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Comment stopper 30 ans de cannabis

Par Naska2020

Bonjour à tous, oui plus de 30 ans que je fume environ 5 pets par jour, je n'en peux plus et j'arrive au bout de mon rouleau, j'aimerais arrêter mais j'ai peur car je ne sais pas qui je suis sans le cannabis, en plus, quelque chose me dit que je ne supporterais plus ma vie telle qu'elle est actuellement. Je surf sur le net pour trouver des témoignages mais ne trouve pas de cas comme le mien, celui d'une vie sous cannabis que l'on stoppe à 50 balais. Je ne me retrouve pas dans ce que je lis. J'ai toujours travaillé, d'un caractère enthousiaste, très active, curieuse et passionnée, tout le monde ignore dans mon entourage professionnel. Je pense que tout à commencer à basculer à la mort de mes parents il y a 3 ans dont je ne me remet pas, plus d'autres cicatrices. j'ai quitté mon entreprise et monté une société de consulting informatique et comme je n'ai pas de mission en ce moment, le pétard rythme mes journée toute les 2 heures et je dois bien le dire que j'affronte un état d'amotivation critique. Tout me fait chier, je ne supporte plus la moindre obligation la plus basique, je pense que je vais pas faire long feu (peur du cancer) et n'envisage plus l'avenir. Je cache mon état actuel à mon conjoint compréhensif qui lui ne fume pas car je me fait peur à moi même. C'est la première fois que je lance une bouteille à la mer, je suis du genre à toujours vouloir me débrouiller toute seule comme une grande mais là je touche le fond...

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5 réponses


patinette - 19/02/2014 à 19h05

Bonjour, et bien voilà que je lis un message pour lequel je me sens très bien concernée! J'ai aujourd'hui 54 ans et je fume des joints au quotidien depuis 30 ans, comme toi! Certes, je ne passais pas mes journées à cela, j'ai un travail! Mais c'était mon petit plaisir du soir et du week end pour aller faire de longues marches! Et voilà, que j'achète une infâme cochonnerie, j'y ai vu que du feu et maintenant depuis 9 jours, j'ai dit STOP! Ho, oui, c'est très dur, mais allez, veux pas te faire peur, c'est dur une semaine, je ne dormais plus, le soir, je ne pensais qu'à cela, et comme toi, bien sur que j'ai peur de ce fichu cancer des poumons! De plus j'y suis prédisposée, père et mère morts de ce crabe plus mon oncle! J'avais déjà arreté une fois durant ces 30 ans et pendant deux ans, et voilà, qu'un soir on m'offre un morceau. Bon, je n'y touche que le we, puis petit à petit je replonge au quotidien! C'est vrai que la vie devient fade, plus de plaisir à rien, envie de rien,et pas moyen de dormir! Alors quand je dois me lever tôt, alors je prends un demi xanax qui me calme un peu, mais ce n'est plus le même sommeil! Hier soir, après 9 jours d'abstinence, 1ere nuit ou je m'endors de suite! Les deux ans où j'vais arrete, j'étais bien, je n'en avais même plus envie! Mais quand on est dans mon cas, comme le tien, il ne faudrait jamais y retoucher, et pourtant c'est si bon, quand on sait l'utiliser d'une manière festive! Je te comprends, je comprends que tu ais peur, mais sincèrement, je crois que c'est possible! Je reprends déjà un peu de plaisir à reprendre mon bouquin que je n'arrivais pas à lire sans l'effet. Mes poumons me font mal, faut dire que je n'ai pas arrêté le tabac! On ne peut pas combattre sur tous les plans en même temps! Pourquoi ais je commencé??? Bonne question! Bon, j'ai eu une enfance pas trop cool, la DASS, les familles d’accueil, les foyers, et pourtant je n'ai commencé qu'à 23 ans, quand j'ai découvert! Et bien sur cela m'a beaucoup plu! et voilà 30 ans de passés, j'ai toujours assumé ma vie, mon enfant, mon ménage, le travail! Mais le soir, dès que je rentrais, première chose que je faisais, me rouler un joint, puis un autre 2 heures après puis un dernier avant d'aller me coucher! j'en bave encore, suis pas encore guéri, 9 jours après 30 ans....mais dis toi bien que ce ne sont que des habitudes de vie qu'il faut s'oter!Tâche de ne pas rester seule quand tu en as trop envie, et essaies, tu verras, on y a arrive, et surtout, ne pas en avoir chez soi! Bon, moi ,j'ai mais c'est tellement infecte que je refuse d'y toucher! On ne sait pas quelle saloperie ils mettent dedans ces dealers, et puis te l'ai dit, j'ai peur de ce cancer, et même si je pense que le mal est déjà fait! Après faut compter sur la chance! Voilà, j'espère avoir été un peu réconfortante pour toi et crois moi, c'est FAISABLE!!! Et même quand j'avais arrete deux ans, j'étais heureuse de ne plus en être dépendante, c'était une libération! A cette heure, je n'en suis pas encore là, j'y pense encore beaucoup, je me retiens de faire des démarches pour trouver quelque chose de correct qui ferait que finalement, je repars de plus belle dans la galère! Tu peux m'écrire, je te répondrai et si je le peux, je t'aiderai! Mais je te répète, seulement le 9ème jour d'arrêt! Mes amitiés

