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Bonjour à tous,
Je vous partage quelques nouvelles.
Je suis actuellement à J+5 de mon arrêt total. Ca va plutôt bien. Avec la longue demi-vie du prazepam je ne pense pas avoir atteint le pic aigüe mais ça ne m'effraie pas plus que ça. Je l'attends, je le traverse et je continue.
Je me sens un peu comme dans un rêve en ce moment et la chaleur amplifie tout. Mais en soi je le vis plutôt bien : je me rend compte que je me suis habituée à cette déconnexion permanente. C'est un peu triste parce qu'au fil de mes années de conso de benzo, j'ai intégré cet état comme mon état "naturel". Je n'arrive plus trop à m'imaginer autrement. A vrai dire, c'est peut-être là mon seul manque psy envers le prazepam : L'impression de perte identitaire.
Mais bon, une identité ça se reconstruit.
J'ai également eu la confirmation que je suis prête à me libérer du produit : J'ai vécu deux situations profondément stressantes et je les ai géré avec calme et logique. Pas de débordement, pas de sol qui se dérobe sous mes pieds, pas de tremblement ni de souffle coupé. Je suis extrêmement fière de moi. J'ai cette petite phrase en tête que j'ai entendu dans une vidéo d'hypnose : "On NE nait PAS anxieux. On est quelqu'un qui, a un moment donné de sa vie, a fait de l'anxiété".
Je commence sincèrement à penser que l'anxiété n'est pas une fatalité, qu'on peut apprendre à danser avec elle et qu'elle ne nous définit pas. Qu'elle peut être apprivoiser et surtout, apaiser (sans médocs !). Je me rends compte que je n'avais jamais vu ça comme ça auparavant. Je pensais que j'en étais "atteinte" comme on a une maladie incurable et qu'il faut faire avec toute sa vie. C'est faux. La sérénité est possible. Je suis en sevrage et pourtant je suis sereine.
Physiquement je suis très fatiguée et la facilité de glisser dans le sommeil me manque ! Mais je sais que c'est temporaire. Le bruxisme bat son plein. Les rêves vifs ont eu lieu durant ma décroissance et ne sont pas réapparus. Ni vertige ni nausée. Honnêtement comparé au cold turkey que j'ai fait il y'a un an et demi (je n'avais pas totalement arrêté mais j'ai fait sauter 1 comprimé d'un coup... Marche arrière en urgence au bout de 3mois.) je suis agréablement surprise aujourd'hui. Je trouve mon sevrage presque "doux". Voyons si je dis encore ça dans une semaine.
Petit bonus en exclu rien que pour vous : Avec la réadaptation neurochimique, mon moral fait le roller-coaster. Parfois je pense à un tuc random, je trouve ça marrant et je me tape un ENORME fou rire avec moi-même. Comme ça, toute seule chez moi, volets clos. Et bon sang c'que ça fait du bien ! <3
Prenez soin de vous, amitiés.
Mamw lundi 27 juillet 2026 09:47:43