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Avoir un proche qui se drogue

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Ouvert le 23 juillet.
Dans ce forum, il y a 173 sujets et 506 réponses consultables.
mon fils est en danger:bi/polaire-cannabis-alcool….. - posté le 29 juin 2012  à 19h28 par margaux34
S.O.S.Mon fils 37 ans viens d’avoir un grave accident sous emprises d’anti dépresseurs.Il fume du cannabis depuis 20ans.Seul depuis 3ans aprés avoir été quitté par sa compagnes,il (...)
2 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : mon fils est en danger:bi/polaire-cannabis-alcool.....
    bonjour, je peux comprendre qu’une maman est peur pour son fils.une solution est (...)
     

    posté le 1er juillet 2012  à  20h18 par alchi974
    bonjour, je peux comprendre qu’une maman est peur pour son fils.une solution est envisageable puique on a voulu moi aussi m’hospitalisé d’office avec la nouvelle loi sur la psychiatrie.après refléchir à la suite et la haine qui va se mettre en place contre vous de la part de votre fils.j’ai 37 ans et celà a failli m’arriver en avril, heureusement pour moi je connais très bien le système. si on m’avait fait celà je ne l’aurais jamais pardonné, comme je ne pardonne pas celle que l’on m’a faite à 17 ans. où je me suis retrouvé en psychiatrie contre ma volonté.je me permais de vous répondre car mon meilleur ami était bipolaire, et l’histoire s’est mal fini. la seul solution est l’avis d’un médecin, d’un psychiatre et l’accord de la personne de confiance,que l’on signe lors d’une hospitalisation par exemple. si votre fils décide de demander à un ami ou autres vous ne pourrez rien faire.l’hospitalisation d’office par une personne tiers peut se faire. attention aux conséquences pour vous.d’un autre côté un bipolaire est imprévisible et je comprends votre angoisse. garder espoir, soutenez le quand il est bien, et laisser le quand il a ces crises, surtout ne le harceler pas svp seb

    • Sujet :  Re : Re : mon fils est en danger:bi/polaire-cannabis-alcool..... - posté le 2 juillet 2012  à  14h59 par bluenaranja
      Bonjour, Je partage le point de vue d’alchi : le hdt ou hospitalisation à la (...)
       

      Bonjour,

      Je partage le point de vue d’alchi : le hdt ou hospitalisation à la demande d’un tiers est à utiliser en dernier recours, lorsque tout a déjà été tenté. C’est quelque chose de très violent, on se retrouve dans un pavillon fermé, avec des gens souffrant de toutes sortes de pathologies, un psy qui vous accorde une demi-heure par jour, et il n’y a rien à faire que fumer, manger, discuter avec les autres patients et regarder la TV.

      Je crois plus en une thérapie, une vraie, que dans les médicaments. Même s’ils peuvent s’avérer nécessaires. Les médicaments sont une béquille qui permettent au patient d’être suffisamment bien pour suivre une thérapie. Une thérapie qui fonctionne c’est quelque chose d’assez violent, il faut que cela vienne de lui, qu’il soit prêt et aussi qu’il rencontre le thérapeute qui lui convienne à ce moment-là.

      Je comprends bien votre position, je suis moi-même maman, et avant mon fils, j’ai passé une année en hp - sur différentes périodes - à l’époque, j’étais sdf, à la rue, je squattais ou vivais chez des amis, entre drogues dures et dépression post-traumatique.

      Avec le recul je peux dire que là où l’HP m’a aidée, c’est en m’hébergeant à chaque fois que j’en avais besoin, en mettant des barrières solides entre moi et mon petit monde toxique.

      Pour le reste, c’est mon psy et les solutions qu’il m’a proposé qui m’ont fait évoluer. Psy que je voyais à l’extérieur, qui n’avait rien à voir avec l’hp.

      Votre fils a-t-il déjà un suivi psy ? Une reconnaissance de son handicap ?

