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La réduction des risques

La politique de réduction des risques s’est développée à la fin des années 80 avec la prise de conscience de l’épidémie de Sida. La population des usagers de drogues par voie intraveineuse était particulièrement vulnérable en raison des contaminations via le partage de seringues.

Les pouvoirs publics ont donc décidé de faciliter la mise à disposition de matériel stérile. Dès lors, des structures spécialisées dans l’accueil de ces usagers qui ne sont pas en démarche de soin se sont développées.

 

Les Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques liés à l’usage de drogue – CAARUD

Les CAARUD reçoivent les usagers de drogues qui ne sont pas engagés dans l’arrêt de leur consommation mais qui sont exposés à des risques majeurs de contamination (hépatites, VIH) et d’infection (abcès, plaies). Dans ces centres d’accueil, une attention particulière est portée aux usagers les plus précarisés et marginalisés.

Les équipes des CAARUD sont le plus souvent composées d’infirmiers et d’éducateurs qui dispensent des « petits soins » (désinfection des plaies par exemple) et distribuent du matériel de réduction des risques (seringues stériles, filtres, préservatifs, paille de sniff, feuilles pour "chasser le dragon"[1], etc.).

Ils proposent un accès à des douches mais aussi à des lave-linge. Au-delà de ces services, il s’agit de proposer à ces usagers vulnérables un refuge, une pause, la possibilité d’un échange à travers une rencontre.

Investis dans la vie locale, les professionnels intervenant dans les CAARUD assurent souvent des actions de médiation auprès des riverains ainsi que le ramassage de seringues souillées aux environs du local.

Des consultations médicales ou sociales sont mises en place dans certains d’entre eux. Gynécologues, médecins, assistantes sociales peuvent se déplacer de façon régulière au sein du centre.

La plupart des CAARUD proposent un accueil de quelques heures en journée ou en soirée dans un local fixe. Certains accueillent les usagers le temps d’une nuit, on les appelle des sleep-in. Il en existe très peu en France. D’autres équipes interviennent à bord d’un bus qui stationne dans les lieux connus de consommation (squats, zones de prostitution).

Les groupes d’auto-support

Ces groupes militants fonctionnent sur le principe de l’entraide entre usagers. Forts de leur expérience, des usagers ou d’anciens usagers délivrent une écoute, des conseils et des informations aux usagers de drogues afin de limiter les risques pris en matière d’usage. Présents lors des évènements festifs, ils dispensent des conseils de réduction des risques et travaillent en collaboration avec des équipes de professionnels. Au-delà de ces actions concrètes, ils ont pour mission de faire entendre la voix des usagers de drogues et de faire évoluer le regard que l’on pose sur ces personnes souvent stigmatisées. À ce titre, ils s’entourent souvent de professionnels spécialisés (pharmaciens, addictologues, etc.) investis dans leur combat.

Présents sur Internet, ils mettent à disposition une grande quantité d’informations sur les produits et traitements, les droits des usagers, entre autres. Ils proposent également des forums et des espaces d’échange entre usagers.

[1] Pratique qui consiste à inhaler, à l’aide d’un tube, les vapeurs d’un produit que l’on fait chauffer jusqu’à évaporation sur du papier aluminium.

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Réduire les risques en milieu festif et sur Internet (Drogues info service)


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