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Avoir un proche qui se drogue ou qui boit

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Dans ce forum, il y a 115 sujets et 406 réponses consultables.
Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre !! - posté le 15 juin 2011  à 18h53 par nanie5782
Bonjour ! Ma mère m’a battu jusqu’à l’âge de 18 ans ! Aujourd’hui j’en ai 29 ans mais je n’arrive pas à oublier tous le mal qu’elle m’a fait ! Et je (...)
7 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
    Hello ! Alors le seul conseil que je puisse te donner, d’expérience, parce que (...)
     

    posté le 15 juin 2011  à  21h20 par bluenaranja

    Hello !

    Alors le seul conseil que je puisse te donner, d’expérience, parce que ça aussi je connais hélas, c’est de faire une thérapie. C’est sûr, c’est pas juste, c’est elle qui t’as cassée, et maintenant, c’est à toi de réparer les dégâts. Mais si tu veux enfin avoir une vie à toi, et pas par rapport à elle, il faut que tu travailles sur toi. Moi, c’était essentiellement mon père, et ma mère acceptait mon sacrifice pour avoir la paix, et par peur de ne plus avoir piscine, jardinier, femme de ménage etc… Tous les psys que j’ai vu m’ont dit de faire une croix sur mes deux parents, car ils étaient toxiques, c’est dire… Mon père a été tellement loin que cela a été plus facile, la dernière fois que je l’ai vu, j’avais 17ans. Pour ma mère, c’est plus compliqué, et puis, il ne me reste qu’elle. Mais même en ne le voyant plus, j’ai du lutter pour me trouver, aujourd’hui encore son ombre plane autour de moi, parfois… Et il ne buvait pas, il n’avait même pas cette "excuse". Son hobby, son moyen de décompresser en rentrant du boulot, c’était de me détruire. Est ce que tu as des enfants ? As tu déjà tenté une thérapie ? Est-ce que tu vois encore ta mère ?

    courage, on peut s’en sortir, on n’est pas entièrement déterminé par son éducation, heureusement.

    bluenaranja

    • Sujet :  Re : Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...) - posté le 16 juin 2011  à  11h51 par bluenaranja
      Désolée, j’en rajoute une couche... Je me retrouve tellement dans ton (...)
       

      Désolée, j’en rajoute une couche… Je me retrouve tellement dans ton témoignage… Je cumule, je me retrouve dans la plupart des témoignages, j’ai vraiment un mauvais karma !

      Il faut dire que je pars de très loin, mon enfance a été un long et douloureux cauchemar, la seule chose qui m’apportait du bonheur, c’était l’école. D’ailleurs, mes parents m’en faisait changer tous les ans, sous divers prétextes. Je n’avais tellement le droit de rien faire, que la seule façon de me punir, c’était de me priver de lecture. J’ai été tapée à coups de poings, à coups de pieds, de cravache, giflée beaucoup, mais c’était surtout la maltraitance psychologique qui m’a marquée. Mon père qui s’amuse à m’abandonner dans un parc à cinq ans, et me regarde paniquer, caché derrière un buisson pendant une demi heure. Qui m’explique froidement, à dix ans, que j’ai de la chance qu’il soit là parce que ma mère a essayé de m’étouffer avec un oreiller quand j’étais bébé, qui me raconte, en discussion père-enfant les diverses techniques de torture existant dans le monde, qu’il devrait m’attacher au radiateur et me battre avec du barbelé, comme le type qu’il vient de mettre en prison. Que je suis comme les gens qu’il met en taule parce que mes livres traînent. Je viens d’un milieu très aisé, mon père était juge, il est aujourd’hui procureur. Du coup, personne - la femme de ménage, quelques instits, ma mère - n’a jamais rien fait. Tout le monde cautionnait par un silence complice, et ça aussi, cela a été terrible.

      Quand j’ai eu mon fils, je croyais que tout cela était réglé. Pas du tout. C’est remonté d’un coup :j’avais beau savoir que le père de mon fils était différent du mien, mon instinct me hurlait danger danger quand il portait le bébé. Je me cachais pour voir comment il se comportait avec le petit, c’était terrible… Ma tête avait beau me dire tout va bien, mon instinct, mes tripes me hurlaient père égal danger.

      Tu vois, je comprends ce dont tu parles, quand j’ai découvert qu’on pouvait élever les enfants avec de l’amour et de la confiance, woa, quelle découverte !!! J’ai fait une longue thérapie, qui m’a beaucoup aidé, et du coup, quand j’ai eu mon fils, cela a été comme une renaissance. Chaque Noel, chaque anniversaire heureux et paisible qui passait réparait la petite fille en moi. Cela m’a permis de bien me rendre compte que mon père est probablement psychopathe, qu’il a de gros problèmes en tous cas, et que tout ce qui est arrivé n’était pas de ma faute. Ce que j’ai longtemps cru. Il faut se battre, faire une thérapie, verbale ou comportementale, ou les deux, parce que sinon, tous tes choix - vie, mec, travail, rapport aux autres - sont influencés d’une manière ou d’une autre par ton enfance.

      Je vais beaucoup mieux, j’ai enfin réussi à faire un trait sur mes deux parents. Par contre je laisse mon fils voir ma mère, sa grand mère, elle a été une bonne mère pour mes frères et soeurs, et une grand mère potable pour mon fils - après qu’il lui ai fait comprendre, à huit ans, qu’il ne voulait pas qu’elle dise du mal de moi devant lui. Mon père, je ne lui confierais pas un hamster, et la dernière fois que je l’ai vu, j’avais 17 ans.

      Aujourd’hui, bizarrement, je la considère plus comme la grand mère de mon fils que comme ma mère. Je n’attends strictement rien d’elle et j’en reste aussi éloignée que possible.

