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trop d'addictions

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Bonjour, voilà je ne sais ^lus comment faire avec toutes ces addictions, aux codoliprane, ainsi qu'à l'alcool au canabis et à la cigarette. J'ai commenceé la cigarette à l'âge de 9ans pour faire comme les copains ce qui à suivi 3ans plus tard du cannabis occasionnellement à cette période, ce qui n'est plus le cas maintenant. Vers l'âge de 16,17ans j'ai commencé à prendre des anxiolitiques suivi d'alcool(facilité papa était alcoolique donc il y'en avait à la maison)puis première douleur du dos dû a mon obésité, premier daffalgan codéiné et c'est le début de ma dépendance à tout ça. Maintenant à 33ans ayant un enfant je voudrais arriver à me sortir de tout ça, mon conjoint sait et essai de m'en parler mais je le rembarre tout de suite, je sais que j'ai tout son soutient mais ça ne me suffit pas. Quand je ne prend pas de codoliprane, je bois et si je ne bois pas je fume du cannabis et ça m'arrive également de mélanger les trois. J'ai réussi a arrêter alcool et codoliprane pendant ma grossesse mais je ne me suis pas le canabis. Cette nuit les médicaments me font mal, j'ai pris 18 comprimés depuis mon levé.je sens que j'ai mal au rein au épaules, mais je sais que la première chose que je ferais le matin en me levant après ma cigarette(une 30aine par jour)c'est de prendre 2 ou 3 comprimés. Toutes ces cochonneries m'empêchent de penser mais aussi de vivre, je me suis renfermée, je viens de me faire licencier car j'étais toujours en conflit avec la hiérarchie, beaucoup de monde m'irritent alors qu'ils n'ont parfois rien fait pour. Je tourne en rond depuis plus de 15ans. Serait ce la solution de me faire hospitaliser?? j'essai souvent d'arrêter mais aux première douleur(ces jambes qui ne veulent pas arrêter de bouger le soir, les douleurs au ventre,impossible de dormir)je reprend. Que faire? Je suis épuisée de tout ceci.....

Mise en ligne le 28/10/2014

Bonjour,

Nous comprenons bien la situation dans laquelle vous vous retrouvez aujourd'hui à 33 ans après avoir consommé différents produits de façon régulière depuis l'âge de 9 ans et en ayant eu, par ailleurs, un parent dépendant à l'alcool. Vous ressentez une forme d'épuisement par rapport à cela et vous souhaitez que les choses changent. C'est un premier point très important pour entamer une démarche de soin car celle-ci repose beaucoup sur la motivation de la personne.

Il nous semble, comme vous le suggérez, qu'une hospitalisation vous serait utile et bénéfique afin d'entamer un sevrage et  mettre un terme à vos différentes consommations. Nous vous mettons à cette intention deux adresses en bas de message. Bien entendu, cela vous permettrait de vous sevrer et donc de ne plus être dépendante de ces produits (notamment le codoliprane et l'alcool qui entraine une forte dépendance physique).

Cependant, il nous semble également très important que vous puissiez continuer à être suivie à votre sortie d'hospitalisation. En effet, cela vous permettrait de mieux comprendre les raisons qui vous poussent à consommer mais également de consolider votre rupture avec ces produits.

En étant accompagnée par une équipe de professionnels auprès de qui vous trouverez du soutien et de l'écoute, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir votre démarche de soin. Celle-ci est rarement linéaire et un parcours de soin peut être émaillé de reconsommations ou de moments de doutes. Il faut savoir être patient, ne pas se décourager d'où la necessité de pouvoir verbaliser et exprimer vos difficultés. Certes, votre conjoint vous apporte son soutien et c'est déjà une très bonne chose. A vu de la situation que vous nous décrivez, un soutien auprès de professionnels vous apportera l'aide et les conseils nécessaires: certains centres proposent même, en plus d'un soutien psychologique par le biais d'entretiens réguliers, différentes activités thérapeutiques pouvant contribuer à vous soutenir davantage.

Ces professionnels travaillent au sein de Centres de Soin d'Accompagnement et de Prévention en Addcitologie (CSAPA) qui reçoivent les usagers de manière anonyme et gratuite. Vous pouvez retrouver les CSAPA proches de chez vous sur cette page ou plus simplement en nous appelant au 0 800 23 13 13 (l'appel est anonyme et gratuit depuis un poste fixe, tous les jours de 8h à 2h).

Avec tous nos encouragements pour votre démarche,

Cordialement.

Pour obtenir plus d'informations, n'hésitez pas à prendre contact avec les structures suivantes :


Centre hospitalier de Jury : Clinique des addictions

Centre hospitalier spécialisé
57073 METZ

Tél : 03 87 56 39 60
Secrétariat : Du lundi au vendredi de 8h/12h et 13h/16h.
Accueil du public : 24H/24H.
Permanence téléphonique : Permanence téléphonique 24h/24h
COVID -19 : Réduction à 8 lits pour maintenir en chambre seul, gestes barrières (masque, distanciation) et prélèvement COVID à l'entrée.

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