Rechercher une drogue :
9 personnes actuellement sur le site : 9 visiteurs.
Ouvert le 22 mai.
Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
Hello !
Alors le seul conseil que je puisse te donner, d’expérience, parce que ça aussi je connais hélas, c’est de faire une thérapie. C’est sûr, c’est pas juste, c’est elle qui t’as cassée, et maintenant, c’est à toi de réparer les dégâts. Mais si tu veux enfin avoir une vie à toi, et pas par rapport à elle, il faut que tu travailles sur toi. Moi, c’était essentiellement mon père, et ma mère acceptait mon sacrifice pour avoir la paix, et par peur de ne plus avoir piscine, jardinier, femme de ménage etc… Tous les psys que j’ai vu m’ont dit de faire une croix sur mes deux parents, car ils étaient toxiques, c’est dire… Mon père a été tellement loin que cela a été plus facile, la dernière fois que je l’ai vu, j’avais 17ans. Pour ma mère, c’est plus compliqué, et puis, il ne me reste qu’elle. Mais même en ne le voyant plus, j’ai du lutter pour me trouver, aujourd’hui encore son ombre plane autour de moi, parfois… Et il ne buvait pas, il n’avait même pas cette "excuse". Son hobby, son moyen de décompresser en rentrant du boulot, c’était de me détruire. Est ce que tu as des enfants ? As tu déjà tenté une thérapie ? Est-ce que tu vois encore ta mère ?
courage, on peut s’en sortir, on n’est pas entièrement déterminé par son éducation, heureusement.
bluenaranja
Re : Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
- posté le 16 juin 2011 à 11h51 par bluenaranja
Désolée, j’en rajoute une couche… Je me retrouve tellement dans ton témoignage… Je cumule, je me retrouve dans la plupart des témoignages, j’ai vraiment un mauvais karma !
Il faut dire que je pars de très loin, mon enfance a été un long et douloureux cauchemar, la seule chose qui m’apportait du bonheur, c’était l’école. D’ailleurs, mes parents m’en faisait changer tous les ans, sous divers prétextes. Je n’avais tellement le droit de rien faire, que la seule façon de me punir, c’était de me priver de lecture. J’ai été tapée à coups de poings, à coups de pieds, de cravache, giflée beaucoup, mais c’était surtout la maltraitance psychologique qui m’a marquée. Mon père qui s’amuse à m’abandonner dans un parc à cinq ans, et me regarde paniquer, caché derrière un buisson pendant une demi heure. Qui m’explique froidement, à dix ans, que j’ai de la chance qu’il soit là parce que ma mère a essayé de m’étouffer avec un oreiller quand j’étais bébé, qui me raconte, en discussion père-enfant les diverses techniques de torture existant dans le monde, qu’il devrait m’attacher au radiateur et me battre avec du barbelé, comme le type qu’il vient de mettre en prison. Que je suis comme les gens qu’il met en taule parce que mes livres traînent. Je viens d’un milieu très aisé, mon père était juge, il est aujourd’hui procureur. Du coup, personne - la femme de ménage, quelques instits, ma mère - n’a jamais rien fait. Tout le monde cautionnait par un silence complice, et ça aussi, cela a été terrible.
Quand j’ai eu mon fils, je croyais que tout cela était réglé. Pas du tout. C’est remonté d’un coup :j’avais beau savoir que le père de mon fils était différent du mien, mon instinct me hurlait danger danger quand il portait le bébé. Je me cachais pour voir comment il se comportait avec le petit, c’était terrible… Ma tête avait beau me dire tout va bien, mon instinct, mes tripes me hurlaient père égal danger.
Tu vois, je comprends ce dont tu parles, quand j’ai découvert qu’on pouvait élever les enfants avec de l’amour et de la confiance, woa, quelle découverte !!! J’ai fait une longue thérapie, qui m’a beaucoup aidé, et du coup, quand j’ai eu mon fils, cela a été comme une renaissance. Chaque Noel, chaque anniversaire heureux et paisible qui passait réparait la petite fille en moi. Cela m’a permis de bien me rendre compte que mon père est probablement psychopathe, qu’il a de gros problèmes en tous cas, et que tout ce qui est arrivé n’était pas de ma faute. Ce que j’ai longtemps cru. Il faut se battre, faire une thérapie, verbale ou comportementale, ou les deux, parce que sinon, tous tes choix - vie, mec, travail, rapport aux autres - sont influencés d’une manière ou d’une autre par ton enfance.