      Je reste dans le coin, si tu veux parler… Je sais que ce n’est pas facile, de mettre des mots sur tout ça, mais c’est le premier pas.

      peace

      bluenaranja

      • Sujet :  Re : Re : Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...) - posté le 17 juin 2011  à  12h54 par nanie5782
        bonjour, vous ne devinerez jamais le nombre de fois que j’ai recommencé à vous (...)
         

        bonjour, vous ne devinerez jamais le nombre de fois que j’ai recommencé à vous écrire. Je sais pas comment écrire ma souffrance sur du papier ou sur un clavier ce n’est pas évident du tout. Quand j’ai lu votre mail j’ai vu une partis de ma vie, moi aussi l’école je la considérai comme ma maison je m’y sentais en sécurité. Quand les vacances approchaient j’avais une boule au ventre car je savais que j’allais rester seule avec ma mère ! Pour ma part on ne m’a pas changé d’école chaque année et heureusement car je gardais mes amis car j’en avais vraiment besoin. La boule au ventre je l’avais aussi en rentrant de l’école car ma mère me fouillait et si j’avais le malheur d’avoir autre choses qui n’appartenait pas à l’école dans mon sac je pouvais être sur d’avoir des coups !! Quand j’étais au collège elle regardait mon carnet de correspondance et si j’avais une sale note elle tapait après elle m’envoyait dans ma chambre pour faire mes devoirs et quand c’etait l’heure de faire à manger elle s’en foutait que j’ai finis mes devoirs ou pas je devais l’aider. Lorsque j’ai eu 14 ans elle nous annonce qu’elle est enceinte super !! J’étais pas contente du tout, je lui en ai voulus durant toute sa grossesse et quand elle a accouché de ma petite soeur mon père m’a ramené à l’hôpital et ils m’ont laissé seule avec ma petite soeur et je me suis jurée de la protéger !! Et quand elles sont rentrées à la maison je me suis occupée de ma petite soeur comme si c’était ma fille car ma mère, sa mère était incapable de s’en occuper tous le temps bourré.Après elle me l’a reproché et je n’ai jamais su pourquoi car s’est elle qui me l’a mise dans les bras ! Et jour je me souviens très bien de la date car c’étai la veille des un an de ma petite soeur, comme dans son habitude ma mère avait bu et mon père etait en réunion ce jour là donc il etait rentré plus tard. J’étais entrain de faire mes devoir dans la cuisine et je sais pas ce qu’il lui a pris, elle a pris mon cahier et elle voulait que je récite ma leçon que je ne connaisais pas elle m’a jeté mon cahier à la tête et je l’ai eu sur le nez je saignais, mon père est rentré et m’a demandé ce que j’avais fait et je lui ai dit que je me suis cognée après c’était l’heure de manger et je n’avais pas faim et ma mère voulait m’obliger j’ai pousseé l’assiète et là ma mère s’est levée et à essayer de m’étrangler heureusement que mon père était là car sinon je sais pas si je serai encore de ce monde ! Depuis cela je me suis jurée que le jour de mes 18 ans je partirai et c’est ce que j’ai fait. A l’époque j’étais avec quelqu’un qui à bien voulu me prendre chez lui. Aujourd’hui je ne vois pas souvent ma mère ni mon père et encore moins ma petite soeur qui à aujourd’hui 14 ans. Heureusement j’en ai encore une soeur de 21 ans qui vit chez mes parents et elle me donne des nouvelles de ma peite soeur ! et il y aussi msn et facebook ! voilà je me suis un peu dévoiler mais c’est pas évident car j’aimerai vraiment avoir une normale sans ces souvenirs. J’aimerai tellement les effacer, je sais bien qu’on ne choisit pas sa famille mais si seulement !! J’ai peur de devenir comme elle si un jour je devais avoir un enfant même si je me dis toujours que mon enfant aura tous l’amour que je n’ai jamais eu !! Que faire ??

        • Sujet :  Re : Re : Re : Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...) - posté le 18 juin 2011  à  14h47 par bluenaranja
          Hello ! Déjà, ne te fais pas de souci, le jour où tu auras des enfants, tu sauras (...)
           

          Hello !

          Déjà, ne te fais pas de souci, le jour où tu auras des enfants, tu sauras t’en occuper. La preuve, tu t’es occupée de ta soeur - d’ailleurs, si ta mère te l’a reproché, c’est qu’elle a du se rendre compte que ta petite soeur se tournait vers toi, et pas vers elle, en cas de problèmes. Elle s’est sentie concurrencée dans sa place de mère - mais elle avait qu’à s’en occuper, hein…

          Sérieux, j’ai longtemps craint de reproduire le comportement de mes parents, mais pas du tout. On sait très bien ce qu’il faut aux enfants, puisqu’on ne l’a pas eu. Mais ce qui m’a aidé, c’est de voir un psy, j’en ai vu plusieurs avant de trouver le bon, un psy qui m’a aidé à mettre des mots sur ce que j’avais vécu. C’est pour cela qu’aujourd’hui j’arrive à en parler si librement.

          C’est comme si j’avais eu deux vies, une avant et une après mon fils. Ma première vie est comme un long cauchemar lointain, auquel je peux penser, mais qui ne m’envahit plus comme avant. Parles en à ton médecin traitant, ou va voir des psys pris en charge par la sécu, jusqu’à ce que tu trouves le ou la bonne. Peut être une femme serais mieux dans ton cas. Va en voir un trois fois, si rien ne se passe, si tu sens que ça ne le fait pas, va en voir un autre. Il faut qu’il y ait un minimum d’empathie, que la personne te montre qu’elle t’écoute, pour arriver à construire une vraie relation.

          Je suppose que tu souffres de ne pas voir ta petite soeur - sérieux, j’en ai les larmes aux yeux, parce que ça aussi je connais. Ma petite soeur était encore dans le ventre de ma mère que je la protégeais. Mon père, pour une connerie, a envoyé ma mère enceinte de huit mois valdinguer contre une armoire en bois - en fait, le thème, c’était : le choix du prénom, il avait changé d’avis - il s’apprêtait à lui envoyer un coup de pied alors qu’elle était écroulée par terre, je lui ai sauté dessus par derrière, je m’accrochais à lui, histoire de détourner son attention, comme d’hab quoi, du coup il s’est mis à me courir après en beuglant, avec ma mère derrière qui le suppliait d’arrêter.

          En fait j’ai passé toute mon enfance à faire le paratonnerre, pour qu’il foute la paix aux autres. A 16 ans j’ai eu mon bac, et j’ai tout fait pour partir. Là, une fois que j’étais plus là, pour la première fois, il a levé la main sur mon frère. Ma mère a pas supporté et a demandé le divorce fissa. Et histoire de redémarrer une nouvelle vie, elle m’a zappé. Mais complètement. Il y avait ses enfants, et il y avait moi.

