint, qu'il n'existe pas ou n'a peut-être jamais existé... Je suis perdue.
Il m'a quittée plus ou moins le 14 février... En me disant des choses ignobles par message audio. Je n'ai pas voulu en entendre plus j'ai pris mes distances et coupé contact. Il a essayé à plusieurs reprises de me recontacter (sans excuses) je n'ai pas répondu. Je suis arrivé à un point où je ne peux plus supporter tout ça, prendre mes distances est devenu de la survie car je commençais à m'éteindre et à perdre la raison moi aussi car il me faisait douter de moi.
En tout cas je vous souhaite beaucoup de courage à toutes et tous et j'espère que tout ira pour le mieux pour vous
J'avais lu votre témoignage Sita. Au moins, il vous a rendu service. Parfois, il faut savoir laisser partir les gens avant d'être trop impliqué.
Une fois qu'on a des enfants, des crédits communs, des obligations l'un envers l'autre, c'est vraiment plus difficile.



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