Demurgie - 14/01/2019 à 21h30

Moi aussi près de 25 ans avec 3 pauses suite à des pertes d'emploi à chaque fois. J'ai compris le caractère psychotique de la chose... Demotivation inhibition à tout altération de la pensée perte de mémoire et QI... Bon j'étais un très gros fumeur 8 par jours dès le matin pauses boulot.. La totale quoi.

J'avais replongé dès que j'avais revu mon entourage cannabique. Le premier super effet et t'aide à dormir... Et puis il t'en faut 2 puis 3. Et tu replonges.... Au même rythme alors que j'avais pris conscience des méfaits surtout psychologiques.

3 mois que j'ai totalement arrêté (perte d'emploi ma consommation ne me faisait pas remarquer mon inneficience et mes délires intellectuels une nouvelle fois) et cette fois plus de manque ou intérêt. Ton QI et mémoire reviennent et tu reviens à la pensée mainstream.

Bon moi je suis allé trop loin Mais dans un premier temps j'avais compris que couper les liens avec pseudo amis fumeurs était fondamental.

C'est bizarre mais l'odorat revient (j'essaie aussi la fin du tabac)

Les premières semaines insomnies envie de recommencer j'ai même fait des faux joints ou regarder des images de weed.

Comme ton esprit redevient normal tu prends un choc par rapport à tes habitudes et raisonnement.

Le sevrage arrive dans mon cas à 2 mois... Très gros fumeur mais je dosais assez léger.

J'ai compris que c'est dangereux pour une personnalité réservée et anxieuse comme moi.... Inhibition à faire des choses simples tout repousser à plus tard isolement social total perte d'estime autodestruction et surtout profondes débilité.

Bon courage mais surtout ne recommencer jamais.. C'est le danger des addictions.




Clovis - 18/03/2019 à 16h04

Bonjour à vous tous
Souvent je suis parti à la recherche de témoignages ou je pourrais me retrouver, mais la plupart du temps les discussions ne parlent que de problématiques de personnes jeunes ou désocialisées, ayant des difficultés pour s’insérer dans la vie. Ainsi, je suis heureux de contribuer à ce fil.

Moi j’ai 50ans et je fume régulièrement depuis une 30aine d’années. Durant toute cette période, ma relation avec le produit a été comme une histoire d’amour compliquée. Tantôt passionnelle, tantôt conflictuelle, parfois l’envie de tout abandonner puis de se réconcilier pour le meilleur et pour le pire. Des périodes d’euphorie pleines d’envies et de désir, des périodes douloureuses, des journées entières passées affalé sur le canap les yeux rouges dans un tunnel sans fin à se maudire et à se dénigrer.

Pour autant, J’ai toujours eu un travail de cadre dans l’informatique, une carrière plutôt bien menée, une vie de famille épanouie avec femme et enfant. Je ne pense pas que ma consommation ait eu un impact négatif significatif sur ma vie socio professionnelle.

Je dois cependant reconnaitre qu’avec le temps, elle a fini par écorner ma motivation, mon enthousiasme et ma créativité. Avec le produit, il est si facile et agréable de se retrancher dans sa bulle, de laisser de côté tout ce qui ne nous apporte pas de satisfaction, de se perdre dans ses pensées, de se bercer d’illusions, et finalement de se couper d’une partie des réalités. Rêver sa vie plutôt que de la vivre réellement.
J’aime bien cette pensée de Baudelaire qui disait à peu près que tout ce que le cannabis peut vous apporter en terme d’imagination, il vous l’enlève en capacité de réalisation !

Alors, même si la weed n’a pas eu d’impact négatif significatif sur ma vie, elle m’a tout de meme maintenue dans un état de paresse et d’oisiveté. J’aurais certainement pu faire plus, faire mieux et ne pas m’endormir sur mes lauriers. Mais au final qu’aurais-je vraiment gagné ? Plus d’argent ? Une plus grande maison, une plus grosse voiture ? Plus de notoriété ? Plus d’égo ? quelle est la norme ?