      Je suis désolée mais mettre votre fils en hp, pour qu’il arrête l’alcool, les médicaments et le shit, c’est un peu un leurre. S’il ne veut pas ou n’est pas près il recommencera de plus belle à sa sortie - et quel meilleur endroit que l’hp pour rencontrer d’autres personnes à problèmes ( c’est là que j’ai rencontré un type qui m’a initiée à la morphine) Le but du psy c’est de stabiliser les gens avec des cachetons, donc on en essaie plusieurs, puis on les relâche dans la nature pour voir ce que ça donne. Si ça ne marche pas, on vous dira que c’est parce qu’il ne veut pas guérir.

      En plus en hdt, on sait quand on rentre mais on ne sait jamais quand on sort, cela c’est aux psys d’en décider, et ça peut durer plusieurs mois. Vous êtes un patient, eux savent, ils vous disent juste quels médicaments prendre et qu’on parlera de la sortie plus tard. Et même si votre fils arrêtait de fumer, boire etc… ses problèmes ne seraient pas réglés pour autant. Voilà ça c’est mon point de vue de "rescapée de l’hp".

      Maintenant en tant que maman, c’est clair que c’est abominable de voir son enfant souffrir et de ne rien pouvoir faire. Le voir se mettre en danger.

      Profitez des moments où il va bien pour tenter de le persuader de se faire soigner, mettez des rituels en place dans sa vie - genre un dîner deux fois par mois, montrez lui que vous voulez l’aider même si vous ne savez pas comment faire. Perso, si mon fils allait mal, je retournerais voir un psy pour moi, pour pouvoir prendre du recul et avoir une sorte de "coach", je lui proposerais une thérapie familiale - nous sommes une famille donc c’est notre problème, et même si je n’ai pas de solutions toute faite à te proposer, je me donne les moyens de t’aider. Et éventuellement, s’il était en danger de mort, je le ferai hospitaliser tout en allant le voir tous les jours - quitte à m’en prendre plein la gueule - tout en sachant que cette hospi le protège juste temporairement mais ne sera pas LA solution, juste le début d’un chemin qu’il nous reste à tracer. Quoique, pour avoir vécu le hdt, ce serait vraiment en dernier ressort… Perso, l’amour le respect et une bonne thérapie m’ont beaucoup plus apporté que le séjour en hp.

      Voilà désolée de n’avoir pas de meilleures nouvelles

      bonne journée bluenaranja

      ps : rapprochez vous d’une association de familles de malades, ils sont passés par là et pourront vous conseiller, quels psys aller voir que tenter, etc… Et j’ai lu, pour lui comme pour vous, que vous devez faire le deuil de "l’enfant rêvé" que vous portez en vous, il n’y a pas de retour possible en arrière, il faut faire avec ce que vous avez, ici et maintenant. Au contraire, regretter l’enfant qu’il était - si gentil et intelligent - c’est lui mettre une claque à chaque fois. Il est comme il est, maintenant faut faire avec. Mais surtout ne culpabilisez pas, on a toujours tendance à penser que c’est de notre faute, qu’on a loupé quelque chose. Nan. Ce n’est ni de votre faute ni de la sienne, c’est la vie, certains sont plus sensibles que d’autres, certains vont avoir tendance à développer une pathologie mentale, c’est la roulette génétique. Ce n’est pas juste, et terriblement dur à accepter, c’est pour ça, faites vous aider…

cocaine - posté le 27 juin 2012  à 14h48 par lili12345
Bonjour a tous, j’ai surpris mon ami prendre de la coke. je ne sais comment faire il me dit que c’est inhabituel... que c’est que de temps en temps et je me rend compte que (...)
1 réponse à cette contribution
  • Sujet :  Re : cocaine
    Bonjour, Tu peux lire les témoignages sur ce forum et fouiller dans le site, des (...)
     

    posté le 2 juillet 2012  à  15h02 par bluenaranja

    Bonjour,

    Tu peux lire les témoignages sur ce forum et fouiller dans le site, des conseils sont proposés. Et surtout fais bien attention à toi ne le suis pas là dedans, pas même une fois, pas même pour "essayer"

    bon courage blue

Ma soeur m’inquiète - posté le 25 juin 2012  à 18h17 par kichou114
Bonjour, Moi et ma famille avons su depuis quelques temps que ma soeur consommait du cannabis et aussi la cigarette. Nous avions toujours eu des doutes et ils se sont confirmés. Mes parents ont (...)
1 réponse à cette contribution
  • Sujet :  Re : Ma soeur m’inquiète
    Bonjour kichou, Tu ne nous dis pas si tu es plus grande ou plus petite que ta soeur... (...)
     

