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Avoir un proche qui se drogue

9 personnes actuellement sur le site : 9 visiteurs.

Ouvert le 21 octobre.
Dans ce forum, il y a 186 sujets et 534 réponses consultables.
Mon grand frere est un drogué - posté le 24 septembre 2012  à 13h53 par aurelia30
Bonjour Depuis maintenant une huit ou neuf ans mon frère se drogue, au début c’était le petit joint entre ami de temps en temps soit disant inoffensif mais ça a dégénéré. Il en vient au (...)
1 réponse à cette contribution
  • Sujet :  Re : Mon grand frere est un drogué
    Bonjour aurelia30, Je suis le modérateur de ces forums. Cela fait quelques temps (...)
     

    posté le 18 octobre 2012  à  12h23 par Modérateur
    Bonjour aurelia30,

    Je suis le modérateur de ces forums. Cela fait quelques temps déjà que vous avez laissé ce message et personne ne vous a répondu jusqu’à présent. Voici mon point de vue de professionnel à Drogues Info Service.

    La première chose que je constate c’est que votre frère bénéficie déjà d’aides pour ses dépendances et sa dépression. Ce n’est certes pas forcément la "panacée" mais c’est déjà tout à fait une bonne chose. Il est actuellement en lutte contre ses maladies et je crois que ce que vous pouvez faire alors c’est de le soutenir, l’encourager. Vous n’êtes pas la personne qui peut le soigner mais vous êtes une personne qui pouvez aider à son "soin" en lui apportant ce que les centres de soins et les professionnels ne sont pas qualifiés pour faire : de la chaleur humaine, de l’amour, de la présence, de la patience, etc. Le meilleur que vous puissiez faire est donc sans doute d’être là pour lui, de cultiver une bonne relation avec lui. Ne croyez pas que ce n’est pas l’aider. Au contraire ce sont les liens humains et leur qualité qui aident les personnes en difficulté à trouver l’énergie de se battre.

    Pour ce qui est de sa maladie de Turner, que je ne connais pas, il me semble cependant à vous lire qu’elle pourrait avoir été le déclencheur de beaucoup de choses. Elle porte atteinte à son corps et c’est peut-être un traumatisme pour lui qu’il a du mal à surmonter. Votre frère reçoit-il une aide psychologique pour ce traumatisme ? Par aide psychologique j’entends des entretiens réguliers de bonne qualité avec un psychologue ou bien l’utilisation d’une méthode thérapeutique adaptée aux traumatismes. La simple prescription d’antidépresseurs n’est pas un soutien psychologique. Si ce n’est pas le cas vous tenez là une piste d’aide supplémentaire pour lui. Quelque chose que vous pouvez l’encourager à faire mais cela reste à lui de décider.

    Enfin un dernier conseil : plutôt que de voir votre frère comme un "drogué", terme péjoratif qu’il vaut mieux éviter d’employer, je vous conseillerais de le voir surtout et d’abord comme votre frère, tout simplement. Cultivez votre relation fraternelle avec lui sans le juger, passez de bons moments ensemble où vous pouvez parler d’autre chose que de ses problèmes et cela lui fera du bien. Si cela est possible bien sûr.

    Cordialement,

    le modérateur.

Mon ami a rechuté - posté le 17 septembre 2012  à 10h49 par choc11
Bonjour, Je vis avec un ancien cocaïnomane (4 ans de consommation) depuis bientôt un an. Quand je l’ai rencontré, il avait arrêté la cocaïne depuis 1 mois et était suivi pour consommation de (...)
3 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : Mon ami a rechuté
    bonsoir, Je vis à peu près la même situation que toi. C’est extrêmement difficile (...)
     

    posté le 15 octobre 2012  à  00h43 par sososo
    bonsoir, Je vis à peu près la même situation que toi. C’est extrêmement difficile de "tout" donner pour l’autre et d’être tant de fois déçue !!! Et pourtant, malgrè les mensonges, les sentiments de trahison qui sont douloureuses, le besoin est là d’aider l’autre.. mais à quel prix ? Je pense que nous, les amies ou compagnes qui vivont ça devrions pouvoir trouver de l’aide avant de se faire "vampiriser" par la personne dépendante. C’est une personne en grande souffrance, souvent qui ne s’aime pas "dépendant" et culpabilise aussi beaucoup car elle a cs kelle fait du mal aux personnes qui l’aiment autour d’elle. Malheureusement, le produit est plus fort que tout et l’entourage est démuni. Moi, je ne sais plus quoi faire ; mon ami veut se soigner et il me demande d’être là, mais je deviens le "mauvais objet" et je ne reçoit que de l’agressivité et du stress du au sevrage, avec une peur toujours présente de ma part face a la rechute.. La confiance en prend un coup. Parfois j’ai envie de tout laisser tomber et puis je n’y arrive pas car je sens que je le déçois, qu’il a trop peur que je le laisse tomber.. C’est bcp d’énergie et moi aussi j’ai besoin d’aide, comme toi !!!

    • Sujet :  Re : Re : Mon ami a rechuté - posté le 26 octobre 2012  à  10h38 par choc11
      Bonjour, Voilà un peu plus d’un mois que j’ai écrit mon premier poste ici. (...)
       

      Bonjour,

      Voilà un peu plus d’un mois que j’ai écrit mon premier poste ici.

      Les choses ne sont pas allées en s’arrangeant avec mon ami : conflits divers liés à des mensonges, menace de sa part de partir car je le surveille/tente de le contrôler en permanence et hier soir… la confirmation, un nez trop bouché à mon goût, un état plus excessif que d’habitude, le besoin de se moucher sans cesse. J’ai compris, j’ai demandé : il m’a dit qu’il avait pris de la cocaïne.

      Ma réaction a été une migraine monstrueuse cette nuit, j’ai cru que j’allais devoir aller à l’hôpital tellement je souffrais et étais inquiète. Je l’ai appelé pour qu’il reste près de moi, il ne m’a jamais entendue…

      Aujourd’hui je lui ai reparlé, lui ai dit que je l’aimais, que je m’inquiétais pour sa santé et pour la mienne. Je lui ai demandé s’il pourrait appeler son psychologue qu’il n’a pas vu depuis le mois de juillet : il a marmonnait un "oui" pour se débarrasser de moi mais je sais qu’il ne le fera pas. J’ai déjà rencontré ce psychologue lors d’un entretien dans l’association où il travaille (une assoc pour les addicts). J’ai peur d’être intrusive mais j’ai besoin de conseils, je suis perdue et abattue. Je ne sais pas quoi faire, je ne vois pas d’issu.

      Je sens aussi que mon ami est très agressif avec moi, il se défoule de sa frustration et de son mal être sur moi et c’est très dur à accepter et destructeur.

      Je me sens prise dans une impasse. Je n’arrive pas à le quitter mais je souffre tellement à ses côtés.

      Courage à toi avec ton ami…

  • Sujet :  Re : Mon ami a rechuté
    Bonjour, Je vis moi aussi avec un homme qui se drogue a la cocaine, lui il la base et (...)
     

    posté le 20 novembre 2012  à  10h19 par fey.undomiel
    Bonjour, Je vis moi aussi avec un homme qui se drogue a la cocaine, lui il la base et la fume… Je suis dans la meme situation que toi, a savoir que je l’aime et que je donnerais tout pour l’aider mais plus le temps passe, plus je me rends compte qu’il n’y a rien a faire. Le probleme c’est que je ressent de la culpabilite a etre impuissante face a son addiction et de plus en plus de colere a son egard parce-que notre vie de famille est devenu un enfert. Il m’a menti car il se cache pour se droguer, il a des sautes d’humeur et des moments ou il est particulierement mechant. Pour ma part nous sommes maries en j’attends un enfant, si je m’etais doutee une seconde de ce qui allait ce passer (il a rechute quand on a su que j’etais enceinte), je ne me serais pas engagee avec lui… Aujourd’hui je sais que peu de choix s’offrent a moi et tout mon etre me crie de m’enfuir tres loin de lui pour mon bien etre et celui de mes enfants parce que tant qu’il pensera pouvoir tout avoir, il continuera. Je te souhaite beaucoup de force et de courage, je te souhaite de penser a toi avant tout et a ton equilibre parce que je suis, apres 10 ans, convaincue que nous, les conjoints, ceux qui aiment, ne peuvent rien si nos conjoints eux memes ne sont pas dans une dynamique de guerison.

