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Bonjour,
Je me reconnais dans ce que vous décrivez.
Cet état d'agressivité, le fait de devenir une ennemie, les critiques continuelles....
À ceci près que pour moi, cela arrive, certes, quand il essaie d'arrêter de fumer mais aussi quand il est dans un rythme de croisière élevé de consommation et qu'il n'a pas sa dose le lendemain matin, midi. Jusqu'au premier pétard, il est imbuvable et cherche la petite bête, cherche à me coincer, a des gestes agressifs, est harcelant. Puis tout rentre dans l'ordre à la première dose.
On dirait que la chute subite de dopamine crée une noirceur et envenime les mécanismes de manipulation. Parce que ce que vous décrivez et ce que je vis, ressemblent fort à de la manipulation.
J'ai déjà discuté de ce sujet avec mon compagnon en lui disant qu'il pouvait continuer comme il voulait du moment que sa consommation n'aie aucune conséquence sur moi, ma santé mentale, et qu'il essaie de garder une certaine lucidité dans les moments d'irritabilité. Oui oui...peine perdue....
Lorsque la chute de dopamine a lieu, plus aucun contrôle sur les émotions n'est possible.
Mon compagnon fume depuis 30 ans aussi. Il dit avoir arrêté plusieurs fois sur de longues périodes mais je n'y crois pas. Dernier arrêt en date: 1mois et demi. Des accès de rage, une froideur émotionnelle,...plus le même homme. Il commençait à se stabiliser au moment où un gentil pote lui a ramené ce qu'il fallait pour replonger. Bien évidemment, "ne t'inquiète pas, je vais gérer ma consommation cette fois, promis"
Pour qu'en un mois, il soit de nouveau à 5 pétards par jour et plus le WE. Il ne peut pas manquer une journée. Impossible.
A la fois, l'homme euphorique et à la libido et l'affection au plus haut sous pétard, est un repos. A la fois, ce n'est pas notre vrai homme. Quand votre homme aura de nouveau atteint un équilibre neurochimique, il sera moins irritable. Mais il ne sera plus jamais l'homme rieur et euphorique ou pris d'élans affectueux qu'il était.
Il sera peut-être tout cela mais en version bcp moindre. Et j'avoue que moi aussi, j'ai peur d'avoir été avec un mensonge ambulant. Qqn d'affectueux. Qui n'a plus de libido ni d'affect sans dopamine.
Je pense que le chemin est long. Et que la sécrétion de dopamine (pardonnez ma vulgarisation, je ne suis pas scientifique) met un certain tps à se refaire quand elle n'a pas eu besoin d'être sécrétée pdt x années.
Il y a qqs années, mon compagnon réussissait à rester sobre qqs mois dans l'année, il n'avait jamais eu d'agressivité envers moi. Il y a 5 ans, l'agressivité est apparue. Et elle n'a fait que croître comme si le cannabis pourrissait son cerveau.
On ne peut communiquer que s'il fume.
Je reconnais les yeux exhorbités, la folie, la paranoïa aussi, la susceptibilité. Penser que sa compagne détruit son image sociale.
Moi aussi je suis épuisée. Et je ne tente même plus de l'encourager à arrêter. Il me dit qu'il veut arrêter en ayant un gros pétard à la main. C'est d'ailleurs qqch que j'ai déjà lu dans les témoignages d'entourage de drogués au cannabis.
Je ne sais pas ce que j'attends. Probablement qu'il fasse ce qu'il dit, consulter son psychiatre, et se faire aider pour arrêter de fumer.
Désolée du long message un peu froid voire cynique.
Je subis en ce moment ses foudres.
Courage à nous. Merci pour les témoignage des compagnes.
Bien à vous.
Tornade4812 mercredi 01 novembre 2023 16:44:51