    posté le 28 juin 2012  à  15h28 par bluenaranja

    Bonjour kichou,

    Tu ne nous dis pas si tu es plus grande ou plus petite que ta soeur… Mais quelque soit ton âge, je pense qu’il faut quand même le dire à tes parents, même s’ils n’arrivent pas à trouver des solutions, respectons leur rôle parental. Leur montrer que tu leur fais confiance les renforcera probablement dans leur rôle. Parvenez vous à parler avec elle ou bien elle s’éloigne de plus en plus et fuit dans le mensonge ? Cela peut être un appel au secours quelque chose qui cache un autre problème… Ou une façon de faire la fête.

    D’abord il faudrait savoir - si elle le sait elle-même - pourquoi et comment elle consomme - est-ce de façon "festive", à l’occasion, ou elle ne conçoit plus une soirée sans défonce ? Ce n’est pas tant le fait qu’elle fume des pétards, mais sa relation au produit qui peut poser problème - même si dans l’absolu mieux vaut une vie saine.

    Tu as l’air de vraiment vouloir l’aider peut être qu’une thérapie familiale serait une façon de l’aider sans la pointer du doigt. Genre on est là pour toi, on est une famille, si un membre de cette famille a des problèmes on va tous chez le psy chercher une solution pour aller mieux…

    Bon courage bluenaranja

quand l’héroine devient un membre à part entier dans le couple - posté le 19 juin 2012  à 09h36 par sheeva-sk2011
mon compagnon est consommateur d’héroine depuis plusieurs années. Il est sous traitement de méthadone depuis environ 4 ans. depuis un an , il a une consommation de 1 à 3 fois semaine ce qui pour (...)
ma famille coule… besoin d’aide - posté le 18 juin 2012  à 00h20 par loulette
Bonjour, Mes parents souffrent tous les 2 d’alcoolisme depuis 15 ans. Ils souffrent d’alcolisme mondain : chaque jour, ils consomment ce que nous pourrions consommer en repas de fête : (...)
6 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : ma famille coule... besoin d’aide
    Bonjour Loulette, Ce que je vais dire n’est malheureusement pas très agréable ni (...)
     

    posté le 28 juin 2012  à  15h11 par bluenaranja

    Bonjour Loulette,

    Ce que je vais dire n’est malheureusement pas très agréable ni facile à entendre. Cela résulte de ma propre expérience : lorsqu’on ne peut pas changer ses propres parents, quoique l’on fasse pour eux, et qu’on en souffre, la seule solution qui reste, c’est d’accepter cet état de fait et de travailler sur soi - éventuellement avec l’aide d’un thérapeute - pour parvenir à mieux le vivre et à dépasser cette situation.

    Je pense qu’ils vous ont montré maintes et maintes fois, par leurs actes, que finalement cette situation ne leur convient pas si mal. On a toujours le choix à un moment ou à un autre, de changer le cours de sa vie. C’est une ancienne tox qui, au dire des toubibs, avait une chance sur un million de s’en sortir qui vous le dit…

    Ne perdez pas de temps, on n’a qu’une vie. Ils ont fait leurs choix, sortez vous de ce cycle infernal et réinventez votre propre vie avec vos amis vos enfants votre famille…

    bon courage

    bluenaranja

    • Sujet :  Re : Re : ma famille coule... besoin d’aide - posté le 9 juillet 2012  à  17h24 par loulette
      Bluenaranja, Merci d’avoir pris le temps de me lire et de répondre. Je lis votre (...)
       