Arrêter la cocaïne au tout début. - posté le 13 septembre 2012  à 11h06 par Samdira
Bonjour, Je suis en couple depuis vingt ans,un enfant de 4 ans, et enceinte du deuxième. Mon mari a toujours bu de l’alcool, même si ça s’est bien accentué depuis un an ( certains (...)
5 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : Arrêter la cocaïne au tout début.
    Bonjour Samdira, Finalement il semblerait qu’il se soit passé quelque chose, il (...)
     

    posté le 18 septembre 2012  à  11h23 par bluenaranja

    Bonjour Samdira,

    Finalement il semblerait qu’il se soit passé quelque chose, il y a un an ou plus ? Est-ce que tu peux l’identifier ? Personnellement, je trouve qu’il y a quand même beaucoup de mensonges - infidélité, coke, alcool - et avant toutes choses, je te conseillerais de te protéger, en attendant d’en savoir plus, et cela pourrait passer par les préservatifs, un bilan sanguin pour tous deux, et vérifier les comptes, voir quelles sommes d’argent sont sorties pour la came…. C’est pas drôle, mais je sais que c’est ce que je ferais - et dans le même temps, discuter avec lui pour tenter de savoir où il en est vraiment. S’il veut vraiment s’en sortir et changer, cela passe par une prise de conscience, et dire la vérité. Tu peux appeler le numéro de tél en haut, pour parler directement à quelqu’un et avoir des conseils "personnalisés". Et bien sur continuer à écrire ici, si cela te fait du bien !

    Bonne journée bluenaranja

  • Sujet :  Re : Arrêter la cocaïne au tout début.
    Bonjour Samdira, Je suis le modérateur des forums. Merci d’avoir lancé votre (...)
     

    posté le 19 septembre 2012  à  17h04 par Modérateur
    Bonjour Samdira,

    Je suis le modérateur des forums. Merci d’avoir lancé votre appel ici. Bluenaranja vous a déjà donné un conseil essentiel : la priorité doit déjà être de vous protéger vous-même, surtout en cette période où vous êtes enceinte et où vous avez à vous occuper également d’un enfant de 4 ans. C’est la priorité parce que la résolution du problème de votre mari passera par lui et que du coup vous êtes relativement impuissante à pouvoir faire quelque chose pour lui s’il ne s’engage pas lui-même dans cette voie.

    Il me semble que l’usage de cocaïne n’est qu’une accentuation ou une dégradation supplémentaire d’une situation déjà installée. Boire de l’alcool dès le matin, même si ce n’est pas tous les jours, est sans doute déjà le symptôme d’un certain degré de dépendance. Il en va de même avec la consommation de cannabis. Même si cette dépendance-là est en principe relativement facilement surmontable, l’arrêt peut être difficile. Quant à la cocaïne, comme il commence il est peu probable qu’il en soit déjà dépendant. Cependant il manifeste par son comportement un certain mal-être et il est possible que la cocaïne lui apporte un "mieux-être" (elle procure une sensation de "force" illusoire, tout paraît plus facile) et que par conséquent elle puisse rapidement prendre une place importante dans sa vie. Si nous interrogeons ce besoin d’être stimulé, il est peut-être le symptôme aussi que ses consommations d’alcool et de cannabis le fatiguent et que peut-être il commence à ressentir des symptômes de dépression qu’il cherche à compenser.

    Malheureusement personne ne peut vous dire si votre mari va continuer à fuir en avant comme il le fait ou s’il va trouver les ressources pour pouvoir se dire "je vais mal et j’ai besoin d’aide". De votre côté ce que vous pouvez faire, outre vous protéger, c’est trouver des personnes autour de vous avec qui parler de cette situation. Votre famille, vos amis peuvent peut-être déjà vous aider. Mais il y a aussi votre médecin généraliste ou encore un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA). Les CSAPA, qui soignent les addictions, sont gratuits et reçoivent sur rendez-vous y compris l’entourage des personnes concernées. Vous pourrez trouver les coordonnées du CSAPA le plus proche de chez vous dans notre rubrique "S’orienter"(entrez "soin" et "addictologie").

    Enfin un dernier mot sur le fait que vous n’ayez rien vu venir. Tout d’abord vous saviez déjà un certain nombre de choses et aviez apparemment décidé d’une certaine tolérance vis-à-vis de ses consommations, ce qui témoigne aussi que vous l’aimez et que vous aviez décidé de lui faire confiance. Ensuite vous n’êtes pas seule dans cette situation et certains usagers dissimulent bien ce qu’ils font. Parfois c’est pour protéger l’autre et par culpabilité, d’autres fois c’est pour pouvoir être tranquille (ou un peu de tout cela à la fois). Dans tous les cas ne culpabilisez pas trop car vraiment ce sont des choses qui arrivent. En revanche il est difficile d’aborder ce genre de problème avec son conjoint alors que cela reste nécessaire plutôt que de "fermer les yeux". C’est là aussi que le fait de pouvoir avoir le soutien d’autres personnes autour de vous prend toute son importance. Encore une fois, n’hésitez pas à aller demander de l’aide pour vous même et à "en parler" comme vous l’avez fait ici dans ce forum.

    Cordialement,

    le modérateur.

    • Sujet :  Re : Re : Arrêter la cocaïne au tout début. - posté le 24 septembre 2012  à  16h01 par Samdira
      Bonjour, et tout d’abord grand merci pour vos réponses... qui soutiennent et (...)
       

      Bonjour, et tout d’abord grand merci pour vos réponses… qui soutiennent et apportent des conseils essentiels. J’ai donc suivi vos conseils, et me suis tout d’abord protégée. Mon mari a l’air de réagir puisqu’il est actuellement chez un généraliste pour demander un arrêt de travail pour dépression. Comme vous le dîtes, selon lui, la cocaïne n’a été qu’une erreur qui ne lui a pas apporté ce qu’il recherchait, et ça ne l’intéresse plus. Est-ce vraiment possible ? J’espère juste, comme vous dîtes, qu’il n’en est pas encore dépendant… Et qu’il dit la vérité, car cette année a été remplie de mensonges et dissimulations. Et j’espère surtout que je m’en rendrai compte s’il recommence. Il continue cependant l’alcool et le cannabis, mais il me semble en quantité moindres. Quant aux CSAPA,je ne peux pour l’instant y aller, ma grossesse se déroulant bien sûr très mal, je suis alitée. voilà pourquoi j’ai fait appel à vous sur internet, et votre écoute et vos réponses m’ont déjà beaucoup aidé… et peut-être par ricochet, mon mari aussi ?? En vous remerciant.

      • Sujet :  Re : Re : Re : Arrêter la cocaïne au tout début. - posté le 24 septembre 2012  à  17h33 par Modérateur
        Bonjour Samdira, Nous voilà bien contents si nous pouvons vous aider un peu ! Il est (...)
         

        Bonjour Samdira,

        Nous voilà bien contents si nous pouvons vous aider un peu ! Il est bien sûr trop tôt pour pouvoir dire si votre mari va s’en sortir effectivement mais il me semble qu’un grand pas a été franchi s’il est capable de dire son problème (la dépression) et d’aller voir un médecin pour demander une aide. Bravo à lui déjà ! Il faut l’encourager dans cette démarche même si tout n’est pas gagné.

        Et puis il y a vous. Je n’avais pas perçu la difficulté dans laquelle vous étiez à cause de votre grossesse et des événements autour de vous. C’est d’autant plus important de vous relaxer et vous protéger alors. Laissez votre mari gérer son problème comme il semble en prendre le chemin et de votre côté occupez-vous de vous avant tout. Nous restons à votre écoute dans ce forum, sur notre ligne "Drogues Info Service" (0 800 23 13 13) aussi si vous le désirez.

        Bien cordialement,

        le modérateur.

        • Sujet :  Re : Re : Re : Re : Arrêter la cocaïne au tout début. - posté le 28 septembre 2012  à  11h31 par bluenaranja
          Re Samdira ! Pareil que le modérateur, prendre conscience du problème et demander de (...)
           

