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Vos questions / nos réponsesSalut Antoine,
Merci pour avoir pris le temps de répondre, ca doit être désagréable de revenir ici, I've been there and got the tshirt!
Serieusement merci pour tes encouragements.
Si je peux témoigner de quelque chose ici vu qu'on est tous des consommateurs de longue date, c'est qu'on partage la dépression qui a mené à ca en premier lieu, et c'est le plus douleureux à changer, non pas à cause de symptomes physiques ou même psychiques qui peuvent disparaitre au bout de 3 jours (j'ai fait des arrêts longs et ne me rappelle pas avoir souffert autant que cette fois ci), le probleme est qu'en 20 ans les choix de vie ne sont plus des caprices d'aliénation ou de recherche de son individualité, là on décide vraiment que la famille ce n'est pas tjs affectueux comme on pensait, qu'une carrière n'est pas linéaire et autres aspects qu'on se demande même si les spécialistes qui ont l'autorité de décider de la normalité intégrent vraiment ces particularités ou faut il encore qu'il y ait des suicides, souffrances et enfermements pour comprendre que la vie n'est pas toujours tracée, en fait la norme n'est que l'exception idéale qu'on espère généraliser, mais elle ne marchera jamais si l'on ne prend pas en compte les différences. Les gens qui viennent ici ont mis bcp de temps et d'efforts pour s'en sortir, ce qu'un non consommateur prend pour de la légerté.
Je ne vis pas en france et mon seul accès aux soins est controlé par la police, sans parler des préjugés des personnes soignantes, j'ai essayé une fois et vécu une expérience agressive qui frole l'abus sexuel. Je n'ai pas pu en parler bien sur.
Ce qui a changé des autres tentatives d'arrêt précédentes c'est que je voulais enfin affronter le dragon. Je ne veux plus trainer ma douleur là où je vais, la vie est déjà compliquée avec des pseudo sains d'esprits, alors autant en finir avec cette dépression et répondre à ce monde comme il se doit. Plus rien ne justifie la méchanceté et l'ennui. Je ne serais pas comme ceux qui m'ont fait mal mais j'arrête les frais.
Si toi tu ne trouves pas d'attaches, un jour tu la trouveras en ta personne quand tu aurais souffert jusqu'au bout. Ne m'en veux si je projette mon expérience mais mon intention est de te dire que ce monde fonctionne exactement de la façon avec laquelle tu te traites. Et puis tu as plusieurs amis ici et ailleurs qui sont comme toi, ca rend le poids des preuves contre toi-même moins efficaces.
Tiens bon, tu mérites d'avoir l'amour, le soutien, l'amitié et le bonheur comme tout le monde, maintenant c'est à toi de décider à quoi ça ressemble et de commencer: 1er jour.
Gros calins et plein d'espoirs pour toi, pour moi et pour tous ceux qui se battent en ce moment!
Bonjour à tous,
Je m'étais inscrite sur ce forum il y a plusieurs mois , car j'étais au plus mal après l'arrêt de la fumette et je vivais un enfer pendant les premières semaines de mon sevrage!!
Et bien cela fait maintenant 9 mois que j'ai tout arrêté et ça va très bien, les symptômes physiques qui pour moi ont été le plus dur se sont estompés au bout de 2 mois et petit à petit j'ai remonté la pente... aucunes rechutes, aucune envie, au contraire une grande satisfaction de ne plus être dans cette adiction qui pour moi était devenue une prison!!
Je me sens libérée!! Alors oui c'est possible il faut tenir bon certain moment au début sont compliqués mais si on est déterminé on y arrive!!
Courage à vous tous ,soyez fort dans vos têtes et vous y arriverez!!
Merci pour ton message Paulina. Je me reconnais beaucoup dans ta souffrance même si ta situation semble aggravée par la situation de ton pays et tes différentes expériences traumatisantes. Mais tu as su trouver la force d'avancer et de dire stop, ce qui est admirable. J'espère trouver un jour cette force en moi.
Pour ma part, je n'ai pas totalement abandonné l'idée de m'en sortir, il y a tjrs au fond de soi une étincelle d'espoir, c'est la raison d'être.
Je te souhaite le meilleur pour toi. N'hésites à donner des nouvelles.
A+
Bonjour,
Je vais faire comme plusieurs ici, je vais raconter ma situation.
Je fume depuis mes 14 ans, et, depuis 10 15 ans, à raison de 2 à 4 par jour.
J'essaye d'arrêter tous les 2 ans environ sans jamais y arriver.
Mon record c'est 3 mois en 2007, yihou...