      Bluenaranja, Merci d’avoir pris le temps de me lire et de répondre. Je lis votre message seulement aujourd’hui, et je pense que vous avez raison, il me faut accepter cette situation. J’ai déjà été suivie par un psychologue à 2 reprises, mais chaque fois j’arrête les séances car j’ai la sensation de tourner en rond… Peut-être que je suis un peu tordue et que je ne veux pas en sortir… Je ne sais pas trop… La situation leur convient à certains moments, et ce serait bien plus facile pour moi finalement si c’était tout le temps, car je pourrai définitivement tourner la page, mais ils ont des prises de conscience et souffrent de leur situation. A chaque nouvel appel à l’aide, je cours… pour chaque fois trébucher. Je n’arrive pas à me dire qu’effectivement ils n’y arriveront pas car ils se complaisent dans cette maladie… Je crois que je suis d’un naturel trop optimiste, ce qui me porte préjudice, car chaque fois je souffre de leurs échecs… vos conseils résonnent dans ma tête, ils font écho à ceux de mon entourage… Il va bien falloir qu’un jour je tape du poing sur la table et que je tire un trait sur toutes ses souffrances… Merci encore pour votre message

  • Sujet :  Re : ma famille coule... besoin d’aide
    Bonjour loulette, Je suis le modérateur de ces forums. C’est avec une immense (...)
     

    posté le 28 juin 2012  à  18h58 par Modérateur
    Bonjour loulette,

    Je suis le modérateur de ces forums. C’est avec une immense tristesse que j’ai lu, le jour où vous nous l’avez proposé, le long récit que vous nous faites de l’alcoolisme de vos parents et des tentatives que vous avez faites pour les en sortir. Vous dites beaucoup de choses qui amèneraient un commentaire mais cet espace est trop restreint pour en discuter vraiment avec vous. En tout cas je tenais en premier lieu à vous remercier pour votre témoignage. Cela n’a pas dû être facile d’écrire tout cela, de revenir ainsi sur le passé, mais j’espère que cela vous a soulagé un petit peu !

    Ce que j’ai lu à ma manière dans votre récit, ce que j’ai ressenti, c’est combien VOUS aviez un problème, depuis longtemps, avec vos parents. Je crois que cela a beaucoup contribué à mon ressenti de tristesse. Je crois que je me suis dit, ma relecture d’aujourd’hui le reconfirme, que très tôt vous aviez pris une place qui n’était pas la vôtre, celle de "parent" de vos parents. Pouvez-vous lire, comme moi, combien vous avez essayé depuis longtemps de les aider et de les… excuser ? Vous dites à la fin "j’ai toujours essayé de les soutenir, de les comprendre. Je ne les ai jamais jugés, n’y fait aucun reproche. Je respecte le fait que ce soit une maladie difficile à soigner, je veux garder espoir pour une guérison…"Mais vous nous dites cela aussi après avoir expliqué que vous aviez eu une enfance qui manquait d’amour et de repères, que vos parents vous ont abandonnés d’une certaine manière depuis longtemps, que votre mère même n’hésite pas à vous critiquer pour tout et à vous humilier publiquement. Quand est-ce que vous direz "stop, ça suffit !", loulette ? De quoi vous responsabilisez-vous pour supporter tout cela ? Au nom de quoi seriez-vous responsable du devenir de vos parents après tout ce que vous avez fait pour eux ? Sont-ce vraiment eux les enfants qu’il ne faut pas abandonner ? Sont-ce eux, les enfants en mal d’amour ?

    J’ai tendance à croire le contraire. Je crois que vous vous rattachez à vos parents beaucoup pour l’amour qu’ils ne vous ont pas donné. Que se passerait-il si vous arriviez à les "sauver" une bonne fois pour toute ? Imaginez-vous qu’ils vous en seraient éternellement reconnaissants et qu’alors ils vous donneraient tout leur amour que jusque là ils vous ont refusé ? Imaginez-vous que c’est à l’alcool au lieu d’à votre frère et vous qu’ils ont donné leur préférence et que du coup en le combattant, en le chassant de la maison, vous leur permettez de vous aimer ?
    Entendons-nous bien : je ne suis pas à votre place Loulette, je ne sais pas ce que vous avez dans la tête non plus. Je constate par contre qu’en dépit d’un certain "bon sens" vous supportez beaucoup, vous leur pardonnez tout, vous ne vous autorisez pas à ressentir vis-à-vis d’eux ce que vous devriez, vous écrivez aussi que s’il leur arrivait quelque chose "je m’en voudrai toute ma vie de n’avoir rien fait"… après avoir pourtant tant essayé de faire déjà ! Je veux bien que vous répondiez que ce sont vos parents, que vous les aimez… et c’est bien. Ce que je veux interroger avec vous, par ces paroles que j’espère vous ne recevrez pas trop durement, c’est de quoi est fait cet "amour" qui vous lie à eux et si vous êtes sûre d’être à la bonne place. Car pour tout vous dire, à vous lire, on se dit aussi que vous avez plein de bonnes raisons d’être en colère contre vos parents voire, dans une certaine proportion, de les haïr. L’alcool et l’alcoolisme ont en tout cas bon dos pour excuser leur comportement. Il serait pourtant temps de rendre vos parents enfin responsables de leurs actes ! Mais je comprends tout à fait cependant que cela puisse engendrer beaucoup de souffrance chez vous si vous réussissez à l’admettre. Si vos parents sont responsables de leurs actes c’est qu’aussi ils sont responsables de leur égoïsme, de leur désamour à votre égard et à l’égard de votre frère, de leurs faiblesses, de leur alcoolisme… et je crois que personne ne veut avoir des parents comme cela. Malheureusement on ne choisit pas.