          Re Samdira !

          Pareil que le modérateur, prendre conscience du problème et demander de l’aide, c un premier pas important. Maintenant faut que tu t’occupe de toi et du petit bébé, oh làlà, en plus je suis sûre qu’il te faut pas de stress etc… Une chose à la fois, ne te dis pas : si j’étais debout je pourrais faire ci ou ça, parce que de toutes façons, il faut que cela vienne de ton mari, et il y a de l’aide si on va la chercher ! Moi, je me suis sortie de la came, sans famille, sans maison, toute seule avec mon bb. Et n’hésite pas à téléphoner si ça te fait du bien !

          bonne journée blue

Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool - posté le 29 août 2012  à 17h17 par Symphonie
Bonsoir, je ne pense pas pouvoir résumer le cauchemar que je vis dans un seul message. Ce que je peux dire c’est que mon copain boit beaucoup trop. Il boit sans exception tous les jours. (...)
16 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    Bonjour Symphonie, Je suis le modérateur de ces forums. Merci d’avoir laissé (...)
     

    posté le 8 février 2012  à  19h03 par Modérateur
    Bonjour Symphonie,

    Je suis le modérateur de ces forums. Merci d’avoir laissé votre message ici.

    Je crois qu’il faut que vous écoutiez vos limites. Vous avez conscience qu’un changement doit venir de lui mais que pour le moment il ne veut pas en entendre parler. Certains symptômes comme sa désorientation, ses propos incohérents et ses amnésies évoquent une situation d’alcoolisation grave, toxique pour lui malgré son jeune âge. Il semblerait que son alcoolisme ait des racines profondes et que le remettre en cause serait remettre aussi en cause de nombreuses choses concernant le mode de fonctionnement de sa famille. C’est donc très compliqué pour lui et cela favorise son déni. Le déni ne signifie pas forcément qu’il n’ait pas conscience du problème quelque part en lui. Il est simplement incapable d’y faire face.

    Il aurait très certainement besoin de votre aide s’il désirait arrêter car cela ne serait vraiment pas facile. Il faudrait aussi absolument qu’il prenne contact avec un centre de soins spécialisé dans les addictions (que l’on peut trouver sur ce site dans notre rubrique "S’orienter" que je vous mets en lien ci-dessous). Mais honnêtement cela peut très bien venir aussi dans des années, après de nombreuses années de souffrances pour vous.

    La question vous concernant est donc "quels sont vos besoins ?", "comment les satisfaire au mieux ?". Vous n’êtes en tout cas ni responsable ni en charge de son alcoolisme, qui est une véritable maladie qui mériterait des soins spécifiques. Prendre d’abord soin de vous est une bonne option, qui n’empêche pas que vous puissiez l’aider s’il vous demandait de l’aide un jour.

    Comme vous le voyez mon intervention n’est pas très optimiste mais c’est qu’à ce stade personne d’autre que lui ne détient la clé pour avancer. Je vous conseille donc de réfléchir à la situation, de demander conseil à vos amis ou votre famille, d’aller voir éventuellement l’un de ces centres de soins qui pourrait aider votre ami pour vous renseigner vous-même sur ce que vous pouvez faire encore … ou pas ! Ces centres reçoivent en effet aussi les proches, même s’ils ne connaissent pas la personne concernée.

    Notre ligne Ecoute Alcool (0 811 91 30 30) ou ce forum vous restent ouverts pour en parler encore si vous le voulez bien.

    Cordialement,

    Le modérateur.

    Voir en ligne : Notre rubrique "S’orienter"

  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    bonjour, Jai vraisemblablement le même problème.Mon copain ne boit pas la semaine par (...)
     

    posté le 13 février 2012  à  10h16 par phoebe

    bonjour,

    Jai vraisemblablement le même problème.Mon copain ne boit pas la semaine par contre le week end il se lâche complètement. Il a eu les mêmes symptômes , désorienté, discours incohérent…. Il y a quelques semaines il a même eu une brève amnésie. Il m’a tellement fait peur que j’ai du appeler les Samu.A l’hopital, le médecin m’a dit que c’était surement du à l’alccol et que pour sur c’esrt uenpersonne qui souffre. Car des aller-retour au urgences il a en fait, il m’a dit que quelque part c’est un cri au secours malheureusement mon copain ne veut pas se faire soigner. Il était dernièrement sous obligation médicale car il a fait 3 mois de prison pour avoir blesseé quelqu’un alors qu’il était sous emprise de l’alcool. Ce suivi au CCAA n’a servi à rien. lors des visites ont lui demandé simplement si tout allait bien. forcément il répondait oui. cela durait 10mn grand maximum. J’avais mis tous mes espoirs sur ce suivi. mais finalement rien n’a changé, il n’a pas été aidé.

  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    je comprend vraiment ce que tu vis, mon copain aussi boit et quand on en parle il me (...)
     

    posté le 20 février 2012  à  07h50 par angetiti
    je comprend vraiment ce que tu vis, mon copain aussi boit et quand on en parle il me dit ne pas avoir de probleme avec l’alcool et boit par plaisir. il boit 2 bouteille de whisky par week end et la semaine je ne peux dire ce qu’il boit car il est en déplacement avec son travail mais pendant 3 mois il a été au chomage et la semaine c’était soit 1 bouteille de whisky ou quand "il faisait un effort" c’était 1 bouteille de vin et un dizaine de biere et ca tous les 2 jours. c’est pas facile a vivre. je suis dans le meme cas que toi, je pense aussi a faire mes valises mais au fond de moi je n’ai pas le courage de le faire car je l’aime malgrés tous. et je sais que tant qu’il ne savoura pas a lui meme qu’il a des pbs rien ne changera

  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    Bonjour, ce que je m’aperçois en vous lisant toutes, c’est que nous sommes (...)
     

    posté le 21 février 2012  à  13h40 par clara426
    Bonjour, ce que je m’aperçois en vous lisant toutes, c’est que nous sommes a peu près dans la même situation… J’ai 29 ans et je suis avec mon ami depuis 2 ans. Tous les soirs (sauf dimanche soir), il rejoint ses amis au bar et il boit… plusieurs whisky, de la biere… Le week end, il boit à en oublier ses afdaires, ce qu’il a fait. Quand je lui parle de son éventuel problème avec l’alccol, il me dit qu’il en a pas et qu’il pourrait s’en passer. Sauf que il ne se passe pas 2 jours de suite, sans qu’il ne boive. Et je m’en rends bien compte que lorsqu’il n’a pas bu sa dose la veille, le lendemain, il est irritable, agressif…jusqu’à ce qu’il rentre "apaisé" car il a bu. Je suis comme vous, je l’aime, mais je ne me résigne pas non plus. Je veux des enfants mais ne me projète pas avec lui. Quel enfant voudrait un père qui au lieu de rentrer à la maison les soirs, irait boire dans le bistro du coin tous les soirs ? Et je suis malheureseument persuadée maintenant que même l’arrivée d’un enfant, ne le fera pas changer… :-(

  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    Bonjour, je suis une de plus a etre dans ce cas,pareil je n’aurais pas assez (...)
     

