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cocaïne

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Bonjour, mon ex petite amie, est une consommatrice de cocaine en fête. Lors de notre histoire elle prennait de la cocaine avec ses amis en soirée, elle m'avait dit pourtant avoir arrêter. Apres coup je me suis rendu compte de beaucoup de chose dans ses comportements et suite a mes recherches sur internet, les effets de la coke était présent.Elle est psychologiquement fragile de part son vécu passé. elle est actuellement avec une personne consommateur également, je crains pour sa santé. Je ne sais pas quoi faire, elle refuse de l'aide, ne se considère pas comme dépendante,ne prend pas conscience des conséquences sur elle et sur son caractère. Dois je prévenir ses proches, car le dialogue avec elle est rompus. Je crains pour elle et sa petite fille. Je ne sais pas quoi faire.

Mise en ligne le 24/10/2014

Bonjour,

Nous comprenons votre préoccupation concernant votre ex-petite amie et le fait qu'elle consomme. Elle refuse l'aide que vous lui proposez, ne se considère pas comme dépendante et par conséquent, vous ne savez plus quoi faire.

Il est très difficile d'aider quelqu'un qui ne demande pas d'aide, de convaincre quelqu'un qu'il a besoin d'aide si lui-même ne le reconnaît pas. Bien sûr, le dialogue est important car il peut, petit à petit, contribuer à faire avancer les choses. Mais vous nous dites que ce dialogue avec elle est rompu et, dans ce cas, avant même d'envisager de l'aider, il est nécessaire de restaurer un lien qui fera de vous une personne à qui, peut-être, elle aura envie de demander de l'aide.

En fonction de la qualité de vos relations avec sa famille, vous pouvez en parler avec ses proches afin de partager vos inquiétudes et voir comment les personnes qui sont en lien avec elles peuvent essayer de se manifester, de lui signifier leur présence et leur soutien si besoin. Mais s'il s'avère que votre ex-petite amie refuse leur aide, ils seront tout aussi impuissants que vous. Cela est souvent difficile à vivre pour l'entourage qui, s'il est bien conscient que le proche a besoin d'aide,  ne peut cependant faire cette démarche à sa place.

Les consommations problématiques de produits psychotropes viennent souvent en réponse à une souffrance que l'on n'a pu apaiser autrement jusqu'alors.C'est un cheminement qui amène à remettre en question le lien que l'on entretient avec le produit, ce à quoi il sert, en quoi est-ce qu'il aide... tout cela prend du temps et si, bien sûr, les discussions avec les proches ainsi que leur soutien participent à cela, ce n'est pas suffisant pour que les choses changent. Pour cela, il faut que la personne elle-même soit en demande d'aide.

Parce que chacun (consommateur, entourage) souffre de la situation, les Centres de Soins, d'Accompagnement et de Prévention (CSAPA) reçoivent toute personne en difficulté face à une telle situation. Vous pouvez communiquer l'adresse à votre ex-petite amie, ou la transmettre à ses proches s'ils en ressentent le besoin. Vous pouvez aussi les contacter pour vous, parce que vous êtes inquiet et que cela devient difficile à porter. Les professionnels spécialisés qui y travaillent pourront vous apporter écoute, conseil et soutien.

Pour d'autres informations, ou tout simplement pour en parler, vous pouvez nous appeler au 0800 23 13 13 (Drogues Info Service, appel anonyme et gratuit depuis un poste fixe, tous les jours de 8h à 2h du matin).

Cordialement.

Pour obtenir plus d'informations, n'hésitez pas à prendre contact avec les structures suivantes :


Centre de Soins d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie

3, place Navarin
62200 BOULOGNE SUR MER

Tél : 03 21 99 38 82
Site web : www.ch-boulogne.fr/
Accueil du public : Du lundi au vendredi de 9h à 17h.
Substitution : Centre méthadone ouvert de 10h à 12h et de 12h30 à 15h en semaine
COVID -19 : information de février 2021: Pas d'accueil physique, consultations pluridisciplinaires par téléphone. Possibilité de nouvelles prises en charge (consommateurs et entourage). Distribution TSO comme d'habitude.

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