Je vais beaucoup mieux, j’ai enfin réussi à faire un trait sur mes deux parents. Par contre je laisse mon fils voir ma mère, sa grand mère, elle a été une bonne mère pour mes frères et soeurs, et une grand mère potable pour mon fils - après qu’il lui ai fait comprendre, à huit ans, qu’il ne voulait pas qu’elle dise du mal de moi devant lui. Mon père, je ne lui confierais pas un hamster, et la dernière fois que je l’ai vu, j’avais 17 ans.
Aujourd’hui, bizarrement, je la considère plus comme la grand mère de mon fils que comme ma mère. Je n’attends strictement rien d’elle et j’en reste aussi éloignée que possible.
Je reste dans le coin, si tu veux parler… Je sais que ce n’est pas facile, de mettre des mots sur tout ça, mais c’est le premier pas.
peace
bluenaranja
Re : Re : Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
- posté le 17 juin 2011 à 12h54 par nanie5782
Re : Re : Re : Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
- posté le 18 juin 2011 à 14h47 par bluenaranja
Hello !
Déjà, ne te fais pas de souci, le jour où tu auras des enfants, tu sauras t’en occuper. La preuve, tu t’es occupée de ta soeur - d’ailleurs, si ta mère te l’a reproché, c’est qu’elle a du se rendre compte que ta petite soeur se tournait vers toi, et pas vers elle, en cas de problèmes. Elle s’est sentie concurrencée dans sa place de mère - mais elle avait qu’à s’en occuper, hein…
Sérieux, j’ai longtemps craint de reproduire le comportement de mes parents, mais pas du tout. On sait très bien ce qu’il faut aux enfants, puisqu’on ne l’a pas eu. Mais ce qui m’a aidé, c’est de voir un psy, j’en ai vu plusieurs avant de trouver le bon, un psy qui m’a aidé à mettre des mots sur ce que j’avais vécu. C’est pour cela qu’aujourd’hui j’arrive à en parler si librement.
C’est comme si j’avais eu deux vies, une avant et une après mon fils. Ma première vie est comme un long cauchemar lointain, auquel je peux penser, mais qui ne m’envahit plus comme avant. Parles en à ton médecin traitant, ou va voir des psys pris en charge par la sécu, jusqu’à ce que tu trouves le ou la bonne. Peut être une femme serais mieux dans ton cas. Va en voir un trois fois, si rien ne se passe, si tu sens que ça ne le fait pas, va en voir un autre. Il faut qu’il y ait un minimum d’empathie, que la personne te montre qu’elle t’écoute, pour arriver à construire une vraie relation.
Je suppose que tu souffres de ne pas voir ta petite soeur - sérieux, j’en ai les larmes aux yeux, parce que ça aussi je connais. Ma petite soeur était encore dans le ventre de ma mère que je la protégeais. Mon père, pour une connerie, a envoyé ma mère enceinte de huit mois valdinguer contre une armoire en bois - en fait, le thème, c’était : le choix du prénom, il avait changé d’avis - il s’apprêtait à lui envoyer un coup de pied alors qu’elle était écroulée par terre, je lui ai sauté dessus par derrière, je m’accrochais à lui, histoire de détourner son attention, comme d’hab quoi, du coup il s’est mis à me courir après en beuglant, avec ma mère derrière qui le suppliait d’arrêter.
En fait j’ai passé toute mon enfance à faire le paratonnerre, pour qu’il foute la paix aux autres. A 16 ans j’ai eu mon bac, et j’ai tout fait pour partir. Là, une fois que j’étais plus là, pour la première fois, il a levé la main sur mon frère. Ma mère a pas supporté et a demandé le divorce fissa. Et histoire de redémarrer une nouvelle vie, elle m’a zappé. Mais complètement. Il y avait ses enfants, et il y avait moi.