    posté le 31 mai 2012  à  14h42 par sandra70000
    Bonjour, je suis une de plus a etre dans ce cas,pareil je n’aurais pas assez d’un seul message pour resumer mon calvaire.Mon copain a de gros problemes avec l’alcool,il est issue d’une famille algerienne kabyle.Il a 28ans, travaille dans le commerce vestimentaires (société familiale,avec ces 3autres freres qui je précise on la meme addiction a l’alcool).Une relation de 2ans et 1ans et demi que l’ont vie ensembles.et cela fait bientot 6mois qu’il se met dans des état pas possible avec cette alcool qui le tue a petit feu de jours en jours,Il boit ces fameuse canettes de biere tres elevé en teneur d alcool (canette bleu et or !!!)il peut en boire une dizaine par soir,il boit meme au travail(dans la régis du magasin)avec ces grands freres,sa ne les genes pas du tout d’etre torchés devant les clients !!,il rentre tres tard et quand il rentre s’est pour m’en envoyés pleins la figure,il me reveille pour me casser la tete avec des histoires qui ne tienne meme pas debout ou pour me ridiculiser,me diminuer ,pour m inssulter,je suis quelqu un de très impulsive ,je fais pourtant bcp d’efforts pour me maitriser mais au bout de 2h d angoisse je me met a le frappé violament a m’en faire tres mal mais lui ne sent rien malgré les égratinures le lendemain !je suis désespérée,je sais pas pourquoi je n’arrive pas a partir,je me souviens de la personne sans alcool qu’il etait y’a 1ans,une personne formidable,aimante,responsablel homme presque parfait !et le pire c’est que le lendemain,il me fait culpabiliser en disant que je l’ai frappé !il me retourne le cerveau !je suis la victime du calvaire de l alcool et finalement il me met l’etiquette de la mechante qu’il le pousse a reboire le soir meme !c ’est une histoire sans fin !je pense que sa famille est a lorigine de tout sa !il ne l’aime pas bcp ou plutot font semblant de l’aimé,il bosse tres dure pour finalement avoir 500euros a la fin du mois !et prendre ds la caisse le soir un ptit billet pour se faire sa carguaison de canette !il ne veut pas partir de sa famille prétendant qu’il ne veut pas les abandonnés !moi je suis a 200km de ma famille jai tout abandonné pour lui:travail,appartement,famille,amies !!et ici je ne trouve pas de travail,heureusement que j’ai mon chomage,je reste du matin au soir seule,je n’est pas d’amies ici,je fais les 100pas ds l’appartement avec une boule au ventre en ruminant "savoir dans quel etat il va rentré et quel sera notre nvl prise de tete !je fais tout pour lui !et voila le remerciement !j’ai dans l’espoir qu’il arrete de boire,je lui est pourtant posé un ultimatum !soit il arretait de boire ou je partais,il ne me repond pas kan il est a jeun mais le soir des qu’il rentre !il me demande de faire mes cartons et se moque de moi,me rabaisse une fois de plus !!je suis perdue !j’aimerais me reveillée un matin et etre amnésiquue,ne plus savoir qui il est et faire mes cartons sans regrets !(je suis assez ironique quand mr me parle de religion !!!) que faire ?!

  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    Bonsoir à toutes !! Je suis désolé pour ce que vous traversez je connais aussi ! Moi (...)
     

    posté le 4 juin 2012  à  20h56 par Nath13
    Bonsoir à toutes !! Je suis désolé pour ce que vous traversez je connais aussi ! Moi j’ai 29ans je suis maman d’une petite fille de 2ans mon compagnon boit depuis 5ans (suite à la mort de son père et a sa mère qui lui a tourné le dos) sa consommation a augmenté avec les années avant c’était occasionnel un pac de bières par ci par la puis c’est devenu depuis 2ans presque tous les jours je dirai tous les 2jrs comme certaines d’entre vous (c’est bizard les coïncidences) et il boit 2pac minimum la semaine comme le week end. Moi Sandra contrairement à toi il n’est pas agressif au contraire il pleure comme un bébé quand il est soul, il a egalement des absences, il a même oublié un soir en se couchant qu’il était dans notre chambre il a cru être aux toilettes (il a pissé par terre) je l’ai insulté… je suis quelqun de calme, de poli mais la j’en peux plus j’en deviens vulgaire et agressive tellement il m’agasse.. je l’aime c’est mon homme et le père de ma fille mais j’ai l’impression que ca ne va jamais s’arreter. A chaque fois qu’on en parle le lendemain il dit qu’il veut changer arreter mais ca ne se fait pas… j’attends mais je suis a bout. Herureusement grace à dieu ma fille ne comprend pas et puis svt elle dort deja quand il est soul. C’est horrible comme on se sent impuissante.. je vais essayé de prendre des conseils dans un centre.. j’ai peur de l’avenir.. ca me fais du bien de vous parler car autour de moi j’ai trop honte d’en parler…

    • Sujet :  Re : Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à (...) - posté le 28 juin 2012  à  00h01 par Tristounette
      Bonsoir moi je vis à peu près les mêmes choses j ais 26 ans mon ami en à 31 nous avons (...)
       

      Bonsoir moi je vis à peu près les mêmes choses j ais 26 ans mon ami en à 31 nous avons 2petites filles et il boit beaucoup trop.tous les soirs en rentrant du travail il boit entre 4 et 6 verres d apéritif anisé je pense que vous voyez de quel alcool je parle.et le week-end end c est pire.une bouteille lui fait environ 3a4jours par moment 2. Le pire c est qu il boit et des qu il commence à en avoir un coup il m insulte me dis que je ne suis rien je ne suis qu une merde, il dit des choses qui n ont aucun sens dit des mensonges et quand je lui tient tête c est pire car il ne supporte pas d avoir tort il veut tjs avoir raison il m à déjà frappé aussi. Le pire c est qu au début c était un verre 2maximum et c est arrivé à 1/3de la bouteille chaque jour pratiquement. En plus il dit que c est de ma faute si il boit il me met tout sur le dos et ne veux pas admettre qu il est malade ! Plus les jours passent moins je le reconnais. Par contre à jeun il est très gentil et avec les filles aussi. Je ne peux pas partir je l aime on a des enfants car je ne veux pas qu elles en souffrent et en plus on vient juste de faire bâtir. Ce qui me stress aussi c est qu on vit chez la belle mère pour la construction de notre maison et quand il cri elle ne dis rien car elle a peur de lui. Merci d avoir pri le temps de lire mon histoire.

  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    Bonjour Symphonie, Ton histoire ressemble étrangement à la mienne à quelques détails (...)
     

    posté le 23 août 2012  à  17h18 par armoni

    Bonjour Symphonie,

    Ton histoire ressemble étrangement à la mienne à quelques détails près. Je vis depuis 5 ans avec un alcoolique et au mois de mai de cette année, j’en ai eu plus qu’assez de son alcoolisme et de tous les problèmes qui en découlent ! J’ai bcp d’amour et de compassion pour mon ami et mon plus grand désir étant de l’aider dans sa souffrance. En plus d’être alcoolique depuis l’âge de 14 ans c’est un ancien toxicomane sous méthadone depuis plus de 10 ans.

    Sa famille : père alcoolique et violent décédé il y a de nombreuses années, 2 de ses 3 frères et sa soeur le sont aussi ! sa mère a préféré se réfugier au sein d’une secte depuis près de trente ans et à essayer d’embrigader ses enfants pour qu’ils échappent à la violence et alcoolisme du père. Hormis ces grandes lignes, un grand silence subsiste sur leur enfance et impossible de savoir ce qui c’est passé dans cette famille mais c’est déjà bien assez ! L’alcool permettant d’oublier et d’anesthésier tout ça. De plus dans leur éducation ils n’ont vu et vécu qu’avec l’alcoolisme et la violence du père et la démission éducative de la mère aucun autre repère, difficile de se construire comme ça.

    Il fallait que je casse ces habitudes de vie destructrices pour lui et pour notre couple. A force de discussions pour lui ouvrir les yeux et d’avertissements en tous genres durant des mois voire des années et que rien ne change, j’ai décidé un soir de le quitter et lui ai demandé auparavant de faire un choix simple et net : c’est moi ou la bouteille ! c’était sous le coup de la colère et de l’exaspération ! Sous l’emprise de l’alcool son choix a été fait très vite : c’est la bouteille ! Donc je suis partie en prenant quelques affaires et je suis allée chez une amie pendant quelques heures ! A mon retour sur ses conseils, j’ai fait comme s’il n’existait plus et le lendemain, une fois sobre, je lui ai reposé la même question en étant ferme et lui expliquant que mon choix à moi découlerai du sien et là à ma grande joie il avait changé d’avis, je lui ai donc demandé de prendre contact avec un médecin addictologue et de prendre RDV tout de suite ; c’était la condition siné qua non, je m’engage à rester et à t’aider si tu t’engages à te soigner sérieusement. 2 semaines après, le jour du rdv est arrivé et je me suis effondrée dans la salle d’attente du centre d’addictologie et là une psychologue m’a prise en charge alors que mon compagnon était dans le cabinet avec le médecin. Là il en est à son 75ème jours d’abstinence, sous médicament pour l’instant et sans doute pour un moment. Par contre il ne veut toujours pas consulter un psy ou participer à des séances de parole.

