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J’aime me droguer, et je n’en peu plus

Par Ananas

Bonjour à tous, j’ai lu vos témoignages et ils m’ont beaucoup touchée. J’ai 26 ans, j’ai fait de longues études et lors de la quatrième année de fac, je me suis fait larguer. J’avais réussi à créer un quotidien, serein et paisible pour moi dans cette relation. Et la tous les diables se sont déchaînés. C’est comme si ce retour au célibat avait libéré quelque chose en moi, que mon ex réussissait à contrôler. J’ai commandé du shit le soir de la rupture, et du jour au lendemain j’ai fumé en continu, j’ai enchaîné les relations. Depuis je fume encore et encore. Maintenant j’en suis à genre 4 joints le matin et 5-6 le soir. Je mélange des canabinoides de synthèse dedans. Je fume tellement que j’arrive pas à manger, ou je me gave à vomir. J’ai des vomissements constants, je vomis de la bile, l’eau que je bois, j’ai des sueurs, nausées, mon ventre me tue j’ai des crampes pas possible, j’ai mal au cœur aussi. Et pourtant dès que j’ai fini de vomir je me lave le visage et je reprend mon joint. En même temps de cette addiction, si y a de la coke j’ai le nez dedans, je prend des médocs (Xanax, Tercian, somnifères, antidépresseurs, antipsychotiques, régulateurs d’humeurs). Je suis diagnostiquée borderline (trouble labilité émotionnelle), trouble dépressif, troubles obsessionnels compulsifs, trouble anxieux généralisé. Je crois que je suis polytoxicomane ou un truc du genre. Le problème c’est que je n’aime rien de plus dans la vie que me droguer. Rien ne m’amuse plus, rien n’est plus interessant pour moi. La vérité c’est que je serai prête à abandonner n’importe quoi à n’importe quel moment pour aller prendre de la drogue. Et les choses du quotidien ont un goût amer quand on a l’impression de rater sa vie. Alors il y a la drogue, ça me rend heureuse parce que ça s’éteint vraiment la haut au moins. J’entends plus ces angoisses, ces pensées intrusives, ces peurs intenses. C’est mon fardeau et ma libération. Le poison et le médicament. Le pire c’est que plus le temps passe, plus ça s’intensifie. Et je perds vraiment le contrôle, et je perd le fil du temps. Parfois j’en parle, mais la vérité c’est que j’ai l’impression que les gens s’en foutent. Genre vraiment.
Alors je dépose mon petit fardeau sur ce forum.
Peut être que quelqu’un se reconnaîtra, se sentira aussi égoïste que moi et aussi fragile malgré tout. Je suis sure qu’on trouvera quelque chose qu’on aime plus que la drogue et quon arrêtera, parce que c’était drôle au début, mais ça l’est plus du tout.

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