J’ai eu l’impression de m’être fait couillonner dans l’histoire, 16 ans à me "sacrifier", et maintenant que j’étais bien fracassée, hop, à la poubelle. Enfin, c’est comme ça ! Heureusement, j’ai eu la chance que l’état prenne le relais, sous la forme de psy, famille d’accueil, protection à l’enfance…
Mon fils va avoir 13 ans, je l’ai élevé dans l’amour et le respect - mais les règles aussi ! C’est ça le plus dur pour moi, tenir les punitions. Je ne l’ai jamais frappé, jamais, quelques tapes sur le derrière, petit, mais jamais sous le coup de la colère. Jamais je te tape parce que ça me défoule. Mais j’ai mis des limites très claires, parce qu’ils en ont besoin. Plus vite ils les trouvent, moins ils passent de temps à les chercher, et peuvent se concentrer sur autre chose.
Courage ! N’hésite pas à m’écrire. Quelque part, ça positive le truc !
bonne journée
bluenaranja
Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
Bonjour, merci de me répondre ca me fais un bien fou de vous lire ! J’ai l’impression d’être en thérapie. Il m’arrive à me poser la question si je serai une bonne mère, si je ne reproduirai pas le même schéma qu’elle malgré que ma belle-soeur me fait une totale confience pour garder sa fille elle sait que je l’adore et que je ne pourrais pas pas lui faire de mal ! Mais la question se pose quand même ! Il y a deux jours j’ai regardé un reportage sur la maltraitance sur les enfants et il y avait une mère qui avait maltraité ses 6 enfants et en plus de ca elle buvait et elle racontait que elle-même s’est fait battre étant jeune ! Donc je me demande si je dois faire des enfants malgré que j’en ai vraiment envie depuis l’âge de 20 ans !!
Je n’ai pas coupé les ponts avec mes parents mais je les vois que très rarement (1 à 2 fois dans l’année) c’est le seul moyen pour moi de voir ma petite soeur ! Quand je vais chez mes parents je suis reçut comme une étrangère personne me parle ou presque heureusement qu’il y a mes deux soeur et mon père qui parle mais ma mère si elle est bourrée je ne peux pas lui adresser la parole j’ai une boule au ventre qui arrive c’est trop bizarre ! J’ai l’impression de ne pas faire partis de cette famille ! J’aimerai juste comprendre pourquoi elle m’a fait ça à moi !! Mais je sais que je n’aurai jamais de réponse !!
Merci de m’écoute car ça me fait vraiment du bien !! je commence à revivre car je sais que je ne suis plus toute seule !
Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
Coucou !
Tant mieux si parler te fait du bien, tu vois, c’est un signe que tu es prête à faire une thérapie. Dans le forum libre, j’en parle, si tu veux aller voir. Prends le temps de trouver le bon, il y en a qui sont rentre dedans - c’est pas mon truc - moi, j’ai besoin d’écoute et de respect. De temps aussi.
Si tu as du mal à parler, tu peux écrire et l’apporter au psy, s’il fait bien son boulot, il t’aidera. Déjà, ce sont des pros, et le langage corporel, les expressions de ton visage en disent parfois plus que tes mots. Eux sont là pour les décoder, et t’aider à mieux comprendre tes reactions.
Si j’insiste, c’est parce que je sais à quel point c’est dur, d’avoir une enfance qu’on se traine comme un boulet.
Par contre ne te fais aucun souci, tu ne seras pas une mère maltraitante. Tu sais, à la TV, ils ne montrent pas tous ceux qui s’en sont sortis, qui se sont intégrés, et c’est cela le plus grand nombre. Surtout dans les affaires au tribunal, on voit toujours les avocats dirent oh il ou elle a fait ça parce qu’il l’a vécu dans son enfance. Je suis pas d’accord, on a toujours le choix. Je suis ok pour dire que c’est une explication, pourquoi ils ont fait ça, mais pas une excuse.
Perso, je supporte pas d’entendre un petit pleurer. Les pleurs qui disent qu’ils ont mal ou qu’ils sont terrorisés. Cela me fait une réaction physique, mon coeur bat plus fort et plus vite. Et je me débrouille pour aller voir ce qui se passe, c’est plus fort que moi !
Mais je sais pour l’avoir vécu, que chaque mot que ta mère a dit tu l’as intégré, c’est comme si on se trimballait sa propre mère a l’intérieur de soi qui répète qu’on est nulle, bonne à rien, finir en taule ou à la rue à faire la pute. Et chaque chose que tu fais, tu dois lutter contre ça, c’est épuisant. La thérapie c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour comprendre qui j’étais, et quelle place avaient mes parents, en moi, pour ensuite pouvoir l’anéantir. Et être enfin libre. Parce que si on les laisse nous pourrir toute notre vie, c’est eux qui auront gagné. Et ça, jamais.