    Comme te conseillait le modérateur il faut se faire aider, toi comme lui, et pour l’aider au mieux il faut que tu sois forte et surtout bien conseillée, seule ça me semble très difficile.

    Il faut aussi combler le vide par des activités une fois le processus entamer, changer ses habitudes de vie.

    Ne pas oublier que ça reste une maladie et bien souvent une maladie honteuse en plus, pour le malade et pour l’entourage. C’est difficile d’en parler à ses proches et c’est pour cela qu’on se réfugie derrière un écran. De plus boire est synonyme de convivialité, de sociabilité, de fêtes mais c’est pas la fête tous les jours quand on vit avec un alcoolique et loin de là d’ailleurs. Oublier les blessures de son enfance ou pour d’autres raisons c’est moyennement drôle.

    Chaque histoire de vie est différente mais le calvaire des conjoints d’alcooliques et le même à peu de chose près pour tous. Je ne suis pas sûre qu’il faille attendre d’un alcoolique qu’il prenne conscience qu’il doive arrêter de boire (cerveau trop imbibé), le seul fait de boire est un appel au secours et c’est la preuve d’une grande détresse. Lui tendre la main était ma réponse à sa souffrance. Aujourd’hui il est conscient de tout ça. Il découvre de nouvelles facettes de sa personnalité qu’il ne soupçonnait même pas. Il n’est qu’à son tout début de vie sans alcool et tous les jours c’est une nouvelle bataille de gagner toutes les contrariétés du quotidien sont autant de prétexte pour replonger…je sais pertinemment que rien n’est jamais acquis mais pour l’instant il tient bon et c’est l’essentiel.

    Je n’ai pas de conseils à te donner, mais juste mon expérience qui est je pense un message d’espoir pour toi et peut être d’autres personnes.

    Courage à tous, après les épreuves le bonheur !

    Armoni

    • Sujet :  Re : Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à (...) - posté le 23 août 2012  à  19h56 par Modérateur
      Bonjour Armoni, Je viens juste de valider votre réponse à Symphonie et je tenais à (...)
       

      Bonjour Armoni,

      Je viens juste de valider votre réponse à Symphonie et je tenais à vous remercier pour votre récit. C’est clair, bien écrit, plein d’espoir alors que la situation ne semblait pas évidente au départ. Vraiment bravo et merci pour le temps que vous avez bien voulu prendre pour écrire ceci ici.

      Bien cordialement,

      le modérateur.

      • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool - posté le 29 août 2012  à  11h55 par Alice.J
        Bonjour, j’écris sur ce forum car en ce moment je ne suis pas bien du tout et (...)
         

        Bonjour, j’écris sur ce forum car en ce moment je ne suis pas bien du tout et j’ai besoin d’en parler, j’ai besoin d’avoir des réponses, quelqu’un qui puisse comprendre. Je ne suis pas vraiment dans la même situation que vous et ait d’ailleurs un peu peur que mon message soit, de ce fait, pris à la légère. En effet, je n’ai que 18 ans et rentre en faculté de psychologie l’année prochaine. Je suis avec mon copain depuis maintenant plus d’un an, il a 20 ans. Avant que je le rencontre il avait un sérieux penchant pour l’alcool et était notamment dépendant au cannabis, il arrivait régulièrement bourré en cours, buvait dans l’enceinte du lycée et fumait à chaque pause. Quand nous nous sommes connus il a arrêté petit à petit, au bout de deux mois il ne fumait plus du tout et ne buvait plus. Or depuis le début des vacances il recommence à boire, j’ai la sensation qu’il en ressent le besoin, son seul argument est de me dire "mais c’est bon on est en vacances ce n’est pas grave". Il faut savoir que mon copain est qqun de très jaloux, possessif. Hier j’ai vu un ami, ce qui ne m’arrive pas plus très souvent il faut l’avouer, il a donc décider d’aller voir les siens. Il ne répondait plus à mes messages, je l’ai donc appelé, il était odieux au téléphone, méprisant, indifférent puis il a fini par m’hurler dessus en me sortant toutes les méchancetés qu’il pouvait. Il est arrivé à 1h du matin devant chez moi, il puait l’alcool et était une fois de plus très méchant. Je lui ai demandé s’il trouvait son comportement normal et il a soutenu que oui. Il ne veut pas reconnaître ses tords et fait en sorte que je me sente coupable. Ça vous paraîtra peut être futile étant donné mon jeune âge mais je suis vraiment désemparée, je sais que je ne devrais pas supporter ce genre de choses à 18 ans mais je suis très amoureuse de ce garçon, j’ai passé des moments formidables avec lui et quand il n’est pas sous l’emprise de l’alcool, c’est vraiment quelqu’un de bien. Je sais qu’il manque atrocement de confiance en lui mais il ne l’avoue pas. J’ai besoin d’être aidée et d’avoir une réponse. Je vous en remercie.

        • Sujet :  Re : Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à (...) - posté le 29 août 2012  à  15h36 par Modérateur
          Bonjour Alice, Je vous remercie tout d’abord d’avoir bien voulu écrire (...)
           

          Bonjour Alice,

          Je vous remercie tout d’abord d’avoir bien voulu écrire ce qui vous arrivait ici dans nos forums. Peut-être pensez-vous que parce que vous avez 18 ans on ne devrait pas vous prendre au sérieux ou que vos problèmes sont plus "relatifs" que d’autres. Mais en fait pas du tout ! La situation qui est la vôtre est un vrai problème qui mérite de l’attention. Alors, s’il vous plaît, laissez de côté l’idée qu’on pourrait vous prendre à la légère !

          Votre copain est probablement quelqu’un de très bien quand il n’a pas bu. Cependant, dans ce que vous écrivez, je lis qu’il a un penchant pour les drogues qui ne date pas d’hier. Compte-tenu de son âge cela signifie qu’il a commencé jeune. Malheureusement, plus on commence une drogue jeune, que cela soit le cannabis, le tabac, l’alcool ou une autre drogue, plus on a de chances d’en devenir "accro" et même plus accro qu’une personne qui aurait commencé à l’âge adulte. Votre copain a donc un sérieux problème de boisson, même si sa consommation n’est qu’occasionnelle ou ne doit être, dans sa tête du moins, que temporaire.

          Comme la plupart des personnes qui commencent à tomber dans une dépendance, il minimise le problème et a tendance à culpabiliser ceux qui lui font des remarques plutôt que de se remettre en cause. Vous êtes victime là malheureusement d’un mécanisme assez bien repéré de déni et de tentative de faire taire l’autre qu’ont les usagers qui commencent à être dépendants. Le fait que cela soit quelque chose que l’on constate souvent n’excuse en rien son attitude et à partir de là il faut que nous parlions un peu de vous et de ce que vous pouvez faire.

          Il est tout d’abord tout à fait normal d’être déstabilisé par un tel comportement auquel on ne s’attend pas. Il est normal du coup que vous ne sachiez plus vraiment où vous en êtes et quoi penser ou que faire. Le danger qui vous guette ici est que vous commenciez à douter de vos propres sensations, de vos constats, de vos analyses et que vous vous retrouviez paralysée. Un autre danger aussi est que par amour et parce qu’il vous fait perdre vos repères aussi, vous commenciez à lui chercher des excuses à tout va.

