Par chat

Chattez avec
Drogues Info Service

Par téléphone

Drogues Info Service répond
à vos appels 7 jours sur 7

Contactez-nous

Adresses utiles

Vos questions / nos réponses Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

Suite Subutex

Par Profil supprimé

Voilà, j'ai tellement la peur nouée au ventre que je n'ose même pas téléphoner. Tout d'abord, je yiens à vous remercier infiniment pour votre réponse qui est déjà une aide très forte en elle même. Je vous promets d'appeler avant d'entrependre quoique que ce soit d'autre. Vous me proposez un centre d'aide à Béziers, hors j'habite Frontignan et mon seulvéhicule est un vélo à assistance électrique. En outre, je retravaille dès lundi au centre des impôts de Sète. Je sais qu'il y a la-bas aussi un centre qui devrait me convenir mais il y a un énorme problème. C'est en effet dans la section psychiatrique de l'hôpital de Sète que j'ai sombré dans le subutex grâce à un malade qui m'en a proposé, comme ça, pour me faire plaisir dirais-je. Je précise que j'étais la-bas en juillet et août 2008 de mon plein gré pour suivre une cure de désintox alcoolique. Ils m'ont gardé deux mois jusqu'à ce que je trouve une postcure àu "Chateau du Boy" à Mende, qui a duré elle-même deux mois. Cette cure a fonctionné et j'ai passé un an et demi sans boire une gouute. J'ajoute qu'à Sète l'équipe médicale s'est aperçue Que je touchais au sub et qu'ils n'ont rien fait pour m'en empêcher alors que c'est probablement là qu'il fallait agir très fort. Quand j'ai eu fini ces deux cures, j'ai réussi à reprendre mon travail d'agent des impôts après avoir consulté deux fois le mèdecin du travail. En effet je sortais d'une dépression (pour multiples raisons que je qualifierais toutes d'importantes et qui me sont tombées sur le dos en même temps)et la première fois il m'a demandé si je me droguais toujours alors qu'à Sète personne ne m'avait rien dit, mais c'était dans le dossier et je l'ai appris par la suite. La deuxième fois que j'ai vu ce mèdecin du travail, j'avais fait intervenir les syndicats et il m'a réintégré sans me poser une seule question. J'ai donc repris mon travail en juillet 2009. Le 13 septembre 2009, je suis victime d'un terrible lumbago dans la nuit et quiu me cloue sur place. Impossible de faire un seul mouvement sans parler d'une douleur atroce. A 7 heures du matin, je me résous à appeler les pompiers Qui me transportent aussitôt aux urgences de l'hôpital de Sète. Plus de deux heures pour faire le trajet afin d'éviter au maximum les secousses et même ainsi, j'en ai bavé. Donc arrivé aux urgences, on me case sur un lit et j'attends au moins deux heures avant qu'on vienne m'examiner. Je souffrais beaucoup et je dois dire que je criais de souffrance. Si bien que le personnel m'a pris en grippe, on m'a mis un paravent pour m'isoler et ensuite on m'a mis de la morphine dans la perfusion. Double dose d'après ce qu'il m'on dit. Le personnel m'a aussi refusé de me donner à manger à midi sous prétexte que ce n'était pas un lieu pour manger, je me suis fait engueler plusiers fois parce que je faisais trop de bruit quand je criais de douleur et ensuite, peut_être à partir de 16 ou 17 heures, je n'ai plus aucun souvenir de cette hospitalisation qui datait du vendredi matin je vous le rappelle. Je me suis réveillé chez moi, devant mon ordinateur, le lundi matin sans savoir ce que je faisais la. J'avais toujours mal, mais, ceemment vous dire, j'avais un supermoral. J'ai tout reconstitué par la suite. Je suis sorti de l'hosto le dimanche matin, après sans doute signé une décharge, trop heureux de quitter ce lieu de torture. Et là, ça se complique terriblement, je suis rentré chez moi à pied, plus de dix kilomètres, à pied parce que c'était le dimanche et qu'il n'y a pas de bus, visiblement bourré de morphine jusqu'aux yeux . Je n'ai même pas pensé au train ni au taxi, et je suis sûr que personne ne s'en est inquiété alors que j'étais dans un état vraisemblblement euphorique. Je le sais parce qu'un collègue est passé me voir le samedi dans la soirée et qu'il m'avait trouvé particulièrement en forme. Je n'ai aucun souvenir de cette visite. Donc je me réveille le lundi matin chez moi dans mon fauteuil d'ordi et j'ai un peu mal aux pieds.Il faut dire que j'ai fait mes dix bornes à pied dans une paire de claquettes un peu trop grandes. Et c'est vrai que le dessus de mes pieds avait changé de couleur. J'ai été voir mon médecin qui a trouvé cette histoire adssez bizarre et m'a demandé de repasser dans une semaines pour voir l'évolution. Et là,c'était l'horreur. Deux énormes phlyctènes qui me rongeaient les pieds presque jusqu'à l'os. J'avais mal, mais j'avais la sensation d'être encore un peu défoncé à la morphine de la semaine précédente. Donc, mon médecin (qui s'était déplacé, j'étais incapable de marcher) m'a donné une demi heure pour faire ma valise, que je n'ai pas pu faire d'ailleurs et je me suis retrouvé à l'hopital d'Agde parce que celui de Sète était complet. Et la, je suis resté un mois sans avoir la moindre possibilité de sortir en raison de la blessure que j'avais, sans personne pour me venir me voir. Et j'ai eu l'idée d'appeler ce mec, qui est venu aussitôt pour m'acheter des petit trucs. Je lui avcais passé ma carte bancaire. Au début, il me montrait les facturettes, il devait sans doute en oublier, et il me rendait la carte avant de rentrer chez lui à Sète. Il est venu me voir pratiquement tous les jours. Quand j'ai pu consulter mon compte à ma sortie, j'avais 5000 Euros en moins. Si on enlève mille euros dépensés véritablement pour moi, en comptant très large, il m'a piqué le reste. Et bien sûr il m'avait inondé de subutex.Je vous passe les détails;, mais ensuite il revenait me voir au moins toutes les semaines et me donnait ou me vendait du sub à "un prix d'ami" pour me rembourser. Aujourd'hui, il a disparu et je suis perdu de chez perdu. C'est pourquoi je vous le dis, je ne sais pas quoi faire et je suis rongé d'angoisse en ce qui concerne l'avenir, ne serait-ce que le lendemain. Prdonnez-moi d'abuser ainsi de votre temps, mais je suis vraiment seul et là, j'ai peur aussi d'aller à Sete. Merfci les amis.