Plus encore que les coups, c’est les mots qui m’ont marquée. La douleur, on s’habitue. Quand il me frappait, j’étais tellement en colère, je sentais plus rien. Je lui disais, froidement, ça va mieux ? c’est bon là, je peux y aller ou t’as pas fini ? Mais les mots… Ils construisent ta personnalité.
Un truc qui fait du bien aussi, c’est de faire quelque chose qui t’as toujours fait envie, mais que ta mère a refusé, sous divers prétextes.
A plus
bluenaranja
Re : Re : Ma mère boit depuis trop longtemps et j’en souffre (...)
- posté le 28 septembre 2011 à 11h15 par bluenaranja
Hello Nanie,
Si tu as le temps, donne nous des nouvelles ! As tu avancé, ou tout est toujours aussi difficile ?
En espérant que la situation s’est dénouée
bluenaranja
Re : Proche toxicomane...
Hello !
Tout d’abord, le conseil chiant mais super important : protégez vous !Tant que ton amie est dans le shoot et dans la came, c’est préservatif pour tout le monde. Et tests réguliers. Oui, je suis casse-couilles, mais j’assume.. c’est du vécu, hélas, et même avec tout l’amour et la meilleure volonté du monde, quand on est tellement défoncé qu’on ne reconnait plus sa main gauche de sa main droite, pour savoir quelle est sa paille ou sa seringue de celle du voisin, c’est juste pas possible.
Ensuite, avoir un copain qui ne tourne pas, c’est une chance que j’espère elle saisira. Arrêter la came quand les deux sont dedans, c’est deux, voir trois fois plus dur… Ensuite, le fait qu’elle soit avec toi, étranger à ce monde, et qu’elle tente d’arrêter quand tu le lui demande, c’est peut être un signe positif. Un signe qu’elle veut changer de vie. Même en le voulant de toutes ses forces, cela reste très dur, une réussite est souvent faite de rechutes, jusqu’à ce que ce soit la bonne.
Et, à ce stade d’addiction que j’ai bien connu, la seule solution, c’est de se rapprocher du centre toxico le plus proche, de se faire hospitaliser au moins un mois, le temps de se sevrer de la came et de passer sous substitution, jeter son carnet d’adresse et sa carte sim, couper avec le monde de la toxicomanie, se trouver d’autres centres d’intérêts, s’occuper et je conseillerais, en sortant de cure, de voir deux psys : un psychologue pour s’occuper des problèmes de fond, qui ont conduit à la came, un psychiatre ou soignant du centre, qui s’occupe plus particulièrement de l’addiction et des problèmes liés - shoot, hépathite, etc… Sur le site, tu trouveras toutes les adresses nécessaires. Je vais être dure, mais si vraiment elle veut s’en sortir, il faut passer par là.
Voilà, courage à tous les deux
bluenaranja
Re : Re : Proche toxicomane...
- posté le 16 juin 2011 à 13h01 par anonymoux
Merci de ta réponse bluenaranja.. Pour la protection ne t’en fais pas pour sa je comptais pas déroger à la rêgle (surtout qu’elle est maintenant dans des démarches d’avortement, sa devient dur des fois.)
Elle comptais faire le sevrage de cocaïne d’elle même (a peu pres 3 semaines si je me souviens bien) C’est voué à l’échec ?
Re : Re : Re : Proche toxicomane...
- posté le 17 juin 2011 à 14h23 par bluenaranja
Re !
Ma boule de cristal est cassée, donc te dire si c’est voué à l’échec, ça va pas être facile facile… Plus sérieusement, la coke, tout particulièrement, je comparerais ça à une puce greffée dans le cerveau, qui envoie des impulsions. Genre si t’as pas de coke dans l’heure qui vient, t’as l’impression que tu vas crever sur place. Mais vraiment.
Les scientifiques disent qu’il n’y a pas de syndrome de manque physique - ce qui doit être vrai, techniquement. Mais ton cerveau est tellement mal qu’il envoie des signaux d’alerte à tout ton corps, cela va de mal au dos à crise d’angoisse, mal à respirer, dépression, idées suicidaires etc… La personne est prisonnière de son propre corps, et la seule solution, c’est de tourner.
