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Vos questions / nos réponsesSalut pépite
Comme cela doit êtres extrêmement difficile, mais sache que tu n'a pas été maladroite, tu fait de ton mieux au moment où tu la fait.
Nous restons des humains, ils ont autant de responsabilité que nous nous en avons. La drogue est responsable de se chaos
On essaye de s'en sortir comme l'on peut autant eux que nous.
C'est seulement une vie très dur à vire d'autant plus qu'ici il s'agit de votre fils et non de votre conjoint.
Il n'y a malheureusement pas de solutions miracle, et des fois je pense, justement, que ça relève du miracle.
C'est pour cela que j'ose espérais qu'ils s'en sortiront, c'est tout ce que je peut faire à mon niveaux, ayant déjà essayer tout ce que je pensais possible de faire.
Pensé pour eux, pensée pour nous.
Merci Jok66 pour vos interventions bienveillantes et votre chaleur humaine.
Belle journée à vous.
Merci a vous aussi, beaucoup de vos message mon aidé.
J'aurais bien aimé qu'ils aide aussi votre fils et mon ex conjointe
Tant qu il y a de la vie il y a de l'espoir, mais vivre avec est extrêmement dur voir pas faisable si l'on veut garder la santé et pouvoir les aider le moment où il l'auront décidé
Alors je pense que vous avez fait vraiment de bons choix durant votre parcours.
Bonsoir Modérateur,
Toujours là ?
Je viens dialoguer avec vous.
La situation d'Andréas ne s'arrange pas.
Il était pris en charge par des services sociaux à quelques km de chez moi.
Ils l'avaient hébergé pour le plan grand froid.
Un intervenant du Prado l'accompagnait pour un projet professionnel.
Il était depuis le 01 avril hébergé par la croix rouge pour 300€ par mois.
Tout compris.
Une enveloppe de 30 € lui était demandée pour obtenir 300€ de courses à l'épicerie sociale.
Un suivi en centre addictologie de proximité lui était proposé.
Il n'a rien tenu.
Il ment.
Encore.
Inlassablement.
Le service social, CCAS, lui demande de quitter le logement et arrête de le suivre.
Ils envisagent aussi un signalement.
C'est sur ce point que je vous sollicite.
De mon côté, je ne le vois plus.
Je ne lui réponds plus.
Ses derniers récits manipulatoires, graves, m'ont mis KO.
C'est au-dessus de mes forces de poursuivre une relation.
Pépite
Bonjour Pépite,
Oui, toujours là !
La situation n'évolue donc pas tellement depuis le temps ou en tout cas il a du mal à tenir un cadre longtemps.
Que voulez-vous dire par "signalement" ? De quoi parle-t-on ?
Vous ne lui parlez plus mais vous vous semblez bien au courant de sa situation, par quel biais ?
Le modérateur.
Bonjour,
Merci pour votre retour.
Quand je parle de “signalement”, je reprends les propos d’une personne de mon entourage travaillant au CCAS, qui suit actuellement la situation d’Andréas dans le cadre du plan grand froid.
Elle m’a évoqué l’éventualité d’un signalement auprès des autorités, dans l’idée d’une possible obligation de soins.
C’est sur ce point que je m’interroge :dans une situation comme celle-ci, est-ce que ce type de démarche peut réellement aboutir ?Et dans quelles conditions ?
Pour répondre à votre question, je ne suis plus en contact direct avec Andréas.Les informations que j’ai me viennent uniquement de cette personne, qui m’informe régulièrement malgré mes réserves.
De mon côté, j’ai pris du recul car la relation était devenue trop éprouvante.
Merci pour votre éclairage.
Pépite
Merci pour votre réponse, Pépite.
L'expression "obligation de soin" renvoie à une décision de justice. Une obligation de soin peut être prononcée à différents moments d'une procédure judiciaire (par le procureur ou par des juges) et n'aura alors pas tout à fait les mêmes conséquences en fonction de ce moment où elle a été décidée.
Si c'est bien de cela dont il s'agit, le "signalement" aurait pour but d'attirer l'attention de la justice sur la personne de votre fils afin de déclencher une procédure pénale. J'ignore les chances de succès d'une telle démarche, je ne sais pas si cela se pratique beaucoup. Un procureur qui prendra connaissance de ce signalement peut très bien décider, au nom du principe d'opportunité des poursuites, de ne rien faire. Néanmoins il se renseignera avant de prendre une décision. Sa décision peut aussi être totalement différente.