          J’ai eu l’impression de m’être fait couillonner dans l’histoire, 16 ans à me "sacrifier", et maintenant que j’étais bien fracassée, hop, à la poubelle. Enfin, c’est comme ça ! Heureusement, j’ai eu la chance que l’état prenne le relais, sous la forme de psy, famille d’accueil, protection à l’enfance…

          Mon fils va avoir 13 ans, je l’ai élevé dans l’amour et le respect - mais les règles aussi ! C’est ça le plus dur pour moi, tenir les punitions. Je ne l’ai jamais frappé, jamais, quelques tapes sur le derrière, petit, mais jamais sous le coup de la colère. Jamais je te tape parce que ça me défoule. Mais j’ai mis des limites très claires, parce qu’ils en ont besoin. Plus vite ils les trouvent, moins ils passent de temps à les chercher, et peuvent se concentrer sur autre chose.

          Courage ! N’hésite pas à m’écrire. Quelque part, ça positive le truc !

          bonne journée

          bluenaranja

  • Sujet :  Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
    Bonjour, merci de me répondre ca me fais un bien fou de vous lire ! J’ai (...)
     

    posté le 21 juin 2011  à  14h46 par nanie5782

    Bonjour, merci de me répondre ca me fais un bien fou de vous lire ! J’ai l’impression d’être en thérapie. Il m’arrive à me poser la question si je serai une bonne mère, si je ne reproduirai pas le même schéma qu’elle malgré que ma belle-soeur me fait une totale confience pour garder sa fille elle sait que je l’adore et que je ne pourrais pas pas lui faire de mal ! Mais la question se pose quand même ! Il y a deux jours j’ai regardé un reportage sur la maltraitance sur les enfants et il y avait une mère qui avait maltraité ses 6 enfants et en plus de ca elle buvait et elle racontait que elle-même s’est fait battre étant jeune ! Donc je me demande si je dois faire des enfants malgré que j’en ai vraiment envie depuis l’âge de 20 ans !!

    Je n’ai pas coupé les ponts avec mes parents mais je les vois que très rarement (1 à 2 fois dans l’année) c’est le seul moyen pour moi de voir ma petite soeur ! Quand je vais chez mes parents je suis reçut comme une étrangère personne me parle ou presque heureusement qu’il y a mes deux soeur et mon père qui parle mais ma mère si elle est bourrée je ne peux pas lui adresser la parole j’ai une boule au ventre qui arrive c’est trop bizarre ! J’ai l’impression de ne pas faire partis de cette famille ! J’aimerai juste comprendre pourquoi elle m’a fait ça à moi !! Mais je sais que je n’aurai jamais de réponse !!

    Merci de m’écoute car ça me fait vraiment du bien !! je commence à revivre car je sais que je ne suis plus toute seule !

  • Sujet :  Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
    Coucou ! Tant mieux si parler te fait du bien, tu vois, c’est un signe que tu es (...)
     

    posté le 23 juin 2011  à  11h37 par bluenaranja

    Coucou !

    Tant mieux si parler te fait du bien, tu vois, c’est un signe que tu es prête à faire une thérapie. Dans le forum libre, j’en parle, si tu veux aller voir. Prends le temps de trouver le bon, il y en a qui sont rentre dedans - c’est pas mon truc - moi, j’ai besoin d’écoute et de respect. De temps aussi.

    Si tu as du mal à parler, tu peux écrire et l’apporter au psy, s’il fait bien son boulot, il t’aidera. Déjà, ce sont des pros, et le langage corporel, les expressions de ton visage en disent parfois plus que tes mots. Eux sont là pour les décoder, et t’aider à mieux comprendre tes reactions.

    Si j’insiste, c’est parce que je sais à quel point c’est dur, d’avoir une enfance qu’on se traine comme un boulet.

    Par contre ne te fais aucun souci, tu ne seras pas une mère maltraitante. Tu sais, à la TV, ils ne montrent pas tous ceux qui s’en sont sortis, qui se sont intégrés, et c’est cela le plus grand nombre. Surtout dans les affaires au tribunal, on voit toujours les avocats dirent oh il ou elle a fait ça parce qu’il l’a vécu dans son enfance. Je suis pas d’accord, on a toujours le choix. Je suis ok pour dire que c’est une explication, pourquoi ils ont fait ça, mais pas une excuse.

    Perso, je supporte pas d’entendre un petit pleurer. Les pleurs qui disent qu’ils ont mal ou qu’ils sont terrorisés. Cela me fait une réaction physique, mon coeur bat plus fort et plus vite. Et je me débrouille pour aller voir ce qui se passe, c’est plus fort que moi !

    Mais je sais pour l’avoir vécu, que chaque mot que ta mère a dit tu l’as intégré, c’est comme si on se trimballait sa propre mère a l’intérieur de soi qui répète qu’on est nulle, bonne à rien, finir en taule ou à la rue à faire la pute. Et chaque chose que tu fais, tu dois lutter contre ça, c’est épuisant. La thérapie c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour comprendre qui j’étais, et quelle place avaient mes parents, en moi, pour ensuite pouvoir l’anéantir. Et être enfin libre. Parce que si on les laisse nous pourrir toute notre vie, c’est eux qui auront gagné. Et ça, jamais.

    Plus encore que les coups, c’est les mots qui m’ont marquée. La douleur, on s’habitue. Quand il me frappait, j’étais tellement en colère, je sentais plus rien. Je lui disais, froidement, ça va mieux ? c’est bon là, je peux y aller ou t’as pas fini ? Mais les mots… Ils construisent ta personnalité.

    Un truc qui fait du bien aussi, c’est de faire quelque chose qui t’as toujours fait envie, mais que ta mère a refusé, sous divers prétextes.

    A plus

    bluenaranja

Proche toxicomane… - posté le 14 juin 2011  à 09h00 par anonymoux
Je poste ce sujet a propos de ma petite amie (récente)... elle est toxicomane à un stade assez avancé (cocaïne, médicaments, speed, piqures de toutes sortes ect) et elle souhaite arrêter suites a (...)
3 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : Proche toxicomane...
    Hello ! Tout d’abord, le conseil chiant mais super important : protégez vous (...)
     

    posté le 14 juin 2011  à  15h31 par bluenaranja

    Hello !