Mise en ligne le 06/09/2010

Bonjour,

Nous vous remercions pour votre retour très positif et nous nous réjouissons de savoir que notre première réponse vous a aidé.

Vous écrivez avoir été hospitalisé deux fois à l'hôpital de Sète, en secteur psychiatrique, et l'année suivante aux urgences. Ces deux hospitalisations ayant été très difficiles pour vous, nous comprenons que vous soyez angoissé à l'idée d'y retourner.

Le centre spécialisé en toxicomanie de Sète (centre Arc-en-Ciel) est effectivement hébergé dans les locaux de cet hôpital. Cependant, ce centre dispose de sa propre équipe (médecins, psychologue, éducateur, infirmier) et votre prise en charge n'aurait sans doute rien à voir avec ce que vous avez déjà connu. 

Cela d'autant plus qu'il n'y a pas d'obligation d'hospitalisation. Vous pourriez demander au médecin de vous prescrire du subutex à faible dose et suivre l'évolution de vos symptômes en retournant le voir régulièrement. Vous pourriez envisager par la suite un arrêt total du subutex, également en mode ambulatoire (sur rendez-vous).

Si l'idée de retourner dans cet hôpital vous est trop pénible, même sur rendez-vous, le centre Arc-en-Ciel dispose d'un autre établissement à Montpellier. Peut-être pouvez-vous vous y rendre plus facilement qu'à Béziers.

Vous trouverez les coordonnées des deux centres ci-dessous.

Notez que vous pourriez aussi trouver un médecin généraliste, installé en libéral, qui serait prêt à vous prescrire du subutex et à vous suivre pour un sevrage, si vous le souhaitez. Certains généralistes sont tout à fait compétents dans ce domaine. Nous ne pouvons vous en conseiller un en particulier, mais rien ne vous empêche de rechercher dans l'annuaire et d'en voir éventuellement plusieurs, jusqu'à trouver "le bon".

Quel que soit le suivi médical pour lequel vous allez opter, il semble très important que vous mettiez aussi en place un suivi psychologique, dans le centre en toxicomanie lui-même ou en cabinet libéral.
Vous avez traversé de grandes souffrances ces dernières années et vous réussirez plus facilement à vous libérer de vos angoisses si vous pouvez en parler.

Une première étape serait en effet d'appeler notre numéro vert au 0 800 23 13 13. Votre appel sera strictement confidentiel et anonyme. Sachez que beaucoup d'appelants témoignent du soulagement qu'ils ressentent et de l'espoir qu'ils retrouvent en parlant d'eux-mêmes et, entre autres, de cette "peur nouée au ventre".

Bon courage à vous pour la suite !




Pour obtenir plus d'informations, n'hésitez pas à prendre contact avec les structures suivantes :


CSAPA Arc-En-Ciel

10 boulevard Victor Hugo
34000 MONTPELLIER

Tél : 04 67 92 19 00
Site web : www.amtarcenciel.fr
Accueil du public : lundi , mercredi , vendredi : 9h/12h30 et 14h/18h, mardi : 13h30/19h et jeudi : 9h/12h30 et 14h/17h
Consultat° jeunes consommateurs : Sans rendez-vous : Mercredi, jeudi, vendredi 13h30/18h et Sur rendez-vous 9h/18h du lundi au vendredi.
COVID -19 : Juin 21 : en présentiel avec gestes barrières et possibilité de rendez-vous en téléconsultation (vidéo, téléphone).

Retour à la liste