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Sevrage anxiolytique (Prazepam)

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173 réponses


fayard - 13/06/2026 à 17h41

pour info: j'ai trouvé réponses à mes questions, mais tenais à vous mettre en garde. J'ai vu des médecins, des psychiatres et des pharmaciens, qui m'ont dit que je pouvais arrêter anxiolytiques et antidépresseurs d'un seul coup parce que la dose était faible. C'est pourquoi je suis tomber dans l'enfer du cold turkey avec le valium, au bout de quelques mois je m'en suis sorti, et maintenant, bien qu'étant toujours en pleine dépression sévère, j'ai décidé d'arrêter aussi l'antidépresseur, car je suis persuadé que cela m'enfonce encore plus dans la dépression, sans compter les effets secondaires atroces. J'ai donc demandé comment diminuer progressivement. Les psychiatres ne savaient rien, je leur ai expliqué que les doses plus faibles n'existaient pas ici et qu'il fallait les commander en Suisse, réponse: ce n'est pas dans mon logiciel, devant mon insistance à ne pas arrêter d'un seul coup, la dernière psychiatre (diplômée!) que j'ai vu m'a dit: alors prenez un jour sur deux, il a fallu que je lui apprenne que l'AD (Sertraline 25mg) que je prenais avait une demi-vie courte (ce qu'elle ne savait même pas) et que dans ce cas il ne fallait surtout pas faire çà car on a droit alors au syndrome de sevrage tous les 2 jours! Il a fallu aussi que je lui apprenne qu'il y a des protocoles de déprescription avec dosages précis, elle ne le savait pas! et c'est moi, qui n'y connait rien, qui lui ai dicté l'ordonnance, et commandé une préparation magistrale que je gère moi-même!! 3 psychiatres, 2 médecins, et 3 pharmaciens...Tout çà pour vous dire: ne leur faites aucune confiance, ils sont là pour enrichir les labos, sciemment ou non, soyez votre propre guide. Bon courage à tous.

Mamw - 14/06/2026 à 21h55

Bonsoir à tous,

Egalement empêtré avec le prazepam, je suis en train de me sevrer. J'ai réussi à atteindre le quart de comprimé, youhou ! Mais les symptômes sont franchement invalidants.

Je ne peux pas du tout recourir à des aides médicales : Mon médecin ne me croit pas (?!) quand je lui dis que j'ai des symptômes de sevrage (pourtant c'est elle qui a fait des ordonnances à doses maximales pendant 3ans à une personne qui n'avait jamais pris de benzo auparavant - oui, je suis très en colère, je n'ai eu aucune info relative aux risques de dépendance, d'accoutumance ni même sur les effets secondaires.)
J'ai vu un psychiatre une fois, mais celui-ci a décidé de me diagnostiquer en 15min de rdv et de me mettre directement sous contention chimique (bien évidemment inutile car le diag était erroné.)

Chaque jour passé à morfler coincée dans mon lit alors que j'ai une vie à vivre me met dans une colère folle. Tout ça aurait pu être évité. Effectivement, j'étais en souffrance à l'époque, mais le corps médicale loin de m'aider, à décuplé cela. J'ai la chance de n'avoir aucune addiction psychologique au médicament, mais une rapide recherche pour essayer de déterminer le reste du chemin à parcourir me décourage.

Je ne lâcherai rien, évidemment. Mais je suis en colère. Et seule aussi. Mes proches ne veulent pas savoir ce que je traverse. Je ne suis intéressante que si je suis rigolote. J'en ai ma claque.

Je suis fatiguée de tous ces longs combats absurdes, évitables et solitaire. Je sais que je réussirai mon sevrage et celui de l'AD qui m'attend, je me suis donnée des raisons de ne plus douter de ma propre force. Mais bon sang au bout d'un moment, j'aimerais juste vivre en paix. J'ai travaillé dur pour ça. Je suis en colère qu'on ai démolit mon travail d'alors. Je suis en colère de ne pas pouvoir enfin récolter mes fruits, après plus de 15ans à bosser sur moi, à progresser, à faire face, à évoluer, encore, toujours.

Tout ça pour resté coincée dans mon plumard pendant que des abrutis ignorants me jugent sans avoir la moindre idée de ce dont ils parlent.

Navrée, mon message n'est pas très positif. Mais au moins il est vivant.

Courage à tous.

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