    Tout d’abord, le conseil chiant mais super important : protégez vous !Tant que ton amie est dans le shoot et dans la came, c’est préservatif pour tout le monde. Et tests réguliers. Oui, je suis casse-couilles, mais j’assume.. c’est du vécu, hélas, et même avec tout l’amour et la meilleure volonté du monde, quand on est tellement défoncé qu’on ne reconnait plus sa main gauche de sa main droite, pour savoir quelle est sa paille ou sa seringue de celle du voisin, c’est juste pas possible.

    Ensuite, avoir un copain qui ne tourne pas, c’est une chance que j’espère elle saisira. Arrêter la came quand les deux sont dedans, c’est deux, voir trois fois plus dur… Ensuite, le fait qu’elle soit avec toi, étranger à ce monde, et qu’elle tente d’arrêter quand tu le lui demande, c’est peut être un signe positif. Un signe qu’elle veut changer de vie. Même en le voulant de toutes ses forces, cela reste très dur, une réussite est souvent faite de rechutes, jusqu’à ce que ce soit la bonne.

    Et, à ce stade d’addiction que j’ai bien connu, la seule solution, c’est de se rapprocher du centre toxico le plus proche, de se faire hospitaliser au moins un mois, le temps de se sevrer de la came et de passer sous substitution, jeter son carnet d’adresse et sa carte sim, couper avec le monde de la toxicomanie, se trouver d’autres centres d’intérêts, s’occuper et je conseillerais, en sortant de cure, de voir deux psys : un psychologue pour s’occuper des problèmes de fond, qui ont conduit à la came, un psychiatre ou soignant du centre, qui s’occupe plus particulièrement de l’addiction et des problèmes liés - shoot, hépathite, etc… Sur le site, tu trouveras toutes les adresses nécessaires. Je vais être dure, mais si vraiment elle veut s’en sortir, il faut passer par là.

    Voilà, courage à tous les deux

    bluenaranja

    • Sujet :  Re : Re : Proche toxicomane... - posté le 16 juin 2011  à  13h01 par anonymoux
      Merci de ta réponse bluenaranja.. Pour la protection ne t’en fais pas pour sa je (...)
       

      Merci de ta réponse bluenaranja.. Pour la protection ne t’en fais pas pour sa je comptais pas déroger à la rêgle (surtout qu’elle est maintenant dans des démarches d’avortement, sa devient dur des fois.)

      Elle comptais faire le sevrage de cocaïne d’elle même (a peu pres 3 semaines si je me souviens bien) C’est voué à l’échec ?

      • Sujet :  Re : Re : Re : Proche toxicomane... - posté le 17 juin 2011  à  14h23 par bluenaranja
        Re ! Ma boule de cristal est cassée, donc te dire si c’est voué à l’échec, (...)
         

        Re !

        Ma boule de cristal est cassée, donc te dire si c’est voué à l’échec, ça va pas être facile facile… Plus sérieusement, la coke, tout particulièrement, je comparerais ça à une puce greffée dans le cerveau, qui envoie des impulsions. Genre si t’as pas de coke dans l’heure qui vient, t’as l’impression que tu vas crever sur place. Mais vraiment.

        Les scientifiques disent qu’il n’y a pas de syndrome de manque physique - ce qui doit être vrai, techniquement. Mais ton cerveau est tellement mal qu’il envoie des signaux d’alerte à tout ton corps, cela va de mal au dos à crise d’angoisse, mal à respirer, dépression, idées suicidaires etc… La personne est prisonnière de son propre corps, et la seule solution, c’est de tourner.

        Ton amie a-t-elle déjà essayé, sérieusement, d’arrêter ? Perso, je dirais qu’il faut aller au moins trois semaines en hp - qu’il y ait de grosses portes bien solides entre elle et la came. En général, la personne qui entre en hp est coupée du reste du monde - de une semaine à dix jours - et surveillée.

        Cela fait un peu taule, mais c’est pour protéger tout le monde - aussi bien elle que toi. Le cerveau humain est fait de telle manière qu’il rejette les trucs supers durs - heureusement - je ne me rappelle que quelques flashs de ces périodes. Moi qui suis super cool, je devenais super violente, à vouloir tout casser et insulter tout le monde… J’ai même arraché un lavabo un jour… Ou à supplier, donnez moi quelque chose, n’importe quoi… C’est pour ça aussi qu’on a pas le droit de téléphoner. Dès que ton amie aura dépassé ce stade, tu pourras lui rendre visite.

        Pour tout dire, tenir dans le temps, ne pas rechuter, est aussi difficile que de décrocher. Il faut vraiment couper toute relation avec le monde des toxs. Perso, au bout de deux mois, je me disais, c’est bon, je suis plus accro, je peux sortir à nouveau. J’allais dans des soirées, et je me disais oh un exta ou un ptit sniff - mon truc c’était la seringue - ça va pas me faire replonger. Ben si, quinze jours plus tard, j’y étais de nouveau, jusqu’au cou. Je te dis pas ça pour te faire flipper, si seulement mes erreurs pouvaient éviter aux autres de faire les mêmes…

        De plus, en hp, elle aura un suivi psychologique, les médicaments qu’il faut aux doses qu’il faut. Pour moi, aller en hp, c’est mettre toutes les chances de son côté. En plus, elle devrait faire un suivi psy, pour régler les problèmes qui l’ont menée à la came. C’est rare qu’on devienne acro pour "passer le temps"…

        Bon courage à tous deux, j’espère sincèrement qu’elle se sortira de cette merde…

        bluenaranja

Aider ma petite amie - posté le 12 juin 2011  à 06h17 par JHRACF
Bonjour, Ma petite amie augmente sa consommation de cannabis depuis un an. Elle fume 2 à 4 joints par jour, et c’est la première chose qu’elle fait en rentrant du travail. Cette (...)
3 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : Aider ma petite amie
    Hello ! Tout d’abord, je salue ta démarche, tu veux aider ton amie, sans la (...)
     

    posté le 13 juin 2011  à  13h30 par bluenaranja

    Hello !

    Tout d’abord, je salue ta démarche, tu veux aider ton amie, sans la juger ou la blesser. Bravo ! Alors je dirais que sa consommation de cannabis n’est pas alarmante - au point de vue santé - mais qu’il y a un vrai signe que tu as su lire. Je veux dire, la première chose qu’elle fait le matin, ce n’est pas allumer un joint. Ceci dit, tu as raison, il ne faut pas banaliser - l’addiction peut être là, même sur deux pétards par jour.