Si cette démarche est faite, ne vous attendez pas non plus forcément à une réaction immédiate de la police ou de la justice. Cela dépend vraiment du contenu de ce qui est signalé et du contexte. Parfois il faut enquêter avant de pouvoir prendre une décision de justice et cela peut prendre du temps.
Comme son nom l'indique, le principe d'une obligation de soin est d'obliger une personne à aller se soigner auprès de professionnels des addictions. L'obligation porte sur le fait de le faire à défaut de pouvoir porter sur le résultat. L'ambiguïté de ce genre de démarche est qu'on oblige des personnes à se soigner alors que précisément, pour avoir des chances d'aboutir positivement, un soin doit reposer sur le consentement de la personne.
Prenez soin de vous
Le modérateur.
Bonjour,
Merci pour votre réponse, elle m’aide à clarifier les choses.
Je comprends mieux que le signalement n’entraîne pas nécessairement de suite concrète, et que l’obligation de soins relève d’un cadre judiciaire spécifique.
Cela m’amène à une question plus large : dans des situations où le rapport au réel semble instable et où la personne n’adhère pas au soin, comment se situe la limite entre accompagnement et mise en danger ?
Je pense notamment à la notion de non-assistance à personne en danger, qui m’interroge.
Dans le cas d’Andréas, il n’y a pas de danger immédiat identifié, mais une forme de dégradation globale.
Par ailleurs, je m’interroge aussi sur sa capacité à raisonner : il peut parfois tenir un discours cohérent, mais ses actes restent marqués par l’impulsivité et l’immédiateté, avec des récits souvent contradictoires.
Cela me fait me demander dans quelle mesure le raisonnement peut réellement avoir une prise dans ce type de fonctionnement.
Merci pour votre éclairage.
Pépite
Bonjour Pépite,
Je ne suis pas sûr de bien cerner votre préoccupation. Même dans les structures professionnelles d'accompagnement, la limite à l'accompagnement intervient lorsque le comportement de la personne suivie met en danger un ou des professionnels. Il existe en général des limites et des procédures pour protéger les salariés dans l'exercice de leur profession et tout salarié a aussi un droit de retrait si la situation l'expose à un danger.
Un rapport au réel fluctuant crée une situation difficile mais ce n'est pas une situation de danger en soi. Ce n'est pas le rapport au réel mais plutôt le comportement qui posera probablement problème.
Une autre dimension aussi est que les services d'accompagnement ont une mission et des manières de faire. Même sans notion de "danger", si le comportement d'une personne met en échec toutes les tentatives d'accompagnement et/ou met systématiquement à mal le cadre, persister dans l'accompagnement n'a probablement plus de sens et peut même mettre à mal le fonctionnement de l'organisme, de ses équipes ou perturber les autres accompagnements.
La structure qui a accompagné votre fils peut aussi être démunie (parce que cela sort de ses missions) face aux problématiques de votre fils. Dans ce genre de situation, les services d'accompagnement font appel à d'autres professionnels pour essayer de traiter le problème qui dépasse leurs compétences. Mais encore une fois, si la personne refuse et ne répond pas aux aides proposées, il y a un moment où la seule solution va finir par être de jeter l'éponge.
Pensez-vous que votre fils puisse souffrir de troubles qui n'ont pas été diagnostiqués ? Si on écarte 5 minutes l'effet possible de la drogue sur lui, les problèmes de rapport au réel font penser à la possibilité d'un trouble mental, son impulsivité peut être le signe d'un trouble cognitif, comportemental ou neurologique. S'il n'a pas pu bénéficier jusqu'à aujourd'hui d'un diagnostic qui identifie réellement le fond problème, alors peut-être n'a-t-il pas pris la bonne filière de soins ?
Votre première question sur l'obligation de soin m'avait fait me demander si vous ne parliez pas en fait de demande d'hospitalisation sans consentement (demande qui peut émaner des proches, d'un maire, d'un préfet ou des forces de l'ordre en fonction de la situation et qui passe par des certificats médicaux faits par des psychiatre). Je ne crois pas, à partir de ce que j'en perçois, que la situation s'applique à votre fils, qui n'est pas totalement délirant, qui a un comportement à risque mais qui n'est pas un danger immédiat pour lui-même ou pour autrui. Cependant s'il prenait cette pente, sa situation pourrait relever d'une telle hospitalisation forcée.
En vous parlant de tout cela je ne vous aide pas à vous protéger car on ne fait parler que de lui. Vous avez besoin de réponses mais prenons conscience qu'à parler de lui et de son problème comportemental récurrent quelque chose de douloureux s'entretient chez vous.
Continuez à prendre soin de vous,
Cordialement,
le modérateur.
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