    Bluenaranja vous conseille d’aller voir un psychothérapeute. Je ne peux qu’appuyer son conseil car je crois que vous avez besoin d’aide pour vous sortir de ce guêpier, de votre culpabilité injuste, pour faire face à vos vraies émotions aussi et pour, au final, pouvoir aussi leur pardonner et passer à autre chose pour vous-même. Sans vouloir aller trop loin dans l’interprétation - mais en disant cela je le fais tout de même un petit peu - je constate combien le consommation d’alcool, dans l’histoire de vos parents, semble justement avoir été le substitut bien pratique aux émotions : refuge artificiel pour les émotions négatives, il a été aussi l’initiateur artificiel des émotions positives. A tel point que vous commencez votre récit par dire encore qu’ils souffrent "d’alcoolisme mondain". J’ai pourtant l’impression qu’aujourd’hui leur alcoolisme n’a plus rien de mondain. En tout cas, dans votre famille, faire face à ses émotions, les comprendre, les accepter, semble particulièrement difficile et en cela un bon thérapeute pourrait vous aider à comprendre et à les gérer.

    Vous avez désormais une enfant à la santé fragile à élever, consacrez-vous à elle ! Si votre mère vous critique devant elle et dans tout ce que vous faites pour elle, si vos parents sont peu sûrs pour elle, ne la leur confiez pas. C’est vous en tout cas, et votre compagnon, qui décidez pour elle, pas vos parents ! Le fait de leur renvoyer qu’ils ne sont pas "fiables" pour s’occuper d’elle peut être peut-être dur mais c’est aussi un miroir que vous leur tendez sur leur situation. A eux d’en tirer - ou non - les conclusions mais en tout cas, quoi que vous en pensiez, il sont assez "grands" pour choisir ce qu’il convient de faire.

    J’espère encore une fois que vous ne prendrez pas trop durement ma prise de position. Je ne parle pas de vos parents mais bien sûr ils ont un immense besoin d’aide. Cependant ils sont ensemble dans une relation qui les entraîne bien plus loin que leur individualité ne le voudrait. Vous nous avez beaucoup parlé de votre mère mais je crois que votre père est en très grande souffrance aussi, plus silencieuse encore. Lui aussi, il y a sans doute des choses qu’il ne s’autorise pas à dire, à ressentir, et qu’il essaye d’enterrer avec l’alcool. En tout cas on ne peut pas les aider sans qu’ils le veuillent vraiment et apparemment il faudra que cela soit soit ensemble, soit lorsqu’ils seront séparés s’ils se séparent un jour mais pas en "décalé".

    Je vous souhaite un bon, immense, courage. Pour vous aider notre ligne Drogues Info Service (0 800 23 13 13) peut vous écouter si vous en ressentez le besoin. Des associations pour l’entourage des personnes alcooliques existent, notamment al-anon (site web : http://al-anon-alateen.fr/) et une association comme Alcool Assistance a aussi des groupes "entourage" (site web : http://www.alcoolassistance.net/). Les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) reçoivent aussi les proches des personnes alcooliques. Leurs coordonnées sont dans notre annuaire, que vous trouverez dans la rubrique "S’orienter".

    Cordialement,

    le modérateur.

