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15 ans, shit, beuh, MDMA

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Je pense que beaucoup est dit dans le titre. Je me présente, j'ai 15 ans, je suis au lycee, en seconde. Allez savoir pourquoi, j'ai toujours été malheureuse. Certains événements de ma vie m'ont detruite, et j'ai tout fais pour m'etourdir, tout fais pour zapper le bordel (adolescent, donc presqie normal, certes, mais bien présent) dans ma tête. Etant une grande insomniaque depuis 1 ans, je me suis mise à fumer une cigarette chaque soir, les minis nausée et sentiments de tête qui tourne me faisaient croire que ca m'aider à m'endormir. Je suis donc en 3e à ce moment là, et personne n'est au courant que je fume. Petit à petit je fume regulierement, actuellement une 15aine/jour. Je decouvre en suite les joies du joint en soirée, avec mes amis du collège. Rien de bien méchant; des jeunes ados qui test un peu ce que c'est que cette chose. Puis je decouvre les joies du joint seule, mais tres peu et tres rarement parce que bon, tout le monde dit que c'est glauque alors ... Et vient cet été ; mon frere avec qui je suis tres complice à ce moment (il n'a qu'un an de plus), et moi, passons une semaine dans une maison de vacances, tandis que mes parents sont au même endroit, mais pas dans la meme maison. Une baraque à nous tout seul, meme paumée dans le fin fond de la bretagne, ca inspire à des petits joints. Alors c'est partit, un ou deux joint(s) par soir, après une petite seroe sympathoche à la Skins qui boost l'envie de fumer. Puis, avec la permition de rentrer vers 1h, mon frere et moi nous randons a un festival, un petit truc avec des artistes sympas. On pique du rhum au parents, on achète des bierres, du coca, et on se liquide tout ca avant d'entrer. Pour ma part; premiere fois que je bois, sans avoir mangé, et tres rapidement. Le coup fatal, à 21h je tombe et je vomis, limite du coma éthylique, l'enfer. Mes parents qui sont perdus, moi pas bien mieux, je me promet de ne plus deconner. Et vient l'entrée au lycée; je rencontre des gens vraiment sympas, avec qui je m'entend vraiment. Le hic; tout le monde fume, et on se tire alors vers le bas. On commence par un joint apres les cours une fois, puis deux fois par semaine, puis trois, puis chaques jours et entre les cours. Évidemment mon argent de poche tombe là dedans, et je ne dors plus sans un "bedodo". Jusque là je sais que c'est la merde, j'en suis consciente, mais tout va bien puisque ce n'est "que" de la beuh ou "que" du shit. Et puis il y a deux semaines, soirée chez un pote à 6. Une possibilité d'acheter de la MDMA s'offre à nous, on le fait. 2 ne fument ni ne boive, et restent entièrement clean; deux mecs en qui on a confiance, du même age, et suffisement baraqués pour nous empêcher toutes emmerdes. Le truc est super secure, on partage notre gramme en 12, on se fait un para chacun, et on en prend un 2e un peu plus tard; la dose esy faible, mais on etais au paradis. Meilleure soirée de ma vie, presque pas d'effets secondaires si ce n'est une petite douleur à la mâchoire le lendemain, truc apparemment commun, et on garde le plus beau souvenir de notre vie, tous. Vacances de Noel, et hop', soirée chez la meilleure amie d'une tres bonne amie à moi ! "On remet ça ?" "hmmm, OK" Et c'etait partit pour une perche qui commence bien ... Jusqu'à ce que ma pote se barre on ne sais où, se fasse choper par la BAC, direction hopital avec son père, et quant à moi (seules toutes les deux en avions consommé), les voisins allertés appellent le pere de la nana chez qui etait la soirée, le pere appelle mes parents, et, toujours perchée, ma mère vient me chercher, en criant. Depuis, c'etait hier, très récent, mes parents ne m'adresse qu'à peine la parole, ils veulent me reduire mes cours de théâtre (passionnée de théâtre j'ai 12h de cours par semaine), et m'oter toute liberté. Je pense ne pas supporter d'etre enfermée chez moi, j'ai besoins de sortir, de prendre l'air, d'aller au cinema (assez cinéphile aussi), de bouger et de faire des choses. Ma question est donc ; - Suis-je un cas isolé (vis-à-vis de mon age..) ? - Que faire, rapport à la confiance de mes parents ? - Qui (quelles structures, associations ou je ne sais quoi..) pourrait m'aider anonymement, concrètement, et gratuitement ? Merci si vous avez tout lu, pardonnez les fautes d'orthographe et merci d'avance pohr votre éventuelle mais tres attendue réponse

Mise en ligne le 05/01/2015

Bonjour,

Nous ne pensons pas que vous soyez un cas isolé. En revanche, vous êtes une adolescente en train de grandir et comme beaucoup de jeunes de votre âge vous faites des rencontres dans lesquelles vous faites des choix et avez des propositions, des occasions de consommer divers produits  et pas forcément bénéfiques.

La lecture de votre envoi nous fait observer que vous avez été amenée à faire des choix qui vous ont mis en danger d’une part mais qui ont également compromis la confiance que vos parents avaient en vous.

Même si vous n’êtes pas inscrite dans une consommation régulière, vos consommations semblent de plus en plus se rapprocher, en plus d’être variées. Cela, mais ce qu’elles ont commencé à générer également (coma éthylique, rapport avec vos parents, etc.) suffit largement pour interroger la situation et peut-être la déplacer sur le terrain des professionnels de l’addictologie.

Ainsi nous vous conseillons d’aller dans les  Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) ou les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie ( CSAPA) où des psychologues, médecins, psychiatres, addictologues, travailleurs sociaux, vous écouteront, soutiendront et vous proposeront des pistes de réflexion pour ne plus être dans une situation problématique.

Vous pouvez y aller seule, gratuitement et anonymement, mais à notre avis il pourrait être intéressant et utile d'en discuter avec vos parents et de leur poser la question que vous nous posez, à savoir comment regagner leur confiance.

Vous pouvez par exemple leur dire que vous avez pris conscience des questions que posent vos consommations et votre attirance pour les produits stimulants ou perturbateurs, et que vous avez l’intention d’essayer de mieux la comprendre, et d’en parler à des professionnels , mais que bien que comprenant leur inquiétude, vous avez besoin d’eux, de leur confiance, et de leur soutien.

Proposez leur par exemple de faire les démarches que vous évoquez, et qui rassureront tout le monde, vous y compris, et expliquez également à vos parents que vous avez besoin du théâtre, du cinéma, de la vie sociale et culturelle, pour votre équilibre et votre épanouissement. Avec tout ce que vous nous avez dit vous semblez très capable de les convaincre.

Nous vous mettons ce lien de notre site pour contacter les structures que nous avons évoquées. Vous pouvez aussi nous contacter gratuitement et anonymement par tchat via notre site ou nous appeler depuis un fixe gratuitement et anonymement au 0800 23 13 13 tous les jours de 8h00 à 2h00 du matin (Ligne de Drogues Info Service).

Bien cordialement.

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