J'ai eu 40 en juillet et je veux cette fois-ci arreter définitivement mais je suis tellement accro. Je ne peux pas en ayant chez moi alors je me dis que je fini le stock mais il me reste une énorme quantité, comment avoir la force de jeter tout çà...
J'ai arrêté toutes mes vacances d'été et quel bonheur de réussite. Mais bon, facile, vacances avec mes 2 grands, le matin natation dans la mer, plage, piscine apéro...
Au retour de vacances ca y est je suis prêt, je vais y arriver ! j'ai craqué dès mon premier jour de travail. 1 jour j'ai tenu...
Pour préciser ma situation, je vis seul, travail à plein temps et j'ai 4 garçons. 2 jumeaux de 12 ans 1 semaine sur 2 et 2 autres enfants de 3 et 9 ans tous les 3 - 4 jours environ.
C'est tellement dur avec eux en ce moment, je fume malgres tout et je fais le taf à la maison et au travail. Mais j'agis robotiquement, usinant toute la journee, faisant la police à la maison. Après un bedo, je me calme enfin, la récompense, je profite un peu d'eux. Et puis il faut relancer la machine, faire a manger, blablabla.
Je pourrais écrire pendant 10h, toutes les introspections que j'ai fait avec toutes mes prises de conscience pendant 20 ans qui n'aboutissent à rien à ce sujet.
Au yeux des gens je suis fort mais je me dis tellement s'ils savaient à quel point je suis faible. Vous vous comprendrez au moins.
Voilà, bonne journée.
Bonjour Antoine, bonjour a tous
Vos témoignages et parcours font beaucoup de bien on se sent moins seul dans cette épreuve.
Je partage également mon expérience car comme celui de Thib, je me reconnais totalement.
J'ai commencé a fumer vers mes 16 ans et est arrêté une fois pendant 2 ans lorsque j'avais 32 ans suite a la naissance de la fille. Cela m'a vraiment procurer du bien et je pensais que mon histoire avec le cannabis était fini. Mais il a suffit d'une période stressante niveau boulot puis l'envie d'avoir un deuxième enfants (avec beaucoup de difficulté) pour que je m'y remette.
J'ai 36 ans maintenant et cela fait un mois que j'ai totalement arrêté. Les symptômes ont été les mêmes que la plupart d'entre vous mais ce qu'il me reste actuellement est un sentiment que le cannabis a été pour moi un refuge un moyen de maintenir un équilibre dans ma vie.
Comme Thib j'ai toujours performé professionnellement ,je suis bien entourée et père de deux enfants maintenant.
J'ai toujours été quelqu'un de solide et présent pour tout mon entourage essayant d'être un papa modèle pour les enfants et un mari aimant.
Sauf que je me suis rendu compte que cela cachait un profond mal être, un sentiment que la plupart de mes choix avaient été fait pour convenir a mon entourage, a ma famille sans que je sois reelellement le décisionnaire de tout ça.
L'arrêt du cannabis a créé un vide comme Thib cela représentait mon sas de décompression entre le boulot et tout le reste à la maison.
Aujourd'hui jai l'impression d'être seul car était le copain, le mari sur qui ont s'est toujours appuyer j'ai l'impression que personne ne m'a jamais réellement demandé comment je me sentais si j'allais bien car pour tout le monde tout va bien pour moi je gère. Et pour moi ce sentiment est le plus difficile a endiguer. Mais heureusement la lecture de tous vos témoignages me fait un bien fou.
Je pourrais écrire tout la soirée mais je vais m'arrêter là. Je voulais simplement vous remercier d'avoir partagé vos expériences et vous donne toute la force nécessaire pour poursuivre ce combat car la finalité je pense sera extraordinaire. Courage à toi Antoine, Thib et tout les autres. Vous n'êtes pas seul on est ensemble et au plaisir de vous lire prochainement j'espère.
Force et honneur ![]()
Helloooo Antoine,
J’espère que ça va ! J’ai pas lu les derniers messages donc je ne connais pas ton évolution, mais écoute je suis en arrêt depuis Mai de cette année sans réelle difficulté (après 10 ans non-stop) ; j’ai eu la chance d’avoir eu une demande de mon esprit assez violente à devoir arrêter / et puis faut savoir une chose encore une fois, le cannabis actuel est devenu beaucoup plus violent et dangereux que celui d’il y a 10 ans maintenant. Certains sont faits en labo, il n’y a plus grand chose de naturel, donc les effets sur le cœur sont décuplés, il est paradoxalement plus dangereux de consommer du cannabis (sans connaître la provenance réelle du fournisseur) que la cigarette (et oui, au vu de nouvelles études c’est effectivement le cas malheureusement).
