Sevrage anxiolytique (Prazepam)
164 réponses
Bonjour, ça fait un moment que je ne suis pas passé ici.
Fayard, oui c'est "normal" dans le sens où il faut plusieurs semaines voir 1 ou 2 mois pour vraiment ressentir les effets positifs des AD et une diminution des effets secondaires. Mais il est possible que cet AD ne te corresponde pas non plus.
Les médecins évaluent la balance positif/négatif avec les AD.
Sinon je voulais donner des news et surtout partager mon expérience de sevrage de benzo.
Je suis actuellement à 4 gouttes de Lysanxia par jour!
Le sevrage est vraiment vraiment difficile par moment.
Mais ma vie a complètement changé et positivement! Fini les troubles anxieux et la dépression ! Les benzos étaient vraiment responsable de mon état lamentable...
J'ai quand même des phases difficiles à cause du sevrage, mais hors de ces phases j'ai repris une vie presque normale, elle sera complètement normale avec la fin du sevrage.
Donc voilà, pour ceux qui ont des doutes sur le sevrage et sur le fait que les benzos peuvent être responsable d'un état d'anxiété extrême et de dépression, je vous dit un grand OUI, les benzos peuvent être les coupables de cet état!
Bonjour à tous,
Je me suis résolue à écrire sur forum car depuis quelques temps, enfin quelques jours, je me sens comme étant dans la 4ème dimension.
Au décès de ma mère, en mars 2025, le médecin m'a prescrit du Prazetam, un comprimé le soir.
J'étais dans un état de fatigue incroyable à ce moment-là, portant énormément de problèmes à bout de bras et je me suis retrouvée bien seule (malgré la présence inestimable de mon compagnon, mais pas celui de ma famille).
Pour tacher de "m'en sortir", j'ai décidé de faire du sport à partir de décembre dernier. J'ai récupéré un peu de vitalité.
Milieu février 2026, je décide d'arrêter progressivement le Prazetam en suivant les conseil de mon médecin, bien entendu.
Je passe petit à petit d'un comprimé à un demi, puis un quart et arrêt total le 15 mars.
Au début, tout allait bien : je continuais le sport, reprise musculaire (j'avais perdu 8 kg), prise de poids, parfait.
Mais depuis 10 jours, je me sens plus "molle", j'ai des nausées, la bouche sèche, mal à la tête parfois, crampes abdominales, et lors du sport en salle, j'ai l'impression de perdre l'équilibre. J'ai également mal aux muscles, enfin, tout le panel de la femme en pleine crise de sevrage. J'ai perdu cette petite "pêche" que je commençais à retrouver.
C'est aujourd'hui même que je réagis et me rend compte que je mettais tout sur le compte d'une baisse de moral passagère, peut-être due au mauvais temps, à l'année passée, date du décès de maman, enfin tout sauf le Prazetam.
Je suis allée sur ce site et je vois que j'ai les mêmes symptômes ou pas loin que nombre d'entre vous et je suis un peu rassurée.
Un an à déguster cette petite pastille et me voilà dans cet état. J'ai encore une boite ici mais je me refuse à reprendre ces médicaments, même si l'envie de me "retrouver" est très forte.
Un an ... savez-vous quand on reprend enfin ses esprits et à quel moment on ne se retrouve plus "au radar" comme mon pseudo ??? je lis parfois que tout cela peut durer plus de deux mois ?
Merci à vous tous et bonne journée.
Salut Leradar et bienvenue sur le topic.
Je vais être assez direct mais le sevrage que tu as fait n'est pas bon du tout. Beaucoup trop rapide.
Les majorités des médecins français ne sont pas formé pour la dépendance des benzodiazépines et ne connaissent également pas les risques de la prise longue durée...
La base c'est une diminution de 10% voir 5% tout les 15 jours de ta dose totale. A partir de cette base tu adaptes, certains iront un peu plus vite, d'autre moins.
Le prazepam (ou Lysanxia) est une benzo à langue demi-vie. Ce qui offre des avantages mais aussi des inconvénients. Pour le sevrage le prazepam existe en goutte, c'est ce que je prends. La plupart des effets de sevrage avec le prazepam apparaissent entre la deuxième et troisième semaine après une diminution...
Donc dans ton cas, tu as fait un sevrage sur seulement 1 mois! Même si tu ne prenais qu'un seul comprimé c'est rapide, très rapide.
Donc ce que tu ressens actuellement est "normale".