Ton amie a-t-elle déjà essayé, sérieusement, d’arrêter ? Perso, je dirais qu’il faut aller au moins trois semaines en hp - qu’il y ait de grosses portes bien solides entre elle et la came. En général, la personne qui entre en hp est coupée du reste du monde - de une semaine à dix jours - et surveillée.
Cela fait un peu taule, mais c’est pour protéger tout le monde - aussi bien elle que toi. Le cerveau humain est fait de telle manière qu’il rejette les trucs supers durs - heureusement - je ne me rappelle que quelques flashs de ces périodes. Moi qui suis super cool, je devenais super violente, à vouloir tout casser et insulter tout le monde… J’ai même arraché un lavabo un jour… Ou à supplier, donnez moi quelque chose, n’importe quoi… C’est pour ça aussi qu’on a pas le droit de téléphoner. Dès que ton amie aura dépassé ce stade, tu pourras lui rendre visite.
Pour tout dire, tenir dans le temps, ne pas rechuter, est aussi difficile que de décrocher. Il faut vraiment couper toute relation avec le monde des toxs. Perso, au bout de deux mois, je me disais, c’est bon, je suis plus accro, je peux sortir à nouveau. J’allais dans des soirées, et je me disais oh un exta ou un ptit sniff - mon truc c’était la seringue - ça va pas me faire replonger. Ben si, quinze jours plus tard, j’y étais de nouveau, jusqu’au cou. Je te dis pas ça pour te faire flipper, si seulement mes erreurs pouvaient éviter aux autres de faire les mêmes…
De plus, en hp, elle aura un suivi psychologique, les médicaments qu’il faut aux doses qu’il faut. Pour moi, aller en hp, c’est mettre toutes les chances de son côté. En plus, elle devrait faire un suivi psy, pour régler les problèmes qui l’ont menée à la came. C’est rare qu’on devienne acro pour "passer le temps"…
Bon courage à tous deux, j’espère sincèrement qu’elle se sortira de cette merde…
bluenaranja
Re : Aider ma petite amie
Hello !
Tout d’abord, je salue ta démarche, tu veux aider ton amie, sans la juger ou la blesser. Bravo ! Alors je dirais que sa consommation de cannabis n’est pas alarmante - au point de vue santé - mais qu’il y a un vrai signe que tu as su lire. Je veux dire, la première chose qu’elle fait le matin, ce n’est pas allumer un joint. Ceci dit, tu as raison, il ne faut pas banaliser - l’addiction peut être là, même sur deux pétards par jour.
Moi, c’est plutôt les pétards et tout le reste - désintérêt, retrait - qui me fait penser à une petite déprime qui s’installerait. Et l’augmentation des joints serait une automédication.
Et là, il y a deux possibilités, il me semble - je suis pas une pro, hein ! - soit il y a un problème quelque part, au boulot ou ailleurs, dont elle ne t’a pas parlé. Soit c’est une déprime, d’autant plus difficile à reconnaitre pour la personne à qui ça arrive, que la déprime arrive peu à peu, masquée, et que tout va bien par ailleurs dans sa vie. D’où un sentiment de culpabilité en plus - pourquoi je me sens comme ça alors que tout va bien ?
Ou alors - bon, là, je te dis tout ce qui me passe par la tête, je ne vous connais pas donc tu feras le tri hein ! -peut être qu’elle a envie de concrétiser des choses - le mot mature - vous avez l’air d’être un vrai couple, de vous aimer, d’être ensemble depuis un moment et d’avoir du travail - peut être qu’elle a envie que cela se concrétise de ce côté là - fiançaille, bébé que sais-je ? - mais qu’elle ne veut pas te mettre la pression. Alors elle ronge son frein en attendant que tu sois prêt. Je n’en sais strictement rien, je dis ça au hasard, à toi de trouver ce qui s’applique le mieux à votre situation !
En tous cas, je dirais que tu as raison de ne pas l’attaquer frontalement sur sa conso - cela ne ferait que créer des tensions, et plus de problèmes. Au contraire, assure lui que tu es là, à son écoute et prêt à l’aider, pour tout. Essaie de comprendre pourquoi elle fume. Est ce qu’elle fumait déjà avant votre rencontre, est ce qu’elle fume du tabac, est ce que quelque chose a changé quand elle s’est mise à fumer plus ? Tu peux lui dire, à l’occase, que le shit n’est pas si anodin qu’on peut le croire, qu’un joint egal sept cigarettes. Perso, je me suis droguée longtemps, à tout, le shoot et la fume, et quand j’ai eu mon fils, j’ai trouvé tellement de choses plus interessantes à faire que j’ai "naturellement" arrêté de fumer du hasch. Et je te conseillerais enfin d’appeler drogue info service directement, où tu auras les conseils d’un pro !
