Par téléphone

Drogues Info Service répond
à vos appels 7 jours sur 7

Contactez-nous

Adresses utiles

Vos questions / nos réponses Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

"Aidez-moi !"

Par Profil supprimé

Bonjour, mon compagnon veut sortir de sa dépendance de l'alcool, il a bien diminué il ne bois plus que la valeur d'une bouteille de vin rosé ou pétillant par jour au lieu de 2 bouteilles plus 6 bierres fortes, et quand je l'ai connu il buvait même le matin au p'tit dèj ! il prend de l'Aotal et des sédatif PC 3 fois par jour, mais j'ai l'impression quand il bois 1 seul verre qu'il est complètement bourré, soit il ne supporte plus l'alcool, soit l'interaction avec les médicaments le rend comme ça, en tout cas je suis novice dans ce domaine je ne sais plus quoi faire pour l'aider.Il me dit qu'il doit boire un peu pour son cerveau, et qu'en diminuant petit a petit il va éviter le manque et ses concéquances! mais alors je me pose la question suivante: pourquoi prend il des Aotal en même temps ? et quel est la meilleur façon de faire pour qu'il redevienne un consomateur normal ! merci de m'aider !

Mise en ligne le 30/04/2010

Bonjour,

Quelle que soit la durée de la situation que vous évoquez, il semble clair qu'elle n'est pas sans conséquence pour vous. C'est pourquoi nous comprenons votre difficulté et les questions que vous vous posez.
Concernant votre compagnon, des éléments positifs existent, notamment la diminution de ses consommations d'alcool au cours du temps et le fait qu'il soit suivi médicalement. Vous vous inquiétez de son comportement dès qu'il boit un verre. Nous ne sommes pas médecins et ne pouvons donc répondre de manière catégorique, mais la prise chronique d'alcool crée un déséquilibre au niveau de la production de certains neurotransmetteurs du cerveau. Le mode d'action de l'acamprosate (Aotal) n'est pas complètement élucidé, mais il semble qu'il permette de ré-équilibrer la production de ces mêmes neurotransmetteurs, ce qui nous permet de penser que votre compagnon est peut-être davantage "sensible" à la prise d'alcool que lorsque vous l'avez connu. Encore une fois seul un avis médical pourra faire foi.

Par ailleurs, vous exprimez votre désir de soutenir votre concubin dans sa démarche mais ne plus savoir comment vous y prendre. Peut-être vos questions sont-elles plus nombreuses que celles que vous nous posez. Le rôle de l'entourage est aussi important qu'il est complexe et difficile dans le cadre du soin d'une addiction à l'alcool, c'est pourquoi, aujourd'hui, vous nous demandez de vous aider et qu'il nous semble important que vous le soyez. Nous avons sélectionné un centre de soin proche de chez vous dont vous trouverez les coordonnées en bas de page. Ce centre animé par des professionnels (alcoologues, psychologues, assistante sociale) propose un soutien à l'entourage proche des personnes alcooliques. Vous pourrez y poser vos questions et exprimer le poids que constitue la situation que vous vivez.

Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches.

Bien à vous.

Retour à la liste