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autodestruction de la jeunesse

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Cette jeunesse qui est aujourd'hui très auto-destructrice a t-elle un avenir ?

Mise en ligne le 16/12/2013

Bonjour,

Nous avons pris l’initiative de réunir vos questions pour leur apporter une seule réponse puisqu’elles abordent, toutes, ce que vous appelez «  l’autodestruction »  de la jeunesse.

 Si l’adolescence est une séquence de la vie passionnante et le départ d’un cheminement vers la vie adulte, il n’en demeure pas moins qu’elle reste aussi propice aux inquiétudes, aux recherches d’affirmations. Cet état incertain peut amener des jeunes  à avoir des conduites à risques. Les consommations de produits licites ou non font partie de ces conduites possibles.

Concernant ces consommations, nous vous mettons ci-dessous quelques éléments sur la consommation des jeunes français, provenant d’une étude européenne dont vous trouverez le lien en fin de réponse.

En 2011, plus de six adolescents âgés de 15-16 ans sur dix (63%) déclarent avoir déjà fumé du tabac au moins une fois au cours de leur vie, les filles l’ayant fait plus souvent que les garçons (68 % contre 58%).

En 2011, 91% des adolescents âgés de 15-16 ans déclarent avoir déjà consommé de l’alcool au cours de leur vie, sans différence entre les filles et les garçons. Après une hausse importante entre 2003 et 2007, la tendance ne s’infléchit pas en 2011 et cette évolution se retrouve aussi bien parmi les filles que les garçons. Le phénomène d’alcoolisation ponctuelle importante (API) s’est stabilisé en France entre 2007 et 2011 (respectivement 43 et 44 %) après une hausse importante en 2007.

 En 2011, prés de deux élèves sur cinq (39%) âgés de 15-16 ans déclarent avoir déjà fumé du cannabis au moins une fois au cours de leur vie, les filles l’ayant fait aussi souvent que les garçons.

Pour terminer, avec une "relative" bonne nouvelle, la consommation des drogues illicites chez les jeunes, excepté le cannabis,n'a pas augmenté en France depuis 2007.

Rappelons que ces dernières sont celles pour lesquelles le sevrage est le plus difficile.

Vous trouverez les chiffres de cette étude de l’ESPAD (European School Survey Project And Other Drugs  2011) à ce lien  http://www.espad.org/.

Il nous semble également nécessaire de pondérer les conclusions que l'on pourrait tirer de ces résultats. En effet il n’y a pas à notre connaissance de liens statistiques directs entre une augmentation de consommation chez les jeunes et une précarisation de leur avenir. Certains auteurs attirent d’ailleurs l’attention sur la fonction que peuvent recouvrir ces expériences, parfois initiatiques, dans leur socialisation. D’autres inverseraient l’équation (en disant que c’est parce que l’avenir des jeunes est de plus en plus précaire que ceux-ci se tournent vers les produits).

Si vous souhaitez creuser cette question, sachez que les auteurs ne manquent pas…nous vous ajoutons un lien vers notre site sur ces questions.

http://www.drogues-info-service.fr/spip.php?page=recherche&recherche=jeunesse

Bonne lecture et cordialement.

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