Bonne journée !!
bluenaranja
Re : Re : Aider ma petite amie
- posté le 13 juin 2011 à 16h14 par JHRACF
Re : Re : Re : Aider ma petite amie
- posté le 14 juin 2011 à 15h17 par bluenaranja
Hello !
Alors déjà, merci de répondre ! Le fait que ton amie ait entrepris une thérapie est courageux, et en plus un signe très positif. Et une thérapie, pour fonctionner, doit être faite avec sincérité, et, de ma propre expérience, une thérapie qui fonctionne c’est douloureux, sur le coup. Tu ressors tous les trucs qui te hantent, que tu tentes d’oublier, tu les étends en plein soleil, tu te roules dedans, tu les revis pour mieux les ranger ensuite. Donc, si c’est dur - vu qu’elle fume plus pour compenser - je dirais que c’est parce que ça marche. Et plus le temps passera, plus elle en retirera de bénéfices.
Perso, j’y crois beaucoup, j’ai vécu des trucs abominables jusqu’à 24 ans, aujourd’hui j’en ai 37 et j’ai l’impression d’avoir eu deux vies. Un avant et un après. Ma vraie vie, c’est maintenant, et tous les traumas d’avant, c’est comme un cauchemar lointain, c’est moi qui choisit les éléments de ma vie d’avant à incorporer dans ma vie présente, pour mieux avancer.
En plus, si elle est capable de faire ça, c’est bien qu’elle se sent suffisamment posée et en sécurité. Peut être qu’elle a besoin d’un temps de latence, en retrait, repliée sur elle et toi, un temps de reconstruction, avant d’avancer de nouveau.
Mais je sens bien que tu te fais du souci. Peut-être pourrais tu écrire à son thérapeute - écrire, c’est mieux, elle prendra le temps de lire ta lettre - et tu pourrais lui expliquer ce que tu nous a dit ici - que tu l’aimes, que tu veux l’aider, que tu t’inquiètes. Lui faire passer le message que tu es là, et que même en respectant le secret des rencontres, si elle peut t’indiquer le moyen d’aider ton amie, que tu t’inquiètes de sa conso…
A mon sens, ce n’est pas trahir ton amie que de faire cela, c’est juste tenter de l’aider un peu plus. Je pense que la psy, si tu t’expliques bien, comme ici, peut peut être comprendre le sens de ta démarche, et t’aider à aider ton amie.
Ceci dit, je pense sincèrement que ton amie est sur la bonne voie, et qu’elle gère de son mieux. Après, c’est au psy de voir, s’il ne te répond pas, ne le prends pas mal pour autant, certain sont pour incorporer l’entourage à la thérapie, d’autres contre… Mais en tous cas, je dirais que la thérapie fonctionne, et que ton amie se bat, ce qui est très positif !
Voilà, courage, mais je suis sûre que cela va aller en s’améliorant, puisque vous faites tout pour, chacun à votre façon !
bluenaranja Ce qui te ferais te sentir mieux.
Re : comment l’aider
Chère anonymousK,
J’imagine bien à quel point cela doit être compliqué de voir sa mère se droguer, mais si tu as eu toi même ce problème, tu dois aussi faire attention à toi. Te protéger. Oui, c’est ta mère et c’est terrible, mais tu sais bien comment on est quand on est dans le déni. J’ai jeté mes vrais amis, ceux qui me disaient d’arrêter, que je me détruisais.
Malheureusement, tant qu’on est dans le déni, il n’y a pas grand chose à faire. Il faut que le déclic vienne d’elle. Je sais que c’est abominable à dire, et que c’est une souffrance de plus pour l’entourage.