    • Sujet :  Re : Re : ma famille coule... besoin d’aide - posté le 9 juillet 2012  à  17h33 par loulette
      Monsieur/Madame le modérateur, que dire ? sinon que vous avez réussi à cerner (...)
       

      Monsieur/Madame le modérateur, que dire ? sinon que vous avez réussi à cerner l’ensemble du problème et des questions que je me pose… Vous avez réussi à ouvrir les vannes que je tiens fermées depuis longtemps… Je crois que de lire tout cela d’un inconnu est un électrochoc, j’avais peut-être besoin que quelqu’un d’autre que mon entourage m’ouvre les yeux…

      Je pense effectivement qu’un peut d’aide médicale pourrait m’aider, mais j’ai du mal à sauter le pas. Après 2 tentatives auprès de 2 psychologues, je n’ai pas réussi à solutionner mon problème, j’avais l’impression de tourner en rond. Et du coup j’ai un peu de réticences à recommencer.

      Je devrai pouvoir réussir à me détacher de tout ça, mais c’est difficile… Je ne sais pas comment m’y prendre, ou alors j’attends peut-être que mon compagnon m’y oblige ou qu’on s’en prenne à ma file… je ne sais pas trop l’analyser.

      Je comprend que les gens soient surpris, plus d’un aurait tourné les talons et baissé les bras, mais comme vous le dites si bien j’espère qu’ils nous donneront un jour l’amour que nous n’avons pas eu…

      Je garde précieusement votre message, je pense que je devrai le relire à la prochaine crise, il m’aidera peut être à dire stop ça suffit…

      Un grand merci à vous !

      • Sujet :  Re : Re : Re : ma famille coule... besoin d’aide - posté le 10 juillet 2012  à  21h06 par bluenaranja
        Hello, Contente que tu aies su et pu entendre ce que le modérateur a dit. Ce sujet me (...)
         

        Hello,

        Contente que tu aies su et pu entendre ce que le modérateur a dit. Ce sujet me touche de prêt et j’ai besoin d’écrire encore un peu à ce sujet. Je ne pense pas hélas que tes parents puissent te donner maintenant l’amour qu’ils n’ont pas su te donner enfant - ni à toi ni à ton frère. Ils se sont construits autour d’un système, et mettre en doute une seule pièce de ce système risquerait de tout faire s’écrouler. Donc ils s’accrochent.

        Ma mère et moi ça ne l’a jamais fait, mais je l’adorais. Pendant seize ans, j’ai servi d’exutoire à mon père en me disant naîvement un jour elle se rendra compte de ce que je faisais pour elle.

        Quand je suis partie, la colère de mon père s’est dirigée sur ma mère et mon frère. De ce moment elle a réalisé que mon père était "fou", et elle a demandé le divorce car elle ’n’a pas supporté que mon père lève la main sur mon frère". Et elle me dit ça de façon très naturelle, tellement elle ne me considère pas comme son enfant. Moi les seize ans où il m’a maltraité ça comptait pour du beurre.

        Il y a quelques temps, elle me dit en riant " Ahahah c’est trop drôle, les parents des enfants dont je m’occupe ne savaient pas que j’avais une fille aînée" tellement elle parle jamais de moi et voit peu mon fils. J’ai pas compris où était la "blague". Et si je dis quoique ce soit, je passe pour la jalouse hystérique de service.

        Là où c’est très compliqué pour moi c’est qu’elle s’est conduite en mère aimante pour le reste de la fratrie - les a aidés pour les études et le permis. Mais moi, quoique je fasse, c’est jamais assez bien.

        Quand j’ai eu mon fils, j’ai cru qu’à défaut d’avoir été une mère pour moi elle pourrait être une bonne grand mère pour mon fils. Au début tout s’est bien passé entre eux - d’après mon fils tant que l’enfant n’a pas de personnalité propre, tout va bien, c’est après huit ans, quand l’enfant commence à se faire ses propres idées que ça va pas. Je les laissais sans jamais intervenir, pour pas compliquer les choses, je me taisais et prenais sur moi, je faisais le paillasson- c’était la seule grand mère potentielle de mon fils, et elle lui offrait les vacances au bord de la mer que je ne pouvais payer.