En bref, rien ne m’empêchera de tirer sur un joint si l’envie m’en dit, mais je suis sorti de cette boucle infernale après avoir senti mon corps flancher (extrasystoles et baisses de tensions à tout va) / donc c’est une chance pour moi d’avoir eu mon corps qui me demande d’arrêter de manière critique.
Pour le chemin de Compostelle, je suis en plein dedans, je suis parti il y a 2 semaines, et je suis actuellement autour de Cahors après + de 250km de marche déjà ; mais les raisons de faire ce chemin pour une addiction sont déjà derrière moi. Il y a encore autre chose à découvrir finalement.
La routine est une raison, l’envie en est une autre. Ce chemin où n’importe quel autre n’est pas obligatoire à l’accomplir entièrement, des fois de simples vacances d’une ou deux semaines suffisent pour réussir à prendre du recul sur cette fameuse routine.
Il ne faut pas se forcer à arrêter, simplement trouver le courage d’être honnête avec soi-même et le reste viendra. Il y a un moment pour tout, mais se voiler la face ne fait que reculer ce moment.
Beaucoup vous dirons qu’il n’est jamais trop tard, mais chaque chose se fini ou se fini mal, à vous de savoir si vous souhaitez être enterré avec ou non ![]()
Bonjour,
Hocool ça me fait plaisir de voir que mon message résonnait et qu'un retour arrive rapidement. Courage à toi.
Bon je l'avoue j'ai écrit sur ce forum après avoir lu la première et la dernière page. En fait, je cliquait à chaque fois sur la double flèche...
C'est mon 1er message dans un forum où autre.
Du coup je viens de tout lire après m'être rendu compte qu'il y a bien plus de témoignage ! Tous d'une sincérité déconcertante.
Et bizarre mais, comme d'autres je penses, je me retrouve en partie en tous.
Ça entame un peu l'espoir que je me fait d'un arrêt définit quand je lis certains messages. Nous sommes certe tous différents face a l'arrêt du cannabis mais quand je lis les anciens de ce fil qui le vide mal, ça me fait peur. Ceux de 20-30ans doivent trouver que mon impuissance face à mon addiction n'est pas encourageante non plus.
L'addiction de la routine est pour moi le plus difficile. Que faire ? Et je fais plein de truc mais il y aura tjs une pause à un moment où il n'y a rien à faire de mieux que de fumer un joint.
Un type sur YouTube faisait la relation avec son addiction à defoncer les gateaux le soir (j'ai ce pb aussi, lié au bedo, comme ce type sur YouTube, comme vous je penses..). Il parlait du plaisir d'arriver au moment où tu va enfin préparer ton joint, bientot tu vas fumer et cet état d'euphorie qui va avec. D'ailleurs j'ai pensé souvent que je pouvait m'arrêter la, fumer 2-3 taf et le poser mais bref.
Pour rentrer un peu plus dans les details, mes arrets réguliers sont liés au travail où des tests urinaires sont obligatoire.
Mon arrêt de 3 mois c'était à l'embauche, les autres c'est tous les 2 ans en moyenne pour cause de visite médicale.
J'ai donc souvent arrêté dans ma.vie. Le pire c'est que je ne vis pas trop mal l'arrêt niveau sommeil. Beaucoup de rêve bizarre ou flippant certe. Je devrait m'estimer heureux vis-à-vis des autres personne, ici, qui vivent des périodes bien plus difficile que moi.
Bref, cette fois-ci je n'y arrive plus à m'arrêter pour les tests. Je me suis fait chopper par la patrouille mais je suis resté transparent envers le médecin en avouant mon addiction/maladie.
Et du coup, je n'ai pas de conséquence. J'en était à désirer ces visites périodiques car l'obligation était le seul moyen d'arrêter et la, bah je peux fumer tout le temps
A mon retour de vacances, je suis tombé, dans ma boîte à outils dans ma cave, sur un 25. Bon je ne semé pas des 25 un peu partout mais j'avais déménagé et celui là je l'avais complètement oublié.
Mes potes invitent pour des w.end bedos vu qu'avec le temps on s'entoure de ceux qui nous ressemblent.
Je suis d'accord avec une personne qui a écrit cette drogue est le diable incarné.
Je comprend aussi malgres tout celle qui dit qu'il arrive à gérer sa vie avec et qu'il y a pire. Certes, les dégâts sur les humains que provoque les drogues durs sont considérablement plus dévastatrice. Tant mieux pour toi, sans sarcasme, si tu le vis bien. Nous autres sommes, il me semble, dans un autre état d'esprit à savoir que nous n'en voulons plus. Y'a plus rien de fun..
En tout cas je retient tout le courage de ceux qui, malgres les énormes difficultés, continuent et persévèrent. J'en suis bouche bée.