          Pourtant, la première ligne de conduite que je vous conseille d’avoir est de vous faire respecter et de faire valoir vos droits et vos besoins. N’acceptez pas de vivre sous sa tyrannie ou sous la tyrannie de son alcoolisme. Si je puis me permettre, je trouve relativement inquiétante sa possessivité et surtout l’impression que j’ai qu’il aurait tendance à vous isoler de vos proches. A cet égard, la scène qu’il vous a fait suite à cette soirée peut tout à fait être lue comme une tentative d’intimidation pour que vous cessiez de voir cet ami et même peut-être tout autre ami. Ce n’est pas forcément verbalisé de sa part mais il se pourrait que désormais vous ayez tellement peur de ses réactions que de vous-même vous cessiez de voir vos proches. Si c’est le cas je vous dit vraiment qu’il y a DANGER pour vous. Si c’est le cas cela montre aussi qu’il est relativement manipulateur. Sachez que les manipulateurs peuvent être des personnes d’un abord très agréable, très gentilles (elles y ont tout intérêt pour séduire leurs "proies" ou faire bonne figure devant les tiers). Elles manipulent parce qu’elles ont des failles, des fragilités qu’elles peuvent vouloir "soigner" en faisant de leurs proies des "objets", des exutoires. Il est tout à fait vain de vouloir "guérir" un manipulateur ou même de lui dire qu’il est manipulateur. Le plus souvent la meilleure chose à faire dans ce cas de figure c’est de prendre la fuite. Bon maintenant j’ai bien dit "si" à chaque fois. C’est-à-dire que je n’affirme pas non plus qu’il est comme cela. Mais je tenais juste à ouvrir cette porte pour que vous puissiez essayer d’évaluer ce qu’il en est.

          Dans les situations difficiles il est très important d’avoir des proches à qui parler ou auprès de qui se réfugier. C’est pourquoi, quel que soit son caractère, ne vous laissez pas isoler et continuez à voir et à parler à vos proches, c’est-à-dire votre famille et vos amis.

          Lorsqu’on est dans le déni comme il l’est aujourd’hui, il est vain de lui dire "arrête". Cependant vous pouvez tout à fait appuyer là où ça fait mal et lui dire que son usage est déjà nocif, voire très nocif pour votre vie de couple au vu du comportement inadmissible qu’il a eu avec vous. Ce qui s’est passé montre que ses consommations ne sont absolument pas que festives, qu’il dépasse des limites au point de perdre le contrôle de lui-même (ou de révéler certains traits de sa personnalité). Vous pouvez alors le ramener à sa déclaration qu’il vous a faite en vous disant "c’est pas grave, on est en vacances". Quelle sorte de "vacances" vous a-t-il fait passer là ? Est-ce que vraiment ce n’est pas grave de vous traiter ainsi ? Est-ce que l’alcool est une excuse à tout ?

          Je vais vous laisser un peu avec toutes ces questions car l’étape suivante de savoir ce que vous allez faire vous appartient. L’amour est quelque chose d’important et de très précieux, surtout à votre âge. L’amour permet de supporter beaucoup de choses et de pardonner. A vous de voir jusqu’où vous pouvez aller, ce que vous pouvez supporter. Veillez juste de ne pas vous mettre en retrait, vous faire passer après lui. Prenez soin de vous aussi, c’est important et tout aussi prioritaire. En d’autres termes il faut que vous puissiez vous écouter, que vous puisiez parler à des tiers pour remettre vos idées en place. Alors vous saurez quoi faire. Ces forums sont un espace de parole que vous pouvez utiliser. J’ai remarqué que l’écrit aidait bien à clarifier les choses. Mais sachez aussi que le fait de pouvoir "en parler" et d’être écoutée est extrêmement bénéfique également. Notre ligne "Drogues Info Service" (0 800 23 13 13) est là pour cela. N’hésitez pas à l’utiliser ! Vous y avez tout à fait votre place en tant que petite amie d’une personne qui abuse de drogues.

          Je vous souhaite un bon courage.

          Cordialement,

          le modérateur.

  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    bonjour moi aussi j’aimerai de l’aide voila sa fait 4 ans que je suis en (...)
     

    posté le 18 septembre 2013  à  11h41 par 221009
    bonjour moi aussi j’aimerai de l’aide voila sa fait 4 ans que je suis en couple et voila il y a deux ans de sa il m’a quitté pendant un mois juste avant la naissance de notre fille il m’a quitté pour une autre et il a voulu revenir avec nous après la naissance de notre fille mais pendant ce mois ou nous étions séparés il buvait beaucoup de whisky et de vodka tout les jours puis quand on s’est remis ensemble il a arrêté il buvait mais occasionnellement puis la en mars 2013 il m’a de nouveaux quitté parce que on se disputait toujours vivant tout les deux chez nos parents il y avait beaucoup de tension il est parti pendant un mois avec une autre fille et moi je me suis mise en ménage seule avec ma fille au bout d’un mois il est revenu avec nous il a donc emménagé avec nous au début il buvait pas puisque moi n’ayant pas acheté d’alcool puisque je ne boit pas le mois suivant il s’est acheter une bouteille de whisky ensuite c’était deux par mois et maintenant c’est pire ce mois ci il a déjà bu 3 bouteille et demi de whisky et le mois n’est pas encore fini je précise que se parents boivent eux même un bon apéro tout les jours et que à mes yeux son père est alcoolique puisque il démarre au rosée au lever et jusqu’au couché c’est rosée bière et whisky etc… mais sa famille dit que non j’en ai parler avec ses parents qu’a mon gout il buvait beaucoup sa les a fait rire ils lui on même offert une bouteille de whisky c’est honteux ! et a chaque fois que je dit a mon copain que pour moi il est dépendant a l’alcool et qu’il devient comme son père soit il s’emporte et me dit que c’est pas mon problème et qu’il fait se qu’il veut de sa vie mais si c’est aussi mon problème car c’est ma fille et moi qui supportons ses sautes d’humeur et ses colère soit il rigole et me dit non chu pas alcoolique je boit pas autant que mon père pouvez vous m’éclairer ? mon copain est il alcoolique ? aider moi a y voir claire svp je suis perdu je ne sais pas quoi faire merci de me lire et merci d’avance pour vos réponses

    • Sujet :  Re : Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à (...) - posté le 18 septembre 2013  à  16h20 par Modérateur
      Bonjour, Malheureusement oui, votre copain est probablement alcoolique et vit dans (...)
       

      Bonjour,

      Malheureusement oui, votre copain est probablement alcoolique et vit dans une famille qui banalise beaucoup la consommation d’alcool. Si son père doit boire dès le matin et boit tous les jours et toute la journée, il est aussi alcoolique.

      L’important n’est cependant pas forcément de savoir qui est quoi mais plutôt est-il possible pour vous deux de vous entendre malgré cela ? Ce n’est pas parce qu’on est alcoolique qu’on ne peut pas élever un enfant ou s’entendre avec son conjoint. Encore faut-il cependant pouvoir réaliser que son alcoolisation peut provoquer des problèmes et essayer de le contrôler. Où en est votre copain à ce sujet ? Pensez-vous qu’il puisse l’entendre et en tenir compte ?

      De votre côté quelles limites mettez-vous ? Qu’êtes vous prête à supporter ? Parlez-vous de ces problèmes avec vos proches ? Il est important, surtout si c’est difficile à vivre, que vous en parliez à d’autres personnes comme vous l’avez fait à travers ce forum. C’est dans ces discussions que vous pourrez vous positionner, prendre du recul, mieux savoir ce que vous voulez faire.

      Je vous invite, si vous voulez, à appeler notre ligne au 0 800 23 13 13 pour en parler plus longuement(gratuite depuis un téléphone fixe ou 01 70 23 13 13 depuis un portable au prix d’une communication incluse dans le forfait). On pourra aussi vous y conseiller des adresses pour votre copain ou pour vous si nécessaire. Cependant si votre copain refuse de voir le problème cela ne servira à rien de vouloir lui faire absolument rencontrer quelqu’un.

      Cordialement,

      le modérateur.