    Moi, c’est plutôt les pétards et tout le reste - désintérêt, retrait - qui me fait penser à une petite déprime qui s’installerait. Et l’augmentation des joints serait une automédication.

    Et là, il y a deux possibilités, il me semble - je suis pas une pro, hein ! - soit il y a un problème quelque part, au boulot ou ailleurs, dont elle ne t’a pas parlé. Soit c’est une déprime, d’autant plus difficile à reconnaitre pour la personne à qui ça arrive, que la déprime arrive peu à peu, masquée, et que tout va bien par ailleurs dans sa vie. D’où un sentiment de culpabilité en plus - pourquoi je me sens comme ça alors que tout va bien ?

    Ou alors - bon, là, je te dis tout ce qui me passe par la tête, je ne vous connais pas donc tu feras le tri hein ! -peut être qu’elle a envie de concrétiser des choses - le mot mature - vous avez l’air d’être un vrai couple, de vous aimer, d’être ensemble depuis un moment et d’avoir du travail - peut être qu’elle a envie que cela se concrétise de ce côté là - fiançaille, bébé que sais-je ? - mais qu’elle ne veut pas te mettre la pression. Alors elle ronge son frein en attendant que tu sois prêt. Je n’en sais strictement rien, je dis ça au hasard, à toi de trouver ce qui s’applique le mieux à votre situation !

    En tous cas, je dirais que tu as raison de ne pas l’attaquer frontalement sur sa conso - cela ne ferait que créer des tensions, et plus de problèmes. Au contraire, assure lui que tu es là, à son écoute et prêt à l’aider, pour tout. Essaie de comprendre pourquoi elle fume. Est ce qu’elle fumait déjà avant votre rencontre, est ce qu’elle fume du tabac, est ce que quelque chose a changé quand elle s’est mise à fumer plus ? Tu peux lui dire, à l’occase, que le shit n’est pas si anodin qu’on peut le croire, qu’un joint egal sept cigarettes. Perso, je me suis droguée longtemps, à tout, le shoot et la fume, et quand j’ai eu mon fils, j’ai trouvé tellement de choses plus interessantes à faire que j’ai "naturellement" arrêté de fumer du hasch. Et je te conseillerais enfin d’appeler drogue info service directement, où tu auras les conseils d’un pro !

    Bonne journée !!

    bluenaranja

    • Sujet :  Re : Re : Aider ma petite amie - posté le 13 juin 2011  à  16h14 par JHRACF
      Merci, merci beaucoup pour ta réponse. Je suis touché. Certaines pistes que tu proposes (...)
       

      Merci, merci beaucoup pour ta réponse. Je suis touché. Certaines pistes que tu proposes répondent à des choses que je ressens ou sais déjà. Ma petite amie, effectivement, traverse depuis quelques années une dépression. Le plus gros est derrière elle. Elle est en thérapie depuis un moment déjà. En fait sa consommation de cannabis a débuté plus tard, lorsque sa dépression allait déjà mieux. Je pense que tu as en partie raison, il peut s’agir d’une sorte d’"auto-médication". Je pense qu’elle fume pour trouver une sorte d’équilibre, comme en complément avec sa thérapie. Tu as raison également d’insister sur ce que la vie nous réserve. L’évolution de notre couple l’aidera, j’en suis sûr, à réguler sa consommation. En revanche sa consommation m’effraie quand même. Je suis moi-même ancien fumeur et je vois clairement chez elle les signes du manque lorsqu’elle n’a plus rien à fumer, parfois même de la panique. En outre un phénomène de désocialisation s’est clairement installé, s’amplifiant au même rythme que l’augmentation de sa consommation. C’est surtout cela qui me fait un peu peur, même si je suis d’accord avec toi sur ce que tu as gentiment répondu. Merci !

      • Sujet :  Re : Re : Re : Aider ma petite amie - posté le 14 juin 2011  à  15h17 par bluenaranja
        Hello ! Alors déjà, merci de répondre ! Le fait que ton amie ait entrepris une (...)
         

        Hello !

        Alors déjà, merci de répondre ! Le fait que ton amie ait entrepris une thérapie est courageux, et en plus un signe très positif. Et une thérapie, pour fonctionner, doit être faite avec sincérité, et, de ma propre expérience, une thérapie qui fonctionne c’est douloureux, sur le coup. Tu ressors tous les trucs qui te hantent, que tu tentes d’oublier, tu les étends en plein soleil, tu te roules dedans, tu les revis pour mieux les ranger ensuite. Donc, si c’est dur - vu qu’elle fume plus pour compenser - je dirais que c’est parce que ça marche. Et plus le temps passera, plus elle en retirera de bénéfices.

        Perso, j’y crois beaucoup, j’ai vécu des trucs abominables jusqu’à 24 ans, aujourd’hui j’en ai 37 et j’ai l’impression d’avoir eu deux vies. Un avant et un après. Ma vraie vie, c’est maintenant, et tous les traumas d’avant, c’est comme un cauchemar lointain, c’est moi qui choisit les éléments de ma vie d’avant à incorporer dans ma vie présente, pour mieux avancer.

        En plus, si elle est capable de faire ça, c’est bien qu’elle se sent suffisamment posée et en sécurité. Peut être qu’elle a besoin d’un temps de latence, en retrait, repliée sur elle et toi, un temps de reconstruction, avant d’avancer de nouveau.

        Mais je sens bien que tu te fais du souci. Peut-être pourrais tu écrire à son thérapeute - écrire, c’est mieux, elle prendra le temps de lire ta lettre - et tu pourrais lui expliquer ce que tu nous a dit ici - que tu l’aimes, que tu veux l’aider, que tu t’inquiètes. Lui faire passer le message que tu es là, et que même en respectant le secret des rencontres, si elle peut t’indiquer le moyen d’aider ton amie, que tu t’inquiètes de sa conso…

        A mon sens, ce n’est pas trahir ton amie que de faire cela, c’est juste tenter de l’aider un peu plus. Je pense que la psy, si tu t’expliques bien, comme ici, peut peut être comprendre le sens de ta démarche, et t’aider à aider ton amie.

        Ceci dit, je pense sincèrement que ton amie est sur la bonne voie, et qu’elle gère de son mieux. Après, c’est au psy de voir, s’il ne te répond pas, ne le prends pas mal pour autant, certain sont pour incorporer l’entourage à la thérapie, d’autres contre… Mais en tous cas, je dirais que la thérapie fonctionne, et que ton amie se bat, ce qui est très positif !