Je penses que, comme un naze, je vais terminer ma conso et dans 5-6 mois je vais tenter l'arrêt. Je penses adopter la reduction progressive...
Suis pas hyper enthousiaste...
Bonne soirée.
Je donne des nouvelles et pour ceux qui suivent le fil de discutions, ils doivent avoir l'habitude de mes réponses: rien n'a changé. Je fume encore et toujours, cette vie que je subis à la place de la vivre, ce boulot que je déteste, cette solitude qui me pèse horriblement, ce sentiment d'être le seul responsable de son échec. Seul point positif, j'ai totalement arrêté les douilles. Pas par volonté, mais parce que je commençais à tousser sévèrement. J'ai aussi réduit ma conso de tabac avec pour objectif d'arrêter la clope définitivement (on va essayer de faire étape par étape).
Salut Thib,
Oui je te trouve fort, vraiment.
Tu as des enfants, tu as un travail et tu bédaves et malgré ces contraintes, tu assures. Alors oui au fond de toi, tu te sens peut-être minable car tu as cette dépendance, il n'empêche que tu as quand même du mental, de la résilience et de l'abnégation, qualités dont je suis totalement dépourvues.
Je me compare forcément à toi mais moi je vis dans un monde parallèle, je refuse toute responsabilité et la moindre contrariété me mets en colère où me déprime..... je sais que ce n'est pas ce que tu veux entendre mais je t'envie, car malgré ton addiction, tu as quand même construit quelque chose dans ta vie. Bon courage dans ta lutte.
Salut Hocool,
Effectivement, ton témoignage ressemble beaucoup à celui de Thib. Ma réponse est donc la même pour toi ^^ Malgré votre addiction, vous semblez tous les deux avoir une capacité à avancer et à affronter les problèmes de la vie. Je me reconnais malgré tout en toi car malgré les apparences qu'on se donne, nous avons tous ce mal être profond. Bon courage Hocool, donne nous des nouvelles !
Salut Doe,
Je suis content pour toi, non seulement tu as stoppé la bédave mais en plus tu as fait ton voyage à Compostelle ! Voilà un message qui fait plaisir à lire, une renaissance
Profite à fond !
Bonjour à tous.
Je vous apporte mon témoignage : J'ai 37 ans , 21 ans de cannabis et de tabac quotidien.
Arrêt du cannabis depuis le 29 juin.
Arrêt du tabac depuis le 23 septembre.
Rétention séminale depuis le 19 mai.
Pas ou très peu d'alcool ( bu juste 5 fois en 3 ans, dont 0 fois en 2025)
Déclic : je sais au fond de moi depuis quelques années que la cannabis bousille ma santé psychique, qu'il influence mes humeurs , mes émotions, qu'il ne me permet pas de profiter de moments simples de la vie mais je n'arrive jamais à franchir le cap, le déclic : une énième colère injustifiée sur mon fils et la j'ai dit stop c'est bon.
RDV Hypnose avec hypnothérapeute fait le 29 juin pour m'aider à passer le sevrage plus facilement.
J'ai franchement passer les 2 premières semaines dans un état de calme et de sérénité, rien a voir avec les précédentes tentatives d'arrêts sans hypnoses qui étaient très difficiles.
Les 2 premières semaines, le matin, (j'étais en arrêt maladie, depuis le 09 mai, 2mois et demi, suite à une fracture de l'index, qui pour moi était un signe de l'univers pour me forcer à changer de trajectoire) j'allais tout seul dans une foret près de chez moi, prendre un bain glacé dans la rivière, et rester devant le feu, la matinée.
Grand nettoyage chez moi fait en juillet.
Grande ouverture à la spiritualité, l'ésotérisme : Rituel de purification des mémoires du passé et rituel d'alignement fait le soir de l'éclipse solaire qui a eu lieu en Aout ( un véritable saut quantique)
Séance de gratitude , méditation microcosmique et douche froide tout les matins (en pleine hiver en Calédonie en plus) depuis arrêt du cannabis.
Sport (pas intensif) , de la danse.
Lecture spirituelle et respiration profonde tout les soirs.
Dessine des mandalas depuis mi septembre.
Coucher vers 20h30 , réveil vers 04h.
Une puissante énergie accumulé avec la rétention séminale (attention il faut la transmuter cette énergie accumulé)
Tout ça dans l'optique d'être un meilleur père pour mon fils de 8 ans, de casser les schémas répétitifs.
N'hésitez pas si vous avait des questions, parce que franchement les plus de 3 mois sans cannabis, une vraie joie pour moi, une fierté, une libération
Alors qu'a la lecture de beaucoup ici, je ressens beaucoup de difficulté, de détresse.
Courage à tout le monde ![]()
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