Pour l’instant, la seule chose, et je pense que tu as du déjà le faire, c’est lui dire que tu l’aimes, que tu sais qu’elle a un problème de came, que tu es assez forte pour l’entendre, et que tu veux l’aider. Que tu vis mal le fait qu’elle te mente, que ce n’est pas des cadeaux que tu veux, mais qu’elle aille bien. Peut être, à force de le lui répeter… Ou alors la prendre la main dans le sac…Rassemble des preuves irréfutables pour lui dire voilà, il y a ça et ça, je connais ces signes, je sais que tu te drogues, le reconnaitre, c’est le premier pas vers la guérison…
Je suis désolée de ne pas pouvoir t’aider plus, tant qu’elle se ment à elle-même, elle mentira aux autres, sans même avoir conscience de mentir d’ailleurs… Mais n’oublie pas que tu n’es pas responsable de ses choix.
En espérant que ta maman aille mieux
bluenaranja
Re : Re : comment l’aider
- posté le 10 juin 2011 à 10h54 par anonymousK
merci infiniment pour ce message.
Je sais bien que elle ne s’en sortira pas tant qu’elle est dans le deni, et crois moi, milles fois je l’ai prise la main presque dans le sac, et sa ne change rien…
merci quand meme pour ton aide
Re : Re : Re : comment l’aider
- posté le 10 juin 2011 à 14h50 par Modérateur
Re : comment l’aider
Hello again,
Je suis allée faire un tour sur des forums us et canadien, voir s’ils proposent d’autres solutions. Malheureusement, l’avis général, c’est que le premier pas, c’est d’admettre qu’on a un problème. Et tant que ce pas n’est pas fait, difficile d’intervenir… Et là où la coke est terrible, c’est que justement, comme elle fait se sentir bien et fort, pour admettre qu’on a un problème… La seule chose que tu puisses faire, pour l’instant, c’est rester loin du prod, vivre ta vie sans culpabiliser - tu n’es pas responsable de ses choix - mais rester attentive, pour reconnaître l’instant propice, celui où tu pourras l’aider. Ta mère a-t-elle une amie/ami proche, un compagnon avec lequel tu puisses parler ? Peut être qu’elle se confiera plus facilement à quelqu’un d’autre qu’à sa propre fille… Ou en parler avec son médecin traitant…
Voilà, désolée de ne pas pouvoir faire plus.
bluenaranja
Re : comment l’aider
Bonjour,
Tous d abord un immense merci a vous deux qui avait su trouver des mots justes et un soutient extraordinaire. Merci également pour le temps que vous avez pris pour me répondre. Par ailleurs cher modérateur, le faire de lui montrer que j ai besoin d elle et qu elle soit en bonne santé et déjà une piste que j ai exploite mais malheuresement sans succès. Je vais donc etre patiente dans l espoir de jours meilleurs, dans l espoir qu elle prenne conscience de ses actes car je suis sure qu elle en sera capable. Je vais méditer en tour cas sur vos conseils.
Un immense merci encore pour vos réponses !
Re : Re : comment l’aider
- posté le 24 juin 2011 à 14h58 par Modérateur
Re : J’ai besoin d’aide pour mon frère
Hello !
C’est sûr, difficile d’aider quelqu’un qui est dans le déni. Surtout qu’il a besoin d’une aide professionnelle - psy ou médecin. Déjà, tu peux te renseigner autour de toi, voir s’il y a un centre ou un psy spécialisé. Cela doit être très lourd à porter, tu pourrais peut être aller consulter pour "voir", tâter le terrain et récupérer quelques bons conseils ! Comme ça, le jour où ton frère sera prêt à entreprendre quelque chose, tu pourras le conseiller. Et surtout, s’il est ouvert au dialogue, fais lui prendre conscience du danger qu’il y a à conduire ivre. Trop de tristes histoires tous les jours. Se retrouver handicapé, ou pire, tuer quelqu’un parce qu’on a bu un coup de trop… Je te conseille sincèrement de te rapprocher de professionnels, cela fait du bien de parler, et comme ils connaissent le problème par coeur, ils seront de bon conseil.
Bon courage
bluenaranja
Re : J’ai besoin d’aide pour mon frère
Re : Re : J’ai besoin d’aide pour mon frère
- posté le 18 juillet 2011 à 15h19 par degoumie
Re : Re : Re : J’ai besoin d’aide pour mon frère
- posté le 18 juillet 2011 à 16h41 par Etienne
Voir en ligne : Notre rubrique "S’orienter"



S'identifier
Nouveau sujet