        Voilà, courage, mais je suis sûre que cela va aller en s’améliorant, puisque vous faites tout pour, chacun à votre façon !

        bluenaranja Ce qui te ferais te sentir mieux.

comment l’aider - posté le 8 juin 2011  à 23h18 par anonymousK
bonjour a tous, apres avoir longtemps hesité, j’ai décidé de parler. Je sais que ma mere est dependante à la cocaine, elle l’utilise tres regulierement. Maintes et maintes fois je lui (...)
6 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : comment l’aider
    Chère anonymousK, J’imagine bien à quel point cela doit être compliqué de voir (...)
     

    posté le 9 juin 2011  à  20h38 par bluenaranja

    Chère anonymousK,

    J’imagine bien à quel point cela doit être compliqué de voir sa mère se droguer, mais si tu as eu toi même ce problème, tu dois aussi faire attention à toi. Te protéger. Oui, c’est ta mère et c’est terrible, mais tu sais bien comment on est quand on est dans le déni. J’ai jeté mes vrais amis, ceux qui me disaient d’arrêter, que je me détruisais.

    Malheureusement, tant qu’on est dans le déni, il n’y a pas grand chose à faire. Il faut que le déclic vienne d’elle. Je sais que c’est abominable à dire, et que c’est une souffrance de plus pour l’entourage.

    Pour l’instant, la seule chose, et je pense que tu as du déjà le faire, c’est lui dire que tu l’aimes, que tu sais qu’elle a un problème de came, que tu es assez forte pour l’entendre, et que tu veux l’aider. Que tu vis mal le fait qu’elle te mente, que ce n’est pas des cadeaux que tu veux, mais qu’elle aille bien. Peut être, à force de le lui répeter… Ou alors la prendre la main dans le sac…Rassemble des preuves irréfutables pour lui dire voilà, il y a ça et ça, je connais ces signes, je sais que tu te drogues, le reconnaitre, c’est le premier pas vers la guérison…

    Je suis désolée de ne pas pouvoir t’aider plus, tant qu’elle se ment à elle-même, elle mentira aux autres, sans même avoir conscience de mentir d’ailleurs… Mais n’oublie pas que tu n’es pas responsable de ses choix.

    En espérant que ta maman aille mieux

    bluenaranja

    • Sujet :  Re : Re : comment l’aider - posté le 10 juin 2011  à  10h54 par anonymousK
      merci infiniment pour ce message. Je sais bien que elle ne s’en sortira pas tant (...)
       

      merci infiniment pour ce message.

      Je sais bien que elle ne s’en sortira pas tant qu’elle est dans le deni, et crois moi, milles fois je l’ai prise la main presque dans le sac, et sa ne change rien…

      merci quand meme pour ton aide

      • Sujet :  Re : Re : Re : comment l’aider - posté le 10 juin 2011  à  14h50 par Modérateur
        Bonjour AnonymousK, Je suis le modérateur de ce forum. Je vous félicite, tout (...)
         

        Bonjour AnonymousK,

        Je suis le modérateur de ce forum. Je vous félicite, tout d’abord, d’avoir eu le courage d’en parler sur notre forum alors que cela n’était pas facile pour vous. Je remercie infiniment Bluenaranja de vous avoir répondue, avec la justesse qui la caractérise.

        Nous constatons tous que tant que votre mère nie avoir un problème avec la drogue qu’elle prend rien n’est possible. La première question que je me pose alors est quel est l’enjeu qui se cache derrière pour votre mère ? Qu’est-ce que votre mère a à perdre à reconnaître qu’elle se drogue ?
        Je n’ai pas de réponse mais je vous suggère d’essayer peut-être de méditer cela de votre côté, de vous mettre dans un coin tranquille, de calmer votre esprit et d’essayer en imagination de vous mettre à la place de votre mère. Vous la connaissez, vous êtes la plus à même de faire cela. L’objectif est d’essayer de comprendre ce qui entretient son déni. Cela peut vous permettre dans un second temps de comprendre sur quoi agir pour que ses défenses s’affaiblissent.

        Ma seconde réaction est de me dire qu’il faut peut-être essayer de contourner ce "jeu" du chat et de la souris : vous cherchez à la piéger, à la mettre devant le fait accompli parce que vous avez la certitude qu’elle se drogue et elle, de son côté, elle s’échappe, elle recule devant le chat.
        A priori je suis tout à fait d’accord avec la suggestion de Bluenaranja d’utiliser des preuves irréfutables, de partir de faits concrets notamment, pour essayer de la bloquer et de "l’empêcher" de nier. J’ai moi-même souvent donné ce conseil. Cependant, d’expérience aussi, je sais que dans certaines circonstances une personne qui ne veut pas reconnaître ce qu’elle fait est capable de ne pas le reconnaître y compris devant des preuves irréfutables. Si la personne a trop à perdre elle continuera à nier ou plutôt elle esquivera la réalité et risque même de couper un peu plus les ponts avec son entourage.
        En fait ce conseil de mettre la personne devant des preuves irréfutables est valable dans certaines situations et pas d’en d’autres. Il est difficile de savoir quand il peut être utile mais je pense que jouent notamment la drogue dont il est question (la cocaïne induit une dépendance difficile à reconnaître), et la position des protagonistes l’un par rapport à l’autre.
        Par exemple il est souvent plus difficile pour un parent de reconnaître face à son enfant avoir un problème que l’inverse. En l’occurrence une manière de lire votre situation est de se dire qu’en cherchant à lui faire avouer vous prenez un rôle "parental" et mettez votre mère dans un rôle "infantile", ce qui est l’inverse de la réalité et ce qu’elle peut ne pas pouvoir accepter. Cela peut d’ailleurs contribuer à ses résistances…
        En ce qui vous concerne également, je me demande dans quelle mesure le fait que vous ayez connu la cocaïne et que vous vous en soyez sortie ne met pas en difficulté votre mère qui, elle, n’arrive pas à arrêter. Est-ce que reconnaître qu’elle n’a pas arrêté signifie pour votre mère reconnaître qu’elle est plus faible que vous et cela l’empêche de le reconnaître devant vous ? Je ne sais pas, mais c’est une hypothèse.
        Alors, une seconde piste à explorer est peut-être pour vous d’essayer de modifier le mode relationnel qui existe entre votre mère et vous actuellement sur cette question. Vous avez raison d’être inquiète mais comment pourriez-vous faire pour être à ses côtés autrement ?
        Par exemple, si c’est possible, vous pourriez essayer de lui parler de votre besoin de la sentir en bonne santé, de votre besoin d’être rassuré pour son avenir, de l’amour que vous avez pour elle quoi qu’il se passe, etc. Il n’est pas nécessaire de parler de son usage de drogue. Lui montrer votre affection et votre souci pour elle sur un mode qui évite la confrontation et pour cela partir de vous lorsque vous lui parlez, de vos émotions et de vos besoins plutôt que de vos certitudes sur elle, me semble être de nature à aider votre mère. En effet, lorsqu’on est un usager sentir, malgré le filtre de sa dépendance et de ses propres problèmes, que l’on a autour de soi des proches qui vous acceptent et qui sont solidaires et aimants constitue un réel soutien. Même si l’usager ne le perçoit pas sur le moment, l’existence de ces liens d’affections contribuent à lui faire prendre, au final, les bonnes décisions.