      • Sujet :  Re : Re : Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à (...) - posté le 18 septembre 2013  à  23h14 par 221009
        je lui en parle souvent encore se soir on en a discuter mais il dit qu’il (...)
         

        je lui en parle souvent encore se soir on en a discuter mais il dit qu’il n’est pas alcoolique que c’est juste un plaisir que c’est moi qui cherche les histoires et que c’est son problème qui fait rien de mal mais voila moi j’en ai marre qu’il soit toujours de mauvaise humeur et maussade des que notre enfant pleure ou crie il se met en colère et il me dit de m’en occuper de la calmer etc… quand on en a parler tout a l’heure il m’a dit que si il été énervé ce n’était pas à cause de l’alcool mais tout simplement parce que il a fait sa journée de travail et qu’il avait envie d’être tranquille puis c’est lui qui fait les courses et qui paye tout car je suis maman au foyer je n’ai donc pas d’argent et quand je veux qu’on sorte ou qu’on fasse un restaurant etc… il me dit non on pas les moyens faut faire attention au sous et pourtant il dépense plus de 40e d’alcool par mois sa m’énerve et des fois quand on se dispute il est violent ou agressif mais je sais pas si c’est parce qu’il boit ou pas parce que il a un assez mauvais caractère et il est souvent égoïste… et non je n’en parle pas à mon entourage car je sais qu’ils me dirait de le quitter etc… et hier j’en ai parler avec une amie à lui et moi et elle m’a dit que fallait pas que je le quitte parce que sinon la il tomberait vraiment au fond du gouffre… en tout cas merci pour votre réponse cordialement

  • Sujet :  Re : Mon copain refuse de voir qu’il est dépendant à l’alcool
    Bonjours, j’ai 16 ans, j’ai le même problème mais je ne sais pas quoi (...)
     

    posté le 7 juillet  à  16h17 par mariiiie44
    Bonjours, j’ai 16 ans, j’ai le même problème mais je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi dire..

mon compagnon se drogue à l’excès - posté le 28 août 2012  à 18h56 par voyageuse
Bonjour à toutes et à tous. J’ai 29 ans, je suis un couple depuis un an avec un garçon de 32 ans que j’aime profondément. Je l’ai rencontré en milieu festif, mais notre relation (...)
8 réponses à cette contribution
  • Sujet :  Re : mon compagnon se drogue à l’excès
    Bonjour à nouveau, je m’auto-réponds... Juste pour dire que j’ai quitté ce (...)
     

    posté le 7 septembre 2012  à  11h47 par voyageuse

    Bonjour à nouveau,

    je m’auto-réponds… Juste pour dire que j’ai quitté ce garçon depuis. Son attitude et le discours qu’il avait par rapport à elle n’étaient plus supportables pour moi. J’ai senti que cela me blessait trop et que je ne pouvais pas l’accepter, que je ne VOULAIS pas l’accepter. J’ai donc choisi de me protéger et de certes perdre les belles choses de notre histoire, mais de me respecter avant tout, moi et mes valeurs profondes. Je ne veux pas me mentir…

    Je sais que cette décision va me mener vers de plus belles choses, en tous cas des choses qui me correspondront plus, et je me sens sereine, sûre d’avoir pris la bonne décision et soulagée de savoir que je n’aurai plus de ça dans ma vie.

    Merci et plein de courage à toutes celles et ceux qui en ont besoin.

    • Sujet :  Re : Re : mon compagnon se drogue à l’excès - posté le 7 septembre 2012  à  12h46 par Modérateur
      Bonjour Voyageuse, Je n’avais pas répondu à votre beau témoignage la première (...)
       

      Bonjour Voyageuse,

      Je n’avais pas répondu à votre beau témoignage la première fois, sentant que vous étiez finalement très au clair avec vous-même et avec cette situation. Les événements se sont déroulés finalement avec une certaine logique et oui, je crois aussi que vous avez pris la bonne décision pour vous-même. C’est dommage évidemment mais votre ex-compagnon n’est pas prêt à entendre ce que vous vouliez lui dire. Il est jaloux de son indépendance même si, de fait, il est probablement "dépendant" à beaucoup de choses aussi.

      La seule remarque que je voudrais faire est que j’espère que si un jour, réalisant où il en est et voulant s’en sortir, il vous demandait de l’aide, vous pourrez, en toute amitié, l’aider à se mettre en selle pour se faire soigner. Votre maturité, votre grande capacité d’analyse et de réflexion, votre tolérance aussi sont, il me semble, des atouts qui pourraient faire de vous un allié pour la réussite de son projet de s’en sortir.

      Bonne route, Voyageuse !

      Le modérateur.

      • Sujet :  Re : Re : Re : mon compagnon se drogue à l’excès - posté le 7 septembre 2012  à  21h01 par voyageuse
        Bonsoir, c’est justement pour pouvoir continuer à avoir de l’amour pour (...)
         

        Bonsoir,

        c’est justement pour pouvoir continuer à avoir de l’amour pour lui, pour ce que j’ai aimé en lui, pour toutes ses qualités, que j’ai pris la décision de le quitter. La prise de conscience que j’ai eue et la vision que j’avais désormais de lui n’allait m’apporter qu’un ressenti de plus en plus négatif. J’ai donc décidé de le quitter, malgré mon amour pour lui, pour pouvoir rester dans des sentiments positifs à son égard. Je n’éprouve ni colère, ni haine, ni rancune, et je le lui ai bien dit. J’ai seulement en moi la grande la tristesse d’une très belle histoire qui se finit, mais qui si je n’y avais pas mis fin, serait devenue bien laide et nous aurait fait du mal à tous les deux… J’ai déjà vécu ça et cela m’a donné l’expérience et la force nécessaires pour cette fois-ci, ne pas recommencer la même erreur.

        Je l’ai quitté en lui disant que j’accédais à sa requête : je l’acceptais tel qu’il était, mais que je ne pouvais pas continuer à l’aimer justement tel qu’il était, que c’était trop difficile à vivre pour moi et que je préférais donc arrêter là notre histoire. .. Pour pouvoir, chacun, vivre les choses dont nous avons envie et qui nous rendront heureux.

        Donc oui, sans hésiter, si un jour il a besoin d’aide, qu’il est capable de le reconnaître et d’en demander, je serai là.

        • Sujet :  Re : Re : Re : Re : mon compagnon se drogue à l’excès - posté le 11 septembre 2012  à  10h15 par bluenaranja
          Bonjour, Merci pour ton très beau témoignage, je pense que d’avoir pris le temps (...)
           

          Bonjour,

          Merci pour ton très beau témoignage, je pense que d’avoir pris le temps d’expliquer ta démarche pourra aider d’autres personnes. Parfois il faut savoir dire stop, et ce n’est pas obligatoirement dans la violence et le déchirement. Vraiment merci d’avoir posté, alors même qu’on ne t’avais pas répondu, c’est tout à fait ce genre de message, sincère, qui peut aider les autres.

          Tu es arrivé au bout de ce que tu pouvais faire en tant que conjoint, même si c’est extrêmement difficile car tout n’est pas noir dans ton histoire. Je te souhaite plein de bonnes choses, merci vraiment d’être venue nous raconter ton histoire. D’ailleurs si jamais tu as besoin de "poser" les choses, d’écrire un peu, n’hésite pas.

          bonne journée blue

          • Sujet :  Re : Re : Re : Re : Re : mon compagnon se drogue à l’excès - posté le 11 septembre 2012  à  11h53 par voyageuse
            Bonjour, merci du fond du coeur de ton message, blue... Si mon expérience peut être (...)
             

            Bonjour,

            merci du fond du coeur de ton message, blue… Si mon expérience peut être utile à qui que ce soit, j’en serai très heureuse. J’ai pu prendre cette décision "grâce à" des expériences similaires qui ont été bien plus longues, plus douloureuses et qui m’ont vraiment abîmée, mais qui m’ont permis de travailler sur moi-même et d’évoluer. Je sais aujourd’hui qu’une situation qui nous dérange profondément et nous fait souffrir ne changera pas facilement, surtout si la personne en face de nous n’en exprime pas le désir. Si la personne souhaite changer, la situation pourra évoluer, mais il faudra du temps. Il faut se sentir prêt/e à affronter ce temps-là, et à accompagner la personne dans son changement. Ce n’est pas facile : se remettre profondément en question, ça peut être très difficile et long, c’est une crise personnelle qui peut nous emmener très loin… Et donc loin de l’autre aussi. Gérer une profonde réflexion sur soi tout en étant dans une relation avec quelqu’un est compliqué : il faut continuer à vivre une relation humaine/amoureuse établie sur certaines bases, alors qu’on change. Les relations évolueront donc aussi, forcément. Ça peut être dur mais aussi très beau, on peut soudain découvrir des aspects inconnu de soi ou de l’autre, et il y a de très belles surprises ! Et puis parfois, tout simplement, nous ne sommes pas la personne capable d’accompagner le changement : soit parce que le problème est vraiment profond, soit parce que nous n’en avons pas la capacité ou la force, soit parce que l’autre n’est pas prêt/e à changer. Il faut savoir accepter cela aussi : même si on aime, même si on est prêt à des sacrifices, on ne peut pas tout prendre sur nos épaules. J’ai souvent vu sur ce forum le conseil de s’adresser à des professionnels et je ne peux qu’approuver.

