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Bonjour Yann,
Je me reconnais dans ce que vous postez J'ai une fille de bientôt 25 ans qui est accro au cannabis depuis ses 18 ans. Au début c'était récréatif et maintenant c'est quotidien.
Elle est suivie par une psy, elle a essayé d'arrêter mais elle n'y arrive pas.
Nous passons nous aussi par des phases d'épuisement et de découragement.
Alors déjà pour ce qui concerne la culpabilité, je voulais vous dire que vous n'avez pas à vous sentir coupables. Vous avez toujours été là pour lui. Mais arrêter les addictions est vraiment très difficile. En parcourant quelques posts sur les forums, on se rend compte que le cannabis n'est pas une drogue douce et que le sevrage est difficile.
Notre fille, par exemple, dit avoir recommencé parce que quand elle arrête, des ruminations remontent à la surface, notamment une agression (non sexuelle mais elle a failli mourir sous les coups) qui lui est arrivée quand elle faisait ses études à Lyon. Elle sait que nous sommes là et même si parfois elle nous rejette, elle nous a déjà dit merci de ne pas l'avoir laissée tomber.
Nous ne sommes pas coupables de ce qui arrive à nos enfants. Vous avez fait ce que tout parent fait, être soutenant. Ne baissez pas les bras mais peut-être accordez-vous une petite pause, histoire de vous ressourcer. C'est très dur d'être parent d'un enfant qui est dans les addictions, je comprends tout-à-fait ce que vous ressentez.
Vous en dites peu sur votre fils. Est-ce qu'il a quelqu'un dans sa vie ?
La honte. Oui, nous la ressentons aussi. Quand on discute avec les collègues, les amis... Seule la famile très proche (grand-parents) sont aidants. On a toujours tendance à comparer nos enfants avec ceux des autres. Et là, ça fait mal. Notre fille était partie pour faire des études. On a récupéré une fille blessée psychologiquement (stress post traumatique), en proie à la dépression et à l'anxiété. Elle était HPI (je dis était parce qu'avec tout ce qu'elle fume, le QI en prend un coup...) promise à des études brillantes. Ca fait mal. Alors oui parfois j'ai honte et je me dis que c'est horrible d'avoir honte de son propre enfant.
Mais ce n'est ni leur faute, ni la nôtre.
En vous lisant, je sais que vous faites tout ce que vous pouvez pour lui. Donc vous n'avez pas de honte à avoir.
Je pense que vous avez vu des psys, et sans doute vous ont-il expliqué, comme à nous, qu'il y a une part de génétique dans tout ça. Elle a fait plusieurs épidodes psychotiques en plus... lié à sa consp et son Stress Post Trauma.
Nous aussi avons parfois penser à lâcher prise, à tout laisser tomber, mais notre instinct parental reprend le dessus.
J'envisage pour ma part de voir moi-même un psy pour me faire aider. Est-ce que vous et votre mari avez-fait cette démarche? Il faut aussi se faire aider pour aider. C'est essentiel.
J'espère que vous lirez mon message et que ça vous fera un peu de bien.
N'hésitez pas à me répondre et ne baissez pas les bras.
Faites une pause.
Bon courage à vous
Xiane71 dimanche 18 janvier 2026 09:59:11