Tu as deux solutions, soit t'accrocher pendant quelques semaines voir mois. Soit reprendre le sevrage de façon plus douce.
Salut à tous, j'apporte mon témoignage si cela peut vous être utile.
Je prends les benzodiazepines depuis 2018 j'ai été à 3 compris de XANAX 0.50 par jour, mais depuis 2022 j'ai décidé de diminuer. Donc je suis passé à lysanxia en gouttes plus facile et plus pratique. Au début j'ai enlevé l'équivalent d'un comprimé 0.50 de xanax par jour, je vous avoue que les 2 premières semaines j'avais la pêche mais après c'était un cauchemar( sensation de vertige, perte d'équilibre, nausées, problèmes gastriques sévères, douleurs cervicales et lambers...) j'ai supporté j'ai tenu mais ça m'a coûté mon poste au travail et quelques problèmes familiaux. Mais je ne le regrette pas. Mais ces 3 dernières années j'ai compris la leçon tous les 6 mois j enlève une goutte par semaine( mais ne sous-estimer pas une goute ou se dire une goutte c'est rien pour le cerveau) et j'ai toujours les symptômes de sevrage après 2 semaines de diminution. En ce moment je suis à 4 gouttes par jours sauf le lundi mercredi et samedi j'en suis à 2. Bon courage.
Sebseb01, merci. J'ai encore des effets, surtout douleurs dos, lombaires, ceinture abdominale, thoracique, et essoufflements, je voulais savoir si c'était dû à la reprise de l'AD depuis 3 semaines ou un reste du sevrage du benzo que j'avais pris 2 ou 3 semaines fin 2025 (j'avais arrêté les 2 brusquement il y a 3 mois car pas informé!). De toute façon je ne retouche plus au benzo, mais çà me rassurerait de savoir que ce n'est pas entièrement dû à la reprise de l'AD. c'est peut-être un mélange des deux? qu'en penses-tu? Merci d'avance et courage à toi.
Salut Fayard, alors je n'ai pas lu tout les messages et échanges précédents sur le fil, mais les benzos font souvent plus de dégâts que de bien. Si je comprends bien tu n'en a pris que 3 semaines et tu as arrêté en décembre 2025. Si c'est bien ça, pour moi le sevrage est terminé. Les douleurs sont restées présentes depuis décembre en continu ?
Les symptômes que tu décrives correspondent également à des douleurs possible lorsque l'on est anxieux ou que le corp est en état de stress.
merci beaucoup pour ta réponse, je crois que tu as raison, le sevrage doit être terminé, et les symptômes sont dus à l'anxiété et la dépression. Je continue à prendre l'AD, çà va faire 4 semaines, toujours rien et même sensation que c'est pire, mais comme tu m'as dit 1 ou 2 mois je ne lâche rien. J'espère que tu vas rester sur ce site, même si tu n'y vas pas souvent, car ton aide est précieuse. Merci encore et courage à toi.
on m'a dit que les semaines 4,5,6 peuvent être les pires au niveau dépression dans certains cas, confirmes-tu?
Hey, haha oui je regardes toujours de temps en temps ce qu'Il se passe sur ce topic, mais tout est toujours question de patience. Que ce soit le sevrage pour moi, et la mise en place d'un AD pour toi.
Il faut aussi être à l'aise et bien communiquer avec son médecin c'est important pendant cette période.
Pour rappel je ne suis pas médecin, mais je partage avec plaisir mon expérience.
Un AD les premières semaines, ça perturbe dans tout les cas l'organisme. Et les symptômes sont propres à chacun, tout le monde est inégale par rapport à ça.
Personnellement, les AD ont toujours mis du temps à agir pour moi (environ 1mois et demi mini) sauf la mirtazapine qui agit vite. Mais je ne suis pas forcément un bon exemple, j'ai toujours mal tolèré les AD. Même si aujourd'hui j'ai deux AD à la dose minimale. Je les conserve uniquement pour m'en servir de béquille pendant le sevrage des Benzos. Mais je ressens les effets secondaires tout les jours.
On évalue toujours la balance bénéfices / effets secondaires.
Il y a également la quantité de l'AD, et là aussi on est tous inégaux. J'ai pris par exemple 30mg de duloxetine (dose minimale) et ça convenait à peu prés. Quand je montais c'était pire. Mais la dose "standard c'est 60mg voir 90mg.
Donc à adapter aussi en fonction de nos ressentis et avec l'accord de son médecin bien-sûr.



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