        Mais rapidement mon fils a pas supporté qu’elle dise du mal de moi à tout le monde - tu te rends compte elle dit même du mal de toi aux gens qu’elle connait pas ! A senti qu’il y avait une faille entre moi et mes frères et soeurs et a refusé de cautionner un tel comportement. Jusqu’au clash. Ma mère a voulu le forcer à dire du mal de moi, de ce jour là, quelque chose s’est brisé il ne l’aime plus comme avant. Elle l’a zappé complètement, du jour au lendemain, et devine qui en a le plus souffert… Moi. Heureusement pas lui lol - du moment que j’ai mes parents qui m’aiment le reste je m’en fiche… Mais moi, dur dur…

        Et comme de juste à chaque fois que je me reconstruit et m’éloigne, commence à faire " mon deuil", elle m’écrit une gentille lettre, ou fait un truc gentil. Mais là c’est bon c’est FINI. Je n’ai plus ni haine ni colère ni attente ni rien - c’est une personne comme une autre, dont je me protège quand même. Voilà tout ça pour dire que du moment qu’un tel système est enclenchée, c’est impossible de le changer, quoique tu fasses. Il faudrait que ça vienne d’elle. Qu’elle décide d’arrêter l’alcool pour affronter ses failles, qu’elle se remette en question, qu’elle fasse un long travail au bout duquel - peut être - elle prendrait conscience de certaines choses. Mais c’est même pas sûr. Tout ça pour dire n’attends pas des choses qu’elle ne peut pas te donner, tu dois trouver la solution en toi, même si c’est pas "juste". Je ne sais pas si c’est pareil pour toi, mais je sais qu’en tant que mère, je vais bien, très bien même. C’est en tant que "fille de mes parents" que ça pêche. Mais grandir en tant que ma mère m’a aidé à "réparer" mon enfance. Ainsi que des amitiés et de longues discussions avec des femmes plus âgées que moi - finalement ma voisine mamie est plus maternelle avec moi que ma propre mère alors…

        J’ai ma famille, mes amis et finalement je vis beaucoup mieux sans elle. Je suis plus sereine et plus heureuse que quand elle est dans ma vie. C’est triste, mais c’est comme ça, et c’est pas faute d’avoir essayé. Je vais pas attendre ma mère toute ma vie j’ai autre chose à faire..

        Bon courage blue

        • Sujet :  Re : Re : Re : Re : ma famille coule... besoin d’aide - posté le 17 juillet 2012  à  17h23 par loulette
          Lire ton message m’a fait du bien... c’est un peu déplacé quand on lit le (...)
           

          Lire ton message m’a fait du bien… c’est un peu déplacé quand on lit le contenu et la difficulté des épreuves que tu as traversé… mais tout à coup je me sens moins seule… tu as traversé ce que je vis aujourd’hui, tu sais exactement ce que je ressens, et je me dis que je ne suis pas si folle que ça ! Tu as eu beaucoup de courage… Je me reconnais dans ta façon d’aborder les choses avec elle… chaque fois qu’on veut se détacher, elle fait une chose gentille… oui c’est bien ça, et j’espère, tout comme toi qu’elle pourra être meilleure grand-mère que mère. C’est certainement pour ça que j’ai du mal à couper le lien… Mais de poster ce message m’a fait énormément de bien. Petit à petit je ne vois plus les choses de la même façon, je suis heureuse aujourd’hui en tant que mère, j’esaye d’apporter à ma fille tout l’amour que je n’ai pas eu. Et je sais que je ne supporterai pas qu’elle me critique devant ma petite puce, je lui ai déjà dit. Elle sait que si elle ose le faire elle ne me verra plus. Elle ne lui montra pas la tête comme elle essaye de le faire avec le reste du monde. Ma fille c’est mon bien le plus précieux, et je ne veux pas qu’elle souffre à cause de sa grand mère, alors si je dois faire un choix, je n’hésiterai pas… ton message m’a apporté beaucoup de réconfort… Je n’espère qu’une chose… pouvoir faire le deuil de cette relation mère fille que j’ai tant espérée… et réussir à en construire une meilleure avec la mienne. Je te souhaite à toi aussi de trouver la paix… Je ne sais pas si on y arrivera un jour, mais vivre avec serait déjà un grand pas… Bon courage lucie


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