        Voilà, je ne sais pas si cela peut vous aider mais essayer de mieux comprendre ce qui nourrit les résistances de votre mère d’un côté, essayer d’adopter une autre manière d’être avec elle de l’autre sont, il me semble, deux pistes à explorer pour essayer de débloquer cette situation.

        Cordialement,

        Le modérateur.

  • Sujet :  Re : comment l’aider
    Hello again, Je suis allée faire un tour sur des forums us et canadien, voir (...)
     

    posté le 10 juin 2011  à  12h36 par bluenaranja

    Hello again,

    Je suis allée faire un tour sur des forums us et canadien, voir s’ils proposent d’autres solutions. Malheureusement, l’avis général, c’est que le premier pas, c’est d’admettre qu’on a un problème. Et tant que ce pas n’est pas fait, difficile d’intervenir… Et là où la coke est terrible, c’est que justement, comme elle fait se sentir bien et fort, pour admettre qu’on a un problème… La seule chose que tu puisses faire, pour l’instant, c’est rester loin du prod, vivre ta vie sans culpabiliser - tu n’es pas responsable de ses choix - mais rester attentive, pour reconnaître l’instant propice, celui où tu pourras l’aider. Ta mère a-t-elle une amie/ami proche, un compagnon avec lequel tu puisses parler ? Peut être qu’elle se confiera plus facilement à quelqu’un d’autre qu’à sa propre fille… Ou en parler avec son médecin traitant…

    Voilà, désolée de ne pas pouvoir faire plus.

    bluenaranja

  • Sujet :  Re : comment l’aider
    Bonjour, Tous d abord un immense merci a vous deux qui avait su trouver des mots (...)
     

    posté le 10 juin 2011  à  14h59 par anonymousK

    Bonjour,

    Tous d abord un immense merci a vous deux qui avait su trouver des mots justes et un soutient extraordinaire. Merci également pour le temps que vous avez pris pour me répondre. Par ailleurs cher modérateur, le faire de lui montrer que j ai besoin d elle et qu elle soit en bonne santé et déjà une piste que j ai exploite mais malheuresement sans succès. Je vais donc etre patiente dans l espoir de jours meilleurs, dans l espoir qu elle prenne conscience de ses actes car je suis sure qu elle en sera capable. Je vais méditer en tour cas sur vos conseils.

    Un immense merci encore pour vos réponses !

    • Sujet :  Re : Re : comment l’aider - posté le 24 juin 2011  à  14h58 par Modérateur
      Bonjour, C’est le modérateur de nouveau. Je tarde à vous répondre mais merci (...)
       

      Bonjour,

      C’est le modérateur de nouveau. Je tarde à vous répondre mais merci d’être passé par notre forum et d’avoir répondu. Drogues Info Service reste à votre disposition pour toute information, écoute, conseil supplémentaire si vous en éprouvez le besoin.

      Je vous souhaite un bon courage et une bonne continuation. Nous espérons tous que votre mère aura le "déclic" qui lui fera admettre son problème.

      Cordialement,

      Le modérateur.

J’ai besoin d’aide pour mon frère - posté le 4 mai 2011  à 10h54 par degoumie
Bonjour à tous, Je ne sais plus quoi faire pour aider mon frère qui boit mais que le week end, il aime ça il se rends même plus compte qu’il boit à en être ivre, il conduit aussi en état (...)
4 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : J’ai besoin d’aide pour mon frère
    Hello ! C’est sûr, difficile d’aider quelqu’un qui est dans le déni. (...)
     

    posté le 6 mai 2011  à  13h35 par bluenaranja

    Hello !

    C’est sûr, difficile d’aider quelqu’un qui est dans le déni. Surtout qu’il a besoin d’une aide professionnelle - psy ou médecin. Déjà, tu peux te renseigner autour de toi, voir s’il y a un centre ou un psy spécialisé. Cela doit être très lourd à porter, tu pourrais peut être aller consulter pour "voir", tâter le terrain et récupérer quelques bons conseils ! Comme ça, le jour où ton frère sera prêt à entreprendre quelque chose, tu pourras le conseiller. Et surtout, s’il est ouvert au dialogue, fais lui prendre conscience du danger qu’il y a à conduire ivre. Trop de tristes histoires tous les jours. Se retrouver handicapé, ou pire, tuer quelqu’un parce qu’on a bu un coup de trop… Je te conseille sincèrement de te rapprocher de professionnels, cela fait du bien de parler, et comme ils connaissent le problème par coeur, ils seront de bon conseil.

