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Moderateur - 30/04/2026 13:38:41

Bonjour Pépite,

Je ne suis pas sûr de bien cerner votre préoccupation. Même dans les structures professionnelles d'accompagnement, la limite à l'accompagnement intervient lorsque le comportement de la personne suivie met en danger un ou des professionnels. Il existe en général des limites et des procédures pour protéger les salariés dans l'exercice de leur profession et tout salarié a aussi un droit de retrait si la situation l'expose à un danger.

Un rapport au réel fluctuant crée une situation difficile mais ce n'est pas une situation de danger en soi. Ce n'est pas le rapport au réel mais plutôt le comportement qui posera probablement problème.

Une autre dimension aussi est que les services d'accompagnement ont une mission et des manières de faire. Même sans notion de "danger", si le comportement d'une personne met en échec toutes les tentatives d'accompagnement et/ou met systématiquement à mal le cadre, persister dans l'accompagnement n'a probablement plus de sens et peut même mettre à mal le fonctionnement de l'organisme, de ses équipes ou perturber les autres accompagnements.

La structure qui a accompagné votre fils peut aussi être démunie (parce que cela sort de ses missions) face aux problématiques de votre fils. Dans ce genre de situation, les services d'accompagnement font appel à d'autres professionnels pour essayer de traiter le problème qui dépasse leurs compétences. Mais encore une fois, si la personne refuse et ne répond pas aux aides proposées, il y a un moment où la seule solution va finir par être de jeter l'éponge.

Pensez-vous que votre fils puisse souffrir de troubles qui n'ont pas été diagnostiqués ? Si on écarte 5 minutes l'effet possible de la drogue sur lui, les problèmes de rapport au réel font penser à la possibilité d'un trouble mental, son impulsivité peut être le signe d'un trouble cognitif, comportemental ou neurologique. S'il n'a pas pu bénéficier jusqu'à aujourd'hui d'un diagnostic qui identifie réellement le fond problème, alors peut-être n'a-t-il pas pris la bonne filière de soins ?

Votre première question sur l'obligation de soin m'avait fait me demander si vous ne parliez pas en fait de demande d'hospitalisation sans consentement (demande qui peut émaner des proches, d'un maire, d'un préfet ou des forces de l'ordre en fonction de la situation et qui passe par des certificats médicaux faits par des psychiatre). Je ne crois pas, à partir de ce que j'en perçois, que la situation s'applique à votre fils, qui n'est pas totalement délirant, qui a un comportement à risque mais qui n'est pas un danger immédiat pour lui-même ou pour autrui. Cependant s'il prenait cette pente, sa situation pourrait relever d'une telle hospitalisation forcée.

En vous parlant de tout cela je ne vous aide pas à vous protéger car on ne fait parler que de lui. Vous avez besoin de réponses mais prenons conscience qu'à parler de lui et de son problème comportemental récurrent quelque chose de douloureux s'entretient chez vous.

Continuez à prendre soin de vous,

Cordialement,

le modérateur.

Moderateur jeudi 30 avril 2026 13:38:41

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