            Je pense toutefois que si on souffre véritablement d’une situation, surtout si l’on est la seule personne à en souffrir, on pourra certes s’y adapter mais dans la douleur. On subira cette situation, et ça ne fera de bien à personne : ni à soi-même, ni à l’autre, ni à la relation. Les choses pourriront lentement, avec des hauts et des bas, mais avec un fond de souffrance. Je sais que c’est brutal, mais je pense que parfois, il vaut mieux prendre une décision, un risque, plutôt que de laisser lentement pourrir les choses. De plus, bien souvent, on sent au fond de nous-même qu’il faut agir véritablement face à ces situations : pour nous protéger, pour nous respecter ou pour aider l’autre s’il/elle en exprime le désir. Reste à trouver en nous le courage et la force de prendre ce risque, et c’est parfois très difficile. Mais si on se laisse envahir par les problèmes de l’autre, c’est l’autre qu’on écoute et qu’on respecte, pas soi. C’est à lui (ou elle) qu’on se soumet. En prenant une vraie décision face à une situation douloureuse à laquelle il n’y a visiblement pas d’issue (ou alors une issue lointaine, incertaine, qu’on n’a pas la force d’attendre), on s’économise, on se respecte. C’est du temps "gagné" pour la reconstruction de soi-même et pour continuer ou recommencer une vie qui nous convienne et nous épanouisse…

            Dans cette séparation, après avoir beaucoup réfléchi, j’ai décidé que je ne voulais pas me laisser guider par la peur (peur de perdre ce garçon, peur de me trahir, peur de revivre certaines situations, peur de ne pas retrouver quelqu’un avec qui je pourrais vivre un tel amour), mais par mes envies : envie de faire valoir mon point de vue, envie d’être fidèle à moi-même, envie d’autre chose dans ma vie, envie de réouvrir un champ des possibles plus adapté à ce que je suis profondément.. Envie de ne plus avoir peur !!

            Je souhaite que chacun/e de nous trouve en soi la force de prendre les décisions qui lui correspondent profondément…

            • Sujet :  Re : mon compagnon se drogue à l’excès - posté le 11 septembre 2012  à  16h55 par Modérateur
              Merci encore une fois, Voyageuse, pour ces lumineuses explications qui, Blue.. a (...)
               

              Merci encore une fois, Voyageuse, pour ces lumineuses explications qui, Blue.. a raison, sont de nature à éclairer chaque personne confrontée à une telle situation.

              Cordialement,

              le modérateur.

  • Sujet :  Re : mon compagnon se drogue à l’excès
    Bonjour, Je vous remercie chère voyageuse pour votre témoignage. J’ai (...)
     

    posté le 4 août  à  12h57 par bushman

    Bonjour,

    Je vous remercie chère voyageuse pour votre témoignage. J’ai l’impression que vous m’avez décris totalement dans l’attitude de votre compagnon, à l’exception près c’est que je n’ai jamais touché de drogues dures. Mon excès se situe essentiellement dans le cannabis.

    J’ai un niveau de vie très sain, des idées et des valeurs très profondes, de plus en plus humaines. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir des moments, beaucoup de moments, surtout lorsque je suis seul de fumer par excès. Ma principale influence n’est pas mon entourage car je n’ai pas énormément de contacts dans la même situation que moi. Je travail, j’ai une vie assez sociable et suis ouvert d’esprit.

    A vrai dire je trouve surtout le temps de combiner cette consommation excessive avec mes moments artistiques. Je créé beaucoup, mais je ne veux pas me retrouver dans une spirale infernale qui est celle là, qui au final ne correspond pas à mes vrais valeurs, du moins pas ainsi.

    Aujourd’hui j’ai décidé d’en parler parce que, et surtout, parce que j’ai rencontré quelqu’un avec qui je pourrais faire ma vie. Cette femme a exactement le même point de vue que vous, et les sentiments que l’on a sont aussi très forts. Naturellement on discute de tout, elle sait tout de moi, sauf que pour l’instant j’ai minimisé ma dépendance… Puisque l’excès est présent lorsque je suis seul. Je ne veux pas faire fuir cette personne qui compte désormais beaucoup pour moi, mais malheureusement d’un autre côté à un autre problème avec l’excès…en amour. Mais ceci est un autre sujet que je ne développerais pas.

    J’aimerais avoir vos conseils sur ce que je pourrais faire pour m’en sortir et me libérer de cette dépendance qui nuit à moi et à mon entourage, socialement et physiquement. Je suis très autonome, et ouvert d’esprit. Je me suis même mis à l’aromathérapie pour m’en sortir. Mais ce n’est pas suffisant !

    A bon entendeur

  • Sujet :  Re : mon compagnon se drogue à l’excès
    Bonjour, Je ne consomme pas de drogue (en tout cas pas plus de 5 joints par an), ne (...)
     

    posté le 22 août  à  09h08 par Francis

    Bonjour,

    Je ne consomme pas de drogue (en tout cas pas plus de 5 joints par an), ne fume pas, et suis même en train de me demander si je ne vais pas arrêter de boire, pas parce que je bois trop mais parce que je suis convaincu qu’il n’y a pas besoin d’être saoul pour s’amuser en soirée. Je te dis ça pour que tu saches que je n’ai aucun intérêt à défendre les gens qui prennent de la drogue.

    Tu as l’air très honnête et ouverte, je te félicite pour ça. Cependant, quelque chose me gêne dans ton témoignage.

    Tu dis : "Il ne voit pas où est le mal dans son comportement. J’ai l’impression qu’il ne comprend pas le mal qu’il me fait et surtout qu’il se fait à lui-même." Mais est-ce lui qui te fait du mal ou ta vision d’un consommateur de drogue qui te fait du mal ? Je veux dire, le regard que tu portes maintenant sur lui te fait du mal, et ce regard négatif est apparu à partir du moment où tu as su qu’il se droguait beaucoup, pas le moment où tu l’as vu. Or si une situation ne change pas (il se drogue mais reste la même personne quand il est avec toi), mais que tu ne deviens mal à l’aise qu’à partir du moment où tu prends conscience de son addiction, c’est que c’est ta vision du monde qui provoque ce malaise, et pas l’action de ton copain sur ce monde. Bon après, tu n’as sûrement pas envie de changer ta perception du monde ni ta morale, je le conçois et tu as donc bien fait de le quitter, si sa vie ne correspond plus à ce que tu veux accepter.

    Pourquoi je te dis ça, parce que je trouve que, malgré l’ouverture d’esprit dont tu as l’air de disposer, ton argumentation est parfois un peu fermée et égocentrique.

    Tu essaies beaucoup de faire passer ta position comme saine et évidente en portant sur ton mec un jugement négatif ("ce n’est pas sain", "un comportement si excessif n’est pas le révélateur d’une personnalité harmonieuse et équilibrée") et en essayant de te mettre du bon côté, celui de la majorité ("ma position me semble normale", "j’en ai beaucoup parlé […] et l’avis est assez unanime"). Or, si je partage ta position sur la drogue et ton copain, je pense que cette façon de justifier ton choix n’est pas honnête . Peu importe la majorité, peu importe que sa vie ne rentre pas dans les valeurs normales de la société, ça on s’en fiche.

    Ta conception du monde ne te permet pas d’être à l’aise avec quelqu’un dont tu sais qu’il se drogue beaucoup, cet argument suffit à justifier ta position, à partir du moment où : 1. tu assumes que le problème vient autant de toi que de lui (lui est responsable parce qu’il se drogue, tu es responsable parce que tu ne le supportes pas) 2. tu assumes tes convictions personnelles sans faire appel à la majorité ou au courant de pensée dominant pour te justifier.

    Bon, j’imagine que mon commentaire est un peu relou mais j’avais besoin de mettre des mots sur ce que je ressentais a en lisant ton article, pour mettre mes idées au clair. Et puis, j’aime le débat :)

    Allez, bonne journée, François


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