Lorsque j’observe mes pairs autour de moi, les gens « normaux » qui ne consomment pas, je n’ai pas vraiment l’impression que l’herbe soit plus verte chez eux et que leurs vie soient plus épanouies. Chacun semble mener son combat et lutter contre ses démons en silence.

A 50ans, on connait bien le produit, et on sait parfaitement qu’on n’aura jamais le dessus. On connait ses bienfaits ainsi que ses effets délétères. Mais lorsque l’addiction est bien installée depuis tant d’années, on peut essayer de lutter, de résister…l’envie sera toujours là.
Alors, l’essentiel je pense est de savoir garder sa distance. Faire attention à ne pas retomber dans les engrenages du joint quotidien. Faire en sorte que l’état High ne soit plus l’état normal mais qu’il reprenne sa place (et qu’il y reste) en qualité de moment récréatif.. Get your life back !

En ce qui me concerne, je ne m’autorise que des petites périodes de fumette… Pas tous les jours, car nous le savons bien…c’est la fréquence trop resserrée qui nous entraine dans l’abîme. 3 jours tous les 15jours max. Plus facile à dire qu’à faire hein !?

Comme je suis incapable d’en avoir et de ne pas fumer. J’ai une méthode simple : Je passe chez mon fournisseur, j’en prends pour 10balles, je roule mes 3 bedos pour mes 3jours, et je flanque tout le reste dans la cuvette des WC sans réfléchir (Ne surtout pas attendre d’avoir fumé les 3 pour décider de jeter le reste…happy )

Je sais, ce n’est pas très économique mais c’est radical.
J’accepte l’idée de claquer10balles juste pour 3 bedos, dès lors que cela préserve ma santé et mon équilibre mental.
Ainsi, j’arrive à avoir le beurre et l’argent du beurre : Une petite frac de temps en temps, et l’esprit clair et alerte le reste du temps. Humm quel plaisir de se réveiller le matin l’esprit léger et avec le sourire face à une belle journée qui s’annonce lumineuse happy

C’est une habitude à prendre. Un rythme à trouver… et surtout ne jamais, jamais, jamais arrêter d’essayer d’arrêter. Comme disait l’illustre Mickey Mouse.. « Si la première fois n’est pas la bonne, essaye…essaye encore ».

Boiteuse - 01/05/2019 à 16h41

Bonjour,

Voilà, j'appartiens à ce groupe moi aussi. Celui des fumeuses et fumeurs de très très longue durée.
Pour ma part, le 1er joint a été à l'âge de 12 ans au sein d'un foyer de fumeurs. Je vais bientôt avoir 48 ans.

Une consommation compulsive. Et même, osons le dire, morbide.

48 ans... Jamais je n'aurais pensé vivre si longtemps... Et maintenant j'y suis. De plus en plus essoufflée par un chemin de vie trop souvent chaotique et surtout bien trop enfumé. De plus en plus isolée et recluse aussi.

J'ai entrepris des psychanalyses comme cela m'a vivement été recommandé à plusieurs reprises. Et je renonce assez rapidement.

Je ne trouve pas de motivation pour "prendre soin de ma santé", "accorder de la valeur à ma personne", "me vouloir du bien"... brefs, ces mots supposés nous faire prendre conscience de tout l'intérêt et fondement de mettre la main à la poche si on veut soigner sa santé mentale pour se défaire de son mal-être.

Ah bé non, mes sous sont trop nécessaires à ma consommation...^^

Je vous lis et crois vous entendre "lâche le joint et déjà tu pourras la sentir cette motivation". Vos constats sur les effets, nos envies, nos humeurs sont sans équivoques et indiscutables.

Je me sens totalement impuissante. Mais si une voix intérieure sermonne que ce sentiment d'impuissance est vivement entretenu par ma consommation excessive, pas moyen de trouver une bonne raison, l'envie d'essayer autrement, autre chose que cette vie d'errance.

Le cannabis me tient si viscéralement à l'âme que c'est au galop que je me précipite chez moi, le retrouver, à l'issue d'une journée de labeur. Quelle corvée de devoir travailler ! J'en rage de ne pouvoir passer mes journées à fumer et buller !

Rien n'y fait. Rien. Pas même la probable imminente re-perte d'emploi et la dégringolade sociale

Pourtant, je sens qu'il ne manque pas grand chose pour qu'à mon tour, je vienne témoigner ici de mes mois d'abstinence, ma liberté et ma joie de vivre retrouvée.

Ma liste de 'bonnes raisons et excuses' va-t-elle enfin finir par s'épuiser ? blunk

Mamzelle95 - 12/07/2020 à 21h47

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