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Protoxyde d’azote

Le protoxyde d’azote aussi connu sous le nom de gaz hilarant est stocké sous forme liquide dans des bonbonnes ou des cartouches métalliques de forme ovale. Il est d’usage très courant car on s’en sert dans l’industrie, en médecine ou dans des appareils à usage domestique (en cuisine par exemple). Lorsqu’il est expulsé de son conteneur, le protoxyde d’azote devient un gaz très froid, incolore à l’odeur douceâtre.

Appellations : gaz hilarant, bonbonne, proto, ballon, oxyde nitreux, N2O

Autorisé

STATUT LEGAL

Le protoxyde d’azote est légal en France. Les cartouches de gaz sont en vente libre.

DEPISTAGE

Le protoxyde d’azote ne fait pas l’objet de dépistage.

MODES DE CONSOMMATION

Le protoxyde d’azote est inhalé. Le plus souvent, le gaz contenu dans les bonbonnes est transféré dans un ballon ou un préservatif puis aspiré.

EFFETS RECHERCHES

L’intensité des effets varie selon chaque personne, le contexte dans lequel elle consomme, la quantité et la qualité du produit consommé.

L’inhalation du protoxyde d’azote entraîne de l’euphorie souvent accompagnée de rires incontrôlables (d’où le nom de gaz hilarant), et de distorsions visuelles et auditives. L’inhalation modifie la voix qui devient particulièrement grave durant quelques secondes.

Durée des effets : Les effets surviennent en 10 à 30 secondes après inhalation et ne durent que 2 à 3 minutes.

EFFETS SECONDAIRES

Le protoxyde d’azote peut entraîner des effets indésirables pouvant durer de quelques heures à quelques jours après l’inhalation :

  • maux de tête,
  • nausées,
  • vomissements,
  • crampes abdominales,
  • diarrhée.

A forte dose, sa consommation peut aussi entraîner :

  • une confusion ou désorientation,
  • des problèmes d’élocution,
  • une difficulté à coordonner ses mouvements,
  • une faiblesse musculaire,
  • des vertiges,
  • des acouphènes (perceptions de bourdonnements, sifflements ou tintements en l’absence de bruit extérieur),
  • un ralentissement ou des irrégularités du rythme cardiaque.

RISQUES ET COMPLICATIONS

Quelle que soit la fréquence

La consommation de protoxyde d’azote entraîne une légère baisse de la vigilance.

Le gaz étant conditionné à très basse température, l’usager risque des gelures du nez, des lèvres et des cordes vocales, en cas d’inhalation directe à la cartouche.

Usage régulier

L’usage régulier de protoxyde d’azote peut entraîner :

  • des picotements ou des engourdissements des extrémités des membres (doigts et orteils) et une difficulté à marcher,
  • des troubles de l’humeur de type paranoïaque,
  • des pertes de mémoire,
  • des troubles du sommeil,
  • une impuissance passagère,
  • des troubles cardiovasculaires et une baisse de la tension artérielle,
  • plus rarement, anémie, fragilisation du système immunitaire, problèmes de coagulation du sang.

Surdosage

Le surdosage se manifeste par des troubles moteurs, des altérations de la perception et plus rarement, des convulsions.

A forte dose, le protoxyde d’azote peut être la cause d’une dépression respiratoire pouvant entraîner la mort.

De plus, les effets très rapides et fugaces du protoxyde d’azote incitent parfois l’usager à des inhalations répétées pouvant conduire à la mort par asphyxie

DEPENDANCE

La faible durée des effets peut inciter l’usager à renouveler fréquemment sa consommation. Un phénomène de tolérance peut alors apparaître, l’usager ayant besoin d’augmenter les doses ou la fréquence de consommation pour obtenir l’effet désiré.

A l’arrêt de la consommation, les usagers réguliers peuvent ressentir de l’anxiété, de l’agitation, des douleurs abdominales et des tremblements.

GROSSESSE

En l’absence de données sur les risques de l’usage de protoxyde d’azote durant la grossesse, il est fortement déconseillé d’en consommer durant la grossesse.

CONSEILS DE REDUCTION DES RISQUES

Toute consommation expose à des risques. Il est toujours préférable de s’abstenir, en tout cas de reporter la consommation quand on se sent fatigué, stressé, mal ou qu’on éprouve de l’appréhension. Il est également préférable de consommer avec des gens de confiance, dans un contexte rassurant.

  • Ne pas absorber le gaz directement à la cartouche afin d’éviter tout risque de gelures des lèvres, de la bouche, des cordes vocales.
  • Éloigner les bouteilles ou cartouches de toute flamme (briquet, bougie, cigarette…).
  • Éviter de rester debout et préférer une position assise afin d’éviter tout risque de chutes et de traumatismes, voire perte de connaissance ou de motricité.
  • Ne pas prendre le volant puisque le seuil de vigilance est abaissé.
  • Ne pas multiplier les prises malgré l’effet fugace du produit.
  • S’assurer toujours d’un bon apport en oxygène.
  • Ne pas utiliser de sac plastique ou de masque pour inhaler le protoxyde d’azote (risque d’asphyxie).