    Bon courage

    bluenaranja

  • Sujet :  Re : J’ai besoin d’aide pour mon frère
    coucou tu sais ce n est pas simple ... je vis avec mon mari que j aime qui est un homme (...)
     

    posté le 14 juin 2011  à  12h09 par lui.et.moi
    coucou tu sais ce n est pas simple … je vis avec mon mari que j aime qui est un homme fabuleux et un excpetionnel papa pr notre fils … mais depuis notre rencontre c est tjs le même souci qui nous hante sa consommation d’alcool … il ne boit qu’une fois par semaine lors de sorties avec ses potes , et là il ne rentre pas de la nuit, rentre au pt matin en titubant, ne se rappelant plus de ses soirées, … et étant incapable de tenir sa place de mari et papa le lendemain voire le week end entier car il doit décuver ! ( ses parents musulmans pratiquant croient que leur fils ne boit pas une goutte d alcool dc difficile pr moi de trouver de l aide ) … j’ ai fait des frasques, j ai hurlé, menacé de partir, j’ai pleuré, je l’ai supplié… j avais tout au plus en retour quelques promesses de changements qui ne tenaient pas - j’était anéantie et je commençais à manquer de courrage car c est notre pt garçon qui commençait à en patir et ça me devenait INTOLERABLE : "il est où papa ?" ( pas encore rentré et je ne savais même pas où il se trouvait ) … enfin bref, le week end dernier il s est fait prendre par les flics( enfin !!!!!!!!) a passé 16 h en garde à vue ( mi cellule mi attaché à un banc menoté) je ne savais pas une fois de plus où il était , le pire c est que je ne me suis pas inquiété car il a l habitude de ne pas rentré et finalament le commissariat m a tel , je suis parti de chez nous mon fils sous le bras , pr moi s’en était trop !!!!! qd il est sorti il est rentré chez nous il n a avait pas ses clefs ( je ne le savais pas en partant) et moi je n étais pas là … il a passé la nuit à cherhcher en hotel. Voilà que le fameux déclic à eu lieu selon lui : l’humilation de la GàV, les emmerdes terribles : plus de permis ( comment faire pr le boulot), les amendes, et surtoutr plus personne à son retour : il a reconnu avoir un problème avec l’alcool et a fait la promesse de ne plus toucher une goutte. il me l’a dit mais s est faite cette prommesse à lui . Il m a dit que ce serait dur et qu’il aurait besoin de moi à ses côtés, je le serai ( même si j ai peur que ce soit très très dur car il veut arreter seul et comme pr ton frère l’alcool le lie à beaucoup de gens et au monde de la fete … ) tout ça pr te dire que malheureusement quoi que tu dises, lui seul pourra décider de s’en sortir, je pense que notre boulot et d’être là le jour où ce processus se met en place … en tous cas bon courage car ce n est pas simple et la tentation de baisser les bras est forte, mais il n’y a pas de raison, plein de gens arrivent à se sortir de là alors … pourquoi pas eux ;-)

    • Sujet :  Re : Re : J’ai besoin d’aide pour mon frère - posté le 18 juillet 2011  à  15h19 par degoumie
      Je ne le comprend plus, il a recommencer ses conneries mais parents souffrent de plus (...)
       

      Je ne le comprend plus, il a recommencer ses conneries mais parents souffrent de plus en plus, hier c’était le pire de tout de voir mes parents ce déchirer entre eux à la limite de se sauter dessus car mon frère était ivre et n’avait pas dormit de la nuit et n’était pas rentrer. Ma mère était dans un état de dépression, je ne supporte plus cette situation pour lui et pour mes parents.Mon frère ne comprend rien, il pense que personne ne l’aime qu’il est une merde c’est dure d’entendre ca et de ne pouvoir rien faire il fait de plus en plus de connerie et il repasse au tribunal dans même pas deux mois.Je ne suis pas sur qu’il comprenne le mal qu’il fait et qu’il se fait, attendre qu’il est l’envie de s’en sortir j’ai du mal a y croire il lui est tellement arrivée de truc et ca n’a même pas l’air de le toucher, il est a la limite de la prison et il ne bouge toujours pas. Je ne vis plus je suis comme mes parents et j’en peux plus aider moi svp…….

      • Sujet :  Re : Re : Re : J’ai besoin d’aide pour mon frère - posté le 18 juillet 2011  à  16h41 par Etienne
        Bonjour Degoumie, Je suis le modérateur de ce forum. Je suis désolé de lire que la (...)
         

        Bonjour Degoumie,

        Je suis le modérateur de ce forum. Je suis désolé de lire que la situation n’évolue pas positivement pour le moment et que cela a des répercussions graves sur l’entente et la santé de vos parents. Vous-même êtes à bout également.

        Dans votre témoignage vous faites paraître que votre frère a un grand dégoût de lui-même, qu’il est indifférent à ce qui se passe pour lui-même et qu’il ne comprend même peut-être pas la gravité de sa situation. D’un autre côté vous faites des état du ravage que cela provoque chez vos parents et chez vous.
        Il est donc peut-être temps de proposer à votre frère - si c’est possible - une hospitalisation volontaire en hôpital psychiatrique parce qu’il semble psychologiquement atteint et qu’il a besoin d’être pris en charge, observé et diagnostiqué. Il n’est pas impossible qu’au-delà de son alcoolisme il souffre d’une maladie psychique. Il vaut mieux l’encourager à le faire volontairement car il reste alors plus libre de repartir et une hospitalisation volontaire est plus positive pour le "soin". Cependant si cela n’était pas possible, vos parents et vous-même avez à votre disposition la possibilité de faire une demande "d’hospitalisation à la demande d’un tiers" (HDT). Il faut que vous rédigiez une lettre où vous exposez les faits et que vous rencontriez votre médecin traitant pour lancer cette procédure (il vous expliquera quoi mettre dans cette lettre).

        Honnêtement, la HDT ne résoudra pas le problème de fond mais permettra déjà, si elle est acceptée, à vos parents et à vous-même de "respirer". En tout cas il vous faut malheureusement envisager que votre frère ne souffre pas que d’un problème d’alcool mais bien peut-être d’un problème psychiatrique sous-jacent.

        Je vous signale aussi qu’il existe en France, dans de nombreux départements, l’association Al-Anon qui apporte son soutien à l’entourage des personnes alcooliques. Voici un accès à leur site Internet : http://al-anon-alateen.fr/

        Enfin les centres de soins en alcoologie ou addictologie peuvent aussi vous apporter leur soutien - et notamment à vos parents - y compris s’ils ne connaissent pas votre frère. Utilisez notre rubrique "S’orienter" pour trouver des adresses proches de chez vous.
        Il nous semble particulièrement important que vos parents et vous, surtout votre mère dont vous dites qu’elle déprime, receviez un soutien au moins moral et éventuellement psychologique. De même il faut que vos parents puissent respirer pour se retrouver et ne plus se disputer à cause de votre frère.

        Je vous souhaite un bon courage, ainsi qu’à votre famille.

        Cordialement.

        Voir en ligne : Notre rubrique "S’orienter"


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